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DIRECTIVA 2008/52/CE DO PARLAMENTO EUROPEU E DO CONSELHO de 21 de Maio de

No documento Arbitragem e mediação no direito do consumo (páginas 108-146)

Une colonie a été récoltée au printemps 2002 dans le Sud de la France par Jean-François

Marlier. Les expériences ont été menées en septembre-octobre 2002. La colonie est établie dans

des morceaux d’écorce de chêne-liège. Elle est nourrie d’une solution de cassonade, et de blattes

mortes. De l’eau est présente en permanence. La colonie est composée d’une reine, de couvain,

et d’environ 2000 ouvrières. Elle est élevée à 26 ± 1°C.

a. Agrégation en lumière rouge

Le polyéthisme est peu cormu chez cette espèce. Néanmoins, nous avons distingué comme

chez Lasius deux castes : les nourrices, prélevées dans le nid près du couvain, et les fourra-

geuses, prélevées à l’extérieur près des sites de nourrissage. Les expériences sont menées dans

le dispositif de type Arène B (p. 90). En début d’expériences, les fourmis sont disposées au

centre de l’arène de 19,8 cm. 12 expériences ont été effectuées pour chaque caste. L’activité

des fourmis est enregistrée pendant 270 minutes car, en expériences préliminaires, il semblait

que l’agrégation était assez lente chez ces fourmis. Des enregistrements, on prélève une image

à 30 secondes, puis une image toutes les minutes de 1 à 40 minutes, toutes les 5 minutes de

45 à 70 minutes et toutes les 10 minutes de 80 à 270 minutes (67 images au total). Les coor-

données de chaque individu sont enregistrées et les différents indices d’agrégation sont calculés.

Chapitre VIII. Etude chez d’autres espèces 127

ro 3

O)

■g,

CD CD

=b 2

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E

O

1

-0 -l-D^

gû û^ ti ûi 1 [iili 11

ÎÏÏÏÏÎTÏÏÏÏÎTÏÏ

Opt

10 15 20 25 30

Seuil (mm)

FlG. VIII. 1 - C. scutellaris .■ Evolution du nombre moyen d’agrégats (± s) en fonction de la dis­

tance seuil en dessous de laquelle deux nourrices (rond noir) ou deux fourrageuses (carré blanc)

sont considérées comme agrégées à 90 minutes

Afin de choisir une distance seuil pour quantifier l’agrégation, nous avons rechercher le

nombre d’agrégats lié à chaque distance seuil: la figure VIII. 1 nous montre que le nombre

moyen d’agrégats est nul si la distance considérée entre deux fourmis est inférieure à 2 mm.

Ensuite, le nombre d’agrégats augmente puis redescend et se stabilise à partir de 10 mm. Cette

distance a donc été choisie pour quantifier les fourmis agrégées dans les deux castes. Le fait

d’avoir un grand nombre d’agrégats pour une distance inférieure à 10 mm suggère l’existence

d’une structure de l’agrégat qui serait composée d’agrégats plus petits, réunis par la distance de

10 mm.

b. Agrégation en absence totale de lumière

A la vue des résultats des expériences d’agrégation, nous nous sommes aperçus que

Cre-matogaster semblait être sensible à la lumière rouge. Nous avons donc mené une série de six

expériences pour chacune des castes dans l’obscurité. Les expériences duraient 300 minutes. A

240 minutes, la lumière rouge était rallumée de manière permanente jusqu’à 300 minutes. Afin

de pouvoir filmer et prendre une image des fourmis, la lumière était allumée pendant la première

minute, puis 15 secondes toutes les heures de 60 à 240 minutes puis toutes les demi-heure jus­

qu’à 300 minutes (au total sept images). Les images ont été traitées de la même manière que

précédemment.

VIII. 1. CREMATOGASTER SCUTELLARIS 128

c. Exploration

La présence d’une phéromone d’exploration menant à une piste d’exploration chez cette

espèce est supposée mais non démontrée. Nous avons effectué neuf expériences d’exploration

sur un pont en choix binaire, d’une durée de 120 minutes, en décembre 2002 (Voir le Chapitre

Matériel et Méthode).

VIII.1.2 Résultats

a. Agrégation en lumière rouge

E

c

ü)

c (U

Q

B

1.0

0.8

0.6

0.4

0.2

0.0 4*

1.0

0.8 - 0.6 -

0.4 -

0.2

0.0

Lumière

Couronne (cm)

Nourrices

IF

Fourrageuses

o|(!>°oi(!) Moi

0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 0 30 60 90 120 150 180 210 240 270

Temps (min)

F

ig

. VIII.2 - C. scutellaris .• Densité moyenne de fourmiss) dans l’arène divisée en cinq cou­

ronnes de 2 cm. A. pour les nourrices (noir) et les fourrageuses (blanc), pour les expériences en

lumière (à 270 minutes) et dans l’obscurité (à 240 minutes). B. Evolution de la fraction moyenne

de fourmis (± s) dans le cercle central de 2 cm de rayon pour les expériences en lumière rouge,

pour les nourrices (noir) et les fourrageuses (blanc)

Les fourmis ne paraissent que très peu thigmotactiques par rapport à L. niger. En effet, elles

sont distribuées en majorité dans les deux premières couroimes, c’est-à-dire la zone centrale

de l’arène (Fig. VIII.2). Afin de vérifier que cette présence au centre n’est pas due à la non

Chapitre VIII. Etude chez d’autres espèces 129

Lumière Obscurité

0.0 J---^i^^^^^^i^^^---- ,---- ;---^----\---- ^---,

0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 300

Temps (min)

F

ig

. VIII.3 - C. scutellaris.' Evolution de la fraction moyenne (± s) de nourrices (noir) et de

fourrageuses (blanc) agrégées pour les expériences en lumière et en obscurité

0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 300

Temps (min)

1 2 3 1 2 3 4 5

Rang des agrégats

FlG. VIII.4 — C. scutellaris .• A. Evolution de la taille moyenne relative à la population totale (± s)

de l'agrégat le plus gros chez les nourrices (noir) et les fourrageuses (blanc) pour les expériences

en lumière et en obscurité. B. Distribution des tailles, relatives à la population totale, des agrégats

pour les nourrices (noir) et les fourrageuses (blanc), en lumière à 270 minutes et en obscurité à

VIII. 1. CREMATOGASTER SCUTELLARIS 130

dispersion des fourmis en début d’expériences, nous avons suivi l’évolution de la densité dans

le cercle central de 2 cm de rayon (donc la première "couronne", Fig. VIII.2). Cette évolution

nous confirme que l’agrégation centrale des fourmis n’est pas due au manque de mobilité des

individus mais apparaît dans le dispositif après une dispersion des fourmis dans l’arène.

c) Obscurité (fourrageuses)

Couronne (cm)

Fig. VIII.5 - C. scutellaris .• Position du centroïde de l’agrégat principal dans les différentes cou­

ronnes a) pour les expériences en lumière à 270 minutes pour les nourrices (noir) et les fourra­

geuses (blanc) ; dans l’obscurité à 240 minutes (noir) et à 300 minutes (gris) pour les nourrices

(b) et les fourrageuses (c)

L’étude de la fraction de fourmis agrégées nous montre une différence entre les nourrices

et les fourrageuses dans la vitesse d’agrégation mais pas dans le niveau final d’agrégation (Fig.

VI1I.3). En effet, la fraction de fourrageuses agrégées montre un fort accroissement entre 30 et

90 minutes puis un plateau où environ 80 % de la population est agrégée. En revanche, chez les

nourrices, l’accroissement du nombre de fourmis agrégées est plus doux et s’effectue entre 30 et

180 minutes. Dès 180 minutes, les deux castes ont la même fraction de fourmis agrégées (Test

U de Mann Whitney à 270 minutes : U = 68,5, N = 12, N.S.). Ce résultat paraît donc contradic­

toire à celui trouvé chez Lasius, où le niveau d’agrégation des fourrageuses est beaucoup plus

bas que celui des nourrices.

Chapitre VIII. Etude chez d’autres espèces I3I

L’étude de la structure spatiale des agrégats nous révèle que les fourmis forment un agrégat

principal qui, au cours du temps, rassemble de plus en plus d’individus jusqu’à compter environ

80 % de la population (Fig. VIII.4). La différence de vitesse d’agrégation observée entre les

nourrices et les fourrageuses apparaît également dans la vitesse avec laquelle cet agrégat prin­

cipal grossit. Cependant, en fin d’expériences, aucune différence n’est observée dans la taille

de l’agrégat le plus gros entre les nourrices et les fourrageuses (Test U de Marm-Whitney : U =

61,5, N = 12, N.S.). Le centroïde de l’agrégat principal est situé en grande majorité dans la zone

centrale de l’arène (Fig. VIII.5).

Cet agrégat principal, comme l’évolution de sa taille nous le laisse supposer, est très stable

spatialement : la distance inter-centroïdes entre deux temps consécutifs diminue au cours du

temps jusqu’à n’atteindre que quelques centimètres (Fig. VIII.6). Une différence dans la vitesse

de la stabilité est visible aussi entre nourrices et fourrageuses : chez les nourrices, la vitesse

d’accroissement plus faible de la taille de l’agrégat principal peut être mise en relation avec la

vitesse plus faible de l’accroissement de la stabilité.

Nourrices

••

Fourrageuses

O O oo O O

30 60 90 120 150 180 210 240 270

Temps (min)

F

ig

. VIII.6-C. scutellaris.' Evolution de la distance moyennes) entre le centroïde de l’agrégat

le plus gros au tempst — 1 et le centroïde de l’agrégat le plus gros au tempst chez les nourrices

(noir) et les fourrageuses (blanc)

b. Agrégation en absence totale de lumière

Cette agrégation au centre du dispositif, aussi bien pour les nourrices que pour les fourra­

geuses, nous a paru suspecte. La lampe rouge étant située au centre, la question d’un biais dû à

VIII. 1. CREMATOGASTER SCUTELLARIS 132

celle-ci s’est donc posée. Ainsi, nous avons réalisé des expériences en obscurité dans le même

dispositif. De ce fait, la distribution des fourmis à l’intérieur de l’arène en fin d’expériences

est différente : elles ne se retrouvent non plus au centre, mais plutôt dans les trois couronnes

périphériques (Fig. VIII.5). L’agrégation en position centrale paraît donc bien être influencée

par la lumière.

Dans l’obscurité, la fraction de fourmis qui est agrégée à 240 minutes n’est pas différente de

celle trouvée en lumière (Fig. VIII.3 ; Test U de Mann-Whitney : nourrices : U = 19, Niumiere =

12, Nnoir = 6, N.S. ; fourrageuses : U = 33,5, Niumiere = 12, N^oir = 6, N.S.). L’évolution de

la fraction de fourmis agrégées est similaire entre obscurité et lumière pour les fourrageuses,

et un peu plus rapide en obscurité pour les nourrices. A 240 minutes, la lumière est rallumée

de manière permanente. On peut alors discerner une diminution de la fraction entre 240 et 270

minutes pour les deux castes (Test U de Mann-Whitney : nourrices : U = 6, N = 6, p = 0,048 ;

fourrageuses : U = 1,5, N = 6, p = 0,008) suggérant que l’allumage de l’ampoule a perturbé

les fourmis qui se sont alors désagrégées. Avec le temps, on observe une augmentation de la

fraction de fourmis agrégées qui revient à un niveau similaire à celui atteint à 240 minutes (Test

U de Mann-Whitney : nourrices : U = 14, N = 6, N.S. ; fourrageuses = U : 6,5, N = 6, N.S.).

La différence majeure dans l’agrégation entre lumière et obscurité apparaît dans la taille

des agrégats (Fig. VIII.4). A 240 minutes, il n’y a pas de différence significative de taille de

l’agrégat le plus gros entre lumière et obscurité pour les fourrageuses. Par contre, les nourrices

forment de moins gros agrégats dans l’obscurité (Test U de Mann-Whitney : fourrageuses : U =

15,5, Niumiere ~ 12, Nn.oir ~ 6, N.S. , nOUITlCeS . 1_1 ~ 5, Niumiere 12, Nuoir ~ 6, p < 0,01).

Si on suit l’évolution de la taille de l’agrégat le plus gros, on s’aperçoit qu’entre lumière et

obscurité, l’évolution est sensiblement la même pour les fourrageuses bien que légèrement plus

faible. Par contre, pour les nourrices, la taille de l’agrégat le plus gros reste faible tout au long de

l’expérience dans l’obscurité, ne rassemblant en moyenne que 30 % des nourrices. L’allumage

de la lampe à 240 minutes désagrègent les fourmis, ce qui se traduit par une diminution signi­

ficative de la taille de l’agrégat le plus gros entre 240 et 270 minutes pour les fourrageuses, et

par une légère diminution de la taille ainsi qu’une augmentation de l’écart-type de la taille chez

les nourrices (Test U de Mann-Whitney : fourrageuses : U = 4,5, N = 6, p < 0,05 ; nourrices :

U = 12, N = 6, N.S.). Puis, avec le temps, l’agrégat principal se reforme chez les fourrageuses

comme chez les nourrices : sa taille entre 240 et 300 minutes n’est pas différente (Test U de

Mann-Whitney : fourrageuses : U = 14, N = 6, N.S. ; nourrices : U = 15, N = 6, N.S.). Il est

intéressant d’étudier la position de l’agrégat dans l’arène. Dans l’obscurité à 240 minutes, il

est situé en majorité dans la région périphérique. Par contre, lorsque l’agrégat se reforme à 300

Chapitre VIII. Etude chez d’autres espèces 133

(0

E

U.

3

C

O

O

ni

46 41 36 42* 59 37 31 24 0 20 40 60 80 100 120 0 20 40 60 80 100 120 0 20 40 60 80 100 120

Temps (min)

F

ig

. VIII.7 - Exploration chez C. scutellaris ; Evolution de la fraction de fourmis qui s'engage sur

la branche droite (rond noir) et gauche (rond blanc) à l’embranchement pour les 9 expériences

d’exploration. Les flux sont comptabilisés par tranches de 5 minutes. Les chiffres représentent

le nombre de fourmis sur chaque branche pour les quatre périodes de temps 25-30, 55-60,

85-90 et 115-120 minutes. Pour chacune de ces périodes, un test binomial a été fait. Une différence

significative du nombre de fourmis entre les deux branches est représentée par des * (1 :p < 0,05 ;

2:v <0,01 ; 3 :p < 0,005 et4:p< 0,001)

minutes en lumière, il se resitue en position centrale, aussi bien chez les nourrices que chez les

fourrageuses (Fig. VIII.5).

c. Exploration

Nous avons effectué quatre tests binomiaux pour chaque expérience, afin de comparer le

nombre de fourmis passant sur chacune des branches à l’embranchement, sur les périodes de

temps 25-30, 55-60, 85-90 et 115-120 minutes. Six expériences nous montrent l’existence d’un

choix pour une des deux branches ; certaines laissent voir un choix net (expériences 1, 8 et

9), d’autres un choix présent mais moins net (expériences 2, 4 et 5) (Fig. V1II.7). Ce résultat

est considéré comme la signature typique d’un recrutement d’exploration (Deneubourg et al.

VIII. I. CREMA TOGASTER SCUTELLARIS 134

1990). Cependant, une analyse des comportements individuels, en particulier du comportement

de marquage, devrait être effectuée afin de compléter l’étude.

No documento Arbitragem e mediação no direito do consumo (páginas 108-146)