VIII – REFERÊNCIA BIBLIOGRÁFICAS
9.1 12 MEDIDAS PELA NÃO-VIOLÊNCIA E CONVIVÊNCIA ESCOLARES FENPROF
9.3. LEI 38/2010 DE 2 DE SETEMBRO (ESTATUTO DO ALUNO)
5.6.3.1 Echelle de Stress Infirmier ou ESI
Cette Echelle de Stress Infirmier est une version adaptée du Nursing Stress
Scale (Gray-Toft et al, 1980). L’échelle originale comprenant 33 items décrit des
situations identifiées comme stressantes pour le personnel infirmier (annexe IV).
Chacun des items donne lieu à une réponse à situer sur une échelle de type Likert à 5
points allant du pôle "pas du tout stressant" (valeur 0) au pôle "énormément stressant"
(valeur 4). L'échelle originale fournit ainsi un score pour les 33 items, 7 scores
correspondant à 7 facteurs particuliers et un score total correspondant à la somme des
scores sur le nombre d'items positifs (score > 1).
La version française a fait l’objet d'une analyse factorielle préalable sur 178 infirmières
(non publiée). Comme repris dans le tableau 18, l’échelle française revue comprend 20
items et 6 sous-échelles ou facteurs incluant le manque de soutien, la préparation
inadéquate, les conflits professionnels, la confrontation à la mort et aux mourants, les
soins douloureux et inefficaces, la surcharge de travail.
Echelle de Stress Infirmier (ESI)
Questions
Q 1 Des critiques émanant de médecins
Q 2 Le fait d'administrer des soins qui sont douloureux pour les patients
Q 3 L'impuissance à aider un patient dont l'état ne s'améliore pas
Q 4 Un conflit avec un supérieur
Q S Le fait d'écouter ou de parler avec un patient de sa mort prochaine
Q6 Le manque d'occasion de discuter ouvertement des problèmes de l'unité avec les
collègues
Q 7 La mort d'un patient
Q 8 Un conflit avec un médecin
Q9 Le manque d'occasion pour partager avec les collègues leurs expériences et leurs
sentiments
Q 10 La mort d'un patient avec qui s'est nouée une très bonne relation
Q 11 L'absence d'un médecin lors de la mort d'un patient
Q 12 Le sentiment d'être insuffisamment préparé(e) pour aider émotionnellement la famille
d'un patient
Q 13 Le manque d'occasion pour exprimer aux autres membres de l'équipe des sentiments
négatifs envers les patients
Q 14 Des questions posées par un patient auxquelles il est difficile de répondre
Q 15 Le fait de voir souffrir un patient
Q 16 Le sentiment d'être insuffisamment préparé(e) pour aider émotionnellement un patient
Q 17 Des critiques émanant d'un supérieur
Q 18 Trop de travail sans rapport direct avec le nursing, comme le travail administratif
Q 19 Le manque de temps pour terminer toutes les tâches de nursing
Q 20 Le fait qu'il n'y ait pas assez de personnel pour assurer tout le service dans l'unité
Facteurs
F 1 Le manque de soutien (questions 6, 9, 13)
F 2 La préparation inadéquate (questions 12, 14, 16)
F 3 Les conflits professionnels (questions 1,4, 8, 17)
F 4 La confrontation à la mort et aux mourants (questions S, 7, 10, 11 )
F 5 Les soins douloureux et inefficaces (questions 2,3,15)
F 6______ La surcharge de travail (questions 18, 19, 20)________________________________________
Tableau 18
Cette échelle s'est également révélée être un outil de mesure sensible dans l'évaluation
des divers modules de formation en psycho-oncologie (Razavi et al, 1993b; Delvaux et
al, 1997).
5.6.3.2 Questionnaire Sémantique Différentiel d'Attitude ou QSDA
Il s'agit de la traduction française d’un questionnaire élaboré pour évaluer les
attitudes de soignants travaillant en oncologie (Silberfarb et al, 1980a,b,c) (annexe V).
Cet outil comprend une liste de 20 attitudes dont chacune doit être définie sur 13
échelles sémantiques différentielles à 7 points ( 1 caractérisant le pôle positif et 7 le pôle
négatiO- Chacune des 20 attitudes donne lieu à un score correspondant à la moyenne des
réponses aux 13 échelles sémantiques différentielles. Les scores bas correspondent à des
attitudes positives et les scores élevés à des attitudes négatives.
Les 20 attitudes peuvent également être regroupées selon cinq sous-échelles
ou facteurs (tableau 19).
Questionnaire Sémantique Différentiel d'Attitude (QSDA)
Questions
Q 1 S'occuper de patients terminaux
Q 2 La qualité des interventions auprès des patients
Q 3 Le développement sur le plan émotionnel apporté par le travail
Q 4 La relation professionnelle avec les médecins
Q 5 L'image de soi en tant que professionnel de la santé
Q 6 Le rôle professionnel auprès du patient cancéreux
Q 7 S'occuper de jeunes patients cancéreux
Q 8 La relation professionnelle avec l'équipe soignante
Q 9 L'attitude à l'égard de la maladie
Q 10 L'image de soi comme personne
Q 11 L'attitude à l'égard de la mort
Q 12 S'occuper de patients cancéreux qui ont à peu près le même âge
Q 13 La relation professionnelle avec l'équipe psychiatrique
Q 14 S'occuper de patients atteints de cancer
Q 15 La relation personnelle avec l'équipe soignante
Q 16 S'occuper de patients cancéreux adultes
Q 17 Le développement sur le plan personnel apporté par le travail
Q 18 L'attitude à l'égard du cancer
Q 19 S'occuper de patients cancéreux âgés
Q 20 Le développement sur le plan de la connaissance apporté par le travail
Facteurs
F 1 Les attitudes par rapport à soi-même (questions 2, 5, 6, 10)
F 2 Les attitudes par rapport au cancer et à la mort (questions 9, 11, 18)
F 3 Les attitudes par rapport au développement personnel (questions 3, 17, 20)
F 4 Les attitudes par rapport aux relations professionnelles (questions 4, 8, 13, 15)
F 5 Les attitudes occupationnelles (questions 1, 7, 12, 14, 16, 19)_____________________________
Tableau 19
Pour chacun des cinq facteurs, un index moyen est calculé en faisant la
moyenne des scores des attitudes qui constituent le facteur.
publiée) s'est révélé être un outil de mesure sensible dans l’évaluation de divers modules
de formation en psycho-oncologie (Razavi et al, 1988c; Razavi et al, 1991; Razavi et al,
1993b; Delvaux et al, 1997).
5.6.3.3 Grille d'Evaluation Analytique des Compétences en Communication ou
GEACC
La GEACC constitue l’adaptation française du “Cancer Research Campaign
Workshop Evaluation Manual” (CRCWEM) (Booth et al, 1991). Elle permet une
description détaillée des formes, fonctions, contenus de chaque énoncé ainsi que des
paramètres de structure de la communication (comportements de blocage à l’entretien,
niveau psychologique, contrôle, pertinence, type de réplique). Elle s’applique au
soignant et au patient (annexe XI).
Cette grille nécessite la retranscription écrite de l'interaction. Comme le montre le
tableau 20, elle procède en effet pour chaque énoncé du soignant à l’analyse des
paramètres suivants :
— la forme des énoncés du soignant (définie selon 8 catégories parmi lesquelles
l’affirmation et différents types de questions);
— la fonction des énoncés du soignant (définie selon 21 catégories parmi
lesquelles la recherche d’information, la clarification, la vérification, la
reconnaissance, l’empathie, la réassurance, l’apport d’information et différentes
stratégies d’interprétation);
— le contenu des énoncés du soignant et du patient (défini selon 38 catégories
relatives aux aspects physiques et médicaux, psychologiques, sociaux);
l'analyse est limitée à deux contenus maximum par énoncé;
— la structure (comprenant 5 catégories: la pertinence et l'origine de la réplique
pour le soignant, le blocage, le contrôle et le niveau émotionnel pour le
soignant et le patient).
Cette grille comprend en outre pour chacun des paramètres :
— une catégorie "incomplet" pour les énoncés incomplets ou incompréhensibles à
l'enregistrement ou à la retranscription dactylographique;
— une catégorie "inclassable" pour les énoncés ne pouvant recevoir un code
existant.
Les catégories "incomplet" et "inclassable" sont issues du manuel original (Booth et al,
1991). Elles ont été maintenues dans l'adaptation française car elles sont susceptibles
d'offrir des renseignements utiles pour améliorer l'enregistrement et l'analyse des
interactions. Ces catégories n'offrent toutefois qu'un intérêt secondaire par rapport à
l'objectif d'évaluer dans la présente étude les effets d'un programme de formation de
base en psycho-oncologie.
L’application de la GEACC nécessite donc la retranscription littérale
— énoncé par énoncé — de l’enregistrement audio ou audiovisuel de l’entretien. Un
énoncé est défini pour le soignant comme une unité de forme ou de fonction et pour le
patient comme une unité de niveau ou de contrôle. Les scores obtenus correspondent à
des pourcentages, à savoir: la fréquence des différentes catégories sur le nombre total
d'énoncés multipliée par cent. Le tableau 20 reprend les différentes catégories de
formes, fonctions, structure et contenus.
Grille d'Evaluation Analytique des
FORME
01... ..Affirmation
02... .. Réponse
03...
04...
05...
06...
07...
08...
25...
99...
FONCTION
01...
02... .. Recherche info générale
03...
04... ..Clarification générale
05... .. Vérification
06...
07... ..HIN* psychologique
08... ..HIN* générale
10... ..HID** psychologique
Il... ..HID** générale
12... ..Empathie
13... .. Réassurance
14... ..Fausse réassurance
15... ..Négociation
16...
17...
avec investigation préalable
18...
sans investigation préalable
19... .. Introduction/Clôture
20...
21...
25...
99...
TYPE DE REPLIQUE
1 ...
2...
3... ..Différée
4...
5...
6... ..Après une interruption
9...
PERTINENCE
1... .Pertinence
2... .Non pertinence
9... .Incomplet/Incompréhensible
NIVEAU EMOTIONNEL
0... .Niveau 0
1... .Niveau 1
2... .Niveau 2
3... .Niveau 3
9... Incomplet/Incompréhensible
CONTENU
100 Cadre
110...Introduction
120...Clôture
200 Contenu psychologique
210...Symptômes présents
211 ....explicites
212 ....implicites
220...Symptômes passés
221 ....explicites
222 ....implicites
300 Contenu social
310...Soutien
320...Préoccupations/relations
familiales
330...Vie sociale /activités de loisir
340...Emploi
350... Finances
360... Expérience du cancer chez les
autres
370... Mode de vie
400 Contenu médical oncologique
410...Symptômes physiques
411 ...actuels
412 ...passés
420... Diagnostic
421 ...explicite
422 ...euphémisme
423 ...imprécis/impiicite
430... Pronostic
431 ...explicite
432 ...implicite
440... Aspects de la maladie
441 ...histoire
442 ...causes
450... Traitement
451 ...actuel
452 ...passé
453 ...fumr
454 ...problèmes après traitement
500 Anamnèse
510... Anamnèse
psychosociale/santé générale
520... Anamnèse médicale/santé
générale
600 Information
700 Expériences/Sentiments sur soins de santé
800 Préoccupations
900 Inclassable
999 Incomplet/Incompréhensible
BLOCAGE ET REPETITION
0 ... Pas de blocage
1 ...Blocage
2 ... Répétition
3 ... Répétition pour blocage
9... Incomplet/Incompréhensible
TYPE DE CONTROLE
1 ...Soignant
2 ... Patient
9... Incomplet/Incompréhensible
Hypothèse interprétative négociée
Les caractéristiques de l’outil CRCWEM ont été étudiées par leurs auteurs
(Maguire et al, 1996a). La fidélité inter-cotateur a été évaluée sur base de trois
entretiens décodés chacun par deux cotateurs. Les taux de concordance sont de 91%
pour la forme, 81% pour la fonction, 87% pour le contenu et 82% pour le niveau. La
validité intrinsèque a été évaluée préalablement auprès de 206 soignants qui se sont
prêtés à un entretien simulé avant et après formation. Afin de mettre en évidence les
comportements du soignant qui facilitent l’expression par le malade de ses
préoccupations, les coefficients de corrélation de Spearman sont calculés auprès de 41
soignants (20%) présentant le plus de comportements facilitateurs et de 41 soignants
(20%) présentant le plus de comportements inhibiteurs. L’outil discrimine les deux
groupes. L’expression par le malade de ses préoccupations est significativement
associée à l’utilisation par le soignant de stratégies telles que le recours aux questions
ouvertes, la recherche d’informations et la clarification des aspects psychologiques,
l’empathie, la synthèse et les conseils appropriés. Par contre, l’usage de questions
suggestives, la recherche d’information et la clarification des aspects physiques, l’apport
prématuré d’informations et de conseils inhibe le malade. Les comportements
inhibiteurs sont deux à trois fois plus fréquents que les comportements facilitateurs
avant la participation à une formation. La sensibilité de l’outil est soulignée dans une
étude évaluant l’impact de la formation à la communication de 169 soignants (Maguire
et al, 1996b). L’analyse des données montre une augmentation significative après
formation de comportements facilitateurs (en particulier l’utilisation de questions
ouvertes, la recherche d’informations et la clarification des aspects psychologiques) et la
diminution de comportements inhibiteurs (en particulier la recherche d’informations et
la clarification des aspects physiques, et l’apport de conseils prématurés).
Pour le présent travail de décodage des jeux de rôle et des entretiens avec
patients, 9 cotateurs ont été entraînés à l'utilisation de la GEACC. La fidélité inter-
cotateur a été évaluée sur la base du décodage d'un entretien test.
La concordance a été calculée de la manière suivante : les valeurs des variables de la
GEACC ont été comparées pour chaque couple de cotateurs (au total : 36 couples
distincts possibles), en codant “1” si accord sur la valeur et 0 si désaccord, en totalisant
le nombre d’accords avant de diviser par le nombre de couples (tableau 21).
Soient les modalités possibles A, B, C, D pour une variable donnée et les cotations des 9
cotateurs (c) (exemple : cl = A; c2 = B; c3 = A; c4 = A; c5 = C; c6 = D; c7 = A; c8 = A;
c9 = A). Alors, l’indice de concordance est de 0.40.
cl cl
cl
c2
c3
c4
c5
c6
c7
c8
c9
Total général_________
c2 c3 c4 c5
0 110
0 0 0
1 0
0
c6 c7 c8 c9
0 111
0 0 0 0
0 111
0 111
0 0 0 0
0 0 0
1 1
1
Total en ligne
5
0
4
3
0
0
2
1
15 pour 36 couples
Tableau 21
L’indice ainsi construit varie entre 0 et 1. Il suffit que l’un des cotateurs soit en
désaccord avec les 8 autres qui seraient d’accord entre eux pour que l’indice tombe à
0.7.
Dans le présent travail, les taux de concordance des 9 cotateurs après entraînement sont
les suivants pour les catégories regroupées : 0.76 pour la forme, 0.73 pour la fonction,
0.73 pour le niveau, 0.89 pour le blocage, 0.89 pour le contrôle, 0.91 pour la pertinence,
0.87 pour la réplique, 0.83 pour l’ensemble des catégories.
Le rapport entre la durée de l'interaction et celle du décodage est de 1 à 10.
En d’autres termes, un entretien de 20 minutes nécessite en moyenne une demi-journée
de travail (3 h à 3h30) pour un cotateur entraîné. L’ampleur du travail a Justifié la
participation de 9 décodeurs au projet. Le décodage du matériel s’est fait à l’aveugle.
sans information ni sur le caractère expérimental ou contrôle du groupe auquel
appartient le sujet ni sur le moment d’évaluation (Tl, T2, T3) où le jeu de rôle ou
l’entretien a été réalisé.
Dans le présent travail, les catégories originales du CRCWEM ont subi des
regroupements pour les formes, fonctions, niveaux psychologiques, répliques, blocages.
Ces regroupements ont été opérés en vue de l'analyse des données. Ils sont repris dans le
tableau 22.
Grille d'Evaluation Analytique des Compétences en Communication(GEACC)
— Regroupements de catégories —
Regroupement de formes
1. Formes affirmatives : affirmation, réponse
2. Formes interrogatives ouvertes : questions ouvertes, questions directives ouvertes, questions
d'évaluation
3. Formes interrogatives fermées : questions directives, questions suggestives, questions
multiples
Regroupement de fonctions
1. Fonctions de cadre de l'interaction : introduction, clôture
2. Fonctions évaluatives : recherche d'information, clarification, vérification
3. Fonction informative avec investigation
4. Fonction informative sans investigation (ou prématurée)
5. Fonctions de soutien : empathie, reconnaissance, négociation, synthèse
6. Fonction de réassurance
7. Fonction de fausse réassurance (ou réassurance prématurée)
8. Fonctions interprétatives : hypothèses interprétatives, rappel à la réalité, confrontation
Regroupement de niveau émotionnel
1. Niveau neutre : niveau 0
2. Niveau émotionnel : niveaux 1,2,3
Regroupement de réplique
1. Réplique immédiate : réplique immédiate, réplique immédiate partielle
2. Réplique différée : réplique différée, réplique différée partielle
3. Réplique sans origine
Regroupement de blocage
1. Absence de blocage
2. Présence de blocage : blocage, répétition, répétition pour blocage_________________________
Tableau 22
Les contenus des énoncés des émetteurs soignants et patients ont été décodés selon les
catégories initiales auxquelles a été ajoutée une catégorie générique correspondant pour
chaque contenu à une classification générale (tableau 20). Ces contenus ont été classés
de la manière suivante en accordant une priorité aux dimensions psychosociales par
rapport aux dimensions médicales :
1 ° le cadre
2° le contenu psychologique
3° le contenu social
4° le contenu médical oncologique
5° l'anamnèse
6° l'information
7° les expériences et sentiments sur soins de santé
8° les préoccupations.
La cotation de contenu doit refléter l'idée principale de l'énoncé. Il est prévu au
maximum deux cotations de contenu par énoncé : la seconde cotation est donnée quand
la première doit être précisée ou approfondie. Les premier et second contenus respectent
le classement par priorité décrit plus haut.
Certaines catégories qui composent la GEACC permettent de différencier les
stratégies facilitatrices et les stratégies inhibitrices de la communication (Maguire et al,
Types de stratégies de communication
Stratégies facilitatrices
Formes interrogatives ouvertes
Fonctions de cadre de l'interaction
Fonctions évaluatives
Fonction informative avec investigation
Fonctions de soutien
Fonction de réassurance
Présence d'un niveau émotionnel
Absence de blocage
Contenu psychologique
Stratégies inhibitrices
Formes interrogatives fermées
Fonction informative sans investigation
Fonction de fausse réassurance
Niveau neutre
Présence de blocage
Tableau 23
L’efficacité du PFPO est évaluée ici en utilisant les classements de contenus
et les regroupements de formes, fonctions, niveau, réplique, blocage repris dans la
GEACC. Elle peut également être mise en évidence par l’augmentation de stratégies
facilitatrices et la diminution de stratégies inhibitrices telles que celles décrites dans le
tableau 23.
5.6.3.4 Grille d'Evaluation Globale des Compétences en Communication du
Soignant
L’évaluation globale utilise un instrument proposé par l’American
Association for Academie Psychiatry pour l’évaluation des compétences cliniques du
soignant (Johnson et al, 1994). Cet outil est appliqué uniquement pour sa partie relative
aux compétences élémentaires en communication (annexe XII). Les compétences de
base en communication y sont définies par 13 items à qualifier sur une échelle à cinq
points allant de 1 “nécessite une amélioration considérable’’ à 5 “supérieur” et un score
total (moyenne des scores). L’item concernant dans l'outil original l’évaluation
cognitive du patient a été considéré comme non pertinent dans le cadre de cette étude,
l'absence de trouble cognitif étant un critère d'éligibilité pour l'entretien avec patient.
Cet item a donc été exclu. Les 12 items retenus pour la présente étude sont repris dans le
tableau 24.
Grille d'Evaluation Globale des Compétences en
Communication du Soignant
Questions
Q 1 Formulation des buts de l'entretien
Q 2 Accueil du patient
Q 3 Evaluation des aspects médicaux (pathologie physique et traitement)
Q 4 Evaluation des aspects psychologiques
Q S Evaluation des risques de suicide
Q 6 Evaluation des aspects socio-professionnels et familiaux
Q 7 Utilisation de questions ouvertes
Q 8 Utilisation de techniques de facilitation
Q 9 Techniques d'entretien adaptées à l'état mental et émotionnel du patient
Q 10 Evaluation de la compréhension du patient, de sa maladie et des symptômes
Q 11 Information du patient
Q 12 Qualité du rapport soignant/patient
Tableau 24
Il nous a semblé utile de recourir à cet outil dans une perspective de
comparaison entre une Grille d'Evaluation Analytique et une Grille d'Evaluation
Globale des Compétences en Communication du Soignant en dépit du fait que les
caractéristiques psychométriques de cet outil n’avaient jusqu'à présent pas été étudiées.
Cette comparaison devrait permettre d'apporter des informations supplémentaires pour
la validation intrinsèque de ces systèmes d'analyse des interactions en oncologie. Par
ailleurs, la Grille d'Evaluation Globale offre des caractéristiques de maniabilité : elle est
plus facile à intégrer pour les décodeurs et rend le décodage plus rapide que la Grille
d'Evaluation Analytique. La Grille d'Evaluation Globale est appliquée après la première
lecture du matériel avant l’utilisation de la Grille d’Evaluation Analytique. Elle ne
nécessite que quelques minutes pour être remplie. Le décodage du matériel s’est fait à
l’aveugle, sans information ni sur le caractère expérimental ou contrôle du groupe
auquel appartient le sujet ni sur le moment d’évaluation (Tl, T2, T3) où le jeu de rôle
ou l’entretien a été réalisé.
avec le Patient
Il s'agit d'un questionnaire élaboré spécifiquement pour le présente étude.
Son élaboration est basée sur le concept de tri-fonctionnalité de l’interaction
comprenant l'évaluation, l'apport d’information, le soutien. Des paramètres plus globaux
de l’interaction y sont également inclus tels que la satisfaction globale, le niveau
émotionnel, l'écoute. La version initiale du questionnaire comprend 12 questions
décrivant différents aspects de l'interaction identifiables par le soignant (annexe IX).
Pour chaque question, la réponse est à choisir entre 4 modalités, allant de 1 "pas du
tout" à 4 "beaucoup".
La validité du Questionnaire de Satisfaction de rinfirmier(e) par rapport à
l’Interaction avec le Patient a été testée séparément en Tl, T2, T3 sur l’échantillon des
infirmier(e)s qui ont répondu au questionnaire (ni = 102; n2 = 103; n3 = 107). La
cohérence interne (homogénéité) du questionnaire a été évaluée par la corrélation entre
chaque item et la note totale à l’exclusion de cet item. L’analyse factorielle avec
rotation (Varimax) a mis en évidence, pour les trois échantillons, quatre facteurs. La
répartition des questions entre facteurs est toutefois instable pour deux des facteurs. Il a
été décidé de conserver les deux facteurs stables : un facteur “réassurance et
information’’ comprenant les questions 3 (réassurance), 4 (apport
d’informations/conseils), 5 (rappel à la réalité) et un facteur “facilitation et écoute”
comprenant les questions 7 (facilitation) et 8 (écoute). Certaines questions ont été
conservées pour leur validité intrinsèque : la question 1 (introduction), la question 2
(clarification des préoccupations) et la question 6 (satisfaction globale). Le tableau 25
reprend les 5 facteurs du questionnaire.
Questionnaire de Satisfaction de rinfirmier(e) par rapport à l'Interaction avec le
Patient
Questions
Q1 Introduction
Q 2 Clarification des préoccupations
Q 3 Réassurance
Q4 Apport d'informations/conseils
Q S Rappel à la réalité
Q 6 Satisfaction globale
Q 7 Facilitation
Q 8 Ecoute
Facteurs
F 1 Introduction (question 1 )
F 2 Clarification des préoccupations (question 2)
F 3 Réassurance et information (questions 3, 4, 5)
F 4 Facilitation et écoute (questions 7, 8)
F 5 Satisfaction globale (question 6)
Tableau 25
Sur la base de ces données, le Questionnaire de Satisfaction de l’Infirmière
par rapport à l’Interaction avec le Patient est donc composé des éléments suivants : une
question sur l’introduction, une question sur la clarification, un facteur d’information et
de réassurance, un facteur de facilitation et écoute, une question sur la satisfaction
globale et un score total (moyenne des 8 questions).
Le questionnaire est repris en annexe IX.
5.6.3.6 Questionnaire de Qualité de Vie (Quality of Life Questionnaire) de
l'Organisation Européenne pour la Recherche dans le Traitement du
Cancer (European Organization for Research on Treatment of Cancer)
(EORTC QLQ-C30)
Il s’agit d’un questionnaire d’auto-évaluation de la qualité de vie des
patients atteints de cancer (annexe X). Ce questionnaire comprenant 30 items a été
validé sur une population de patients cancéreux (Aaronson et al, 1991 et 1993). Le
questionnaire est basé sur une définition multidimensionnelle du concept de qualité de
vie. Il comprend cinq sous-échelles de fonctionnement, trois sous-échelles de
symptômes, une sous-échelle d’évaluation globale de qualité de vie et six items isolés
évaluant des symptômes communément présents chez les patients atteints de cancer. Le
tableau 26 reprend les sous-échelles du questionnaire.
Questionnaire EORTC QLQ-C30
— Sous-échelles —
Sous-échelles de fonctionnement
Fonctionnement physique (questions 1 -5)
Activités (questions 6, 7)
Fonctionnement cognitif (questions 20, 25)
Fonctionnement émotionnel (questions 21 -24)
Fonctionnement social (questions 26, 27)