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Les Grandes Dates Les Grandes Dates de l’histoire du sport de l’histoire du sport
François Duboisset François Duboisset
Les Grandes Dates de l’histoire du sport
François Duboisset
© Éditions First-Gründ, 2011 60, rue Mazarine 75006 Paris Tél. 01 45 49 60 00 Fax 01 45 49 60 01 Courriel : [email protected] Internet : www.editionsfirst.fr
Dépôt légal : avril 2011
Ouvrage dirigé par Benjamin Arranger Secrétariat d’édition : Capucine Panissal Correction : Ségolène Estrangin Mise en page :
Fabrication : Antoine Paolucci Production : Emmanuelle Clément
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
ISBN numérique : 9782754026994 En partenariat avec le CNL.
L’auteur
François Duboisset est l’auteur (avec Frédéric Viard) du Rugby pour les Nuls (First, 2007 et 2011). Joueur de rugby professionnel, il est champion d’Europe avec le CA Brive, en 1997. Journaliste à Canal + et L’Équipe (2000-2007), il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages sur le rugby, dont RugbyGuide (De Vecchi, 2003) ou Destins croisés (Mango, 2004). Depuis 2007, il assume des responsabilités au sein de son club de cœur tout en étant responsable marketing sportif du groupe Saur.
Remerciements
Un très grand merci à mon épouse Cécile pour sa relec- ture attentive et patiente de cet ouvrage, ainsi que pour son arbitrage impartial sur certaines dates historiques.
Merci également à Rémi Usquin pour sa science du sport et sa culture des dates, et à Marie-Pierre Denis et Valérie Decaux qui, sans le vouloir, au détour de conversations
« sportives », ont aussi contribué à la réalisation de cet opus.
Enfin, merci à Clara, et sa passion encyclopédique pour l’équitation, et à Romane, aussi à l’aise sur des patins que sur des skis, qui me démontrent tous les jours que l’important n’est pas forcément de gagner ni même de participer, mais de s’amuser.
Introduction
Quel choix cornélien ! Comment extraire 100 dates de l’histoire du sport ? Pourquoi retenir une performance plutôt qu’une autre ? Comment comparer deux records à 30 ans d’écart ? Bien plus qu’une sélection évidemment arbitraire et non exhaustive, l’idée est de rassembler au travers de cet ouvrage des faits marquants au-delà même de l’exploit, de la prouesse ou de l’accomplisse- ment. Depuis le temps des premières prouesses avec les Jeux antiques jusqu’à l’incroyable duel des tennismen John Isner et Philippe Mahut, qui ne pouvaient plus se quitter après 11 h 05 min d’un marathon, sans oublier le premier sprinteur blanc sous les 10 s, Christophe Lemaitre.
Les événements se succèdent avec émotion, évolution ou agitation due à des scandales parfois très éloignés de la réussite sportive. Qu’importe, l’histoire du sport est aussi celle de l’humanité avec les mêmes caractéris- tiques. Aussi était-il logique d’accorder un peu de place à certains faits pas toujours accompagnés d’un chrono, de coups de génie ou de services gagnants. Les récits de la disparition de grands champions en pleine gloire (Cerdan, Senna), de l’avènement de sportifs devenant des
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athlètes éponymes (Fosbury, Panenka), des indignations (Ben Johnson, le Black Panther), de la politique (boycott, apartheid) n’éclipsent pas les merveilleux champions comme Johnny Weissmuller, Paavo Nurmi, René Lacoste, Emil Zátopek, Jesse Owens, Pelé, Juan Manuel Fangio, Muhammad Ali, Jonah Lomu, etc. Entrez dans l’histoire…
Les premiers Jeux olympiques • 7 •
/ Les premiers Jeux olympiques (776 av. J.-C.)
Jeux olympiques Olympie – Grèce
Entre histoire et légende
Dans chaque histoire, il y a une part de légende. Mais la frontière entre les deux est mince en ce qui concerne les Jeux olympiques antiques. De nombreux mythes en- tourent en effet l’origine de ce rendez-vous. Des person- nages célèbres comme Héraclès et ses 12 travaux, l’inter- vention de Zeus à qui les mortels auraient dédié un stade à Olympie contribuent ainsi à la fascination qu’exerce la naissance de cette épreuve.
Les historiens, plus sûrement, datent le début des céré- monies en 776 av. J.-C., ce qui constitue l’amorce du calendrier grec. Les héros sont alors avant tout de for- midables soldats. Les courses de chars rivalisent avec les combats de lutte, de pugilat ou de pancrace. Mais ce n’est pas tout. Les prémices du sport moderne se mettent en place à cette époque avec le lancer de javelot, de poids ou la course à pied. Lorsque Correbos remporte le pre- mier titre, celui de la course pédestre, en 776 av. J.-C., le tour du stade mesure environ 192 m. Ce même stade d’Olympie où s’élèvera quelques siècles plus tard l’une des 7 Merveilles du monde : la statue de Zeus. Ce qui
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contribuera à faire d’Olympie un endroit sacré, car des Jeux équivalents sont organisés à la même époque à Némée (Jeux néméens), à Corinthe (Jeux isthmiques) et à Delphes (Jeux pythiques).
Ces premiers Jeux étaient réservés aux seuls citoyens grecs, de riches hommes. Tout au long des olympiades (période de 4 ans entre deux jeux), les vainqueurs étaient adulés par leur peuple et étaient d’authentiques héros, ils entraient dans la légende !
ÔLe truc en plus
Un peu comme aujourd’hui la trêve de Noël, les Jeux olympiques généraient une pause dans les conflits. Sur les territoires en guerre, cette trêve olympique autorisait les athlètes et les spectateurs à traverser librement ces zones dangereuses, en toute sécurité.
La bataille de Marathon • 9 •
D La bataille de Marathon (12 septembre 490 av. J.-C.)
Course Marathon – Grèce
Une course mythique pour l’éternité
« Il était une fois »… Bien des légendes commencent par cette célèbre phrase. Pour la bataille de Marathon, il semble que les historiens s’accordent à remonter le fil du temps, avec quelques divergences cependant.
En 490 av. J.-C., un messager grec du nom de Phidippidès courut annoncer la victoire contre les Perses jusqu’à la ville d’Athènes lors de la bataille de Marathon. À bout de souffle, sous la chaleur, le guerrier mourut après avoir livré la bonne nouvelle aux Athéniens. La distance entre Marathon et Athènes était d’environ 40 km. Mais cette version ne fait pas l’affaire de l’historien grec Hérodote : même s’il mentionne Phidippidès, il raconte plutôt une course de 220 km en direction de Sparte. Sans doute la légende est-elle née de la synthèse des deux anecdotes.
Des calculs astronomiques ont permis de dater cette bataille au 12 septembre 490 av. J.-C. En 1896, lors de la restauration des Jeux à Athènes, on se souvient de cette bataille : la distance est d’environ 40 km, conformément à la légende. Ce n’est qu’en 1908, aux Jeux de Londres, que la distance sera définitivement déterminée. Édouard VII
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exigea que la course démarrât du château de Windsor pour terminer dans le stade olympique, face à la loge royale. Mesure prise, on trouva 26 miles et 385 yards, soit 42,195 km.
ÔLe truc en plus
Phidippidès mourut en arrivant à Athènes, certes, mais il n’oublia pas d’annoncer la victoire en grec à ses pairs avant d’agoniser : niké ! Sur l’Acropole, on peut lire Athéna niké, « Athènes la victorieuse ». Une célèbre marque d’équipement sportif s’en inspirera un peu plus tard.
v Le coup de Jarnac (10 juillet 1547)
Escrime Esplanade du château – Saint-Germain-en-Laye Duel à l’épée
À l’origine, ce n’était pas un geste sportif, car il servait à éliminer en duel un adversaire, mais ce jour de 1547 restera dans les annales de ce sport qui allait devenir l’escrime quelques années plus tard (l’école française d’escrime naît officiellement en 1567). Le coup de Jarnac est un assaut habile et surprenant, utilisé par le baron de Jarnac lors d’un duel. Pour rétablir son honneur, Guy Chabot défie François de Vivonne, seigneur de la
Le coup de Jarnac • 11 •
Châtaigneraie. Chabot se méfie, car il connaît les qualités de son adversaire épée en main, mais également sa fai- blesse : une vieille blessure à un genou ! Aussi le baron se rend-il très vite en Italie, où il rencontre un ancien maître d’armes qui lui enseigne une botte secrète, jusque-là to- talement inconnue.
Le jour du duel, 300 gentilshommes se pressent sur l’es- planade du château de Saint-Germain-en-Laye. Chabot, prudent, laisse manœuvrer son adversaire. Il profite d’un moment d’inattention pour porter un coup au jarret du seigneur de la Châtaigneraie. Le coup est parfaitement valable et ne sera pas contesté par les témoins. À la sur- prise générale, Jarnac fut déclaré vainqueur loyalement.
François de Vivonne, humilié, retira par la suite ses pan- sements et mourut d’une hémorragie.
ÔLe truc en plus
L’expression « coup de Jarnac » devint alors synonyme d’habileté et loyauté. Pourtant, le sens de ces termes fut détourné par le Dictionnaire de Trévoux à la fin du
xviiie siècle : la définition évoquait plutôt une manœuvre traîtresse. Le Littré lui redonna sa signification première, mais, dans les esprits, le coup de Jarnac reste un coup tordu !
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3 La fondation du golf de Saint Andrews (14 mai 1754)
Golf Saint Andrews – Écosse
La Mecque du golf
L’origine du golf se perd dans la nuit des temps. Il est impossible aujourd’hui de préciser même un ancêtre tant il y eut de jeux semblables au Moyen Âge. En revanche, les historiens s’accordent à dire que la patrie du golf tel que nous le connaissons est située en Écosse. L‘idée de mettre une balle dans un trou remonte au xviiie siècle.
Mais il faut retenir une date qui va changer radicalement la manière de jouer et d’aborder ce jeu : en mai 1754, la Society of Saint Andrews Golfers est fondée. Certes, il y a déjà dans le monde d’autres parcours. Mais celui-ci crée ses propres règles du jeu, qui deviendront même une référence en devenant le règlement officiel édité par les 22 membres de la Society of Saint Andrews Golfers.
Depuis, on considère que cet endroit est La Mecque du golf. Le British Open y est reçu tous les 4 ans. L’Old Course est ainsi le plus célèbre parcours du monde : une réservation 3 ans à l’avance est nécessaire pour fouler les greens. Il abrite également un musée qui retrace toute l’histoire de ce jeu, du matériel à la technique, sans ou- blier des objets ou des trophées très anciens.
L’invention du rugby • 13 • ÔLe truc en plus
Le Royal and Ancient Golf Club of Saint Andrews, le club de golf de Saint Andrews, était une des autorités assu- rant la législation du golf mondial. Le club veillait entre autres sur sa réglementation. Ce n’est que depuis 2004 que ce rôle est garanti par un groupe de sociétés répon- dant au nom de « The R & A ».
Y L’invention du rugby (1823)
Rugby Collège de Rugby – Angleterre
L’acte fondateur du rugby moderne
Il s’ennuyait ferme cet après-midi d’automne 1823. Lors d’une partie de football à peine réglementée, William Webb Ellis, jeune étudiant de 16 ans, s’empara du bal- lon à la main et, devant ses camarades médusés, déposa celui-ci dans les buts adverses. Il venait d’inventer sans le savoir une nouvelle discipline : le rugby. Bien évidemment, cette légende sera contestée ensuite par de nombreux experts. Les Irlandais revendiqueront le cad, d’autres en- core un héritage de la soule. La vérité se situe certaine- ment entre les deux ; ce qui est sûr, c’est que ce nouveau sport prit le nom de l’illustre ville de Rugby !
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Les règles seront réellement codifiées une fois que les autres collèges auront adopté le principe de base : jouer à la main et au pied. Pas facile de s’y retrouver toutefois entre les différences d’interprétation d’un collège à l’autre.
Les moyens de communication sont alors peu nombreux, les informations sur les lois du jeu ne s’exportent pas vraiment, et c’est ainsi que plusieurs règles naissent au fil des rencontres. À Oxford, le plaquage est enseigné, alors qu’à Eton on a le droit de stopper l’adversaire par un coup de pied (hacking) ou un croc-en-jambe (tripping).
La mêlée n’existe pas partout et le nombre de joueurs est fonction de la dimension du terrain. Aussi la discipline gardera-t-elle le nom de rugby football association, et elle porte encore ce nom aujourd’hui en Angleterre. La RFU (Rugby Football Union) est une des plus vieilles institu- tions européennes régissant ce sport. Elle fut créée en 1871.
Le truc en plus
Si vous visitez le collège de Rugby, vous trouverez une pierre gravée et un monument commémorant le geste du jeune homme en 1823. Devenu prêtre par la suite, il mourut à Menton, près de Nice, où sa tombe est toujours visible. Aujourd’hui, l’équipe victorieuse de la Coupe du monde se voit offrir le trophée William-Webb-Ellis.
La Boat Race • 15 •
m La Boat Race (1829)
Aviron Henley – Tamise
Le défi entre Oxford et Cambridge
La rivalité est grande entre les deux plus belles universi- tés de l’Angleterre victorienne. Un jeune étudiant issu de Cambridge, Charles Merivale, décide un jour de défier un camarade provenant d’Oxford, Charles Wordswort.
Ce sera à la rame sur la Tamise. Les sports de balle n’existent pas et les duels sont rangés au chapitre de la littérature. La 1re édition de la Boat Race se dispute à Henley, sur la Tamise. Au bout des 6 838 m de parcours, c’est l’équipage d’Oxford qui l’emporte. Aussitôt, le vain- cu décide de relancer le défi. La deuxième course aura lieu en 1936, et ce sera la revanche pour l’université de Cambridge.
À partir de là, des règles strictes sont érigées : chaque rameur doit être issu de l’université, il n’y a pas d’excep- tion. Un entraînement quotidien intensif est exigé durant 6 mois avant la date de la course. La distance est de 4 miles et 374 yards (6 779 m), de Putney à Mortlake.
Le bateau est composé de 4 paires de rameurs avec 1 barreur. Les embarcations doivent remonter la rivière, mais la course est synchronisée avec la marée montante.
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La Boat Race est aujourd’hui une institution nationale britannique. La BBC retransmet en direct l’événement.
Généralement, la course est extrêmement disputée.
Il est arrivé pourtant que 3 bateaux coulent : celui d’Ox- ford en 1925 et ceux de Cambridge en 1859 et en 1978.
On dénombre 156 défis, avec 80 victoires de Cambridge et 75 victoires d’Oxford pour un seul résultat nul, en 1877.
ÔLe truc en plus
Diffusée depuis de nombreuses années sur la BBC (main- tenant sur ITV), la Boat Race est une inspiration pour certains commentaires. Le plus fameux est l’œuvre de John Snagg, qui lança de son siège en 1949 un désormais célèbre « je ne sais qui en tête, mais c’est soit Oxford, soit Cambridge ! ». Humour tout à fait britannique.
n La naissance de l’America’s Cup (22 août 1851)
Voile Île de Wight – Angleterre
Seul contre les Britanniques
Les Britanniques aiment les défis ! En 1851, le Royal Yacht Club provoque les clubs en proposant de faire le tour de
La naissance de l’America’s Cup • 17 •
l’île de Wight à une quinzaine de bateaux. Cette course est ouverte aux yacht-clubs du monde entier à l’occasion de l’Exposition universelle de Londres. La distance est de 93 km, cela semble à la portée des embarcations de Sa Gracieuse Majesté, réputées comme les meilleures navigatrices du monde. Quatre membres du New York Yacht Club décident de relever le défi en construisant
une goélette baptisée America.
Il faut dire que la rivalité entre l’Empire britannique et la jeune nation américaine est exacerbée. Les voiliers des deux pays rivalisent déjà en permanence sur la route du thé. Aussi, lorsque America s’impose au nez et à la barbe des autres bateaux, cela fait l’effet d’un coup de tonnerre.
D’ailleurs, le fair-play légendaire des Britanniques est mis à mal, car ils reprochent à America d’avoir manqué une balise. Les Américains répliquent que le règlement n’était pas clair… Le deuxième bateau, Aurora, arrive 8 min plus tard. Là encore, les concurrents trouvent à redire. Aurora est plus petit, il aurait dû être déclaré vainqueur si l’on avait appliqué la règle du handicap. Les Américains repar- tiront avec le trophée, qui deviendra l’America’s Cup.
ÔLe truc en plus
La régate est la 3e compétition la plus ancienne au monde. Seuls le Championnat du monde de jeu de
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paume, disputé depuis 1740, et la Boat Race (Oxford vs Cambridge, en aviron), datant de 1829, sont plus anciens que la doyenne des régates.
Y Le premier match de rugby international (27 janvier 1871)
Rugby Édimbourg – Écosse
L’Écosse inflige sa première défaite à l’Angleterre
La première rencontre officielle internationale de rugby date de 1871 : elle oppose une sélection anglaise à une autre écossaise, sur le sol d’Édimbourg. Le flou demeure, car Outre-Manche personne ne pratique réellement le même jeu. Il y a différentes interprétations des règles, ce qui est assez perturbant pour l’évolution de ce nou- veau sport. C’est ainsi que, en janvier 1871, les représen- tants de 21 clubs se réunissent sous l’égide de la Rugby Football Union (nom proposé par un immigré français) afin de pratiquer le même jeu. Chose faite en très peu de temps, ce qui ouvrira la perspective de cette première rencontre officielle entre deux nations.
Même si le règlement est le même pour tous, les options varient selon les aspirations de chacun. Ainsi, pour cette
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d’Europe à Barcelone, ce qui constitue un triplé inédit dans l’histoire de l’athlétisme européen.
ÔLe truc en plus
Le record de France (9,97 s) constitue le 311e chrono de tous les temps dans l’histoire de l’athlétisme : 70 sprin- teurs ont déjà réalisé un chrono en dessous des 10 s.
En 1968, alors que le chronométrage électronique dé- barque, l’américain Jim Hines termine en 9,95 s, c’était à Mexico durant les JO.