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CAPÍTULO I REVISÃO DA LITERATURA

2. Prática Profissional em Gerontologia Social

2.1 Como Educar/Formar os profissionais do âmbito do envelhecimento?

tridimensionnelle à haute résolution de la Ca^’^-ATPase. La combinaison des prédictions de

topologie membranaire avec les techniques classiques de modélisation par homologie a permis

d’étendre le modèle au domaine C-terminal qui présente un faible pourcentage d’identité de

séquence. Dans la première partie de ce travail, la comparaison des sites de fixation des ions

dans l’ATPase à Ca^"^ et dans le modèle de L’H”^-ATPase révèle que ce domaine n’est pas

conservé entre les deux enzymes. Ceci suggère que bien qu’il soit communément accepté que les

ATPases de type P partagent le même mécanisme de fonctionnement, chaque groupe d’ATPases

se distingue probablement par des caractéristiques structurales qui lui permettent d’assurer une

fonction de transport spécialisée.

Dans la seconde partie de ce travail, le modèle tridimensionnel de l’H^-ATPase est utilisé

pour prédire un parcours possible du proton au sein de l’enzyme. Celui-ci pourrait débuter au

niveau de l’aspartate phosphorylé dans le domaine cytoplasmique, traverser la région

membranaire et aboutir au domaine extracytoplasmique. Ce parcours est proposé d’après

l’identification des cavités polaires internes capables d’abriter des molécules d’H20. Cette

approche originale est soutenue par le fait que nous avons montré qu’elle permettait de délimiter

le parcours du proton dans la structure de la bactériorhodopsine en absence de toute autre

information. La mutagenèse dirigée a pu montrer que certains résidus sur la trajectoire proposée

pour le proton sont impliqués dans la réaction de transport, alors que le rôle d’autres résidus

reste encore inconnu. Ceci concerne en particulier les résidus polaires comme Thr^*^, Thr®^^,

Thr^'*^, Thr®*°, Ser^’^, Ser*”*’, Ser^*' ou Lys®'^ localisés à l’entrée du parcours proposé, dans le site

de phosphorylation. Etant donné le pourcentage d’identité de séquence globalement faible entre

les deux enzymes, le modèle tridimensionnel construit ici représente pour sa plus grande partie

un modèle à basse résolution de l’H^-ATPase. Dans ce modèle, la position des chaînes latérales

et donc des cavités internes est déterminée avec une précision limitée. Ceci est particulièrement

vrai pour les cavités localisées dans les derniers segments transmembranaires du domaine C-

terminal. C’est pourquoi le rôle des résidus en contact avec les cavités du domaine

transmembranaire a été discuté sur base des résultats de mutagenèse dirigée. D’un autre côté, le

Résultats et discussions

domaine de phosphorylation où nous proposons que le point d’entrée du dans l’enzyme est

localisé constitue un partie beaucoup plus fiable du modèle. En effet, les séquences des ATPases

eucaryotiques sont essentiellement conservées dans ce domaine. Nous avons également montrés

que le fold de ce domaine est remarquablement conservé entre la Ca^’^-ATPase et les membres

solubles des haloacides déhalogenases dont l’activité catalytique procède essentiellement par le

même mécanisme. De plus, les résidus catalytiques occupent les mêmes positions dans les

structures tridimensionnelles des deux enzymes. Les prédictions de structures secondaires

réalisées pour plusieurs P-ATPases incluant l’IL^-ATPase sont également remarquablement bien

conservées dans ce domaine. Enfin, la structure secondaire du domaine de phosphorylation

observée sur le modèle construit sur base des coordonnées de la Ca^^-ATPase et celle

déterminée directement à partir de la séquence en acides aminés de l’H^-ATPase, sont également

en excellent accord. Tout ceci nous indique que la structure tertiaire du « Rossman fold » est

très probablement conservée chez les P-ATPases. Ceci permet d’estimer qu’il constitue la partie

la plus précise du modèle tridimensionnel et supporte donc la conclusion sur le point d’entrée du

proton dans l’enzyme que nous avons principalement localisé dans ce domaine. Une observation

supportant un rôle fonctionnel pour les cavités internes du domaine de phosphorylation provient

de l’analyse du domaine homologue des membres solubles de la superfamille des HAD. En

effet, dans ces enzymes, qui à la différence de l’H^-ATPase ne réalisent pas de fonction de

transport, un parcours similaire ne peut pas être tracé.

4.2 E

tude du mécanisme de transport ionique au travers du domaine

MEMBRANAIRE DE L’H^-ATPASE DE NEUROSPORA CRASSA.

L’idée à la base du mécanisme de transport réalisé par les P-ATPases est celle de

l’alternance de l’accessibilité des sites de fixation. L’explication du mécanisme de transport

repose à l’origine sur les changements conformationnels subis par l’enzyme, et a par la suite été

modifiée pour inclure l’idée d’un mécanisme de transport présentant des propriétés semblables à

celles d’un canal ionique. Dans ce cas, les modifications conformationnelles sont toujours

impliquées mais sont couplées à des étapes du cycle qui permettent de moduler la hauteur des

barrières énergétiques vues par les ions au travers d’un canal accessible du côté

extracytoplasmique [81].

Plusieurs questions restent encore en suspens. Est-ce le site de fixation lui-même qui

traverse une barrière de perméabilité suite à un changement conformationnel ? Dans la Na'^/K'^-

ATPase, l’insertion du fragment trypsique correspondant à M5 et M6 participant au site de

fixation ionique, est altérée lorsque l’enzyme est clivée en absence de K^. Bien que cette

observation ne concerne qu’indirectement l’étape de transport, elle est en accord avec

l’hypothèse que certains segments possèdent des degrés de libertés qui autoriseraient le

mouvement du site de fixation dans le domaine membranaire [79, 80].

Alternativement, dans une conformation particulière de l’enzyme, l’ion transporté pourrait

« sauter » d’un site à un autre sous le contrôle d’une barrière énergétique. Les mesures directes

de l’étape du transport ionique chez la Na^, K^-ATPase supportent la seconde hypothèse. En

effet, il a été montré que depuis un état occlus, les ions peuvent diffuser à grande vitesse dans le

domaine membranaire jusqu’au milieu extracellulaire en traversant 70% du champ électrique

membranaire (voir § 1.4.1.1, « Introduction »). Dans ce cas, la constante de vitesse associée au

mouvement du dernier ion Na^ est tout à fait comparable aux constantes de vitesse associées au

transport dans les canaux ioniques (> 10® ions.sec''). Cependant, bien que ces mesures indiquent

que les ions migrent très rapidement depuis des positions énergétiquement distinctes dans le

champs électrique, elles n’impliquent pas que ces positions soient nécessairement séparées par

une longue distance dans l’enzyme.

Dans cette partie, nous avons tenté de répondre à cette question en mesurant le transport

ionique au travers du domaine membranaire de l’H^-ATPase. Nous avons effectué des mesures

électrophysiologiques permettant de déterminer si ce domaine membranaire, isolé par clivage

protéolytique, contenait une structure capable transporter les ions à grande vitesse de part et

d’autre de la membrane. Ces mesures apportent des informations importantes concernant la

réaction de transport réalisée par l’H^-ATPase. Elles seront également discutées par référence à

Fig. 4.6.- SDS_PAGE sur un gel

Tris-tricine (16.5%, 6%) coloré à

l’argent permettant de suivre la

cinétique de digestion à la

clostripaïne rH*-ATPase.

(A) . Concanavaline A (utilisée dans

le protocole de purification de l’H'"-

ATPase)

(B) . Clostripaïne

(C) . H*-ATPase reconstituée

Mw

(kDa)

43

29

18.4

14.3

6.2

2.3

28kDa

15kDa

9kDa

SDS_PAGE sur un