3. Abastecimento de água em Angola
3.3. Entidades gestoras e enquadramento institucional
Afin de fonctionner, ces modules nécessitent un certain nombre d’entrées, illustrées par
les différents modules à l’extérieur du cœur du modèle IPIM.
Le module en bleu en bas à gauche de la figure, correspond aux entrées
atmo-sphériques. Les profils de densités et de températures de l’atmosphère neutre sont
décrits par le modèle NRLMSISE-00 (Naval Research Laboratory Mass Spectrometer
Incoherent Radar, [Picone et al., 2002]). Le modèle HWM07 (Horizontal Wind Model,
[[Drob et al., 2008],[Emmert et al., 2008]]) décrit les vents neutres horizontaux dans les
directions zonale et méridionale.
Les modules en jaune, correspondent aux entrées du vent solaire et du
rayonne-ment solaire incident. Le modèle EUVAC (EUV Flux Model for Aeronomic Calculations,
[Richards et al., 1994]) permet d’obtenir le flux EUV. Ce modèle se base sur le spectre
EUV d’émission de référence, à laquelle une dépendance à l’activité solaire est ajoutée en
associant une loi linéaire en fonction de l’indice F
10.7.
Les modules en vert, correspondent aux entrées de géométrie du champ magnétique
terrestre et un modèle d’orbite pour la Terre. Un modèle de champ magnétique dipolaire
calculé à partir des huit premiers coefficients du modèle IGRF (International Geomagnetic
Reference Field, [Thébault et al., 2015]) et correspondant à un dipôle tilté excentré est
utilisé.
Enfin, le module en violet correspond aux entrées attendues pour le couplage entre
la magnétosphère terrestre et le vent solaire. Cette entrée peut être utilisée, par exemple
pour modéliser des précipitations et la convection.
Chapitre 2
Propagation des ondes
Ce chapitre est consacré à l’étude de la propagation des ondes électromagnétiques
dans l’ionosphère. Pour commencer, nous décrirons les équations de propagation d’une
onde électromagnétique à partir des équations de Maxwell, d’abords dans un plasma
non magnétisé avec des collisions électron-neutre,puis dans un plasma magnétisé et non
collisionnel. Ceci nous permettra de décrire l’ensemble des configurations auxquelles nous
sommes confrontés dans l’ionosphère.
Nous verrons ensuite comment appliquer ces principes pour la résolution de la
propa-gation d’une onde électromagnétique dans l’ionosphère.
2.1 Propagation dans un plasma non magnétisé
Dans une première partie, on cherche à étudier la propagation d’une onde
électromagné-tique plane progressive dans un milieu réfringent sans champ magnéélectromagné-tique. On considère un
plasma dont la densité électronique vaut n
e. On suppose que les ions sont immobiles et la
dynamique du plasma est donc assurée par les électrons. Par ailleurs, on considère que les
électrons subissent une force de frottement sur les neutres caractérisée par la fréquence de
collisions ν
e. On étudie la propagation d’une onde électromagnétique de fréquence f = ω
2π
dans ce milieu et son interaction avec les électrons. Elle se propage suivant son vecteur
directeur ~k et se compose d’un champ E~ etB~.
Lors de sa propagation, l’onde crée une perturbation locale de l’équilibre du plasma.
Les électrons sont mis en mouvement avec une vitesse v~
e, source d’un courantJ~=−en
ev~
e.
Au premier ordre, la perturbation de l’onde sur le milieu s’écrit :
m
ed ~v
edt = −e ~E−ν
em
ev~
e~
rotB~ = µ
0J~+
0µ
0∂ ~E
∂t
~
rotE~ = −∂ ~B
∂t
(2.1)
Avec
0la permittivité du vide et µ
0la perméabilité du vide, tels quec
2= 1
µ00, où c
est la vitesse de la lumière dans le vide, m
ela masse de l’électron, e la charge électrique
élémentaire et nous avons introduit la fréquence plasma ω
ptelle que :
ω
p2= n
ee
2
m
e0
(2.2)
Le courant J~ est également relié au courant de polarisation P~ créé en retour par le
milieu, tel que J~= d ~P
dt et avec
~
P =
0χ ~E, où χ est la susceptibilité électrique du milieu.
Pour déterminer l’équation de dispersion, on considère la transformée de Laplace,
ce qui revient à supposer que l’onde est une superposition d’ondes planes progressives
monochromatiques de la forme E~(~r, t) =E
0e
j(~k.~r−ωt). Le système d’équations devient :
ˆ
J = ω
2 p0
ν
2 e+ω
2(ν
e+jω) ˆE
j~k×Bˆ = µ0Jˆ−jω0µ0Eˆ
j~k×Eˆ = jωBˆ
(2.3)
On note que Jˆet Eˆ sont reliés par une loi d’Ohm avec une conductivité σ scalaire
et complexe. On obtient un système linéaire de trois équations pour les trois inconnues :
ˆ
J, E,ˆ Bˆ, qui doit admettre une solution non nulle. Ceci impose que le déterminant du
système est nul.
En couplant ces trois équations, on obtient alors comme condition :
c
2(~k.Eˆ)~k = ˆE(k
2c
2−ω
2+ ω
2 pω
2ν
2 e+ω
2−jν
eω
ω
2 pω
2ν
2 e+ω
2) (2.4)
On considère une onde plane avec~k.Eˆ = 0. On en déduit donc l’équation de dispersion :
k
2c
2=ω
2− ω
2 pω
2ν
2 e+ω
2+jν
eω
ω
2 pω
2ν
2 e+ω
2(2.5)
En présence de collisions, le vecteur d’onde k possède donc une partie imaginairek
iresponsable de l’absorption de l’onde. Le facteur d’absorption le long de la propagation
est
Rr0
e
−kidr. On peut alors introduire le terme L
Ad’absorption en décibel :
L
A= 20 log
10(e)
Z r
0
k
idr (2.6)
Ce résultat permet de calculer l’absorption en fonction de l’indice de réfraction et de
la fréquence de collisions électrons-neutres.
Dans la suite de ce paragraphe, on ne considère pas les collisions pour se concentrer
sur la propagation. L’équation de dispersion devient alors :
k
2c
2=ω
2−ω
p2(2.7)
Dans un premier temps, on obtient l’expression de l’indice de réfractionnen considérant
le rapport des permittivités = (1 +χ)
0du milieu et
0du vide. L’équation du courant
ˆ
J =−jωPˆ permet d’obtenir l’expression deχ=−ω
2p
ω
2, et donc l’expression de l’indice de
réfraction :
n
2=
0
=
(1 +χ)
00
= 1− ω
2 pω
2= k
2ω
2c
2(2.8)
Soit, la vitesse de groupev
g= dω
dk et la vitesse de phase v
φ=
ω
k de l’onde. En dérivant
l’équation de dispersion, on obtient :
dω
dk
ω
k =v
gv
φ=c
2
(2.9)
Comme l’équation 2.8 donnev
φ= c
n, on en déduit l’expression de la vitesse de groupe :
v
g=nc.
On note que l’indice de réfraction n
2≤1. Par conséquent, l’onde se propage dans le
milieu avec une vitesse de groupe inférieure ou égale à la vitesse de la lumière, et avec une
vitesse de phase supérieure ou égale à la vitesse de la lumière.
On note que l’indice vaut 0 lorsque ω = ω
pet donc k = 0. Il se produit alors une
réflexion de l’onde et la fréquence ω =ω
pest appelée la fréquence de coupure. Pour des
valeurs de ω < ω
p, l’indice de réfraction et donc le vecteur d’onde k sont imaginaires.
L’onde ne se propage pas, car elle est directement absorbée par le milieu. Le domaine de
solution 0< n
2≤1est illustré par la figure 2.1.
Figure 2.1 – Domaine de définition de l’indice de réfractionn
2en fonction de la fréquence
ω d’une onde. L’onde ne peut pas se propager dans la région en rouge.
No documento
Abastecimento de água público em Lubango, Angola
(páginas 52-56)