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6.5 ANÁLISES BIOQUÍMICAS

7.2.1 Imunoconteúdo de tirosina hidroxilase (TH) e

Les infrastructures autoroutières du secteur d'étude constituent l'une des sources importantes d'émissions de polluants, compte tenu des forts débits de véhicules qui circulent sur ces infrastructures. Puisque les polluants sont rejetés par les véhicules ou remis en suspension lors de leur passage, il s'agit de sources mobiles de pollution.

Certaines artères du réseau local sont également une source importante d'émissions de polluants, notamment les rues Saint-Patrick et Notre-Dame, étant donné la proportion élevée de véhicules lourds qui y circulent.

Tableau 48 : Stations de mesure de la qualité de l'air et contaminants mesurés

Source : Ville de Montréal (2004). Réseau de surveillance de la qualité de l'air

Les autres sources de rejet de polluants dans l'atmosphère sont les industries disséminées sur le territoire, ainsi que certains systèmes de chauffage résidentiel. C'est ce qu'on désigne par sources fixes de pollution. La zone d'étude comprend effectivement de nombreux sites industriels de taille et de nature très variées. La variété des polluants émis par les industries peut donc être très grande40. Les sites vacants, en particulier ceux qui ne sont pas asphaltés, tout comme les sites où il y a entreposage et manutention de matériaux à l'extérieur en particulier de matériaux en vrac, peuvent également constituer une source non négligeable d'émission de poussières. Même si les particules ou poussières ne sont pas nocives en elles-mêmes, les polluants présents dans l'atmosphère peuvent s'adsorber aux poussières pour en faire des contaminants.

40

Oxydes de carbone et d'azote, dioxyde de soufre, particules, métaux, composés organiques volatils, etc.

Normes Polluants I Période

Montréal Canadiennes

Dioxyde de soufre (S02) (pg/m3) 1heure 1 1300 1 900

24 heures 260 300

1 an 52 60

Dioxyde d'azote (NO2) (pg/m3) I 1heure 1 400 400

24 heures 200 200

1 an 100 L 100

Monoxyde d'azote (NO) (pg/m3) 1heure 1300

Tableau 49 : Normes applicables en matière de qualité de l'air

Monoxyde de carbone (CO) I

(mg/m3) 1heure

8 heures

35 30

15 1 13

Ozone (03) (pg/m3) 1heure 1 160 1 160

8 heures 75 1 130 1

24 heures 50 1 50

1 an 30 30

Particules en suspension totales j 24 heures 1 150 120

(pg/m3) 1 an 70 1 70

PMio (pg/m3) 24 heures Valeur IQA = 50 2

1 an

PM25 (pg/m3) 24 heures I Valeur IQA = 25 3 30 4

1 an

Norme pancanadienne adoptée par le Conseil canadien des ministres de l'environnement en 2000: la moyenne du Lie maximum des 8 heures mobiles quotidiennes, calculée sur trois années consécutives doit être inférieure à 130 pg/m3 d'ici à 2010.

2 À Montréal, l'information sur la qualité de l'air est fournie sous la forme d'une valeur numérique appelée Indice de qualité de l'air (IQA). La valeur 50 de cet indice correspond à la limite supérieure acceptable de chacun des polluants mesurés. Puisqu'il n'y a aucune norme dans la réglementation concernant les PMI°, la valeur de référence a été fixée à 50 pg/m3 (mobile sur 24 heures) pour le calcul de l'indice de qualité de l'air.

3 Puisqu'il n'y a aucune norme dans la réglementation concemant les PM2,5, la valeur de référence a été fixée à 25 pg/m3 (mobile sur 24 heures) pour le calcul de l'indice de qualité de l'air. À noter qu'avant janvier 2003, la valeur de référence pour les PM2,5 était fixée à 35 pg/m''.

4 Norme pancanadienne adoptée par le Conseil canadien des ministres de l'environnement en 2000: la moyenne des 98e centile annuel des 24 heures, calculée sur trois années consécutives doit être inférieure à 30 pg/m3 d'ici 2010.

Source : Gagnon et autres (2003). Qualité de l'air à Montréal. Données 2002.

Il n'y a toutefois pas de bilan des émissions de polluants qui permettrait de connaître les quantités et la nature des polluants rejetés dans l'atmosphère par les industries présentes dans la zone d'étude.

Une autre source potentielle d'émissions de polluants est le chauffage au bois.

Toutefois, compte tenu de la composition du parc de logements dans le secteur à

l'étude", il est peu probable que le chauffage au bois contribue de façon marquée à l'émission de polluants comme cela peut être le cas dans d'autres secteurs de la région de Montréal en période hivernale.

Climat de la zone d'étude

Les conditions climatiques ont une influence sur la dispersion des polluants à partir de leur source d'émission. Outre le vent qui favoris9 la dispersion et le transport des polluants, la température et la turbulence atmosphérique ont aussi un impact42.

Les données sur le climat proviennent de la station météorologique d'Environnement Canada localisée à l'aéroport Pierre-Élliot-Trudeau de Montréal, qui se trouve à quelque douze kilomètres à l'ouest de l'échangeur Turcot. On peut considérer que les conditions qui y sont observées sont représentatives des conditions de la zone d'étude, quoique la direction et la vitesse du vent pourraient être différentes de celles observées à l'aéroport à cause de la topographie du site (falaise Saint-Jacques).

La vitesse moyenne et la direction dominante du vent observées pour chaque mois de l'année sont présentées au tableau 50. Les vents dominants dans le secteur à l'étude proviennent du sud-ouest la majorité de l'année sauf pour les mois de mars et avril où ils proviennent plus souvent du nord et pour le mois de janvier où ils proviennent majoritairement de l'ouest.

Cette composition des vents dominants signifie que les émissions provenant des véhicules en circulation sur le réseau autoroutier dans le secteur de l'échangeur Turcot et du tronçon De La Vérendrye de l'autoroute 15 sont dirigés vers le quartier Saint-Henri lorsque les vents soufflent du sud-ouest, soit la direction des vents dominants. Par contre, des vents provenant du nord, conditions qui se rencontrent plus fréquemment en mars et avril, ont pour effet de diriger les polluants vers les secteurs résidentiels du quartier Émard—Côte-Saint-Paul situés au sud du tronçon De La Vérendrye de l'A-15.

Dispersion des polluants : quelques notions

Les polluants émis par les sources fixes (industries et chauffage) et mobiles (transport) sont dispersés dans l'atmosphère ou déposés, tout en subissant pour certains des modifications physico-chimiques. Leur concentration dans l'air dépend de plusieurs facteurs, à savoir :

L'intensité des émissions qui varie dans le temps en fonction des activités (ex.:

la nuit, les débits de circulation sont moins élevés que le jour et les activités industrielles sont souvent moins intenses);

La topographie locale qui peut favoriser ou non le déplacement des masses d'air, ainsi que la structure urbaine (hauteur des bâtiments, largeur des rues, etc.);

Les conditions météorologiques telles la vitesse du vent, la température et la turbulence qui vont favoriser la dispersion plus ou moins rapide des polluants;

La structure thermique de l'atmosphère.

41 On retrouve dans les arrondissements Sud-Ouest et Verdun (arrondissements dont des zones résidentielles sont localisées à proximité des infrastructures autoroutières) une majorité de locataires.

42 Voir la section suivante pour plus de détails sur le rôle que jouent les conditions climatiques sur la dispersion des polluants.

Température

Tableau 50: Température, vitesse et direction dominante du vent, moyenne 1971-2000, Aéroport Pierre-Élliot-Trudeau de Montréal

.1 Janv. 1 Fév. 1 Mars 1 Avril 1 Mai Juin Juil Aout Sept Oct. Nov: 1 Dec

Source : Environnement Canada (2004). Normales climatiques au Canada 1971- 2000.

La dispersion s'effectue dans les basses couches de l'atmosphère, notamment dans la couche limite atmosphérique, une zone agitée sans cesse par des mouvements turbulents tant horizontaux que verticaux. Ces mouvements (turbulence atmosphérique) permettent le transfert de la chaleur du sol dans l'atmosphère et le mélange des polluants. Lorsque la turbulence est importante, la dispersion des polluants est meilleure.

Par ailleurs, la structure thermique de l'atmosphère, caractérisée par une diminution de la température à mesure qu'augmente l'altitude, fait en sorte que l'air plus chaud, qui est plus léger, monte et que l'air des couches supérieures descend, ce qui facilite le mélange des polluants.Toutefois, dans certaines conditions climatiques, il peut y avoir une inversion des températures et, lorsque cela se produit (air au sol devient plus froid qu'à une altitude plus élevée), les polluants s'accumulent alors dans les basses couches de l'atmosphère. En général, les situations dépressionnaires (basses pressions) correspondent à une turbulence de l'air assez forte et donc à de bonnes conditions de dispersion et les situations anticycloniques (hautes pressions) entraînent des épisodes de pollution puisque la stabilité de l'air ne permet pas la dispersion des polluants.

La nature des polluants a aussi une influence sur leur dispersion. Ceci est notamment vrai dans le cas des particules où la vitesse de sédimentation (vitesse de chute) est fonction de leur taille. Plus la granulométrie est élevée, plus les particules vont retomber rapidement sur le sol près de leur source d'émission, alors que les particules très fines peuvent voyager sur des centaines voire des milliers de kilomètres.

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