CAPÍTULO I ENQUADRAMENTO TEÓRICO
2. FERIDAS MALIGNAS EM CUIDADOS PALIATIVOS
2.2. Cuidar da ferida maligna
2.2.1. Cuidados físicos
degré de malignité augmente (Figures R.15.A et R.16.A, p.87). Les marquages obtenus avec les
galectines biotinylées et mettant en évidence leurs sites de liaison suivent le même profil
(Figures R. 15.A et R. 16.A, p.87). De plus cette augmentation s’accompagne d’une augmentation
de l’expression cytoplasmique et d’une diminution du marquage nucléaire. En effet, dans la
muqueuse normale, le marquage relativement faible se limite à certains noyaux. Lorsque l’on
passe aux cas de dysplasies légères et sévères, le marquage devient moins nucléaire mais
fortement cytoplasmique et n’est plus que cytoplasmique dans les cancers (Figures R. 13 et R. 14,
p.85, 86). La proportion de cellules marquées et l’intensité du marquage sont très similaires entre
les dysplasies légères, sévères et les cas de cancers, tant dans l’épithélium que le tissu conjonctif.
Nos résultats semblent en concordance avec ceux de Schoeppner et collègues (1995) qui ont mis
en évidence un marquage nucléaire faible dans la muqueuse colique normale qui augmente
progressivement dans les cas de dysplasies et de cancers. Néanmoins, nous n’avons pas observé
de différences significatives entre les cas de dysplasies et les cancers, laissant présager un rôle
des galectines-1 et -3 et de leurs sites de liaison dans le développement précoce de lésions
adénomateuses (dysplasies). Au sein même des cas de cancers, nous n’avons pas observé de
différences significatives dans l’expression des galectines-1 et -3 tant au niveau de l’épithélium
que du tissu conjonctif Cependant Schoeppner et collègues (1995) ont observé que les patients
atteints de cancers coliques de stades avancés et dont les tumeurs présentaient des taux élevés de
galectine-3, avaient un taux de survie plus faible que ceux dont les tumeurs exprimaient moins
de galectine-3. Nos résultats semblent diverger légèrement de ceux obtenus par Sanjuan et
collègues (1997) qui ont observé une diminution significative de l’expression nucléaire et
cytoplasmique de la galectine-3 dans les adénomes (dysplasies) par rappport aux cas normaux
suivie d’une nouvelle augmentation dans les adénocarcinomes. Néanmoins, contrairement aux
cas normaux pour lesquels l’expression est toujours associée à un marquage uniquement
nucléaire, l’expression cytoplasmique de la galectine-3 dans les adénocarcinomes est la plupart
Discussion 119
du temps observée dans les cellules ne présentant plus du tout de marquage nucléaire. Ces
résultats semblent concorder avec les nôtres (Figure R. 14, p.86) et pourraient nous être utiles
dans l’interprétation des résultats précédents qui avaient mis en évidence à la fois une
augmentation de l’expression de la galectine-3 dans la séquence « adénome-adénocarcinomes »
(Schoeppner et coll., 1995) et une sous-régulation de l’ARNm dans les cancers plus avancés et
une perte de sa localisation nucléaire (Castronovo et coll., 1992; Lotz et coll., 1993). Les divers
profils d’expression de la galectine-3 dans les différents stades de la carcinogénèse colique ainsi
que dans deux compartiments cellulaires distincts suggèrent plusieurs rôles pour cette lectine
endogène. La galectine-3 présente dans le noyau est associée à des complexes ribonucléotidiques
et serait impliquée dans le « splicing » du pré-ARNm (Lotz zt coll., 1993; Wang et coll., 1995;
Patterson et coll., 1997). La galectine-3 présente dans le cytoplasme et à la surface cellulaire
jouerait plutôt le rôle de molécule d’adhésion impliquée dans les processus de reconnaissance et
d’adhésion cellulaire (Inohara et coll., 1995). D’autre part des études in vitro ont montré que des
cellules cancéreuses coliques fortement métastasiantes exprimaient significativement plus de
galectine-3 que celles présentant un phénotype moins invasif (Schoeppner et coll., 1995;
Bresalier et coll., 1998). Les résultats que nous avons obtenus montrent un marquage
uniquement cytoplasmique dans tous les cas de cancers confondus (invasifs et non-invasifs),
suggérant un rôle de la galectine-3 dans la progression tumorale locale des cancers coliques. De
plus, des études ont mis en évidence une corrélation positive entre l’expression cytoplasmique de
la galectine-3 et le degré d’invasion des adénocarcinomes de l’utérus (van den Brûle et coll.,
1996). A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas encore les mécanismes exacts par lesquels
cette protéine passe du noyau au cytoplasme où son expression est augmentée pendant la
carcinogénèse colique. Gong et collègues (1999) ont mis en évidence récemment que l’extrémité
NH
2terminale de la galectine-3 serait déterminante pour le maintien de sa localisation nucléaire.
Leurs études in vitro et in vivo ont permis la délétion de la séquence NH
2terminale de la
galectine-3 par des techniques de PCR et de transfections cellulaires. Ils ont pu ainsi mettre en
évidence que la galectine-3 délétée de son extrémité N-terminale n’était plus du tout présente
dans le noyau et se limitait au cytoplasme. De plus, ils ont également montré que des lignées
cancéreuses mammaires, qui induisent des tumeurs sur des souris athymiques lorsqu’elles sont
transfectées avec le gène de la galectine-3, perdent leur propriétés tumorigéniques lorsqu’elles
sont transfectées avec le gène délété pour la séquence N-terminale. D’autre part, le séquençage
de l’ADNc de la galectine-3 de muqueuses coliques normales et cancéreuses n’a révélé aucune
mutation spécifique qui pourrait être à l’origine de la compartimentalisation de la galectine-3
(Lotz et coll., 1993). Tous ces résultats suggèrent dès lors que la galectine-3 est bel et bien une
protéine nucléaire qui dépend d’autres protéines ou glycoprotéines pour son transport dans la
cellule. Les résultats que nous avons obtenus avec les lectines biotinylées pourront peut-être
nous permettre de mieux comprendre les données précédentes. Les profils d’expression, dans les
différents groupes histopathologiques, des sites de liaison à la galectine-3 sont pratiquement
identiques aux profils d’expression de la galectine-3 elle-même (Figure R. 16, p.87). Nous avons
observé, en effet, une augmentation significative du marquage des cellules épithéliales (variable
« Labeling Index » et « Staining Intensity ») dans les dysplasies légères, sévères et dans les
cancers. Nous avons également observé une diminution du marquage nucléaire et une
augmentation du marquage cytoplasmique dans les cas de cancers. On peut dès lors émettre
l’hypothèse que la galectine-3 reconnaît de manière spécifique certains ligands nucléaires ou
cytoplasmiques qui lui servent de molécules de transport intracellulaire. Huflejt et collègues
(1997) avaient déjà émis l’hypothèse de la présence de ligands intracellulaires jouant le rôle de
molécules de transport pour les galectines-3 et -4. On peut supposer que les interactions de la
galectine-3 avec ce type de molécules se fassent plus que probablement via son CRD et
impliquent ce^ainement des résidus saccharidiques de type Pgalactosides portés par ses ligands.
Néanmoins, la présence au sein de noyaux cellulaires de mammifères, de glycoconjugués portant
des résidus Pgalactosides n’a encore jamais été démontrée à l’heure actuelle (Patterson et eoll.,
1997). Il serait peut-être prématuré dès lors d’invoquer une quelconque implication du CRD et de
ses ligands supposés dans les phénomènes de reconnaissance moléeulaire à l’intérieur de
l’enveloppe nucléaire. De plus la structure « chimérique » de la galectine-3, avec un domaine
riche en résidus glycine, proline et tyrosine, laisse présager la possibilité d’interactions avec des
ligands non-glycosylés En effet, si à l’heure actuelle il est établi que la galectine-3 peut aussi se
lier à l’ARNm et à l’ADN simple brin, il semblerait qu’elle le fasse indépendamment de son
CRD et sans l’intervention de résidus glucidiques (Wang et coll., 1995; Patterson et coll., 1997).
Au vu de ces résultats, il semble que les interactions intracellulaires impliquant la galectine-3 et
ses ligands s’étendent bien au-delà d’interactions de type protéines-glucides et impliquent des
domaines distincts du CRD. Il reste à déterminer de manière plus précise l’existence et la nature
de ces ligands «transporteurs» (glycoprotéines, glycolipides,... ?) afin de mieux comprendre
d’une part le type d’interactions impliquées et d’autre part les méeanismes non-classiques de
sécrétion des galectines.
La galectine-1 a été nettement moins étudiée dans les cancers humains que la galectine-3.
Certains auteurs ont observé sa surexpression dans certains cancers thyroïdiens (Chiarotti et
eoll., 1995) et utérins (van den Brûle et coll., 1996). Néanmoins nous manquons de données
Discussion 121
concernant les cancers coliques. Les résultats que nous avons obtenus, révèlent que l’expression
au niveau de l’épithélium colique de la galectine-1, et de ses sites de liaison (variable « Labeling
Index » et « Staining Intensity »), augmente significativement lorsque le degré de malignité
augmente (Figure R. 15, p.87). Cette augmentation s’accompagne comme pour la galectine-3
d’une augmentation de l’expression eytoplasmique et d’une diminution du marquage nucléaire.
En effet, dans la muqueuse normale, le marquage relativement faible se limite à eertains noyaux.
Lorsque l’on passe aux cas de dysplasies légères et sévères, le marquage devient moins nucléaire
mais fortement cytoplasmique et n’est plus que cytoplasmique dans les cancers (Figure R. 13,
p.85). La proportion de cellules marquées et l’intensité du marquage sont très similaires entre les
dysplasies légères, sévères et les cas de cancers, tant dans l’épithélium que le tissu conjonctif.
Les résultats semblent très similaires à ceux obtenus pour la galectine-3. Le fait de ne pas
observer de différenees significatives de marquages (proportion de cellules marquées et intensité
du marquage) entre les différents stades de cancers concordent avec les résultats obtenus par
Lotan et collègues (1991). En effet, ces auteurs ont mis en évidence la présence de galectine-1
dans plusieurs spécimens d’adénoearcinomes coliques mais n’ont pu établir une corrélation entre
son taux d’expression et le degré de malignité. D’autre part Sanjuan et collègues (1997) ont mis
en évidence une expression faible de la galectine-1 dans les cellules épithéliales coliques
normales ainsi que dans le tissu conjonctif Néanmoins, ils ont montré également une
surexpression de la galectine-1, au niveau du tissu conjonctif, pendant la progression tumorale
colique. Ces résultats semblent concorder en partie avec les nôtres qui révèlent une expression
importante de la galectine-1 au sein du tissu conjonctif des cas normaux et une augmentation
significative de son intensité dans les dysplasies (légères et sévères) et les cancers (Figure
R.15.B, p.87). De nombreuses études avaient déjà mis en évidence que la matrice extracellulaire
eonstituait le site principal d’expression de la galectine-1 (Barondes et coll., 1994; Allen et coll.,
1991). Au vu des résultats précédents et des nôtres, il semblerait que la sécrétion de galectine-1
par les cellules épithéliales contribue également à la présence de galectine-1 au sein de la matrice
extracellulaire.
Il est intéressant de noter que la galectine-1 intracellulaire a été mise en évidence dans le
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A Gestão da ferida maligna em cuidados paliativos: práticas de enfermagem
(páginas 39-45)