Development of an instrument to assess the capacity for families to provide home care: content validation process
3. Debate do Pré-teste (validade facial e validade de conteúdo)
d’obtenir des cartes de température de surface. Ces cartes de température sont directement utiles à des modèles
comme ESTM pour estimer le flux de chaleur de stockage. La longueur de rugosité, utile notamment dans le
calcul des flux turbulents pour les modèles SVAT adaptés aux paysages urbains, peut également être déterminée
à l’aide de mesures de télédétection (Kato et Yamaguchi, 2005 ; Xu et al., 2008 ; Kanda et al., 2007). D'autre part,
les images satellites nocturnes peuvent être utilisées pour estimer la densité de population et l’activité des villes,
ce qui peut être intégré dans les estimation des flux anthropogéniques.
La détermination des propriétés physiques (propriétés optiques et thermiques) à partir d'observations satellites
est très difficile compte tenu de la variabilité spatiale de ces matériaux, de grande hétérogénéité 3D de
l'architecture urbaine. Ainsi, les méthodes d'inversion utilisées pour dériver la surface foliaire des arbres à partir
d'observations satellites ne sont en général pas applicables, du moins avec une bonne précision, car en tout point
du milieu urbain, l'environnement radiatif, et donc la réflectance des surfaces végétales, dépend de l'architecture
urbaine locale. En effet, les bâtiments avoisinants affectent beaucoup l'éclairement solaire direct et l'éclairement
atmosphérique. Ces difficultés expliquent l'intérêt de l'approche originale conçue et implémentée durant ce
travail de thèse. Cette approche permet de dériver d'images satellites la distribution spatiale des propriétés
optiques et thermiques des différents matériaux urbain, qui assurent une quasi égalité entre les images satellites
et les images simulées par le modèle DART, par pixel, satellite. Elle permet donc d'estimer le bilan radiatif urbain
uniquement à partir d'images satellites. Par contre, l’estimation du bilan d’énergie urbain uniquement à partir
de données de télédétection total n’est pas encore possible, même si des projets ambitieux comme le projet
URBANFLUXES (urbanfluxes.eu) sont réalisés dans ce sens.
Avant de présenter l'approche développée durant cette thèse, la section suivante présente un certain nombre
de théories et grandeurs physiques utilisées dans cette approche.
3. Le transfert radiatif
3.1. Processus et grandeurs du transfert radiatif
Le transfert radiatif (ou transfert par rayonnement) est le domaine de la physique mathématique décrivant
l'interaction du rayonnement électromagnétique et de la matière
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Transfert_radiatif). Cette discipline permet notamment d'analyser la propagation
des photons ou d'autres particules à travers un milieu gazeux, solide ou liquide. Historiquement les premiers
développements ont été faits dans le domaine de la physique des plasmas et de l'astrophysique. Elle est
aujourd'hui présente dans des domaines aussi variés que l'étude de l'atmosphère et le rendu de génération
d'image. Comme déjà indiqué, le bilan radiatif des surfaces terrestres est en général calculé en décomposant le
domaine spectral en deux régions spectrales : les courtes longueurs d'onde (shortwave - SW), de l'ultraviolet
(0.35µm) au à l'infrarouge moyen (3.5µm), et les grandes longueurs d'onde (longwave - LW) au-delà de 3.5µm.
Le transfert radiatif permet d'évaluer précisément ce bilan via le calcul de la densité surfacique de flux radiatif
issue du paysage (i.e. exitance) à partir de la densité surfacique de flux radiatif incident (i.e., éclairement) et de
la connaissance de l'architecture 3D et des propriétés optiques des éléments du paysage. D'une manière
générale, le rayonnement incident SW comprend deux composantes : l'éclairement solaire direct et l'éclairement
dû à la diffusion du rayonnement solaire par l'atmosphère. Par contre, le rayonnement incident LW est
essentiellement dû à l'émission thermique de l'atmosphère. Les interactions qui surviennent au sein des surfaces
terrestres sont essentiellement des mécanismes de diffusion et d'absorption, combinés à des mécanismes
d'émission thermique en particulier au-delà de 3.5µm. Ces mécanismes sont en général considérés comme des
mécanismes de surface ou de volume. Ainsi, les interactions sur les murs des villes sont des mécanismes de
surface, alors que les interactions avec l'atmosphère ambiante sont des mécanismes de volume. Il est intéressant
de noter que les interactions avec les éléments foliaires constitutifs de la végétation (e.g., arbres) sont des
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mécanismes de volume si la végétation est conceptualisée comme un milieu turbide ou bien des mécanismes de
surface si la végétation est conceptualisée comme un ensemble de surfaces foliaires. D'une manière générale,
les interactions de volume et de surface ne sont pas isotropes. En ville, les façades vitrées sont particulièrement
anisotropes en raison de fortes réflexions spéculaires. Les surfaces qui induisent des diffusions isotropes sont
qualifiées de surfaces lambertiennes. Les trois principales quantités utilisées pour quantifier le rayonnement
incident et provenant d'une surface sont indiquées ci-dessous.
- La luminance ]
^(_)d'une surface Σ dans une bande spectrale donnée Δ` est le flux énergétique radiatif
issu de cette surface selon la direction Ω par unité d'angle solide et par unité de surface efficace de Σ. Son
unité est a. D
bW. cd
bV. L'unité de la luminance spectrale associée ]
^,eI_K est a. D
bW. cd
bV. CD
bV(]
^I_K f ]
gh ^,eI_K. ih).
- L’exitance j
^d'une surface Σ dans une bande spectrale donnée Δ` est la densité surfacique de flux
énergétique issu de cette surface par unité de surface de Σ. Elle est égale à l'intégrale de la luminance
issue de Σ sur l'ensemble des directions ascendantes Ω du demi hémisphère au-dessus de Σ. Son unité est
a. D
bW, et l’unité de l’exitance spectrale associée k
l,4est a. D
bW. CD
bV.
M
lf H
lIΩK. |cosIqK| . rΩ (W.m
-2) M
l,tf H
l,tIΩK. |cosIqK| . rΩ (W.m
-2.μm
-1) (4)
- L’éclairement u
^d'une surface Σ dans une bande spectrale donnée Δ` est la densité surfacique de flux
énergétique incident sur cette surface Σ, par unité de surface de Σ. Elle est égale à l'intégrale de la
luminance incidente sur Σ sur l’ensemble des directions descendantes Ω du demi hémisphère au-dessus
de Σ. Son unité est a. D
bW, et l’unité de l’éclairement spectral associé Z
l,4est a. D
bW. CD
bV.
Z
lf H
lIΩK. |cos IqK|. rΩ (W.m
-2) E
l,tf H
l,tIΩK. |cosIqK| . rΩ (W.m
-2.μm
-1) (5)
La Figure 5 illustre la distinction entre l’exitance et l’éclairement d’une surface.
La capacité d'une surface Σ à réfléchir le rayonnement est souvent représentée par son facteur de réflectance
w. Ce dernier est égal au rapport de la luminance due à Σ par la luminance qui surviendrait si Σ était remplacé
par une surface blanche lambertienne, dans les mêmes conditions d'éclairement que Σ. Par suite, pour un
éclairement Z direct ou diffus, le facteur de réflectance pour la direction de diffusion Ω est :
ρIΩK π. LIΩKZ
(6)
Figure 5 : Illustration de l’
ECLAIREMENT(gauche) et
DEl’
EXITANCE(droite) d’une surface.
De manière schématique, le rayonnement est souvent considéré comme se propageant selon une direction
unique (indice "d"), dans un angle solide conique (indice "c") ou selon tout un hémisphère (indice "h"). En
fait, un rayonnement ne peut être parfaitement monodirectionnel. D'autre part, un capteur mesure en
général dans un angle solide conique. De plus, des études comme le bilan radiatif des surfaces terrestres,
s'appuient sur un rayonnement incident et / ou réfléchi selon tout un hémisphère. La Figure 6 illustre les
configurations expérimentales les plus classiques. Certaines configurations sont cependant très
schématiques. Ainsi, un rayonnement "hémisphérique" comme l'éclairement du ciel n'est pas forcément
isotrope.
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Figure 6 : Différents types de réflectance (directe d, conique c, hémisphérique h) (source : DART User Manual)
Une surface lambertienne a un facteur z
{{(Ω
|K constant pour toutes les directions de diffusion. Ce facteur est
égal à 1 pour une surface blanche lambertienne. Pour une surface naturelle, z
{{IΩ
|}) est anisotrope avec par
exemple un maximum selon la direction spéculaire, et localement maximal dans la direction solaire d’illumination
(hotspot). z
{{dépend de la longueur d’onde considérée. Il correspond à une valeur intégrée sur une région
spectrale plus ou moins large, à la limite infiniment étroite. La Figure 7 illustre deux modes classiques de
représentation de la distribution angulaire de z
{{dans le cas d'un paysage schématique qui comprend une
maison, un lac et 3 arbres. Les pics associés aux configurations du hot spot et de la réflectance spéculaire
apparaissent clairement.
Figure 7 : a) Maquette de paysage (3 arbres, 1 maison, 1 lac) et simulations DART: b) Composition colorée rouge / vert /
bleu. c) Réflectance 1D dans le vert selon l'angle zénithal de visée dans le plan solaire. L'angle zénithal est négatif pour les
directions solaires arrière. d) Réflectance directionnelle dans le vert. Les deux maxima de la réflectance correspondent aux
configurations "spéculaire" et "hot spot". Le disque noir indique la direction solaire. La distance au centre indique l'angle
zénithal de la direction de diffusion. L'origine de l'angle azimutal est l'axe Ox. Angle zénithal solaire de 30° et azimutal de
90°.
a) b)
x
y
d)
d)
c)
Réflexion
spéculaire
Hot spot
(direction anti-solaire)
y
x
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- L’albédo ~ est le rapport entre l’exitance et l'éclairement d'une surface. L'albédo peut être défini de
différentes manières. Ainsi, A
dhdésigne un albédo "hémisphérique - hémisphérique" et A
dhdésigne un
albédo "direct – hémisphèrique". A
dh(Ω
i,Δλ) résulte d'une intégrale double : intégrale sur les directions
Ω
rde l'hémisphère supérieure (i.e., directions montantes) du facteur de réflectance spectrale
ρ
dd(Ω
i,Ω
rλ) pondéré par l'éclairement spectral E
λ(Ω
i) selon la direction Ω
iintégré sur la région spectrale
Δλ considérée (e.g., [3µm 50µm]).
Adh(Ωi,Δλ)=π .1 f f ρddΔλ 2π (Ωi,Ωrλ).μr.Eλ(Ωi).μi.dΩr.dλ
f EλΔλ (Ωi).μi.dλ
- Le facteur de transmittance „ d'une surface est le rapport entre son exitance "avant" (i.e., selon les
directions "avant" par rapport à l'orientation du rayonnement incident) et l'éclairement de cette
surface. Comme le facteur de réflectance, il dépend des directions considérées et peut être
bidirectionnel, bi-hémisphérique, etc. Il dépend aussi de la longueur d’onde considérée, et peut être
défini pour un intervalle spectral plus ou moins large.
- Le facteur d’absorbance … d'un milieu est le rapport entre la puissance absorbée et la puissance
interceptée. De manière similaire au comportement du facteur de réflectance, il dépend de la direction
incidente. Il dépend également de la longueur d’onde considérée, et peut être considéré en bande large,
c’est-à-dire intégré sur un intervalle spectral.
- L’émissivité †d’un corps naturel est le rapport entre la radiation thermique émise et la luminance d'un
corps noir de même température. Elle est comprise entre 0 et 1, car à toute température le corps noir
émet la plus grande luminance possible. L'émissivité peut être définie sur un intervalle spectral plus ou
moins large, et pour un angle solide plus ou moins grand. Pour une direction d'émission Ωv, elle vérifie
l'équation :
L(`, ˆ,Ωv) = 6(`, ˆ,Ωv). H
L(`, ˆ) (7)
avec H
L(`, ˆ) la luminance du corps noir de température T et de longueur d'onde `. Cette luminance
est donnée par la loi de Planck :
L
‰(`, ˆ) = (2ℎ‹
W)
`
Œ(•
4•MŽ•− 1)
(8)
où ℎ est la constante de Planck (ℎ = 6.62606896.10
bX‘’. c), ‹ est la vitesse de la lumière dans le vide
(‹ = 299792458 D. c
bV), et “ est la constante de Boltzmann (“ = 1.3806504.10
bWX’. E
bV). L'exitance
thermique correspond à l'intégrale spectrale. Elle est donnée par la loi de Stefan-Boltzmann :
M(T) = ϵ(T). σ. T
‘(9)
où • est la constante de Stefan-Boltzmann (• = 5.6704.10
b–a. D
bW. E
b‘)
L'émissivité et l'absorptance sont liées par la loi de Kirchoff :
ϵ = a (10)
Par suite, la loi de conservation de l’énergie à l’équilibre thermodynamique permet d'écrire :
No documento
Capacitação familiar, melhoria do bem-estar e redução da exautão em cuidados paliativos
(páginas 115-121)