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Capítulo II – Revisão da Literatura

4. Estudos empíricos

4.2.1. Nombre de plantes par recette

Parmi les 78 maladies inventoriées à Kindamba, nous avons enregistré 6 pour lesquelles les recettes sont composées de plusieurs plantes (tableau 7, page 84 ). Le nombre maximal de 3 espèces a été relevé pour les recettes citées contre la dysménorrhée. Celles des maux d'estomac, de la syphilis, de l'hypertension et du paludisme sont composées en moyenne de 2 plantes.

4.2.2. Organes utilisés

Le tableau 4 montre les différents organes employés dans la préparation des recettes traditionnelles. Nous avons compté au total 14 organes, parmi lesquels les feuilles, les racines et les écorces de tiges sont les plus importants. Elles comptent respectivement 42,78 %; 16,41 % et 13,43 % du total des recettes. Les organes aériens sont prédominants et représentent 64,64 % du total. Les parties souterraines regroupent au total 24,86 %.

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Tableau 4: Importance relative des organes utilisés dans les recettes Organes et parties Nombre espèces % d'espèces

Feuilles S6 42,78 Racines 33 16,41 Ecorces de tige 27 13,43 Ecorces de racine 11 5,47 Plantes entières 11 5,47 Sèves 10 4,97 Tiges 6 3,04 Graines 3 1,49 Latex 3 1,49 Rhizomes 3 1,49 Tubercules 3 1,49 Fruits 2 0,99 Méristèmes 2 0,99 Fleurs 1 0,49 Total 201 100,0

4.2.3. Modes de préparation des recettes

Le tableau 5 montre au total 11 modes de préparation qui sont usités à Kindamba. La décoction prédomine et compte 48, 2 % du total. Viennent après, la trituration (11,9 %), le pilage (11,4 %) et la macération (9,2 % du total). Les recettes employées sans préparation représentent 5,5 %.

Tableau 5: Mode de préparation des recettes à Kindamba

Mode de préparation Nombre espèce % espece Décoction 98 48,1 Trituration 27 11,8 Filage 26 11,4 Mastication 22 9,2 Macération 21 9,6 Sans préparation 12 5,2 Cuisson 6 2,6 Pulvérisation 6 2,6 Carbonisation 3 1,3 Rarnollissement 3 1,3 Infusion 2 0,8 Dilution 1 0,4 Total 227 100

4.2.4. Voies d'administration des remèdes

Le tableau 6 montre les différentes voies d'administration. La voie orale est la plus usitée et représente 61,7 % du total d'espèces, suivie de la voie externe avec 21,3 %. Dans l'ensemble, l'administration des recettes par la voie interne est très importante et compte 72,6 % du total.

Tableau 6: Voies d'administration des recettes à Kindamba

Voie d'administration Nombre espece % Espèce Orale 113 61,7 Externe 39 21,3 Oculaire 11 6,1 Parentérale 9 4,9 Rectale 8 4,3 Nasale 3 1,6 Total 183 100,0

4.3. Importance relative des maladies soignées

Le tableau 7 présente les différentes affections, le nombre des recettes et d’indications ainsi que celui des plantes employées dans les traitements en médecine traditionnelle. Nous avons recensé au total 74 maladies, symptômes et 4 effets physiologiques. Elles se répartissent en 15 grands groupes des syndrômes suivant la classification de l’OMS (1977) dont les plus importants sont:

- groupe de maladies infectieuses et parasitaires (17 maladies); - symptômes, signes et les états morbides mal définis (12 maladies); - maladies de l’appareil digestif (9 affections);

84

- maladies de l’appareil respiratoire, de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané qui comptent chacun 4 maladies;

- les autres groupes de maladies sont faiblement représentés avec une ou deux affections chacun. Les maladies les plus importantes en nombre d’indications de recettes sont: toux (6,23 % d’indications), les rhumatismes (5,54 %), les diarrhées (4,59 %), les céphalées (4,57 %), les coliques (4,15 %) et la fièvre (3,6 % d’indications). Ce sont en particulier les affections classées dans le groupe des symptômes, signes et les états morbides mal définis qui sont les plus importantes. Ce tableau montre les maladies courantes auxquelles est confrontée la population à Kindamba, et pour lesquelles elle recourt aux plantes médicinales.

Tableau 7: Maladies / symptômes, nombre de plantes et de recettes recensés à Kindamba.

Maladies /symptômes et effets physiologiques

Recettes(r) Indications plantes(p) p/r nbre % nbre % nbre

Coliques 22 5,15 30 4,15 29 1,3 Rhumatisme 21 4,91 40 5,54 25 1,1 Diarrhées 19 4,44 36 4,98 21 1,1 Toux 18 4,21 45 6,23 20 1.1 Morsures de serpent 17 3,98 21 2,9 21 1,2 Douleurs intercostales 16 3,74 23 3,18 21 1,3 Blennorragie 14 3,27 24 3,32 22 1,5 Anémie 14 3,27 21 2,9 15 1,0 Céphalées 13 3,04 33 4,57 14 1,0 Maux d'estomac 13 3,04 22 3,04 27 2,0 Fièvre jaune 11 2,57 20 2,77 10 0,9 Fièvre 10 2,34 26 3,6 15 1,5 Hypertension artérielle 10 2,34 23 3,18 20 2 Paludisme 10 2,34 19 2,63 22 2,2 Odontalgie 10 2,34 14 1,94 12 1,2 Hémorroïdes 10 2,34 12 1,66 10 1 Plaies 10 2,34 10 1,38 18 1,8 Filariose 9 2,10 19 2,63 9 1 Palpitations cardiaques 8 1,87 20 2,77 8 1 Aphrodisiaque 8 1,87 13 1,8 10 1.2 Stomatites 7 1,63 15 2,07 9 1,2 Mal de la rate 7 1,63 13 1,8 7 1 Oedèmes 7 1,63 11 1,52 7 1 Convulsions 7 1,63 9 1,24 7 1 Coqueluche 6 1,40 14 1,94 6 1 Asthme 6 1,40 9 1,24 7 1,1 Courbatures 6 1,40 9 1,24 6 1 Epilepsie 6 1,40 6 0,83 7 1,1 Dysenterie 5 1,20 8 1.11 5 1 Bubon 5 1,20 6 0,83 5 1

Suites de couche 5 1,20 5 0,69 6 1,2 Constipation 4 0,94 7 0,97 4 1 Angine 4 0,94 6 0,83 5 1,2 Carie dentaire 4 0,94 6 0,83 4 1 Abortif 4 0,94 4 0,55 4 1 Accouchement (facilite 1') 4 0,94 4 0,55 4 1 Ophtalmie 4 0,93 7 0,97 4 1 Gale 4 0,93 4 0,55 4 1 Dermatoses 3 0,70 16 2,21 3 1 Bronchites 3 0,70 11 1,52 3 1 Asthénie sexuelle 3 0,70 7 0,97 4 1,3 Antisep. desvoies urinaires 3 0,70 5 0,69 3 1 Inflammation des mamelles 3 0,70 5 0,69 3 1 Lèpre 3 0,70 5 0,69 3 1 Rougeole 3 0,70 4 0,55 3 1 Ictère 3 0,70 3 0,41 3 1 Stérilité 3 0,70 3 0,41 3 1 Vers intestinaux 3 0,70 3 0,41 3 1 Démangeaisons 2 0,46 4 0,55 2 1 Mycoses 2 0,46 4 0,55 2 1 Avortement 2 0,46 3 0,41 2 1 Ivresse 2 0,46 2 0,28 2 1 Otites 2 0,46 2 0,28 2 1 Panaris 2 0,46 2 0,28 2 1 Règles menstruelles 2 0,46 2 0,28 2 1 Tachycardie 2 0,46 2 0,28 2 1 Vomissements 2 0,23 2 0,28 2 1 Brûlures 1 0,23 2 0,27 1 1 Diurétique 1 0,23 2 0,27 1 1 Albumine 1 0,23 1 0,14 1 1 Amygdalite 1 0,23 1 0,14 1 1 Ascite 1 0,23 1 0,14 1 1 Bilharziose vésicale 1 0,23 1 0,14 1 1 Conjonctivite 1 0,23 1 0,14 1 1 Diabète 1 0,23 1 0,14 1 1 Dysménorrhée 1 0,23 1 0,14 3 3 Fortifiant 1 0,23 1 0,14 1 1 Galactogène 1 0,23 1 0,14 1 1 Hépatite 1 0,23 1 0,14 1 1 Hernie 1 0,23 1 0,14 1 1 Maux de rein 1 0,23 1 0,14 1 1 Oreillons 1 0,23 1 0,14 1 1 Purgatif 1 0,23 1 0,14 1 1 Soins intimes 1 0,23 1 0,14 1 1 Syphilis 1 0,23 1 0,14 2 2 Teigne 1 0,23 1 0,14 1 1 Trypanosomiase 1 0,23 1 0,14 1 1 Variole 1 0,23 1 0,14 1 1 Total (78 maladies) 427 99,99 722 99,87 182

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4.4. CARACTERISTIQUES DE LA FLORE MEDICINALE

4.4.1. Composition floristique

La flore médicinale inventoriée est composée de 182 espèces au total (tableau 8, annexe 3). Elle compte 72 familles et 163 genres. Les taxons sont classés par ordre alphabétique des familles, des genres et des espèces. La répartition taxonomique est présentée dans le tableau 9.

Tableau 9: Répartition des espèces suivant les grandes entités systématiques.

Rang de taxons Ptéridophytes Spermaphytes Gymnospermes Angiospermes Dicotylédones Monocotylédones Familles 4 1 57 10 Genres 4 1 138 20 1 Espèces 4 1 156 21

La flore étudiée est composée en majorité de spermaphytes (178 espèces, 159 genres et 68 familles). Les ptéridophytes comptent 4 familles, 4 genres et 4 espèces. Parmi les spermaphytes, les gymnospermes sont représentées par une seule espèce, 1 genre et une

famille (Gnetaceae). Parmi les angiospermes, les dicotylédones sont les plus représentées et

comptent 156 espèces (soit 85,7 % du total), 138 genres inclus dans 57 familles, parmi

lesquelles 12 présentent le plus grand nombre d'espèces médicinales: les Euphorbiaceae (20

espèces), les Rubiaceae (13 espèces), les Asteraceae (10 ), les Fabaceae (8), les Moraceae

(7), les Solamceae (6), les Apocynaceae (6), les Caesalpiniaceae (5), les Clusiaceae (5), les

Loganiaceae (5), les Malvaceae (5), les Lamiaceae (4). Les monocotylédones comptent au total 21 espèces soit un taux spécifique de 11,53 % du total. Elles regroupent 20 genres

appartenant à 15 familles parmi lesquelles, les Poaceae et les Zmgiberaceae sont les plus

importantes avec 7 et 4 espèces chacune.

4.4.2. Types morphologiques

La figure 9 montre les différents types morphologiques définis. Il en ressort la prédominance des plantes ligneuses par rapport aux plantes herbacées. Les premières représentent 103 espèces soit 56,59 % de l'ensemble de la flore étudiée. Les arbustes sont dominants (51 espèces) suivis des arbres (39), sous-arbustes (14), et viennent ensuite les lianes avec 13 espèces. Les plantes arborescentes se rencontrent dans 25 familles. Les familles les

Moraceae (5), \es Mimosaceae (4), les Rubiaceae (4), les Irvingiaceae (3) et les Burseraceae

(3). La plupart de ces familles sont très riches en nombre d'espèces arborescentes à l'exception

des Euphorbiaceae comme l'a signalé NYAKABWA (1982). Les plantes herbacées comptent

65 espèces soit 35,71 % du total de la flore étudiée. La prédominance des ligneux surtout des arbres est caractéristique des régions équatoriales humides auxquelles fait partie le territoire prospecté.

A Arb s-arb He L Type morphologique

Figure 9: Spectre brut des types morphologiques.

A: arbre; Arb: arbuste; s-arb.: sous-arbuste; H: herbe; L: liane.

4.4.3. Types biologiques

Le spectre brut des types biologiques des espèces recensées (figure 10) montre la prédominance des phanérophytes qui représentent 60,2 % du total. Les mésophanérophytes comptent 20,62 %, les nanophanérophytes représentent 19,7 % et les phanérophytes grimpants (8,2 %), sont les plus nombreux. Ils sont représentés dans 57 familles et figurent

mieux chez les Euphorbiaceae (16 sur 20 espèces), les Rubiaceae (12 sur 13 espèces), les

Moraceae (7 sur 7 espèces), les Mimosaceae (5 sur 5), les Loganiaceae (5 sur 5), les

Annonaceae (5 sur 5) et les Clusiaceae (5 sur 5). Les autres types biologiques sont: - les chaméphytes et les thérophytes représentent chacun 15,3 % du total; ils sont mieux

représentés chez les Asteraceae (7 sur 10 espèces ), les Amarauthaceae (3 sur 3 espèces),

les Malvaceae (3 sur 5), et les Solanaceae (3 sur 6).

- les géophytes: 8,2 % du total des espèces, sont répartis dans 14 familles parmi lesquelles les

Zingiberaceae prédominent avec 4 espèces;

88 Xi 20 15 10 5 0 25 Type biologique

Figure 10: Spectre brut des types biologiques

4.4.4. Types de dissémination des diaspores

Parmi les types de dissémination des diaspores des espèces médicinales, la sarcochorie est la plus importante (figure 11). Les espèces sarcochores sont au nombre de 130 et comptent 58,29 % du total. Elles sont représentées par 50 familles dont les mieux fournis sont; les

Euphorbiaceae (11 espèces), les Rubiaceae (11), les Moraceae (7), les Annonaceae (5), les

Clusiaceae (5), les Loganiaceae (4), et les Zingiberaceae (4 espèces). C'est dire que les diaspores totalement ou partiellement charnues (baies, drupes) sont répandues par les agents actifs comme l'homme, les singes, les rongeurs et les oiseaux, etc.

Les anémochores (diaspores disséminées par le vent) représentent 20,27 % du total. Il s’agit des ptérochores, pogochores et des sclérochores. Les autochores (diaspores disséminées par la plante elle-même) comptent 14,82 % du total. Il s’agit des ballochores et des barochores qui représentent respectivement 13,75 % et 1,09 % du total des espèces.

La connaissance des modes de dissémination apparaît également comme une donnée de première nécessité parce qu'elle peut orienter la collecte des diaspores en vue des essais d'apprivoisement des espèces médicinales.

I

U

Sarc Desm Scier Pléo Pogo Baro Ptero Type de distribution de diaspores

Figure 11: Spectre brut des types de dissémination des diaspores

4.4.5. Types de biotopes

La figure 12 montre le spectre brut de différents biotopes. Elle révèle la prédominance des espèces forestières qui représentent 51 % du total dont 28 % d'espèces proviennent des forêts secondaires, 11,54 % de forêts primaires et 11,5 % des recrûs forestiers. Les familles

dont relèvent les plantes forestières sont: les Anmmceae (4 espèces forestières sur 5), les

Irvingiaceae (3 sur 3 espèces), les Marantaceae (3 sur 3 espèces) et les Myristicaceae (2 sur 2 espèces).

Les plantes médicinales cultivées se révèlent également importantes. Elles sont au nombre de 38, soit un taux spécifique de 15,9 % de la flore étudiée. Deux familles sont bien

représentées en nombre de plantes cultivées. Ce sont les Poaceae (4 espèces cultivées sur 7) et

les Solanaceae (5 sur 6 espèces).

Les autres biotopes sont ; les savanes avec 19,2 % d'espèces et les taxons rudéraux et ségétaux représentant 12,08 % du total de la flore étudiée. Les espèces des milieux aquatiques sont très peu représentées. Elles comptent seulement 1,6 % du total de cette flore.

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Type de biotope

Figure 12: Spectre brut des types de biotopes.

Fp: forêt primaire; Fs: forêt secondaire; Rf7Ja: recrû forestier et/ou friche; Sa: savane; Rd: rudérale; Cul: culture; Mc: messicole.

4.4.6. Types de distributionphytogéographique

La figure 13 montre le spectre brut des types de distribution phytogéographique. Trois groupes y sont distingués;

- les espèces de l'élément guinéo-congolais, elles sont plus importantes et comptent 49,4 % du total; Il s'agit des endémiques centro-guinéenne et guinéenne.

- les espèces de liaison afro-tropicale et soudano-zambéziennes représentent 17,5 % d'espèces. Le groupe affotropicale est pris ici dans son sens large, en considérant à la fois les espèces à large distribution couvrant les régions guinéenne et soudano-zambézienne. Il compte 20 espèces soit 10,9 % du total;

- enfin les espèces à large distribution géographique comptent 32,3 % du total parmi lesquelles le groupe des pantropicales fournit à lui seul 22,83 % du total et les autres groupes: paléotropicale (2,2 %), Afro-américaine (2,76 %), Afro-malgache (0,5 %) et Cosmopolite (2,7 %). Le groupe des pantropicales est particulièrement représenté dans les familles suivantes: les

Asteraceae (6 sur 10 espèces), les Euphorbiaceae (6 sur 20 espèces), les Poaceae (4 sur 7) et les Solanaceae (3 sur 6 espèces).

G GZ AT Aam Pantr Type de distribution phytogéographique

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CHAPITRES: LES RECETTES RECOLTEES A ODZALA

5.1. Enoncedesrecettespourlesprincipalesmaladies

De la même façon dont nous avons procédé pour Kindamba, nous présentons les recettes de plantes médicinales inventoriées à Odzala. Elles sont décrites pour chacune des plantes et par ordre alphabétique de ces dernières. Les espèces utilisées sont désignées sous leurs noms scientifiques. Les noms vernaculaires de plantes sont indiqués en annexe 2. Les noms des informateurs et leurs adresses sont mentionnés dans le tableau 3 b.

5.1.1. Maladies infectieuses et parasitaires

5.1.1.1. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de la blennorragie

Dichaetanthera sp. (Melastomataceae).

Macérer les écorces râpées dans une bouteille remplie d'eau. Boire un verre de macéré aqueux (32).

Myrianthus arboreus (Euphorbiaceae).

Ecraser les jeunes feuilles de Myrianthus arboreus et laisser macérer dans un verre

d'eau. Boire le filtrat aqueux obtenu. Triturer les feuilles de Mikania scandens et extraire le

suc. Instiller le suc dans les voies urinaires chez l'homme (39).

Palisota ambigua (Commelinaceae).

Brûler les tiges séchées au soleil. Pulvériser le charbon obtenu, délayer la poudre dans un verre d'eau et filtrer. Faire un lavement des voies urinaires avec le filtrat obtenu (55).

Solenostemon monostachyus (Lamiaceae).

Manger les feuilles crues en cas de blennorragie (41).

5.1.1.2. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de la filariose

Caloncoba wehvitschii (Flacourtiaceae).

Instiller le suc des feuilles dans l'oeil contre la filariose (57).

Hibiscus sabdariffa (Malvaceae).

Triturer les feuilles fraîches, ajouter un peu d'eau et extraire le suc. Tiédir le suc au feu puis on l'instille dans les yeux (54).

5.1.1.3. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de la gonococcie

Pentadiplandra brazzeana (Pentadiplandraceaé).

Laisser macérer les morceaux de racine de la plante dans un litre d'eau. Triturer les

feuilles ÿAframomum citratum et extraire le suc. Mélanger le suc avec le macéré. Boire le

mélange obtenu pendant 3 jours (35).

5.1.1.4. Plantes médicinales utilisées pour le traitement des helminthiases intestinales

Anonidium mannii (Armonaceae)

Macérer les écorces de tronc dans un verre d'eau. Boire le macéré aqueux comme vermifuge (34).

Irvingia gabomnsis (Irvingiaceae).

Macérer les écorces de tronc dans un verre d'eau. Administrer per os le macéré chez l'enfant contre les vers intestinaux (44,32).

Morinda lucida (Rubiaceae).

Piler les feuilles fraîches et macérer la pâte obtenue dans un verre d'eau. Boire le macéré aqueux (45).

Strychnos camptoneura (Loganiaceae).

Faire une macération dans l'eau des écorces de tige de cette liane. Boire un verre de macéré (33,44).

5.1.1.5. Plante médicinale utilisée pour le traitement des mycoses cutanées

Gard nia kola (Clusiaceae).

Macérer les écorces de tronc dans un récipient d'eau. Laver l'enfant atteint de la mycose avec le macéré aqueux (33).

5.1.1.6. Plante médicinale utilisée pour le traitement de la rougeole

Dracaena mannii (Agavaceae).

Bouillir les écorces de tronc dans un récipient rempli d'eau. Baigner l'enfant avec le décocté aqueux (44).

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5.1.1.7. Plante médicinale utilisée pour le traitement de la syphilis

Crinum natans (Amaryllidaceae).

Piler les feuilles et macérer la pulpe obtenue dans un verre d'eau. Boire le macéré aqueux (33).

5.1.1.8. Plante médicinale utilisée pour le traitement de la teigne

Sarcophrynium prionogonium (Marantaceae).

La pulpe des fruits mûrs est employée en application locale pour soigner la teigne (34,44).

5.1.2. Maladies du système nen>eux et des organes de sens

5.1.2.1. Plante médicinale utilisée pour le traitement de la conjonctivite

Adenia sp. (Passifloraceae).

Instiller le suc des feuilles triturées dans les yeux en cas de conjonctivite (43).

5.1.2.2. Plante médicinale utilisée pour le traitement de l'épilepsie

Crinum natans {Amaryllidaceae).

Préparer une décoction du bulbe et administrer le décocté aqueux per os chez l'enfant (33).

5.1.2.3. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de l'ophtalmie (maux des yeux)

Ficus exasperata {Moraceae).

Carboniser la tige de cette plante et appliquer la cendre obtenue dans les yeux (34).

Ipomoea involucrata {Convolvidaceae).

Triturer les feuilles et instiller le suc dans les yeux (33).

5.1.3. Maladies de l'appareil circulatoire

5.I.3.I. Plante médicinale utilisée pour le traitement de l'hypertension artérielle

Talinum triangulare {Portulacaceae).

5.1.3.2. Plante médicinale utilisée pour le traitement des palpitations cardiaques

Enantia chlorantha (Annonaceae).

Faire une macération des écorces de tronc dans un verre d'eau. Boire le macéré pour calmer les maux de coeur (41).

5.1.4. Maladies de l'appareil respiratoire

5.1.4.1. Plante médicinale utilisée pour le traitement de l'asphyxie

Macaranga pynaertii (jEuphorbiaceae).

Bouillir les écorces de tronc dans l'eau. Boire le décocté aqueux pour soigner l'asphyxie. Le décocté est vomitif (32).

5.1.5. Maladies de l'appareil digestif

5.1.5.1. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de la constipation

Canthium arnoldiamm {Rubiaceae).

Préparer une macération des écorces de tronc avec la pulpe d'ananas mûr. Boire un verre de macéré le matin. Ce remède provoque l'écoulement de ventre (46,52).

Plagiostyles africana (Euphorbiaceae).

Préparer une macération des écorces de tronc coupées, filtrer le macéré puis administrer per os chez l'enfant (33,34,40).

5.1.5.2. Plantes médicinales utilisées dans le traitement des diarrhées

Cognauxia podolaena {Çucurbitaceaé).

Piler les feuilles fraîches, la pâte obtenue est mélangée avec un peu d'eau et du piment. Faire un lavement avec le mélange (38).

Pentaclethra macrophylla (Mimosaceae).

Bouillir les écorces fraîches dans un récipient rempli d'eau. Le décocté obtenue est pris per os pour soigner la diarrhée (33,34,35).

Uapaca heudelotii (Euphorbiaceae).

Râper les écorces de tronc, sécher la pâte obtenue au soleil et ajouter un peu de sel. Manger la poudre pour calmer la diarrhée (34,36,39).

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5.1.5.3. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de la hernie

Crinum natans (Amaryllidaceae).

Triturer les feuilles et macérer les dans un verre d'eau froide. Boire le macéré pour

calmer les douleurs. Ensuite préparer une décoction des écorces de tronc de Pycnanthus

angolensis avec les noeuds de tige de Haumania liebrechtsiana. Boire le décocté le matin et le soir (44).

Morinda morindoides (Rubiaceae).

Piler les feuilles et extraire le suc. Prendre le suc per os contre la hernie (40).

5.1.5.4. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de l'ictère

Celosia trigyna {kmamnthaceaé)

Préparer les feuilles de cette plante avec la pâte de "péké" (graines dUrvingia

gabonemis). Manger le repas obtenu (32).

Harungana madagascahemis (Clusiaceae).

Bouillir les écorces de tronc ensuite mélanger les avec les tubercules cuits de manioc. Manger le repas obtenu (38,40).

Préparer une décoction aqueuse des écorces de tronc. Boire un verre de décocté le matin et le soir (42).

Senna hirsuia (Caesalpiniaceae).

Préparer une décoction aqueuse de la racine. Boire une partie du décocté et le reste est employé en lavement (47).

Senna alata (Caesalpiniaceae).

Faire une décoction aqueuse des feuilles. Boire le décocté obtenu (32).

5.1.5.5. Plantes médicinales utilisées pour le traitement des maux de la rate

Enantia chlorantha (Annonaceae).

Préparer une macération aqueuse des écorces de tronc. Administrer, per os, le macéré obtenu chez l'enfant (54).

Ipomoea involucrata (Convolvnlaceae).

Ecraser les fleurs, mélanger la pâte obtenue avec de l'argile et délayer le tout dans un verre d'eau froide. Administrer le mélange obtenu per os chez l'enfant (57).

Leea guineensis {Leeaceae).

Piler les fruits frais, mélanger la pâte obtenue avec la poudre du bois de Pterocarpus

soyauxii. Faire des scarifications chez l'enfant au niveau de la rate puis frictionner la pâte.

Piler les fruits de Leea guineensis, on ajoute la bouillie de maïs ou de manioc.

Administrer per os la solution chez l'enfant (33,35).

Vernonia amygdalina {Asteraceae').

Piler les feuilles de cette plante avec celle de Clerodendrum sp. et ajouter un peu

d'huile et tiédir au feu. Frictionner sur les parties douloureuses chez l'enfant malade (36).

5.I.5.6. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de l'odontalgie

Buchholzia macrophylla {Capparidaceae).

Ecraser l'amende du fruit et appliquer la pâte obtenue sur la dent pour calmer les douleurs (54).

Zanthoxyïum gilletii {Rutaceae).

Gratter la partie interne de l'écorce de tronc, la pulpe obtenue est appliquée sur la dent pour calmer les douleurs (34).

Zanthoxyïum heitzii {Rutaceae).

Râper la partie interne de l'écorce fraîche de tronc. Appliquer la pulpe obtenue sur la dent (47).

5.1.6. Troubles mentaux

5.1.6.1. Plante médicinale utilisée pour le traitement de l'alcoolisme

Tetrapleura tetraptera {Mimosaceae).

Préparer une macération des écorces fraîches de tronc. Boire le macéré aqueux après l'avoir tiédi au soleil (43).

5.1.6.2. Plantes médicinales utilisées pour le traitement de l'asthénie sexuelle

Crinum natans {Amaiyllidaceae).

Préparer une macération des feuilles avec des tranches de citron dans une bouteille d'eau. Boire le macéré aqueux obtenu (44).

Enantia chlorantha {Annonaceae).

Préparer séparément une macération des écorces de tronc de cette plante et celles de

Macaranga spinosa, de Pauridiantha sp. et de Monodora crispata. Boire chaque macéré aqueux pour soigner l'asthénie sexuelle et laver la vessie (33,36,41).

98

Klaimdoxa gabomnsis {Irvingiaceae).

Mastiquer l'écorce de tronc et avaler le suc contre l'asthénie sexuelle (41).

Piper capense (Piperaceae).

Les Mboko et les Kota mâchent la racine et avalent le suc comme aphrodisiaque. La

racine peut être mâchée avec les graines de maniguete {Aframomum meleguetd) (44,45,54).

5.1.7

.

Maladies de la peau et des tissus cellulaires sous-cutanés

5.I.7.I. Plantes médicinales utilisées contre les bubons

Acanthus montanus (Acanthaceae).

Piler les feuilles fraîches et faire un pansement avec la pâte obtenue sur le bubon (34).

Alchornea cordifolia (Euphorbiaceae).

Piler les feuilles fraîches et mélanger la pâte obtenue avec le latex à'Alstonia congemis.

Faire un pansement sur le bubon (32).

Anchomanes difformis (Araceae).

Pulvériser le tubercule frais. Faire un pansement avec la pulpe obtenue de la partie douloureuse pour mûrir le bubon (56).

Cyathulaprostrata (Amaranthaceae).

Ecraser les fruits de cette plante et mélanger la pâte obtenue avec la poudre des écorces brûlées de banane. Appliquer la pâte obtenue sur le bubon (37).

Dracaena mannii (Agavaceae).

Gratter la partie interne de l'écorce de tronc. Mélanger la pulpe obtenue avec la poudre de bois d'ébène rouge et ajouter un peu d'eau. Appliquer la pâte obtenue sur le bubon (51).

Triumfettapetandra (Tiliaceae).

Piler les feuilles et appliquer la pâte obtenue sur les scarifications préalablement effectuées sur le bubon (46).

5.1.7.2. Plantes médicinales utilisées pour le traitement du panaris

Anchomanes difformis {Araceae).

Faire un pansement avec la pulpe de tubercules sur la partie atteinte (56).

Brenania brieyi (Rubiaceae).

On utilise la poudre de l'épicarpe du fruit, en pansement contre le panaris (34).

5.1.8. Maladies des organes génito-urinaires

5.1.8.1. Plantes médicinales utilisées pour faciliter l'accouchement et les suites de couche

Bar ter ia nigritana (Passifloraceae).

Faire une macération des écorces de tronc pilées dans un récipient d'eau. Boire un verre de macéré pour faciliter l'accouchement (40).