N0 (I et C). Le poids de cette interaction est not´e k(y), pour garder la
mˆeme notation que dans l’exemple pr´ec´edent, et est positif. La fr´equence du
syst`eme cardiaque est 2 `a 4 fois plus ´elev´ee que celle du syst`eme respiratoire.
Dans le cadre des r´eseaux Hopfield-like, la diff´erence entre les deux fr´equences
peut-ˆetre exprim´ee en utilisant un mode de mise `a jour particulier du r´eseau.
Nous proposons un mode de mise `a jour bloc-s´equentiel constitu´e de 9 blocs
B0, B1, ..., B8. Ces blocs contiennent les indices des nœuds du r´eseau `a mettre
`a jour.
Blocs B0...B2 B3...B8
Contenu d
′un bloc I, E, C, S C, S
Selon cette instanciation, la fr´equence du syst`eme cardiaque est 3 fois plus
rapide que celle du syst`eme respiratoire. Nous simulons une arythmie en
in-troduisant de la stochasticit´e sur le nœudS. Comme dans le mod`ele pr´ec´edent
o`u on a utilis´e des ´equations diff´erentielles, nous v´erifions que
l’affaiblisse-ment ou la suppression du couplage entre les nœuds I et C engendre une perte
de l’entraˆınement de la p´eriode et de la correction du rythme cardiaque en
cas d’arythmie. Ceci est illustr´e dans la Figure 8.4.
Figure 8.4 – S´eries temporelles obtenues en simulant 2 r´egulons
n´egatifs coupl´es via leurs nœuds auto-excitables. Comme dans le cas
de la Figure 8.2, nous suivons l’activit´e de deux nœuds (le neurone I en
noir et le neurone C en gris) dans les 4 cas suivants : (en haut `a gauche)
les deux r´egulons sont non coupl´es et r´eguliers, (en haut `a droite) les deux
r´egulons sont non coupl´es et le neurone S est bruit´e, (en bas `a gauche) les
deux r´egulons sont coupl´es et r´eguliers, (en bas `a droite) les deux r´egulons
sont coupl´es et le nœud S est bruit´e.
observons, dans la Figure 8.4(a), que la fr´equence cardiaque est 3 fois plus
rapide que la fr´equence respiratoire. Quand nous rajoutons un couplage
(k(y) = 5), le syst`eme respiratoire force le syst`eme cardiaque `a entrer en
r´esonance avec lui, voir la Figure 8.4(c). Puis nous supposons que le cœur
est malade (rythme non r´egulier), ce qui se traduit par l’ajout d’un bruit
important sur le r´egulon qui repr´esente le syst`eme cardiaque. Pour r´ealiser
cela, nous substituons `a la r`egle de mise `a jour d´eterministe associ´ee aux
nœuds de type N0 (C) et N1 (S) la r`egle stochastique introduite plus haut
(voir ´Equation 8.1), avec une temp´erature T = 1.5. Comme pr´ec´edemment,
nous observons les 2 cas suivants : si les r´egulons sont non coupl´es (voir la
Figure 8.4(b)), les battements du cœur ne sont plus r´eguliers, mˆeme si les
poumons sont sains. N´eanmoins, si les r´egulons sont coupl´es avec un couplage
k(y) = 5 (voir la Figure 8.4(d)), le syst`eme respiratoire r´eussit `a maintenir le
syst`eme cardiaque en activit´e p´eriodique et cela malgr´e le bruit important.
Ici, la robustesse du syst`eme est assur´ee par une forte r´egulation de la partie
bruit´ee du r´eseau.
Conclusion
Nous avons d´ecrit le rˆole du couplage nerveux entre le syst`eme cardiaque
et le syst`eme respiratoire. Ce couplage permet de maintenir la p´eriodicit´e
des battements de cœur, malgr´e l’existence de facteurs de bruit. Cette forte
r´egulation du syst`eme cardiaque par le syst`eme respiratoire assure la
ro-bustesse d’un syst`eme aussi critique que le syst`eme cardiaque. Nous n’avons
pas explor´e le rˆole de ce couplage dans l’adaptation de la p´eriode de
batte-ment au rythme oscillatoire de la respiration. L’objectif ici ´etait de souligner
le rˆole d’une forte r´egulation dans le maintien de la fonctionnalit´e d’un
syst`eme qui se r´esume `a sa rythmicit´e. Nous avons effectu´e cela via deux
ap-proches, une formalisation en syst`eme d’´equations diff´erentielles et une autre
par une mod´elisation type toy-mod`ele fond´ee sur des automates bool´eens `a
seuil ou r´eseaux Hopfield-semblables. Je pense que la formalisation par un
syst`eme d’´equations diff´erentielles semble ˆetre plus ad´equate pour ´etudier le
rˆole du couplage dans l’adaptation du rythme cardiaque au rythme
respira-toire.
8.3 R´eseau de r´egulation g´en´etique du cycle
cellulaire des eucaryotes
Dans cette section, je d´etaille le travail que nous avons fait sur le r´eseau
de r´egulation du cycle cellulaire chez les eucaryotes sup´erieurs. Les
par-ties “Analyse Pr´eliminaire“, “Attracteurs du r´eseau” et ”Effets de bords”
ont ´et´e publi´es dans Ben Amor et al. (2008) et la derni`ere partie “Rˆole du
miRNA159“ a ´et´e publi´ee dans Ben Amor et al. (2009).
Analyse pr´eliminaire
Le r´eseau de r´egulation g´en´etique contrˆolant le cycle cellulaire des
cel-lules eucaryotes sup´erieures (Whitfield et al., 2002; Abacci, 2006) poss`ede un
noyau form´e par le g`ene Rbp-E2F d’excentricit´e ´egale `a 2 et une fronti`ere
contenant 2 ´el´ements Cdk2 et miRNA159. Chez l’homme, La composante
fortement connexe re¸coit une r´egulation n´egative forte venant demiRNA159.
Ce dernier agit sur le facteur de transcription E2F. Le graphe d’interaction
contient uniquement une composante connexe ayant deux circuits positifs
d’interaction
4. Selon Demongeot et al. (2003a,b), Aracena et al. (2003a,
2004a,b,c) et Aracena et Demongeot (2004a), deux conjectures nous
per-mettent d’avoir une id´ee du nombre de points fixes de ce r´eseau. D’une part,
selon la premi`ere, nous pouvons nous attendre `a au moins 2
mpoints fixes pour
ce r´eseau, m´etant le nombre de composantes fortement connexes
5ayant au
moins un circuit positif. Ici,m = 1, voir la Figure 8.5, nous nous attendons
donc `a 2 points fixes. D’autre part, selon la deuxi`eme conjecture nous
pou-vons nous attendre `a au plus 2
ppoints fixes, o`u p est le nombre total de
circuits positifs. Ici, p = 2, nous nous attendons donc au plus `a 4 points
fixes.
No documento
Por que acumulam módulos em atraso os alunos do ensino profissional?
(páginas 55-59)