CAPITULO III – EDUCAÇÃO MORAL E RELIGIOSA CATÓLICA: CONTRIBUTO
1. A importância da Educação Moral e Religiosa Católica no currículo escolar
2.5. Atividade do Núcleo de Estágio de EMRC: “Festa da Primavera 2017-2018”
sionnels
3.7.1 Structures fondamentales
Pour étudier les différentes structures spatiales présentées par le système GDI
(3.56)-(3.58), nous avons intégré numériquement les équations réaction-diffusion
correspondantes, la figure (3.10) montre les structures stationnaires
fondamen-FiG. 3.10: Les différentes structures obtenues par intégration numérique du modèle de
GDI à trois variables, pour [S]o=4-5 x 10~^M et ko=10~^'^^ s~^. (a) Hexagones H
t^
(log([7~]o) = —Z.bhM); (b) Bandes (log([7“]o) = —3.5M) et (c) Hexagones inverses
Ho (log{[I-]o) = -3.36M;.
taies obtenues lorsqu’on fait varier la concentration de l’iodure [I~]o- La condition
initiale consiste en l’état stationnaire homogène auquel nous ajoutons une pertur
bation inhomogène de faible amplitude. Légèrement au-dessus du seuil d’instabi
lité de Turing [I“]oc apparaissant sur la branche inférieure, nous voyons apparaître
dans un domaine très réduit, des structures à symétrie hexagonale H„ dont les
maxima sont arrangés sur un réseau en nid d’abeilles. En augmentant progres
sivement la valeur de [I“]o, ces structures deviennent instables par rapport aux
structures en bandes. En inversant la variation de [I“]o , on obtient à nouveau le
motif hexagonal formant ainsi une boucle d’hystérèse. Cette bistabilité entre
H,r et bandes est illustrée sur le diagramme de bifurcation numérique où l’on
a porté la concentration de l’iodure [I“] en fonction de [fjo (fig. 3.11). Cette
partie du diagramme correspond donc à la compétition standard entre bandes
et hexagones [Busse, 1978; Ciliberto et al., 1990; Newell et al., 1993]. Notons
la faible sous-criticalité des bandes et des hexagones H,r au voisinage du seuil
[I~]oc apparaissant dans cette région. En augmentant [I“]o, les bandes deviennent
Iog([r]o)
Fig. 3.11: Diagramme de bifurcation du modèle du système bistable GDI, montrant la
succession des structures suivantes : ESH stables (ligne continue), ESH instables (ligne
discontinue), hexagones (cercles noirs), hexagones inverses H
q(cercles blancs),
bandes (étoiles) et hexagones super-harmoniques (carrés) pour [Cl02]o=l l(f~^M,
[S]
q=4-^ ko= s~^ et un rapport de coefficients de diffusion 5=5.
96 CHLORE-IODURE
instables vis à vis d’un motif Hq dont les maxima de concentration forment un
réseau triangulaire. Ce motif reste stable dans un domaine de [I~]o nettement
plus large que le domaine de stabilité du motif H^, qui s’étend jusqu’à la proxi
mité de la région de bistabilité entre ESH. Lorsqu’on diminue [l'Io, le motif Ho
redonne des bandes. La seconde boucle d’hystérèse ainsi obtenue ne se superpose
pas à la première. Ces différents résultats sont résumés dans le diagramme de bi
furcation (fig. 3.11). Ce diagramme présente ainsi trois effets principaux induits
par l’asymétrie du système à savoir : la réduction du domaine de stabilité d’un
type d’hexagones et de la sous-criticalité des branches structurées au voisinage
du seuil apparaissant sur la branche dont la courbure est la plus réduite, l’élargis
sement du domaine de stabilité des hexagones inverses et de la sous-criticalité des
branches structurées près du seuil apparaissant sur la branche dont la courbure
est la plus grande, ou encore la suppression du domaine de tristabilité entre les
bandes, les hexagones et les hexagones inverses. Ces différents résultats sont en
bon accord avec ceux obtenus dans les systèmes fortement asymétriques, décrits
par le modèle de FitzHugh-Nagumo, dans le chapitre précédent. Ainsi, le système
CDI fournit un exemple réel, de systèmes où l’asymétrie de la boucle d’hystérèse
induit de nombreux effets génériques décrits plus haut.
3.7.2 Bifurcation vers des structures complexes
Lorsqu’on augmente davantage la concentration [I“]o, le système s’approche
de la limite d’hystérèse où le mode zéro devient actif. Près de cette limite, nous
observons une transition brusque non triviale du motif Hq vers un nouveau motif
(fig. 3.12). Cette nouvelle structure, comme l’indique sa transformée de Fourier,
implique clairement les six modes fondamentaux d’un motif hexagonal et leurs
premiers modes harmoniques. Ce serait donc le couplage entre les modes spatiaux
critiques fondamentaux, leurs premiers modes harmoniques et le mode zéro qui
serait à la base de la transition vers cette nouvelle structure. Pour clarifier la na
ture de la transition et de la nouvelle structure, nous allons étudier les équations
d’amplitude correspondantes. Pour obtenir une description globale du dévelop)-
pement d’une telle structure dans un système bistable, nous devons, comme nous
l’avons déjà souligné, tenir compte du mode zéro, des modes fondamentaux et
de leurs premiers harmoniques. Nous approchons donc les champs de concen
tration par une superposition linéaire du mode homogène A
q, 3 modes critiques
Fig. 3.12: Structure hexagonale complexe obtenue par intégration numérique du mo
dèle CDI à trois variables dans la région de bistabilité pour [S]o=4-5 x lOr^M,
[C102]
q=10~^M, fco = log([/“]o) = —3.36 et 5=5. La transformée de
Fou-rier correspondante indique clairement la présence des premières harmoniques des six
modes fondamentaux.
W:
3 3
c = eiylo + ^2 ^ Aj exp[zqj-r] expfiQ^r] + c.c.
j=i fc=i
(3.77)
/
ou c =
Cl
C2
V ^3
représente ici le vecteur des champs de concentration respective
ment de [I“], [CIO2 ] et du [SI
3]. qj et Q* sont respectivement les vecteurs d’onde
associés aux modes fondamentaux et à leurs premiers harmoniques.
Dans cette nouvelle structure, les deux ensembles de vecteurs d’onde q^ et
forment respectivement un triangle équilatéral :
|qi| = |q2| = |q3| = Qc avec qi + q2 + q3 = 0 (3.78)
et
|Qi| — IQ2I — IQ3I — v^Qc avec Qi -h Q2 + Q3 — 0 (3.79)
et sont résonnants entre eux selon la relation :
Plus explicitement, ces deux ensembles de vecteurs d’onde et s’écrivent
respectivement :
98____________________________________________________________________________________CHLORE-IODURE
qi = Q2 = ^ y)> qs = y- V3 y)
/ô /ô
Qi = —qc(\/3x + y), Q2 =-^qc(-^x + y), Q3 =-\/3 qcY
Rappelons que ce nouveau motif a été obtenu par intégration numérique du mo
dèle du système GDI (3.50)-(3.52). La dérivation des équations d’amplitude à par
tir de ce modèle est compliquée par la présence du mode zéro. Dans ce cas, nous
*
Fig. 3.13: Vecteurs d’onde fondamentaux (qi) d’une structure hexagonale et leurs pre
miers harmoniques (Qi)=qi — q(i+
2)-allons utiliser une description simplifiée basée sur la forme générique des équations
d’amplitude caractéristiques des systèmes bistables présentant des structures im
pliquant les modes fondamentaux et leurs premiers harmonique. Ces équations
sont de la forme :
dAo
dt
dAi
dt
dBz
dt
— h{Ao) + [oi + Q!2^o] + l-BiH
t=i
+
03+ A{AIAI + B1B2B3 + B*,B;b; + AIA3B1
+ AiAlBl + AIA
2B; +AiA*B
2+ AIA
3B; + A
2AIB
3] (3.81)
— ^\{A
q)A
i+ (/5i + ^A
q) {A2B2 + A3B1 + ^42^13)
+ 03 i-Btp++04\A
i,i=l i=2
- 0e {a{a;bi + aiaib; + A3b;b;+ b,A2B3)
= ~ 11-^A
q)B3 +
(71+ 72.4q) C-BÎ-Bj + 73^2A
3)
Al - 0e{AfB3 + AfBl)
(3.82)
+ 73 \BiŸ+74IB3I
*=i t=i
s.
- 75 (AiA^^i* + AÎA3B2*) - 76 [A\Af + AiA^) (3.83)
où h[Ae) = 0 détermine les états stationnaires homogènes. Les taux de croissance
Hi sont des fonctions nonlinéaires de Aq et les constantes Oj, 0i et 7^ peuvent être
exprimées en termes des paramètres du système. Des équations similaires pour
A2, A3, Bi et B2 peuvent être obtenues respectivement des équations (3.83) et
(3.83) par permutation cyclique des indices.
D’autre part, le tracé des courbes de dispersion obtenues à partir de l’équation
caractéristique (3.65) montre que le mode super-harmonique était déjà présent et
actif avant la bifurcation vers le motif complexe (fig. 3.12). Ceci permet d’écarter
l’hypothèse d’une bifurcation induite par l’activation de ce mode. Il nous reste
donc à considérer le rôle joué par la phase relative entre les modes fondamentaux
et leurs harmoniques dans la transition vers la structure complexe.
Pour étudier la dynamique des phases, nous exprimons les amplitudes {Aj}
et en coordonnées polaires sous la forme suivante :
Aj = , Bk = (j, Â: = 1,2,3) (3.84)
où et ’ipk sont respectivement les phases des modes fondamentaux et de leurs
premiers modes harmoniques. Par raison de simplicité, nous considérons dans la
suite que les modules et les phases des amplitudes de chacune de ces deux familles
de modes sont égaux
100
et
H^ = H2 = H3 = H, = ^2 = <^3 = (3.86)
Les équations de phase dérivées ainsi à partir du modèle (3.81)-(3.83), prennent
alors la forme suivante :
= [2R^H{P5 + f36)cosiP-iPi + l32Ao)R'^]sm{3(f>) (3.87)
= [-(71 + 72^0)^?^ + 27ei2^ cos(3<^)] sm{tp) + 2'y^I^Hsin(2^)
- (71+ 72^o)^f^sin(3V'). (3.88)
L’analyse du inotif complexe obtenu par intégration numérique de notre modèle,
montre que l’amplitude des modes harmoniques H est petite par rapport à celle
des modes fondamentaux R (fig. 3.14).
_____________ CHLORE-IODURE
Fig. 3.14; Distribution angulaire des amplitudes des modes fondamentaux (R) et leurs
premiers modes harmoniques (H) du motif complexe (fig. S. 12) dans l’espace des fré
quences pour [S]
q=4-5 X 10~^M, [C102]
q=10~^M, fco = log([/^]o) = —3.36
et 5=5.
Si on ne retient que les termes dominants, les équations de phases (3.87)-(3.88)
prennent une forme plus simple :
= -(^i+/?2Ao)iî2sin(3(^) (3.89)
at
Il est clair que le terme {pi + doit rester positif lors de la bifurcation vers
les structures complexes, car il a déjà changé de signe dans la transition entre
les hexagones et H
q. Par conséquent, nous en déduisons que la phase (j) des
modes fondamentaux reste nulle
</»« = 0 (3.91)
au travers de la transition vers le motif complexe et seul le changement de la
phase des modes harmoniques '0 peut donc induire une telle transition. Pour
savoir ce qui favorise ce changement, nous substituons la phase 0 par sa valeur
stationnaire 0s = 0 dans (3.89)-(3.90). L’équation alors obtenue pour la phase tp
s’écrit :
= [-(71 + j2Ao)R^ + 27eiî^] sin 0. (3.92)
Cette équation montre effectivement que lorsque l’amplitude des modes fonda
mentaux R est faible, le terme (71+72^0) est dominant, par conséquent la phase
0 = 0 est stable. Au contraire, lorsque l’amplitude R croît et dépasse la valeur
critique Rc donnée par
D _ 7i + 72A0
— rt
276
(3.93)
c’est le terme positif {2jeR) qui devient dominant et c’est la phase 0 = tt qui
devient stable.
En résumé, nous venons de montrer que la transition vers la structure com
plexe (fig. 3.12) dans le système (3.50)-(3.52) est due au couplage entre le mode
homogène, les modes critiques fondamentaux et leurs premiers modes harmo
niques. Cette transition s’effectue entre deux motifs de même symétrie dont
la phase relative entre les modes fondamentaux et leurs premiers harmoniques
change de signe suite à la croissance progressive de l’amplitude des modes fonda
mentaux. Pour vérifier ce résultat, nous avons reconstruit deux motifs hexagonaux
superposant chacun le mode homogène, des modes fondamentaux avec une phase
nulle ainsi que leurs premiers harmoniques auxquels nous associons respective
ment les deux phases stationnaires (0 = 0 et 0 = tt) prédites par les équations
de phase. Les deux structures ainsi reconstruites sont présentées dans la figure
(3.15). Ces deux motifs sont en effet équivalents à ceux obtenus par intégration
numérique du modèle (3.56)-(3.58), respectivement avant et après la transition
vers la structure complexe. Cette reconstruction confirme clairement que c’est le
102