2.4 – Vantagens e limitações da utilização da frequência cardíaca como indicador da intensidade de exercício.
3. Material e Métodos
5.2. Discussão dos resultados
L’enthousiasme parfois exacerbé de certains commentateurs du Web 2.0 a parfois pour consé quence de noyer l’observateur qui aura bien du mal à faire la part des choses sur les conséquences que peuvent avoir les outils du Web 2.0 sur leur utilisation. Par l’intermédiaire de l’analyse des définitions, la morphologie du Web 2.0 fait la lumière sur certains de ces principes et pratiques, comme le montre la figure 3.7.
Cette dimension diffère de la précédente dans le sens où elle marque une certaine prise de re cul par rapport à l’aspect concret des indicateurs précédents. Bien qu’il soit largement admis que la technologie soit le moteur du Web 2.0, on a pu observer un consensus rapide sur le fait que les bénéfices de ce phénomène proviennent de l’usage qui en est fait. Dès lors, dans leurs descrip tions et définitions, les auteurs ont souvent tenté de faire référence à des ensembles d’utilisations qu’ils considèrent comme typiques en essayant de mettre en évidence les bénéfices que ces outils apportent aux utilisateurs. A ce degré d’abstraction plus fort et en s’appuyant sur une
ponctuali-CHAPITRE 3. Vers une morphologie du Web 2.0
sation des outils, la typologie de Méchant permet une lecture très utile des composantes. Dans le corpus de définitions et de descriptions du Web 2.0 que j’ai analysées, les auteurs qui le décrivent comme un ensemble de pratiques mettent généralement en évidence les éléments suivtmts :
Gestion de contenu et communication
■j ...un ensemble de principes et de pratiques
}-est
■ Read-Write web ■ Contrôle r Monitoring
User Certerated Content '(ÜCO
- Gérer l'information ' Recibler l'information . Information et connaissance
remixées ^ Any time, any place ^ Eclairdr et réutiliser l'information '-Création de contenu y Collaboration Collaboration Conversation ' Dans la stmaure Dans le contenu Auto-régulation Communauté Conrtections ' Crowd-sourcing Interactivité Informed leadership Apprentissage cumulatif Intelligence colleaive Business model Passion
Figure 3.7-Web 2.0 - un ensemble de principes et de pratiques
La composante gestion de contenu et communication
Elle rassemble les indicateurs liés aux pratiques et aux principes de création de contenu et à sa transformation. Les traces principales dans les définitions pointent vers un contenu généré par les utilisateurs (appelé user-generated content - UGC) [225, 235,12,155]. En effet, le contenu produit sous le label Web 2.0 est généralement considéré comme produit par les utilisateurs. Toutefois, cela n’empêche pas un recours de plus en plus fréquent à ces outils par les organisations privées et publiques. Dans ce cas, il est important de le distinguer. Mais disons que dans la mesure où je tente de faire le point sur ce qui est généralement véhiculé comme caractéristiques à propos de ce phénomène, cet aspect est incontournable. Axel Bruns, dont les efforts contribuent à stabiliser le cadre théorique du Web 2.0, parlait de produsage [57, 58). 11 s’agit d’une production de contenu collaborative, itérative et initiée par les utilisateurs qui assurent le rôle hybride d’utilisateur (user) et de producteur (producer) de contenu, comme l’illustrait la figure 3.2, présentée à la page 111. Bruns attribue généralement cinq caractéristiques au concept de produsage [57] qui enrichissent avantageusement cette exploration des pratiques mises en avant dans les définitions et descrip tions du Web 2.0.
1. Le produsage implique l’utilisateur comme producteur et ces utilisateurs-producteurs pren nent souvent part au développement de nouveau contenu et de nouvelles idées
2. Les produsers ont tendance à collaborer et à se considérer comme des producteurs indivi duels de contenu.
3. Le développement de ce contenu est itératif et en constante évolution, ce qui donne aux produsers l’envie et la motivation d’améliorer le contenu.
3.3 La morphologie du Web 2.0 au microscope
4. La caractéristique précédente implique de revoir les modèles classiques de droits d’auteurs qui en l’état empêcheraient toute production d’un tel contenu. Au contraire, le produsage suppose une approche alternative de la propriété intellectuelle, dont Vopen source ou les licences Creative commons sont des exemples bien connus.
5. Le potentiel de développement du produsage dépend aussi de la capacité des sites qui les supportent à développer les interactions entre "producteurs-utilisateurs". On comprend bien que la dimension communautaire est très importante dans le potentiel de dévelop pement de produsage.
On voit bien que le concept de produsage est très complet et dépasse la composante de ges tion de contenu et de communication dans la mesure où Bruns l’a développé comme un outil conceptuel qui lui permet d’analyser et d’observer le changement de paradigme du paysage in formationnel. Et c’est d’ailleurs en raison de son utilité qu’il est apparu dans les descriptions qui ont alimenté ce corpus. En outre les indicateurs de cette composante pointent en général vers
des traces plus larges encore comme par exemple le fait que n’importe qui peut publier [anyone
can publish) ou que ces pratiques peuvent s’opérer n’importe quand et n’importe où (anytime - anywhere) 1161, 133J. En outre, le principe très important du read-write web (les utilisateurs peuvent être à la fois consommateur et producteur de contenu) est également très présent dans ce groupe (225, 203). Ces éléments font état à la fois des potentiels de communication et de gestion de contenu dans la dimension des pratiques. D’un point de vue un peu plus orienté vers la produc tion de contenu, d’autres indicateurs dans le corpus mettent en évidence une capacité accrue pour les utilisateurs de créer, de gérer et de maîtriser l’information. Typiquement, cela se manifeste par des indicateurs de pratiques comme le monitoring, le remixage, le partage, la réutilisation, le ci blage et le reciblage ou encore la structuration des informations (182, 42,142|. Cette composante est d’autant plus importante qu’elle couvre la plupart des utilisations concrètes qu’apportent les outils du Web 2.0, par rapport à ce qui existait jusque-là.
La composante collaboration
Cette composante a pour fonction de rassembler les éléments des définitions et descriptions qui font référence à la création de sens et d’apprentissage, l’une des valeurs ajoutées que l’on peut retirer des pratiques du Web 2.0. Bien qu’ils restent pertinents au niveau de l’utilisateur, les in dicateurs de cette composante ne sont cependant pas encore assez généraux pour entrer dans la dimension des tendances. Au niveau des pratiques, cette composante rassemble les éléments concrets de la collaboration. Ces pratiques collaboratives sont mises en évidence comme étant des caractéristiques typiques du Web 2.0. Les auteurs parlent ainsi explicitement de collabora tion (13,27,113,161, 205], de participation dans la structure et le contenu [225, 33,155) ou encore de conversation [13,161|.
La composante communauté
Quand ils se concentrent sur l’interaction elle-même plutôt que sur la construction commune de contenu, les indicateurs des définitions paraissent pouvoir être classés sous la catégorie com munauté de la typologie de Méchant. 11 en propose une acception très large, la décrivant comme la création et la maintenance de réseaux et de communautés en ligne. Les traces dans les définitions de cette composante couvrent un large champ d’éléments et les références directes à la commu nauté ne manquent pas (13, 182[. Ces indicateurs pointent souvent vers la notion de connexion, d’interactivité (42,133] mais aussi de passion ou d’auto-régulation. Le corollaire direct de cette no tion de communauté est mis en évidence par des indicateurs comme le crowdsourcing (13, 292), ce qui est appelé informed leadership, apprentissage cumulatif ou encore intelligence collective dans les définitions ( 13|.
CHAPITRE 3. Vers une morphologie du Web 2.0