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A big data no setor das redes sociais

No documento A “Big Data” nos mercados digitais (páginas 43-54)

mises en contact. C’est dans ce dernier cas que le critère physique (et donc le racisme) devient

saillant, parce qu'il offre un test beaucoup plus simple que les indices subtils jouant sur les

variations d’accent, de dialecte, de costumes, de manières, pour reconnaître les parents. La race

apparaît donc chez Van den Berghe, non pas comme une fatalité biologique mais, au contraire,

comme un signe de différenciation utilisé de façon purement situationnelle, pas plus efficace et

sans doute moins probable que n’importe quel autre trait culturel. Par contre l’ethnocentrisme (la

préférence systématique pour les membres de son ethnie) apparaît bien, quels que soient les

indices sur lesquels il s’appuie, comme une tendance atavique inconciente enracinée

génétiquement " (POUTIGNAT et STREIFF-FïNART, 1995, p. 103).

(3) Q. GAUSSET (1997), Les avatars de l'identité chez les Wawa et les Kwania du Cameroun.

Thèse de doctorat, ULB, 3 volumes, p. 342.

(4) Ces critiques peuvent être résiunées comme suit : pour les premiers, " le caractère primordial

des liens ethniques n'apparaît comme tel que parce que les primordialistes ignorent délibérément

l’environnement économique et politique dans lequel se manifestent les groupes et les identités

ethniques ". (...) ; les seconds reprochent aux théories primordialistes " d’en avoir occulté l’analyse

en postulant le caractère ineffable et a priori des attachements affectifs " (POUTIGNAT et

STREIFF-FENART, 1995, p. 100).

(5) Les théories du groupe d’intérêt, ce sont celles qui mettent surtout l'accent sur le fait que " les

identités et les idéologies ethniques sont maintenues et accentuées pour exercer une influence siu

les politiques sociales et économiques ". Il faut ici noter que l'ethnicité est vue comme " une

solidarité de groupe émergeant dans des situations conflictuelles entre des individus ayant des

intérêts matériels en commun " (Ibidem, p. 106) ou comme "une forme de mobilisation politique

concurrentielle à la classe sociale, et qui tend à supplanter celle-ci dans le monde moderne parce

qu'elle implique des liens affectifs concrets dont la classe est désormais dépourvue" (Ibidem, p.

107).

(6) Les théories du "choix rationnel ", quant à elles, " fortement ancrées dans le courant de

l'individualisme méthodologique ", ces théories " placent l'acteur individuel au centre de l'analyse"

(Ibidem, p. 111). Marquée par les écrits de M. Banton qui, dans son ouvrage Racial and Ethnie

Compétition paru en 1983, considère les groupes comme " des coalitions d'individus influencés par

les conséquences des choix qu'ils ont faits dans les périodes antérieures ", la théorie du choix

rationnel a largement été critiquée par les chercheurs britanniques et nord-américains. L'un des

reproches est qu'elle " évite de réfléchir à l'identité, bien qu'elle réfléchisse beaucoup aux individus.

et évite de réfléchir aux valeurs qui déterminent ce qu'est un choix rationnel pour un individu

donné " (Ibidem, p. 113).

(7) Quant à la théorie du colonialisme interne, elle envisage l'ethnicité comme " une forme de

solidarité qui émerge en réponse à la discrimination et à l'inégalité et manifeste une haute

conscience politique de la part de groupes cherchant à renverser une logique de domination "

(Ibidem, p. 114). Néanmoins, comme toutes les théories utilitaristes, la théorie du colonialisme

interne " pèche par sa difficulté à expliquer la genèse et le maintien de la solidarité de groupe et à

résoudre le problème théorique du profiteur (" free-rider ") ". Celui-ci désigne " une contradiction

centrale à toutes les théories utilisatrices de l'action collective. Si un individu est déterminé par ses

intérêts propres, le comportement fondamentalement rationnel sera pour lui de s'abstenir de toute

participation aux luttes collectives pour bénéficier néanmoins de leurs effets positifs " (Ibidem, p.

115).

(8) Voir par exemple Eriksen (1994), cité par GAUSSET (1997, p. 341).

(9) En citant Bontinck (1991), PETIT (1996, p. 760) cite un exemple congolais, c'est celui de

"l'ethnonyme "Mongo" apparut à la fin du dix-neuvième siècle suite à une pure méprise : le terme

désignait originellement les collines, par opposition aux plaines inondables. De toponyme, le

terme s'est transformé en ethnonyme au cours de l'exploration de la cuvette, consécutivement à

son usage par les guides des Européens pour désigner les hautes terres de l'intérieur, dans

lesquelles ne pénétraient pas ces premières explorations qui empruntaient la voie fluviale”.

(10) Cette définition est généralement utilisée dans la littérature anthropologique (cf Naroll 1964),

cité par P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995, p. 206).

(11) Cf P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995, p. 123).

(12) Ibidem, p. 123.

(13) Ibidem, p. 124.

(14) Cf la préface de Jean-William Lapierre dans Théories de l'ethnicitéde P. POUTIGNAT et J.

STREIFF-FENART (1995), oo. cit.. p. 11.

(15) P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995), on. cit.. p. 143.

(16) Cf D. HANDELMAN (1977), cité par P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995), op,

cit.. p. 143.

(17) Cf T.H. ERIKSEN (1991), cité par P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995), op. cit..

p. 143.

(19) Ibidem, p. 145.

(20) Ibidem, p. 120.

(21) Ibidem, p. 139.

(22) Ibidem, p. 121.

(23) Voir T.H. ERIKSEN (1991), cité par P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995), op,

cit.. p. 122.

(24) Idem, p. 122.

(25) E.M. LIPIANSKY, I. TABOADA-LEONETTI et A. VASQUEZ (1997), " Introduction à la

problématique de l'identité ", in CAMILLERI C. et al. (1997). Stratégies identitaires. Paris, PUF,

2e éd., p. 13.

(26) Cf. E. Person (1984), cité par E.M. LIPIANSKY, I. TABOADA-LEONETTI et A. VASQUEZ

(1997),

OP.

cit.. p. 8.

(27) Cf S. Freud dans Introduction à la Psychanalyse (1916) et dans Psychologie des foules et

analyse du moi (1921), cité par E.M. LIPIANSKY, I. TABOADA-LEONETTI et A. VASQUEZ

(1997),

OP.

cit.. p. 8.

(28) Cf S. Freud (1921), cité par E.M. LIPIANSKY, I. TABOADA-LEONETTI et A. VASQUEZ

(1997),

OP.

cit.. p. 9.

(29) Ibidem, p. 9.

(30) Cf E. Erikson (1968), cité par E.M. LIPIANSKY, I. TABOADA-LEONETTI et A.

VASQUEZ (1997),

OP.

cit.. p. 11.

(31) Ibidem, p. 11.

(32) Ibidem, p. 11.

(33) Cf E. Erikson (1968), cité par A. MUCCHEELLI (1994), L'identité. Paris, PUF, Col. Que

sais-je ?, 3e éd., p. 74.

(34) Cf G. Devereux (1970), cité par E.M. LIPIANSKY, I. TABOADA-LEONETTI et A.

VASQUEZ (1997), op. cit.. p. 12.

(35) Ibidem, p. 12.

(36) George Herbert Mead (1863-1931), philosophe américain et spécialiste de psychologie sociale

qu'il enseigna à Chicago, est souvent considéré comme le père de "l'interactionnisme symbolique",

expression créée en 1937 par un de ses élèves Herbert Brumer. Il s'intéresse à l'étude des processus

d'interaction sociale et montre comment les conduites des acteurs s'ajustent mutuellement aux

attentes de rôles. Dans son ouvrage principal publié en 1934 à titre posthume, L'Esprit, le soi et la

société, Mead décrit le processus de socialisation comme une suite de prises de rôles qui permet au

socialisé d'intérioriser " l'autrui généralisé ". Par cette expression, il désigne " le mécanisme par

lequel l'enfant se met mentalement à la place d'autrui pour découvrir, comment on le perçoit,

comment il doit ajuster son comportement pour être conforme aux attentes d'autrui, mais aussi,

comment il peut influencer par sa propre attitude le comportement des autres à son égard. Loin

d'obéir à un modèle normatif préétabli, le rôle se construit alors dans l'interaction par une suite

d'ajustements successifs entre partenaires " (Cf J. ETIENNE et al. (1995), Dictionnaire de

sociologie. Les notions, les mécanismes, les auteurs. Paris, Hatier, pages 183 et 243).

(37) Cf J. ETIENNE et al. (1995), op. cit.. p. 172.

(38) Cf G.-H. Mead (1963), cité par E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op. cit.. p. 13.

(39) Ibidem, p. 14.

(40) Cf F. Heider (1958), cité par E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op. cit.. p. 14.

(41) Dans L'Esprit, le soi et la société, G.-H. Mead distingue le Moi, le Je et le Soi. Le Moi c'est

"l'ensemble des rôles des autres intériorisés et assumés par l’individus. C'est par le Moi que la

société est présente en chacun de nous et exerce un contrôle sur nos actions ". Le Je correspond, au

contraire, " à ce qu'il y a de personnel dans la conduite, il constitue le facteur de spontanéité et de

créativité. C'est le Je qui répond aux sollicitations de la situation sociale telle qu'elle est représentée

par le Moi ". Quant au Soi, il désigne " une possibilité de conscience, car il est constitué par

l'interaction dialectique du Je et du Moi. Ce Soi est imprégné des normes sociales, son noyau est

commun aux membres d'une même société car il s'est façonné dans l'interaction sociale. Le soi

oriente les conduites sociales " (Cf G.-H. Mead (1934), cité par A. MUCCHIELLI (1994),

L'identité. Paris, PUF, Col. Que sais-je ?, 3e éd., pages 44 et 45).

(42) A. MUCCHIELLI (1994), op. cit. p. 43.

(43) Cf L. Festinger (1954), cité par E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op. cit.. p. 14.

(44) Cf H. Tajfel et C. Fraser (1978), cité par E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op. cit.. p. 14.

(45) Ibidem, p. 15.

(46) Cf M. Deutsch et R.-M. Krauss (1972), cité par E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op. cit.. p.

15.

(47) Ibidem, p. 15.

(48) Ibidem, p. 15.

(49) J. ETIENNE et al. (1995), op. cit.. p. 182.

(50) E. (jofïman (1922-1982), considéré souvent comme le représentant de la perspective

dramaturgique en sociologie, Goffman assimile le monde à un théâtre où les individus sont

considérés comme des acteurs en représentation qui jouent des rôles sociaux. Il s'agit pour chacun

de donner aux autres une image valorisée de lui-même et surtout de " ne pas perdre de face ". Son

ouvrage le plus célèbre eA Asiles (1961) dans lequel il décrit - après une observation participante

d'un an - les modes d'adaptation secondaires des malades aiu contraintes d'une institution totale

comme l'hôpital psychiatrique (Cf J. ETIENNE et al. (1995), op. cit.. p. 242).

(51) Cf. E. Goffman (1959, 1973, 1974, 1975), cité par E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op. cit.. p.

15.

(52) Ibidem, p. 15.

(53) Ibidem, p. 16.

(54) Ibidem, p. 16.

(55) A. MUCCHIELLI (1994), op. cit.. p. 75.

(56) Ibidem, p. 84.

(57) E.M. LIPIANSKY (1997), " Identité subjective et interaction ", in CAMILLERI C. et al.

(19971. Stratégies identitaires. Paris, PUF, 2e éd., p. 173.

(58) Ibidem, p. 174.

(59) 1 TABOADA-LEONETTl (1997), " Stratégies identitaires et minorités : le point de vue du

sociologue ", in CAMILLERI C. et al. (1997), op. cit.. p. 45.

(60) Ibidem, p. 45.

(61) Ibidem, p. 46.

(62) Ibidem, p. 47.

(63) Ibidem, p. 47.

(64) Cf B. Bernstein (1972) et R. Hoggart (1970), cités par E.M. LIPIANSKY et al.

(1997),

OP.

cit..

p.

17.

(65) Ibidem, p. 17.

(66) A. MAALOUF (1998), Les identités meurtrières. Paris, Grasset, p. 173.

(67) Cf D. Schnapper (1993), cité par M. WIEVIORKA (1993), La démocratie à l'épreuve.

Nationalisme, populisme, ethnicité. Paris, La Découverte, p. 104.

(68) Cf J.P. Sartre (1954), cité par M. WIEVIORKA (1993), op. cit., p. 106.

(69) Ibidem, p. 106.

(70) Cf F. Barth (ed.) (1969), cité par J.W. Lapierre dans la préface de Théories de l'ethnicité

(1995), op. cit.. p. 11.

(71) Cf L. Drummond (1981), cité par P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995), op. cit..

p. 155.

(72) cf. C. Geertz (1963), cité par P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995),

OP.

cit.. p. 26.

(73) P. POUTIGNAT et J. STREIFF-FENART (1995), op. cit.. p. 26.

(74) Ibidem, p. 26.

(75) Ibidem, p. 26.

(76) Ibidem, p. 42.

(77) Pour des plus amples information sur les frontières ethniques, se référer à P. POUTIGNAT et

J. STREIFF-FENART (1995), op. cit.. pp. 166-174.

(78) E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op, cit.. p. 17.

(79) Ibidem, p. 17.

(80) Cf. J. Ziegler (1969), cité par E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op. cit.. p. 18.

(81) E.M. LIPIANSKY et al. (1997), op. cit.. p. 24.

(82) Ibidem, p. 22.

(83) J. PIROTTE (1998), " Carences et atouts de l'identité wallonne ", in J.-C. VAN

CAUWENBERGHE (ed.) (1998), Oser être Wallon !. Gerpinnes, Quorum, p. 12.

(84) Ibidem, p. 12.

(85) Ibidem, p. 12.

(86) Ibidem, p. 13.

(87) A.-P. FROGNIER (1998), " L'identité wallonne et l'identité belge ", in J.-C. VAN

CAUWENBERGHE (ed.) (1998), Oser être Wallon !. Gerpinnes, Quorum, p. 44.

LES COMPOSANTES DE LA CONSTRUCTION DES IDENTITES

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