CAPÍTULO 2 – ENQUADRAMENTO TEÓRICO
2.4 Carnaval do Mindelo
2.4.0 Enquadramento histórico e cultural do Mindelo
La composition chimique des eaux d'une rivière à son exutoire intègre l'ensemble
des processus chimiques qui se produisent dans le bassin versant. Dans les eaux
courantes, les concentrations d'éléments dissous (ou particulaires) mesurées sont avant
tout fonction du débit et les relations débit-concentration reflètent l'origine et/ou le
comportement de ceux-ci (Meybeck, 1995). Nous consacrons ce paragraphe à l'étude des
variations avec le débit des concentrations et des flux instantanés des éléments nutritifs
aux exutoires de l'Orne (station NI 1 de May/Ome) et de son principal affluent le Noireau
(station N7 de Cahan-les-Planches).
Des relations entre les débits et les concentrations de ces éléments aux deux
stations ont été établies à partir d'une modélisation statistique des concentrations utilisant
des régressions simples.
IV.4.3.1. Bassin de l'Orne
Les variations saisonnières et en fonction du débit des concentrations des éléments
nutritifs dans les eaux de l'Orne à May/Ome durant les cycles hydrologiques 1993-1994
et 1994-1995 sont illustrées sur les figures IV.6 et IV.7.
Le comportement des nitrates avec le débit montre une augmentation rapide des
concentrations jusqu'à un débit de 100-120 mg/1, ensuite elles diminuent. La charge
présente dans la rivière est diluée par les eaux superficielles qui sont alors moins chargées
en nitrates. Schuman et Burwell (1974) ont montré que les eaux du ruissellement
superficiel, dominantes en période de crue, sont très pauvres en nitrates et les teneurs
sont le plus souvent proches de celles mesurées dans les eaux de pluies.
On retrouve pour les nitrates la relation logarithmique croissante classique
observée généralement dans les cours d'eau drainant des bassins versants agricoles (
Hall, 1970; Manczack et Florczyk, 1971; Belamie, 1978; Etchanchu, 1988; Kattan, 1989;
Cossa et al., 1994) (tableau IV.5). En effet, sur les bassins versants agricoles, quand le
débit de la rivière augmente, les teneurs en nitrates augmentent. Ce type de relation
caractérise une source de pollution où le lessivage des sols est prépondérant.
Les orthophosphates et l'ammoniaque montrent des variations similaires; les
concentrations diminuent avec le débit. La relation qui s'adapte le mieux à cette dilution
nette avec le débit est de type hyperbolique pour P043" et puissance pour NH4"'' (figures
rV.7 et tableau iy.5). Cette dilution correspond à celle d'un rejet ponctuel quand le débit
fluvial augmente. La source de pollution pour ces deux éléments est essentiellement liée à
des rejets domestiques ponctuels.
La silice présente des variations complexes avec le débit et ne montre aucune
relation claire avec celui-ci même si une légère augmentation peut être décelée sur la
figure. Les faibles valeurs observées pour certains débits correspondent à la période de
développement des diatomées au début de la période des basses eaux.
Les teneurs en COD montrent une croissance modérée avec les débits
caractéristique du lessivage des nutriments des sols agricoles (Meybeck, 1995). Elles
peuvent être représentées par une fonction logarithntique (tableau IV.5).
éléments relation (Oi-Ci) relation (Oi-Fi) R^
N03‘ C=l,38 . Ln(Q) + 16,2 0.69 F=17,26 . Q + 1 0,99
NH4'^ C=0.093 . Q ’-0 13 0.5 F=0,047 . Q + 0,1 0,62
P04^' C=0.78 . Q'* + 0,42 0,76 F=0,107 . Q - 16,4 0,71
Si02 - - F=4.79 . Q 0,98
COD C=0,32 . Ln(0) + 2,4 0,44 F=3,57.0 + 0.5 0,98
Tableau IV.S; Relations mathématiques établies pour les éléments nutritifs dissous dans l'Orne entre
les concentrations (Ci), les flux instantanés (Fi), et le débit instantané
(QO-Si on considère les variations des flux instantanés des éléments nutritifs avec le
débit, on trouve que ces flux varient dans l'ensemble exactement dans le même sens que
les débits, notamment pour les nitrates, la silice et le COD (figures IV.8). Les relations
flux instantané-débit établies par analyse statistique sont linéaires et présentent, sauf pour
le P04^~, de bien meilleurs coefficients de régression que les relations concentration-débit
(tableau IV.5). Les flux instantanés sont étroitement liés aux débits bien plus que les
concentrations. L'essentiel des transferts a lieu lors des hautes eaux et notamment lors
des crues.
IV.4.3.1. Bassin du Noireau
Les fluctuations avec le débit des concentrations des éléments nutritifs dans les
eaux du Noireau suivies à la station N7 de Cahan-les-Planches durant les deux cycles
d'étude (figure IV.9), permettent de dégager les observations suivantes:
35 N03~ (mg/1)
25
15 >--- ■--- ■---0 150 Débh(m3/s) 300 450
Figure IV. 7: Variations des concentrations des nutriments avec le débit dans les eaux de l'Orne à May/Ome.
(courbe de tendance en trait plein; courbe de dilution théorique en tiretés)
lE+1
lE+0
lE-1
lE+4 lE+3 lE+2 lE+I1E.5,*^‘(N03>
lE+3 -lE+I-I
---r- - - ,
1 10 Débit(ni3/s) 100 1000 —. lE+04
----— ---,--- ,--- ,
1000 1 10 Débit(in3/s) 100 1000IE.4FKCOD)
1 10 Débit(in3/s) 100FKSiOi)
10 Débit!m3/s) 100Figure IV. 8; Variations des flux instantanés (g/s) des nutriments avec le débit dans les eaux
de rOme à May/Ome (1993-1995) (coordonnées semi-logarithmiques)
- les teneurs en nitrates suivent comme dans l'Orne l'évolution du débit. Le cycle
hydrologique 1994-1995 plus humide que le cycle 1993-1994, présente les teneurs les
plus élevées.
La relation établie entre le débit et les concentrations en NOs' mesurées dans la rivière au
cours des deux cycles est croissante et logarithmique (tableau IV.6).
- les variations saisonnières en P04^' montrent des concentrations maximales au cours
des périodes de basses eaux et une forte dilution durant les périodes de hautes eaux. Elles
correspondent à la dilution d'un rejet ponctuel. Par contre, les teneurs en NH4+ varient
peu et d'une manière complexe au cours des deux cycles hydrologiques, bien qu'on
puisse déceler une légère dilution avec le débit.
Les relations débit-concentration établies pour ces deux composés sont de type puissance.
- les teneurs en silice varient peu au cours de la saison (CV= 10,3%) et le plus souvent de
façon opposée au débit. Ces variations traduisent une dilution des concentrations par le
débit. Les fortes concentrations sont observées au cours des périodes d'étiage lorsque
l'écoulement est alimenté par les eaux des nappes. Les faibles concentrations mesurées
pour certains échantillons estivaux sont dus à la consommation par les diatomées.
- la relation établie pour les concentrations de COD est de même type que les nitrates
(tableau IV.6). L'apport de cet élément au cours d'eau s'effectue essentiellement par
lessivage des sols.
éléments relation (Oi-Ci) relation (Oi-Fi) R^
N03' C=Ln(Q) + 30.2 0,46 F=34,74 . Q + 1 0,98
Si02
- -F=4,85 . Q + 0,5 0,99
NH4'^ C=0,06 . 0,65 F=0,036 . Q + 0,001 0,64
P04^' C=0,87 . Q'®’^ 0,79 F=0,019 . Q + 1,75 0,52
COD C=0.34 . Ln(0) + 237 0,50 F=4.17 . O - 6.17 0,98
Tableau IV.6: Relations mathématiques établies pour les nutriments dissous dans le Noireau
entre les concentrations (Ci) et les flux instantané (Fi) et le débit instantné (Qi).
La transcription de ces relations en termes de flux instantanés en fonction des
débits, montre là aussi le rôle essentiel joué par le débit dans le transport des éléments.
Les apports à l'exutoire du bassin s'effectuent essentiellement lors des périodes de hautes
eaux. Cependant, pour NH4'*' et notamment P043", les nuages de points paraissent plus
dispersés.
Comme pour l'Ome, les flux instantanés montrent une très bonne corrélation avec
le débit (tableau rv.6).
IV.5. LES TRANSPORTS DES ÉLÉMENTS MAJEURS
IV.5.1. Niveaux de concentration et étude statistique
40 TNO3 (mg/I) 20 -H---1 60 Débit (m3/s) 80 20 40
2 PO4 (log/l)
♦ 0.4 NU, (mg/l)OJ
-20 40 0.0+-60 Débit (m3/s) *0 20 40 OODébit (ni3/s) 80
^ SiChimg^
6 ♦ ♦
COD (mg/I)
20 40 60 Débit (m3/s) 40 60 Débit (ro3/s) 80
Les analyses concernant les ions majeurs ont porté sur les teneurs en Mg++,
Ca"*^, Na+, K+, Fe, HCOs', Cl" et SO4". Ces éléments représentent 99% de la matière
minérale en solution.
La lithologie principalement carbonatée du cours amont de l'Orne se traduit dans
la composition chimique des eaux à l'exutoire du bassin (station de May-sur-Ome) par
une dominance des ions Ca‘‘"+ et HCOs" (figure IV. 10; tableau FV.7).
Les eaux de l'Orne peuvent être classées dans la catégorie des eaux bicarbonatées
calciques. Les bicarbonates et le calcium en solution représentent 57% de la charge
pondérale totale dissoute. Les teneurs plus importantes en Ca"'"'’ et HC03" reflètent
principalement l’effet de l’altération des roches carbonatées qui constituent l’amont du
bassin de drainage. L'ordre d'abondance des cations exprimés en p.eq/1 (à May/Ome) est
le suivant:
Ca++ > Na+ > Mg++ > K+
et celui des anions:
HCO3- > Cl" > SO4" > N03‘
Les bicarbonates et le calcium en solution représentent respectivement (49%) de la somme
des anions (Z “ ) et (65 %) de la somme des cations (Z
La composition chimique moyenne des eaux du Noireau est représentée dans la
figure IV. 10. L'ordre d'abondance des cations et des anions est le suivant:
Ca++ > Na+ > Mg++ > K+
Cl- > NO3- > HCO3- >
SO42-Mis à part K"*", les ions présents dans ces eaux se trouvent pratiquement dans des
proportions semblables. On peut dire que ces eaux sont chlorurées-bicarbonatées et
calcique-magnésienne-sodique.
Les eaux de la Rouvre sont quand à elles bicarbonatées et chlorurées-calciques.
Dans le tableau IV.8 sont portées les valeurs des charges totales dissoutes
moyennes, exprimées en mg/1, rencontrées dans certaines rivières françaises, ainsi que
les moyennes européennes et mondiales. La charge totale en solution (TDS) moyenne des
eaux de l'Orne calculée sur les deux cycles hydrologiques étudiés est faible par rapport à
la plupart des rivières françaises citées dans le tableau. Mais elle reste cependant,
supérieure aux moyennes des rivières européennes et mondiales.
Une légère diminution des concentrations moyennes annuelles pondérées par les
débits est constatée pour ces éléments à May-sur-Ome entre les deux cycles
hydrologiques suivis:
93- 94 : Ca++=41,3; HC03"=95,9; S042"=22,9; Na+=11,6; Mg++=5,9; Cl"=24,6 mg/1.
94- 95 : Ca++=36,9; HCO3"=89,0; SO42"=20,4; Na+=10,5; Mg++=5,6; Cl"=21,9 mg/1.
Elle est probablement due à l'effet de la dilution observée en 1995.
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Potenciais contributos da celebração do Carnaval para a promoção da educação artística e patrimonial
(páginas 44-48)