Top PDF Traduction et typologie des textes : pour une définition de la traduction «correcte»

Traduction et typologie des textes : pour une définition de la traduction «correcte»

Traduction et typologie des textes : pour une définition de la traduction «correcte»

10 aussi à « exprimer », « interpréter ». Traduire signifie inévitablement interpréter (cf. Petrilli et al. 2006 : 201). Par conséquent, le traducteur est un des divers masques que l’auteur d’un texte peut porter. De la perspective de l’interconnexion entre interprétation, traduction et altérité, le journal Athanor de l’Université de Bari, Italie, a consacré beaucoup de volumes à cette question. La troisième publication, parue en 2001 sous le titre Lo stesso altro, institue le paradoxe de la traduction, déterminé par le fait que le texte doit rester le même tout en devenant un autre texte, parce qu’il a été réorganisé sous la forme d’autres modalités expressives d’un autre signe complexe. Le texte traduit est donc identique au texte source et en même temps différent de celui- ci. Dans cette perspective, la traduction est une forme de discours indirect, une forme de discours qui parle du discours de quelqu’un d’autre. Le discours indirect, c’est-à-dire le discours du traducteur masqué par le discours direct, auctorial, n’est pas si évident en tant que discours du traducteur. Au contraire, il est effacé ou c’est la chose revendiquée. Le but, c’est de permettre à la personne dont le discours est indirect de parler directement. Sous cet aspect, la traduction ressemble au discours direct, parce qu’elle efface toutes les traces du discours indirect, à savoir le lecteur d’un texte traduit croit que la mission du traducteur n’est pas d’interpréter, de commenter, de faire des connexions entre son monde et le monde de l’autre (par exemple, les citations) mais il croit que le traducteur y est transparent. Par extension, Petrilli affirme que la traduction apparaît, dans ce contexte, comme une forme de dramatisation. Dans le théâtre comme dans la traduction, il se passe la même chose. L’auteur de théâtre fait parler ses personnages directement, tandis que ses propres mots comme auteur ne se voient pas, sinon prévus dans le scénario de la mise en scène. Dans une traduction, les mots du traducteur, les mots qui présentent le discours d’une autre personne (le discours de l’auteur d’origine) dans une autre langue est passé sous silence. Le discours du traducteur veut être le discours de l’autre, l’auteur lui-même. Le traducteur désire ainsi éliminer toutes les traces de sa voix comme traducteur. Ce n’est pas une forme de mystification mais une forme d’abnégation, ou d’empathie, d’identification des mots du traducteur avec ceux de l’auteur jusqu’à leur disparition. Petrilli affirme à la fin de sa théorie que le masque du traducteur est une tromperie, selon l’italien traduttore, traditore. Le traducteur est un traditore seulement parce qu’on lui demande une fidélité impossible. Le traducteur devient donc un possible interprète du texte en question.
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La traduction de renvois intertextuels dans le roman contemporain : Histoire du Siège de Lisbonne de Saramago et Vou-me embora d'Echenoz

La traduction de renvois intertextuels dans le roman contemporain : Histoire du Siège de Lisbonne de Saramago et Vou-me embora d'Echenoz

Ainsi, les romanciers contemporains introduisent régulièrement dans leurs textes des procédés intertextuels, tels que des citations, des allusions et des pastiches, que le lecteur est invité à identifier et à interpréter. Cet usage de l’intertextualité devient un défi pour le traducteur, dont la tâche se complique lorsqu’il doit prendre des décisions et adopter des solutions qui rendent son activité aussi créative et intervenante que celle de l’auteur. En effet, le traducteur doit décider ce qu’il doit expliciter en note de bas de page et ce qu’il doit laisser le lecteur découvrir tout seul, et il doit opter entre la fidélité à la lettre ou à l’esprit du texte, c’est-à-dire entre traduire les mots et les phrases en privilégiant leur sens ou les traduire en privilégiant leur fonction dans le texte. Aucune des solutions n’est idéale et les deux présupposent une intervention du traducteur sur le texte qui n’est généralement pas considérée comme étant typique de son travail. La tradition de la traduction occidentale a, depuis des siècles, caractérisé le rôle du traducteur comme reproducteur et la traduction comme une copie, par contraste avec le rôle créatif de l’auteur et l’originalité du texte de départ. La traduction des romans contemporains nous oblige à remettre en question ce présupposé.
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La traduction juridique : Points de vue didactiques et linguistiques

La traduction juridique : Points de vue didactiques et linguistiques

La méthodologie adoptée pour l'atelier de langue juridique anglaise est celle de la confrontation parallèle de textes juridiques (anglais et français) portant sur la même branche du droit. Plusieurs exemples peuvent être utilisés : la notification des droits (notification of rights) dans le domaine du droit pénal où bon nombre d'experts traducteurs interviennent. Gonet prend d'ailleurs plusieurs exemples de situations où l'expert-traducteur près une cour d'appel doit mobiliser ses connaissances en droit pénal (étranger et français) car « les traductions des pièces d'un procès pénal en common law font appel à des catégories spécifiques du droit mais qui n'ont pas nécessairement d'équivalents français » (Gonet 2009 : 37). C'est le cas lors d'arrestations, d'interrogatoires, de commissions rogatoires internationales, d'une décision judiciaire d'éloignement des étrangers en situation irrégulière sur requête des autorités préfectorales ou encore lors d'une d'audience de comparution immédiate. La mise en parallèle d'actes de procédures plus ou moins équivalents dans les deux systèmes (Witness statement traduit en parallèle d'un formulaire français d'attestation, Claim form traduit en parallèle d'une assignation en justice) met en lumière des différences syntaxiques et terminologiques. De plus, des références à des textes de loi ou des règles de procédure est l'occasion de revenir sur la méthode de « mise en contexte juridique » abordée en droit comparé qui consiste à rechercher et analyser les dispositions législatives concernées avant de se lancer dans tout travail de décodage et rencodage.
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La traduction, instrument de légitimité littéraire : Le soutien de l’État français à la traduction au Portugal

La traduction, instrument de légitimité littéraire : Le soutien de l’État français à la traduction au Portugal

sûrement à un plan stratégique du CNL. Suivent l’Allemagne et l’Argentine (11 ouvrages), la Russie (10 ouvrages), la Croatie, la Bulgarie, le Danemark et le Portugal (9 ouvrages), l’Albanie (8 ouvrages), Israël et la Turquie (7 ouvrages). Dans les autres vingt pays le CNL a soutenu la traduction de moins de cinq textes par pays. On remarque tout de suite que le Portugal est, de ces seize pays, celui qui a le moins profité des soutiens à la traduction, surtout si on établit une comparaison avec des pays voisins, comme l’Espagne et l’Italie. Nous n’avons évidemment pas les moyens de savoir si cela relève d’une stratégie du CNL ou d’un manque d’intérêt de la part des éditeurs portugais, qui doivent déposer des dossiers pour recevoir l’aide. Ce qui est sûr, c’est que cette distribution asymétrique des fonds a des conséquences sur la quantité et la qualité des traductions d’ouvrages français dans les différents pays. Le graphique ci-dessus rend ceci plus visible : la plupart des aides ont été accordées à cinq pays sur un total de 36.
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La traduction comme déracinement et exil

La traduction comme déracinement et exil

le même auteur. Ils ne sont pas non plus des textes entièrement différents. Cette identité double, cette hybridité du texte traduit nourrit une méfiance séculaire. La traduction littéraire joue pourtant un rôle majeur dans la circulation des savoirs, dans les échanges culturels et dans la connaissance de l’Autre. Sans la version portugaise de ce roman de Gary, le lecteur portugais aurait moins de chances de connaître le travail de cet auteur et la réalité sociale dont il trace le portrait. Et ce, malgré les disparités entre les deux versions du texte. Même si la version portugaise est plus correcte, même si elle estompe le contraste entre la langue standard des adultes et le langage familier et l’utilisation naïve qu’en fait un jeune aux origines arabes, élevé par une Juive, dans le Belleville des années 70.
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Interculturalité, multiculturalité et transculturalité dans la Traduction et l'Interprétation en Milieu Social

Interculturalité, multiculturalité et transculturalité dans la Traduction et l'Interprétation en Milieu Social

tive qui invite à considérer la pensée du seuil comme étant essentielle pour com- prendre les aspects culturels du « traduire » de l’interprète au quotidien, car, contrai- rement à la conception régnante, la traduction n’est pas que passage. Interpréter pour traduire c’est, tout d’abord, une expérience du seuil entre langues/cultures, et, en- suite, une expérience des multiples passages d'une langue/culture à une autre langue/culture. Il ne peut avoir de passage sans seuil. Le seuil étant par définition ce qui relie et sépare, le traducteur-interprète en est le modèle vivant. L’étranger ne sur- vient pas du dehors mais de la marge. Ce n’est qu’à la limite, qu’en touchant la li- mite, qu’en abordant le seuil pour s’y arrêter, que l’un peut communiquer avec l’autre. L’hospitalité, l’accueil de l’étranger, ne s’exerce qu’à la marge, que s’il y a de la marge. La notion de paratraduction aide à développer une pensée du seuil qui devient essentielle pour comprendre les engagements éthiques et politiques implicites dans l’expérience quotidienne de la pratique professionnelle de la TIMS. Être un profes- sionnel de la TIMS c’est savoir se tenir au seuil de plusieurs mondes et de plusieurs cultures pour pouvoir montrer le regard de l’étranger (l’immigrant allophone) à celui qui ne l’est pas (l’intervenant-fournisseur du service public) et faire voir que, quand on est au seuil, le but de la rencontre n’est pas le passage, mais la relation elle-même. Car ce n’est que l’expérience du seuil qui rend possible la disponibilité à l’acceptation des changements dont a besoin tout processus de médiation. C’est l’expérience du seuil qui permet l’ouverture à de nouveaux rapports entre les individus et permet l’existence des points de vue différents. C’est l’expérience du seuil qui donne lieu à la reconnaissance, à la différenciation parce qu’elle respecte le changement et le devenir. C’est l’expérience du seuil qui situe littéralement l’interprète « au milieu » des interac- tions et lui confère un point d’observation privilégié, presque une loupe, pour amélio- rer la pratique de la communication en milieu social : santé, éducation et justice (cf. Yuste Frías, 2013 : 123-126). Dire que la pratique professionnelle de la TIMS s’initie au seuil, qu’elle est toujours en marge, c’est signifier que traduire et interpréter en milieu social attirent sur leur geste toute l’ambiguïté de la marge, l’indécidabilité que celle-ci introduit entre le dedans et le dehors, entre l’ici et l’ailleurs, entre l’un et l’autre, tout en invitant le professionnel de la TIMS à considérer ce qui les déborde et à en peser les exigences socioculturelles respectives à partir d’une posture paratraduc- tologique.
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la traduction jurée au Brésil eve tlcromão

la traduction jurée au Brésil eve tlcromão

L'ancien titre d’interprète, utilisé par la législation de l'Empire Brésilien, fut remplacé par la dénomination Traductor Público e Intérprete Comercial employée de nos jours. Il ne s'agit pas de deux fonctions dissociées, mais d'un seul titre double pour des fonctions inséparables. L'expression Traductor Público est en elle-même parfaite et désigne d'une façon moderne ce que pratique son titulaire. L'apposition Intérprete Comercial ne garde qu’un lien avec l'ancien titre qui devint traditionnel. La préserver sert à éviter des doutes à ceux qui, en consultant les anciennes - et aussi les nouvelles - lois, tombent sur des dénominations apparemment divergentes, mais qui se rapportent toutes au mêmes personnes. C'est ainsi que des expressions telles que intérprete público [interprète public], intérprete juramentado [interprète assermenté], intérprete comercial [interprète commercial], intérprete oficial [interprète officiel], tradutor juramentado [traducteur assermenté] et tradutor público juramentado [traducteur public assermenté] sont équivalentes à une seule expression actuellement considérée comme correcte, c'est-à-dire, Traductor Público e Intérprete Comercial [traducteur public et interprète commercial].
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Marcel Proust et la presse de la Belle Époque: ethos, poétique et imaginaire méd...

Marcel Proust et la presse de la Belle Époque: ethos, poétique et imaginaire méd...

Le résultat de cette confrontation d’indices textuels et un contexte d’énonciation nous a mené, dans un second moment, à comprendre qu’en effet cette image de soi participe au contact de Proust avec toute une manière de faire et d’écrire dans le journal. Ainsi, nous nous sommes tournés vers l’étude d’une poétique médiatique, inspirés notamment des travaux sur la « poétique du support » de Marie-Ève Thérenty 112 , où il s’agit encore une fois de convoquer des questionnements d’ordre textuel et contextuel afin de les mettre en dialogue. Aborder cette poétique exige un traitement minutieux du texte et un examen attentif du support, de ses contraintes, de l’histoire des rubriques, de sa disposition visuelle, etc. En outre, comme le montre toujours Marie-Ève Thérenty, l’écriture de presse configure aussi une « matrice médiatique », liée surtout à une « poétique du quotidien » en tant que forme médiatique par excellence, mais dont il faut aussi tenir compte dans l’analyse d’autres supports comme la revue, par exemple. Selon cette spécialiste, les modalités d’écriture de presse ont formé un cadre de contraintes scripturales de la presse composé par quatre éléments principaux et avec lequel notre deuxième volet voudra aussi dialoguer : la périodicité, la collectivité, la « rubricité » et l’actualité 113 .
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Les gestes professionnels de l’enseignant : une analyse pédagogique et une représentation informatisée pour la formation – L’exemple des langues étrangères

Les gestes professionnels de l’enseignant : une analyse pédagogique et une représentation informatisée pour la formation – L’exemple des langues étrangères

Enin, le décalage qui peut ressortir entre les choix d’enseignement.qui.ont.été.faits.par.les.professeurs. sur.la.vidéo.et.ceux.qu’ils.auraient.eux-mêmes.faits. dans. la. même. situation. pousse. les. stagiaires. à. se. positionner. et. à. s’interroger. sur. leurs. pratiques.. Comprendre.pourquoi.un.choix.pédagogique.a.été. fait. au. détriment. d’un. autre. constitue. la. clé. d’un. ajustement. réussi.. Bandura. (1997/2003). dit. que. «.les. individus. doivent. évaluer. leurs. aptitudes. en. fonction.des.réalisations.des.autres.»..Il.s’agit.là.de. favoriser.un.recul.épistémologique.qui.sera.néces- saire. pour. la. conduite. de. pratiques. de. classe,. une. fois.en.activité..
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Arco Maior: pour une éducation miséricordieuse et pour une école juste

Arco Maior: pour une éducation miséricordieuse et pour une école juste

La tendresse est le sentiment qui meilleur caractérise les gestes de ceux qui travaillent au Arco Maior, ce qui repose sur beaucoup de fermeté, beaucoup d’exigence et beaucoup de rigueur au travail que l’on fait, chaque jour. Des jours qui on sait comment ils commencent et on ne sait jamais comment ils se terminent. Tout peut devenir explosif d’un moment à l’autre et il faut le retour, la paix, la capacité pour oser donner une nouvelle opportunité pour recommencer, une fois réalisée le travail de réflexion des erreurs. Il faut réinventer et adapter tout, en constituant le plus grand défi aux professeurs, beaucoup d’eux seulement “entrainés” pour un enseignement traditionnel, prévisible et routinier. Un des plus grands défis que on a, chaque jour, consiste à déconstruire l’école que on a représentée à l’intérieur de nous, profondément enracinée, en donnant lieu à la construction concrète et réelle d’une école profondément humanisée, capable d’élever chaque jeune à participer à des projets apprentissages , de développement de nouvelles attitudes e de nouvelles compétences.
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L'hérédité des groupes sanguins

L'hérédité des groupes sanguins

En ce qui concerne les agglutinogènes A et B, nous nous sommes attaché, en employant une technique correcte et des con- trales mathématiques peu connus en Belgi[r]

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L'éducation   formation tout au long de la vie... formateurs   pp. 43 52

L'éducation formation tout au long de la vie... formateurs pp. 43 52

La construction d'un paradigme d'éducation tout au long de la vie est basée sur le développement d'une véritable culture d'apprentissage, et les systèmes éducatifs, le monde du travail, les contextes organisationnels et la société en général jouent un rôle fondamental. Cela demande la création de nouvelles formes d'articulation (passerelles, ponts, reconnaissance entre différents systèmes) entre formation générale et formation professionnelle, entre formation initiale et formation continue. A la lumière de ce paradigme, apprentissage formel, non-formel et informel doivent être considérés à partir d'une approche intégrative, en tant qu'éléments dynamiques et d'un processus unique qui est celui de la formation de la personne, permanent et jamais finalisé. Dans ce sens, il faut développer des stratégies éducatives cohérentes et articulées. La construction d'un paradigme d'éducation / formation tout au long de la vie exige la redistribution et le partage de responsabilités au niveau collectif, entre différentes instances, institutions et agents éducatifs.
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André Chastel (1912-1990), Histoire de l’Art & Action Publique, Catalogue de l’Exposition, Institut National d’Histoire de l’Art, 8 février 2013 – 6 avril 2013.

André Chastel (1912-1990), Histoire de l’Art & Action Publique, Catalogue de l’Exposition, Institut National d’Histoire de l’Art, 8 février 2013 – 6 avril 2013.

revue comme une publication annuelle « consistant en un volume d’études et de chroniques, de caractère scientiique et critique, dont le domaine s’étendra de la préhistoire à l’art contemporain ». Un tel « recueil » n’est pas « tout à fait une revue ; il n’en a pas le caractère épisodique et dis- persé ; il peut se permettre d’offrir une structure et d’être élaboré d’assez près pour que chaque volume ait une physionomie propre ». Dans les intentions de Chastel, le premier volume serait ainsi consacré aux objets (« pièces d’orfèvrerie, meubles, éléments du décor, et d’effets déco- ratifs dans l’architecture »). Ces études ne sont pas censées n'être que des essais, mais plutôt « un exposé exhaustif », un « point concluant et durable ». Elles seraient suivies de chroniques sur l’actualité, tout en gardant un « souci expli- cite de contribuer à l’élaboration de la discipline – attirante et incertaine – qu’est aujourd’hui l’histoire de l’art en France et dans tous les pays de culture ». Chastel s’explique aussi sur le choix du titre qui pourrait étonner : « l’art ne se laisse pas enfermer dans les cadres des “nations” et il semble paradoxal d’inscrire au programme d’une revue centrée sur un art “national” l’étude des manifestations préhistoriques ou proto-historiques de toute nation, et celle des arts pré- romans, romans ou gothiques [...]. L’objection est fondée : mais n’est pas décisive [...]. D’abord, on peut admettre pour des raisons de méthode et de commodité, que l’état actuel de la science exige le découpage de structures d’observation et d’étude limitées [...] ». Dans ce sens, Art de France, « ne fait que compléter l’excellente série des Archives de l’art français [...] », mais surtout, explique-t-il, « le titre de cette publication ne désigne [...] exactement son programme que si on l’interprète de la manière la plus généreuse ». [L.d.F.]
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Ministério dos Negócios Estrangeiros: tradução dos instrumentos internacionais bilaterais e multilaterais

Ministério dos Negócios Estrangeiros: tradução dos instrumentos internacionais bilaterais e multilaterais

Na lista das atividades difíceis de realizar, pode-se contar a tradução. Mas especializar-se em tradução jurídica é ainda mais difícil pelo que “là où ils s’additionnent, le bilinguisme et le bijuridisme portent au paroxysme la complexité” (Cornu, 1990). Ao definir a tradução, a semelhança do pensador francês Diderot, citado por Ferré (1986) como sendo uma “copie qui se fait dans une langue d’un discours énoncé dans une autre”, é natural que o tradutor seja confrontado a problemas, obstáculos, dificuldades de tradução ao querer elaborar a dita cópia. Tais dificuldades acontecem na tradução jurídica quando se trata de transações internacionais, de relações diplomáticas. A complexidade dos sistemas jurídicos que as regem impõe um desenvolvimento rápido e significativo na tradução jurídica sobretudo concernente a perceção do seu papel. Para além da simples tradução de textos, surge hoje a necessidade de garantir a tradução de múltiplas regras de Direito. Os aspetos associados à terminologia jurídica, bem como as dificuldades de transposição de conceitos jurídicos de um sistema ao outro vão ser o objeto desta secção do relatório.
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L’esprit féminin du siècle des Lumières dans les lettres espagnoles : Louise d’Épinay, Anne-Thérèse de Lambert et Marie de Rabutin-Chantal (Madame de Sévigné)

L’esprit féminin du siècle des Lumières dans les lettres espagnoles : Louise d’Épinay, Anne-Thérèse de Lambert et Marie de Rabutin-Chantal (Madame de Sévigné)

Même si les Œuvres complètes de Madame de Lambert obtinrent rapidement « l’avis favorable » inquisitorial, nous avons eu l’impression, au cours de l’analyse de cette traduction, que les intentions à visée éducative de la pédagogue française et celles de la traductrice différaient de celles d’autres pédagogues publiés tout au long du siècle. À la différence d’autres traducteurs des Lumières, qui adaptaient souvent leurs versions aux différents cercles sociaux de l’époque, et malgré l’objectif pédagogique évident de cet ouvrage, Cayetana de la Cerda ne souhaita pas adapter sa traduction aux lecteurs moins instruits. Elle destina plutôt son travail aux femmes et aux hommes les plus cultivés et les plus désireux d’acquérir de nouvelles connaissances (BOLUFER, 2015, p. 26). Cette décision fut, sans doute, l’une des responsables du faible retentissement de son œuvre dans l’ensemble de la société espagnole de l’époque.
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Caractérisation et Typologie du Cimetière des Ancres

Caractérisation et Typologie du Cimetière des Ancres

L’ancre AN20 offre quant à elle un état de conservation relativement meilleur, dans la mesure où ses éléments constitutifs sont quasiment tous présents. Seules manquent une patte et la partie du bras qui la supportait. Cependant, il reste très difficile d’en déduire un type de morphologie, car elle souffre de nombreuses torsions qui ont notamment brisé la verge au niveau du fort tout en modifiant l’axe des bras par rapport à celle-ci. Une autre déformation de la verge est visible en son milieu. L’unique patte subsistante étant fortement concrétionnée et enterrée de moitié, il reste difficile d’en évaluer la forme. De même, la culasse est ensablée et son organeau couvert de concrétion est quasiment inaccessible. Seules les mesures enregistrées pour cette ancre seront prises en compte pour l’étude globale du gisement.
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POuR uNE NOuVEllE GRaMMaiRE dE la COMMuNiCatiON: lES NOuVEauX MEdiaS Et l’ENSEiGNEMENt dE l’iNFORMatiON Et dE la COMMuNiCatiON

POuR uNE NOuVEllE GRaMMaiRE dE la COMMuNiCatiON: lES NOuVEauX MEdiaS Et l’ENSEiGNEMENt dE l’iNFORMatiON Et dE la COMMuNiCatiON

Cette vitesse et les possibilités sans limites introduites dans le digital par le World Wide Web (www) et, ensuite, par le résultat des études doctorales de Larry Page, à Stanford, le conduisant à la création de l’algorithme PageRank, qui l’amènera avec Sergey Brin à la fondation de Google, sont devenues vraiment surprenantes. Nous nous rappelons tous de l’entrée du Minitel dans la vie quotidienne fran- çaise et de la surprise que cette technologie inattendue a causé dans les médias de l’époque. En même temps qu’ils citaient le ravissant promoteur Gérard Théry, alors patron de la DGT, prophétisant la «disparition du papier» et déclarant qu’il y avait là «un phénomène d’une importance analogue à l’apparition du chemin de fer ou de l’aviation», ils partaient en guerre, Ouest-France en tête, contre ce nou- veau concurrent. et Le Monde écrivait à propos du Minitel, que, d´après Boruste et Cotte, il serait «le fossoyeur de la presse écrite».
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Images urbaines. Alcântara à Lisbonne, du faubourg à la ville

Images urbaines. Alcântara à Lisbonne, du faubourg à la ville

Le quartier d'Alcântara s'étend à l'ouest de Lisbonne, le long du Tage, au creux et sur les versants d'un vallon où coulait jusqu'au début du XX e siècle la rivière éponyme. Durant la seconde moitié du XIX e siècle, ce territoire est considéré comme le poumon industriel de la ville. Son essor et sa spécialisation comme lieu de production diversifié remontent aux lendemains du tremblement de terre de 1755 qui ravagea les quartiers plus anciens d'Alfama ou de la Baixa. Les différents découpages territoriaux, religieux ou civils, ont depuis longtemps reconnu sa spécificité et son unité. Dans ce cas, catégories administratives et découpages communs de l'espace urbain ou périurbain se confondent : Alcântara est une paroisse depuis le XVIII e siècle, et une freguesia (ou paroisse civile) depuis 1830 6 . Dès les années 1860, l'espace qui correspond au quartier d'Alcântara est fortement urbanisé. Il offre un paysage typique d'un faubourg industrialisé d'une grande ville européenne. Lors du recensement général de 1864, la freguesia d'Alcântara comptait déjà 8763 habitants. Sa population s'accroît rapidement par la suite, pour dépasser 20 000 habitants en 1900. Ce quartier ne sera pourtant officiellement annexé à Lisbonne qu'en 1885. En 1852, la nouvelle délimitation officielle de la ville exclut encore une grande partie du territoire d'Alcântara. Ce choix est jugé absurde par de nombreux contemporains car contraire à la logique de l'expansion de la ville qui s'étendait déjà bien au-delà du vallon d'Alcântara 7 . En dehors des discours hygiénistes, on ne trouve guère de témoignage littéraire sur Alcântara avant les années 1920. Les romanciers réalistes comme Eça de Queiróz, ou plus tard les poètes modernistes – comme Fernando Pessoa, Mário de Sá Carneiro, Almada Negreiros – ont beaucoup écrit sur Lisbonne mais ne font guère référence à la zone d'Alcântara 8 .
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La perspective fonctionnelle de la phrase et la typologie

La perspective fonctionnelle de la phrase et la typologie

« Tout en acceptant les types bien connus, proposés jadis dans le cadre de l’ancienne classification morphologique des langues, la typologie structurale de Skalička ne repose plus sur une classification typologique stricte des langues. Elle ne retient de celle-ci qu’un certain nombre de traits. Désormais, les types ne représentent que des faisceaux de traits grammaticaux où la présence des uns tend à favoriser la présence simultanée des autres. Un type ‘pur’ n’est qu’un concept théorique (un construit) (SKALIČKA, 1966). Le système de toute langue naturelle représente toujours une combinaison de types différents. Ce qu’on peut dire tout au plus, c’est qu’il y a certaines langues dont la structure est marquée par un type dominant. Selon Vladimír Skalička et Petr Sgall, cette typologie possède une force explicatoire plus grande que celle d’autres modèles structuraux. Le but principal de cette typologie est une description et une analyse du rapport entre la structure grammaticale de surface et la structure profonde (ou sémantique). »
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Les cultures religieuses et leurs signifiances dans les poésies des civilisations modernes

Les cultures religieuses et leurs signifiances dans les poésies des civilisations modernes

Senghor et le sérialísrne', Même les oeuvres blasphématoires étalent une certaine culture religieuse dans leur contenu et dans leur forme tout comme des textes de thématique différente; [r]

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