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INTERPRETAÇÃO DOS RESULTADOS E CONCLUSÕES

4.2 Le système

L’^®0 est un noyau à couches fermées, sa fonction d’onde interne est bien décrite

par le modèle de l’oscillateur harmonique. Leurs énergies d’excitations sont suffisamment

élevées pour espérer obtenir de bons résultats avec un calcul à une voie. Cette structure

en couches conduit à des simplifications importantes dans le calcul des éléments de ma­

trice microscopiques. Ce noyau possède un spin nul et une parité positive dans son état

fondamental. Quant à , c’est un noyau à couches ouvertes, le nucléon célibataire se

trouve sur Opi, qui dans son état fondamental possède un spin | et une parité négative. Le

système que nous allons étudier dans ce chapitre, était déjà l’objet d’une étude

microscopique et de plusieurs études expérimentales. En effet, la seule étude microscopique

de l’interaction de l’^®0 et de a été faite par Okabe [50] en utilisant la méthode du

groupe résonant RGM et en prenant comme force effective nucléon-nucléon le potentiel

M3Y [54]. Cette étude a montré une dépendance du spin-orbite et de la parité du système.

En effet, les déphasages microscopiques centraux montrent une grande dépendance de la

parité, la différence A( (3.28) est négative pour l’onde partielle paire, positive pour l’onde

partielle impaire. L’ordre de grandeur de cette différence est grand pour les ondes paires,

d’où un terme spin-orbite important. Malheureusement, les résultats de Okabe ne sont pas

analysés en termes de potentiels, donc une comparaison détaillée avec notre travail ne sera

pas possible.

L’étude expérimentale de la diffusion élastique faite par Siemssen et ses col­

laborateurs [55] montre une grande structure des fonctions d’excitations, ces auteurs ont

conclu à une possibilité de transfert d’un trou entre les deux noyaux. Dans un système

où les deux noyaux en interaction possèdent une petite différence de masse, nous nous

attendons à ce que l’échange du coeur contribue d’une manière importante à la structure

de la dépendance de la parité.

Les calculs microscopiques qui suivent ont été faits avec un nombre N = 16 coordonnées

génératrices R sélectionnées de 1.8 à 10.8 par pas de 0.6/m. Ce nombre N dépend de

l’importance de l’effet de parité: plus cet effet sera important, plus ce nombre sera grand.

4.2.1 Résultats microscopiques

Le modèle de la coordonnée génératrice fournit une description unifiée des états liés et

des états libres, résonants ou non résonants; nous nous sommes donc intéressés aux états

liés physiques et aux résonances du système comme le montre la figure 3. Les

états de paxité positive d’une part et les états de parité négative d’autre part peuvent être

généralement regroupés en bandes. Ce modèle fournit trois bandes de parité positive et

trois bandes de parité négative.

E'^^{MeV)

Figure 3: La structure des bandes rotationnelles des états liés et des

résonances pour le système

4.2. Le système 53

Nous pensons que les états de la bande négative et de la bande positive les plus

basses de la figure ci-dessus correspondent à des états excités du spectre du La valeur

expérimentale de l’énergie de liaison de ce noyau est de l9.S0MeV. De ce fait, nous consta­

tons que, dans le cas de ce système, le modèle de la coordonnée génératrice ne fournit pas

les niveaux d’énergies les plus profonds du noyau car une description réelle du spec­

tre de celui-ci exige plus d’une seule configuration du système L’introduction

d’autres configurations, l’amélioration du comportement asymptotique des fonctions d’onde

et probablement la modification de l’interaction nucléon-nucléon sont nécessaires si nous

voulons reproduire l’ordre de grandeur des niveaux d’énergies.

Lors de la construction du potentiel, il faut tenir compte à la fois des états liés physiques

ni, des résonances étroites et du nombre d’états interdits me. Le nombre d’états interdits

est nécessaire, il permet de nous guider sur la bonne voie lors de cette construction. Ce

nombre constitue un ingrédient important dans le problème de la collision, il est calculé

avec la technique de la référence [53] pour le système -|- Le nombre calculé dépend

uniquement de £ et il est donné à la table 2 pour chaque onde partielle.

£ me ne £ me ne

0 12 2 1 11 2

2 11 2 3 10 2

4 10 2 5 9 2

6 9 2 7 8 2

8 8 2 9 7 2

10 7 2 11 6 2

Table 2: Le nombre d’états liés interdits me et le nombre

d’états liés physiques ne pour chaque onde partielle

pour le système -f

Au-delà de £ = 11, quelques irrégularités peuvent se produire et le nombre d’états liés

interdits me dépendra aussi de J comme le montre la table 1 de la référence [3]. Une

résonance tout près du seuil avec une largeur presque nulle peut être considérée comme un

état lié en appliquant le principe d’approximation d’état lié. Cette approximation consiste à

ne pcis corriger le comportement asymptotique gaussien des fonctions d’ondes GCM. Pour

les états liés, cette approximation est en général excellente puisque les fonctions d’onde

sont concentrées à de petites interdistances et décroissent exponentiellement au-delà de

la portée des forces nucléaires. Pour les résonances dont les fonctions d’onde exactes ont

un comportement asymptotique oscillant, l’approximation d’état lié reste valable pour des

résonances étroites jusqu’à des largeurs d’environ 0.5MeV [56]. Nous qualifierons d’étroite

une résonance dont la largeur F (en MeV) est telle que sa durée de vie est nettement

supérieure au temps caractéristique de la collision. Pendant un temps très long, à l’échelle

des temps de collision, une résonance se comporte donc comme un état lié. Suivant cette

approximation, le modèle de la coordonnée génératrice fournit deux états liés physiques

pour chaque onde partielle ^ < 11. Pour éclairer la situation, étudions le cas de Fonde

partielle ^ = 10 dont les états liés et les résonances sont portés à la figure 3. Pour J — ^

nous avons un état lié de -0.38MeV et deux résonances situées à 8.03MeV (F = 1.7 10“®)

et à 13.34MeV (F = 0.62). Pour J = y ' avons 3 résonances situées à 6.05, 11.59

et 15.92MeV dont les largeurs sont respectivement 8. 10“^^, 2. 10“^ et 2.59 . De ce fait,

la première résonance de J = y et les deux premières résonances de J = y sont con­

sidérées comme des états liés puisque leurs largeurs sont inférieures à 0.5MeV.

Les déphasages microscopiques qui représentent l’effet de la partie centrale du po­

tentiel noyau-noyau et qui sont calculés selon l’équation (3.27) décroissent en fonction de

l’énergie. Nous avons représenté ces déphasages (figure 4) qu’ à partir de E = 16MeV pour

éviter la région de résonances, les ondes partielles paires et les ondes partielles impaires

diffèrent par leurs nombres d’états liés.

La différence A; (3.28) entre les déphasages et pour chaque onde partielle en

fonction de l’énergie est portée à la figure 5. Elle est due à l’effet du potentiel spin-orbite

noyau-noyau. Nous constatons que cette différence A^ dépend fortement de la parité,

elle est grande pour les ondes partielles paires (parité négative) et décroît en fonction de

l’énergie. A( est positive pour les moments angulaires impairs et négative pour les moments

angulaires pairs.

4.2. Le système *^(9 + 55

^GCMi^deg)

l’énergie pour le système Les labels représentent

les moments angulaires i.

Atiàeg)

E(M#V)

Figure 5: La différence A/ en fonction de l’énergie pour le système

Les labels désignent les moments angulaires £.

Toutes les propriétés de nos résultats microscopiques obtenues par le modèle microscopique

de la coordonnée génératrice sont en plein accord avec celles obtenues par Okabe [50].

4.2.2 Construction des potentiels pour le système

Dans ce paragraphe, nous allons construire des potentiels réels qui reproduisent au

mieux les déphasages microscopiques centraux des potentiels spin-orbite ainsi

que des potentiels de parité Vp. En plus des déphasages microscopiques , les poten­

tiels réels doivent reproduire aussi le nombre d’états liés total ne -f me pour chaque onde

partielle pour satisfaire au théorème de Levinson (2.40).

La construction du potentiel réel se fera en deux étapes. Dans une première étape, nous

ferons un ajustement des déphasages par un potentiel V(o)(r) où la partie nucléaire est

représentée par un potentiel gaussien simple. Puis dans la seconde étape, nous appliquons

l’algorithme de Kukulin et collaborateurs [5] dans le but de correction. L’ajustement et la

correction s’effectuent sur un domaine d’énergie allant de 16MeV jusqu’à G5MeV car en

dessous de IGMeV, nous observons une forte manifestation des résonnances qui perturbent

considérablement la construction du potentiel. Les résultats de l’ajustement pour toutes

les ondes partielles sont regroupés dans la table 3 suivante:

i Vq flo l wo ÛO

0 396.29 3.18 1 508.25 2.94

2 398.70 3.18 3 509.75 2.93

4 399.65 3.17 5 512.20 2.92

6 402.95 3.17 7 517.39 2.91

8 405.75 3.15 9 520.92 2.90

10 412.58 3.12 11 529.74 2.89

Table 3: Les paramètres de l’ajustement vq et cq du potentiel

central pour le système ^^0

-t-Les potentiels gaussiens ajustés reproduisent le nombre d’états liés total ne + me ainsi

que les déphasages microscopiques mais avec un écart type moyen de 2°. Dans

le but d’une bonne amélioration de la précision sur ces déphasages, nous avons appliqué

l’algorithme de Kukulin et collaborateurs décrit au chapitre 3 à chaque onde partielle ^ et

4.2. Le système -t- 57

nous avons obtenu de nouveaux potentiels (figure 6):

N

V'/(r) = K(o)(r) +

I

N est le nombre de fonctions de base, qui sont des fonctions d’oscillateur harmonique

utilisées pour la correction; ce nombre est bien choisi afin de permettre d’atteindre la

convergence et améliorer suffisamment la précision. Pour déterminer cette valeur, deux

contraintes importantes doivent être réalisées à savoir une bonne précision et la reproduc­

tion du nombre d’états liés total nt + mt. Pour le système avec deux fonctions

d’oscillateur harmonique et y>2(r)) nous avons bien reproduit les déphasages micro­

scopiques ainsi que le nombre d’états liés total de la table 2, l’écart type moyen est

de l’ordre de 0.5®( 2® avant la correction ), une amélioration de la précision d’un facteur 4.

VtiMeV)

Figure 6: Les potentiels centraux V( qui reproduisent les déphasages de la

figure 4. Les labels représentent les moments angulaires L

A petites distances, les potentiels associés aux ondes partielles impaires sont plus pro­

fonds que ceux associés aux ondes paires; ils se croisent aux alentours de 4.5/m et puis

au-delà de cette valeur, c’est la situation inverse de la précédente qui est observée. Le com­

portement asymptotique de ces potentiels suit la loi proposée par Baye dans la référence

[13]; c’est-à-dire que la parité du moment angulaire pour le potentiel profond est donnée

par (3.36). Les informations données par les résultats expérimentaux montrent que cette

loi est bien vérifiée ( voir la référence [13] pour les détails ) et ce comportement est ren­

contré dans toutes les études théoriques faites avec des noyaux à couches p.

V^iMeV)

Figure 7: Les potentiels de parité Vp pour le système -f-

Les labels désignent les moments angulaires pairs

^=0, 2, 4, 6, 8 et 10

4.2. Le système 59

Les potentiels construits Vt montrent une très forte dépendance de la parité mais, pour

chaque parité, la dépendance du moment angulaire i est faible. Pour mettre en évidence

cette situation, nous avons porté à la figure 7 les potentiels de parité Vp (3.34). Nous con­

statons que le terme de la parité est positif à courtes distances et il est négatif à grandes

distances. La dépendance de ces potentiels en l est faible mais la dépendance des V/ en

parité est beaucoup plus évidente. Leur comportement asymptotique suit la loi proposée

à la référence [12] au-delà de 4.5/m.

Les potentiels spin-orbites (3.32) construits montrent aussi une dépendance de la

parité (figure 8), ils changent tous de signe aux alentours d’une même distance qui est de

2/m.

2

Figure 8: Les potentiels spin-orbite pour le système

-|-Les moments angulaires pairs sont en traits pleins et les

moments impairs sont en traits coupés.

Pour les moments angulaires pairs, le terme spin-orbite est négatif à courtes distances et,

au-delà de 2/m, le terme spin-orbite est positif. Par contre pour les moments angulaires

impairs, c’est la situation inverse de la précédente que nous observons. Les potentiels spin-

orbite associés aux ondes partielles paires sont approximativement trois fois plus grands

que ceux associés aux ondes impaires dans la région asymptotique. Cet ordre de grandeur

traduit exactement la différence portée à la figure 5.

Les coefficients A, des fonctions d’oscillateurs harmoniques pour le potentiel central, les

coefficients Hi pour le potentiel spin-orbite et le paramètre ro sont donnés à l’appendice E.

4.3. Le système 61

4.3 Le système

Le noyau possède une structure en couches ouvertes, dans son état fondamen­

tal, le neutron célibataire se trouve sur la sous couche nucléaire 0p|. Contrairement à

l’^®0 où le caractère magique du noyau permettait une bonne description par le modèle

de l’oscillateur harmonique; une fonction d’onde réaliste du est probablement plus

éloignée. Cette différence de qualité de fonctions d’onde entraîne que, dans la plupart des

calculs théoriques, l’état fondamental du est situé beaucoup trop bas par rapport au

seuil du système Les deux noyaux du système -f sont étudiés dans leurs

états fondamentaux avec des spins et parités respectifs O'*’ et | . Cette étude théorique

constitue la première étude microscopique réalisée avec le modèle GCM. Par contre, ce

système a été depuis longtemps l’objet de nombreuses études expérimentales comme la

mesure de la distribution angulaire et de la section efficace totale de la diffusion élastique.

Nos calculs microscopiques sont faits avec 14 coordonnées génératrices R sélectionnées de

1.8 à 9.6 par pas de 0.6/m.

4.3.1 Résultats microscopiques

L’étude microscopique du système ^^0 + par le modèle de la coordonnée génératrice

montre une structure de bandes rotationnelles des états liés et des résonances. Le modèle

fournit trois bandes de parité positive et quatre bandes de parité négative comme le montre

la figure 9.

E'^^iMeV)

Figure 9: La structure des bandes rotationnelles des états liés et des

résonances pour le système

Les premiers états | et | de la bande négative la plus basse correspondent approxi­

mativement aux états excités |~(6.71MeV’) et |~(6.38MeV') du spectre des niveaux du

4.3. Le système 63

Les états excités | et | prévus par le modèle de la coordonnée génératrice sont respec­

tivement à —13.57MeV et —13.90MeF (voir figure 9 ci-dessus); ces états sont approxi­

mativement à Q.ZMeV près des valeurs expérimentales. Cependant, nous constatons que

les états les plus profonds du spectre expérimental du ne sont pas reproduits par le

modèle GCM. Si nous voulons reproduire les niveaux d’énergies les plus profonds, nous de­

vons tenir compte d’autres configurations lors des calculs microscopiques, de l’amélioration

du comportement asymptotique des fonctions d’onde et, probablement, de la modification

de l’interaction nucléon-nucléon. Puisque, lors de la construction du potentiel, nous tenons

compte à la fois du nombre d’états liés physiques et du nombre d’états interdits m<,

nous donnons ceux-ci à la table 4 pour chaque onde partielle l.

rri( ne e me ne

0 11 2 1 10 2

2 10 2 3 9 2

4 9 2 5 8 2

6 8 2 7 7 2

8 7 2 9 6 2

10 6 2

Table 4: Le nombre d’états liés interdits mt et le nombre

d’états liés physiques ni pour chaque onde partielle

pour le système

Pour des moments angulaires i plus élevés, des irrégularités peuvent se produire et le nom­

bre d’états liés interdits mi dépendra aussi de J [3]. Suivant le principe d’approximation

d’état lié dont nous avons tenu compte, des résonances tout près du seuil avec des largeurs

presque nulles peuvent être considérées comme des états liés. De ce fait, nous aurons deux

états liés physiques pour chaque onde partielle l < 10.

Les déphasages microscopiques sur lesquels nous allons nous baser pour la con­

struction des potentiels pour le système -f sont représentés à la figure 10. Ces

déphasages sont donnés pour chaque onde partielle l et ils représentent l’effet direct de la

partie centrale du potentiel noyau-noyau du système -|- Pour tous les moments

angulaires, les déphasages de la figure 10 décroissent en fonction de l’énergie.

^GCM^deg)

Figure 10: Les déphasages microscopiques centraux fonction de

l’énergie pour le système Les labels représentent

les moments angulaires i.

La différence A/ qui est due à l’effet du potentiel spin-orbite noyau-noyau de ce système

est portée à la figure 11 pour chaque onde partielle. Si dans le système -|- le signe

de A^ dépend de la parité, positif pour les ondes partielles impaires et négatif pour les

ondes paires; dans le système -h le signe de celle-ci est toujours négatif quelle que

soit l’onde partielle £. Par contre, l’ordre de grandeur de cette différence A/ dépend de la

parité comme dans le cas du système précédent. En général, elle est plus grande pour les

ondes partielles paires (parité négative) que pour les ondes impaires.

4.3. Le système 65

At{deg)

E(M«V)

Figure 11: La différence A/ en fonction de l’énergie pour le système

Les labels désignent les moments angulaires i.

4.3.2 Construction des potentiels pour le système

La construction des potentiels réels pour le système en se basant sur

l’information donnée à la figure 10 se fera de la même manière que dans le cas du système

étudié précédemment. Nous évitons la gamme d’énergie en dessous de 16MeK

car il y a une forte manifestation des résonances qui perturbent la construction des poten­

tiels.

Les potentiels gaussiens ajustés doivent reproduire le nombre d’états liés total de la table 4

pour satisfaire le théorème de Levinson; les résultats de l’ajustement pour toutes les ondes

partielles i sont donnés à la table 5 suivante:

£ vo O

q

£ Vo Oo

0 559.58 2.81 1 475.45 2.83

2 557.37 2.82 3 474.13 2.84

4 555.77 2.83 5 471.27 2.86

6 552.08 2.84 7 466.36 2.89

8 549.36 2.86 9 467.76 2.90

10 546.17 2.88

Table 5: Les paramètres de l’ajustement vq et

oq

du potentiel

central pour le système

Les gaussiennes de la table 5 reproduisent les déphasages microscopiques de la fi­

gure 10 ainsi que le nombre d’états liés total -t- rrif de la table 4. Les déphasages sont

reproduits avec un écart type moyen de l’ordre de 2.5°. Dans le souhait d’améliorer la

précision sur les déphasages, nous avons appliqué la méthode de Kukulin et collaborateurs

à chaque moment angulaire £. Les potentiels obtenus après correction sont donnés à la

figure 12. Les potentiels gaussiens liés aux ondes partielles paires sont améliorés avec deux

fonctions d’oscillateur harmonique, tandis que les potentiels gaussiens associés aux ondes

partielles impaires sont améliorés avec trois fonctions d’oscillateur. Dans chaque cas de

parité (positive ou négative), le nombre de fonctions utilisé est bien choisi afin de per­

mettre d’atteindre la convergence et d’améliorer suffisamment la précision. L’écart type

moyen est de l’ordre de 1° (2.5° avant la correction), nous observons une nette progression

de la précision. A courtes distances, les potentiels associés aux moments angulaires pairs

sont plus profonds que ceux associés aux moments angulaires impairs. Ils se croisent une

première fois aux alentours de 3/m, puis une deuxième fois aux alentours de 5/m. Le

comportement asymptotique de ces potentiels suit la loi (3.36).

Les potentiels centraux portés à la figure 12 dépendent de la parité. Pour mettre en

évidence la différence existante dans des couples de potentiels successifs, nous portons à la

4.3. Le système 67

figure 13 les potentiels de parité (3.34) pour les ondes partielles pairs £ = 0, 2, 4, 6

et 8. Leur forme ne dépend pcis beaucoup de £\ à courtes distances et au-delà de 5/m,

le terme de parité est négatif c’est-à-dire que les potentiels correspondant aux ondes par­

tielles paires sont plus profonds que ceux associés aux ondes impaires. La dépendance de

ces potentiels de parité en £ est faible. Comme le plus petit des deux noyaux Ai et A

2

est

un nombre impair, le terme des potentiels de parité est négatif asymptotiquement, d’où

vérification de la loi de la référence [12].

Vt{MeV)

Figure 12: Lee polenliels centraux V, qui reproduisent les déphasages de la

figure 10. Les labels représentent les moments angulaires t.

Vp{MeV)

Figure 13: Les potentiels de parité Vp pour le système

Les labels désignent les moments angulaires pairs

^ = 0, 2, 4, 6, et 8

Les potentiels spin-orbite déterminés pour le système montrent aussi une forte

dépendance de la parité comme indiqué à la figure 14. Leur signe est négatif à des distances

inférieures à 2/m, ils s’annulent tous aux alentours d’un même point 2/m, puis au-delà

de cette valeur, leur signe est positif. Les potentiels spin-orbite correspondant aux ondes

pcirtielles paires(parité négative) sont deux fois plus grands que ceux associés aux ondes

partielles impaires (parité positive); cet ordre de grandeur traduit exactement la différence

A/ portée à la figure 11.

4.3. Le système 69

2

Figure 14: Les potentiels spin-orbite pour le système

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