REVISÃO DA LITERATURA
3.1 Fundamentação metodológica
3.1.1 Estudo de Caso
Dans cette partie, nous nous proposons de mettre en lumière les manques sur la mise
en place de l’économie circulaire dans le monde industriel, ainsi que les solutions que nous
souhaitons apporter à certains d’entre eux.
1. Bilans
L’économie circulaire est un concept difficile à appréhender, principalement parce qu’il
s’oppose au modèle économique actuel, mais aussi parce qu’il s’appuie sur divers courants
de pensée, qui sont, eux-mêmes, soutenus par de nombreux concepts, méthodes et outils.
1.1. Spécification des processus de bouclage et du produit
L’un des points forts de l’économie circulaire est de s’inspirer de la nature pour,
principalement, réduire les déchets produits dans le milieu industriel. En effet, dans la
nature, tout fonctionne sous forme de boucles fermées et tout y est transformé. C’est
pourquoi de nombreux travaux se sont concentrés sur les moyens permettant de créer des
boucles au sein du milieu industriel (écologie industrielle, closed-loop supply chain) et sur
les moyens permettant de fermer ces boucles (réutilisation, repurposing, remanufacturing,
recyclage).
Toutefois, ces moyens sont développés de manière indépendante et portent, pour
l’ensemble, sur la manière d’avoir un meilleur rendement (économique et écologique) au
niveau des processus de fin de vie (désassemblage, recyclage de chaque matière et
valorisation énergétique). Alors que, pour réduire les déchets et la consommation de
matières premières, il faut se concentrer sur le potentiel de réemploi sous toutes leurs
formes des produits existants, et spécifier les conditions de ce réemploi. Peu de travaux
portent sur cette question, et ceux qui s’y intéressent restreignent leurs études au
remanufacturing et au recyclage.
Pour pouvoir spécifier ces conditions de réemploi, et donc spécifier les processus de
réemploi, il faut s’intéresser aux travaux réalisés sur les « Design for X ». En effet, avec
les guides proposés dans la littérature, il est possible d’extraire quelques indicateurs, et
quelques exigences qu’un produit doit satisfaire pour être transformé par tel ou tel
processus de fin de vie.
Outre la spécification des processus de réemploi, un produit doit avoir une spécification
adaptée, notamment avec la notion de nutriment proposée par (McDonough and
Braungart, 2012). Dans la nature, chaque nutriment joue un rôle particulier et ne peut
être transformé/assimilé que par certains organismes bien spécifiques. Il en est de même
avec ceux produits par l’industrie, selon leurs spécificités, ceux-ci ne pourront être
réemployés par l’ensemble des processus de fin de vie. La spécification du produit est donc
primordiale dans la réduction des déchets. D’autant plus que les auteurs de C2C insistent
sur le fait qu’un nutriment technique ne doit en aucun cas être remis dans la sphère
naturelle.
1.2. Surveillance des produits sur le long terme
Les points précédemment soulevés mettent en évidence que pour transformer un
produit et le valoriser au mieux, il est important de pouvoir déterminer si son potentiel de
réemploi est toujours satisfait, et si non, de déterminer à quel moment il ne l’est plus ou
risque de ne plus l’être.
En effet, dans la littérature, les produits éco-conçus sont identifiés comme sains pour
l’Homme et l’environnement au moment de la conception, mais aucune méthode ne permet
de savoir si le produit reste « éco » tout au long de sa vie. Une réponse pourrait être
apportée à ce point en se focalisant sur un processus quasiment absent de l’écoconception
et de l’économie circulaire : le processus de maintenance.
En effet, la maintenance moderne est capable de surveiller et d’évaluer si les produits
respectent les exigences fixées par les parties prenantes (concepteurs et entreprises de fin
de vie) durant la phase d’utilisation. Cette surveillance permettrait d’aller encore plus loin
dans l’idée de l’économie circulaire puisqu’il ne s’agirait plus d’attendre la fin de vie du
produit, mais d’arrêter son utilisation dès lors que son potentiel de réemploi est
négativement impacté.
En d’autres termes, la maintenance pourrait être un bon soutien à la surveillance des
exigences définies lors de la phase de conception d’un produit « éco », et donc de l’économie
circulaire.
1.3. Mutualisation des informations/données
L’un des défis majeurs de l’économie circulaire est le partage d’informations entre les
entreprises. Cette idée défendue et mise en applications par l’écologie industrielle a
montré à plusieurs reprises qu’elle permettait de réduire considérablement les déchets
produits par chaque entreprise, notamment parce que la plupart d’entre eux deviennent
des « nutriments » pour d’autres entreprises.
Toutefois, cette synergie idéale impose aux entreprises de bien connaitre leur flux, de
trouver des partenaires et de mettre à disposition de leurs partenaires, leurs flux de
données.
Dans le même ordre d’idée, en intégrant la maintenance dans le suivi du potentiel de
réemploi des produits éco-conçus et en souhaitant valoriser au mieux un produit, les
concepteurs et fabricants devraient fournir à la maintenance et aux processus de fin de
vie, les informations concernant la conception du produit (fonctionnalités, exigences
système, matières utilisées, nomenclature...).
Ainsi, faire de l’économie circulaire implique de grandes quantités d’informations à
partager, puis à traiter. Il n’est, cependant, pas aisé de les obtenir puisque peu
d’entreprises sont prêtes à partager leur secret de fabrication, ou que les technologies
actuelles de permettent pas les obtenir et de les traiter. De plus, pour réduire au mieux
l’impact sur l’environnement d’un produit, il faudrait pouvoir choisir la meilleure
combinaison entre transporteurs, clients et processus de valorisation du produit, ce qui
engendrerait de nouveaux partages de données.
2. Positionnement et Propositions
Le cycle de vie d’un produit est, de manière générale, vu et pensé de façon linéaire,
alors que pour tendre vers du durable, le cycle de vie doit être pensé de manière circulaire.
Le passage d’un cycle à l’autre n’est pas aisé puisqu’il nécessite de mettre en place de
nouvelles approches, et de voir les produits manufacturés autrement que comme des objets
devenant irrémédiablement des déchets. Ainsi, la problématique à laquelle nous nous
proposons de répondre dans ce manuscrit est la suivante : « Comment passer d’un cycle
linéaire à un cycle circulaire, et garantir cette circularité au travers du temps
? ».
Une partie de la réponse à cette question a déjà été étudiée par la fondation E.
MacArthur (Foundation Ellen MacArthur, 2014), et les courants de pensées et concepts de
l’économie circulaire, et concerne la notion de régénération présente dans le milieu
naturel. En effet, pour obtenir une circularité du cycle de vie des produits, des boucles
doivent être mises en place, en particulier entre les phases de vie d’exploitation et/ou de
fabrication des produits. En ciblant la capacité de régénération de la nature, nous
souhaitons comprendre les mécanismes des boucles fermées qui existent au sein de la
sphère naturelle pour ensuite les appliquer à la sphère technique. Nous parlons alors de
régénération industrielle.
La notion de boucles fermées est, certes, déjà présente dans la littérature, au travers
des processus de réemploi, mais en parlant de régénération plutôt que de réemploi, nous
mettons plus en avant l’idée qu’un produit doit avoir, et doit être pensé/conçu pour
connaitre plusieurs vies (produit, sous-ensembles, composants). Pour renforcer cette idée
de régénération, nous proposons de voir le produit comme un nutriment, que nous
appellerons produit_nutriment.
En d’autres termes, pour répondre à la première partie de notre problématique, définir
et spécifier cette nouvelle phase, nous proposons d’ajouter une phase de vie, la
régénération, après celle d’exploitation, afin de faire apparaitre différentes boucles
fermées au sein du cycle de vie d’un produit. Pour cela, nous nous appuyons sur les
différents travaux réalisés sur les processus de réemploi.
Une fois les boucles mises en place, celles-ci doivent être pérennes au travers du temps
et pour chaque produit manufacturé. Afin de s’assurer de cette pérennité, nous proposons
de voir le processus de maintenance comme le pilier du maintien des possibilités de
régénération au travers du temps. En effet, ce processus est le seul qui est capable de
connaître les informations sur un produit à tout instant en réalisant des surveillances, des
diagnostics, des actions de maintenance,..., afin de maintenir ce produit dans des
conditions opérationnelles requises. Il est donc à même de collecter les informations
permettant de savoir si un produit est encore ou non régénérable, et de prendre la décision
de régénérer ou non. En ce sens, nous proposons de développer un outil d’aide à la décision,
ce qui nous permet également de répondre en partie à la deuxième partie de notre
problématique.
Pour surveiller la régénérabilité et développer un outil d’aide à la décision, le
produit_nutriment sortant des phases de conception/fabrication doit être correctement
spécifié. Ce besoin est accentué par la nécessité de mettre en place un suivi de l’évolution
des caractéristiques du produit lors de son utilisation (potentiel de régénération). Afin de
spécifier le produit, nous pouvons nous inspirer des guides créés pour les « Design for X ».
Cependant, les indicateurs qui y sont définis sont génériques, ils doivent être raffinés afin
de les appliquer à chaque type de produit pour les évaluer plus facilement lors de la phase
d’utilisation et de régénération.
Finalement, grâce ces spécifications, à la mise en place du suivi du produit, et aux
capacités de surveillance et de pronostic de la maintenance, il est envisageable d’arrêter
l’exploitation d’un produit avant qu’il ne puisse plus être régénéré par un processus de
régénération, et ainsi accroitre fortement le nombre d’utilisations du produit.
Pour répondre à notre problématique, nous nous plaçons au niveau des phases
d’exploitation et de régénération. En effet, nous nous intéressons aux déchets, que nous
appellerons produit_déchet, c’est-à-dire, aux produits qui sont issus de la phase
d’exploitation et qui arrivent dans la phase de régénération. De plus, ces deux phases sont
celles qui ont le plus grand impact sur le potentiel de régénération des produits.
De plus, les autres phases du cycle de vie sont prises en considération dans cette étude.
Effectivement, l’écoconception est un processus clé dans la mise en place de la régénération
industrielle, puisqu’elle impose de concevoir les produits de sorte qu’ils puissent être
régénérés à de nombreuses reprises. De plus, la prise en compte de la régénération d’un
produit à n’importe quel moment de sa vie nécessite des échanges d’informations entre les
différents acteurs de cette régénération (du concepteur aux processus de régénération).
Des travaux comme le PLM (Product Lifecycle Management) (Kiritsis, 2011)
s’attachent à développer des concepts, méthodes et outils logiciels permettant de
maintenir les produits industriels sur tout leur cycle de vie. Le PLM a pour objectif de
réduire les coûts, les déchets, les délais, et d’améliorer la qualité du produit, en exploitant
les données disponibles sur le produit. Cependant, cette discipline ne faisant pas partie de
nos compétences, nous partons du principe que ces informations sont échangées sans
difficulté le cas échéant.
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Supervisão pedagógica na animação socioeducativa no jardim de infância : promoção do "espaço relacional"
(páginas 64-68)