Capitulo 6. Trabalho laboratorial
6.1. Material e métodos
Appréhender la maladie chronique ne peut se faire sans avoir préalablement abordé la
question de la transition épidémiologique. En effet, s’il y a quelques décennies les maladies
infectieuses représentaient la première cause de mortalité dans le monde, aujourd’hui, ce n’est
plus le cas.
Une amélioration de l’hygiène de vie, de l’alimentation, de l’accessibilité aux soins entre
autres ont permis la réduction du nombre de personnes atteintes de maladies infectieuses.
Cette période de transition épidémiologique a laissé apparaître, en même temps que la
22
diminution importante des maladies infectieuses, l’émergence, voir même l’explosion des
maladies chroniques.
Pour autant, le paradoxe est frappant : si les comportements individuels ont permis la
diminution tendant presque à une disparition de certaines maladies, ils n’en demeurent pas
moins la cause de l’émergence d’autres maladies chroniques, cette fois.
Première cause de mortalité dans le monde, les maladies chroniques représentent 63% des
décès. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (1), "sur les 36 millions de
personnes décédées de maladies chroniques en 2008, 29% avaient moins de 60 ans et la
moitié étaient des femmes".
En France, en 2012, 37 % des plus de 15 ans, soit 19 millions de personnes étaient atteintes
d’une maladie chronique. Parmi elles, 13 millions présentaient une limitation dans la vie
courante (13).
La prise en charge des maladies chroniques représente un réel enjeu de santé publique tant
leurs conséquences sont nombreuses. Il est important également de rappeler que la prévalence
de ces maladies est amenée à augmenter considérablement dans les années à venir, du fait du
vieillissement de la population. En effet, le nombre de personne déclarant souffrir d'une
maladie chronique augmente de manière considérable avec l'avancée en âge. En 2012, moins
de 15% des 16-24 ans déclaraient souffrir d'une maladie chronique contre 73% des personnes
âgées de 85 ans ou plus (14).
23
Figure 2 : déclaration de « maladie chronique » selon le sexe et l’âge en 2012 (en%)
Cependant, malgré l’importance accordée à la prise en charge et la prévention des maladies
chroniques, comme en témoignent les nombreux Plans et Programmes mis en place depuis
plusieurs décennies maintenant, il existe, pour la France, très peu de données
épidémiologiques et statistiques concernant les maladies chroniques et leurs répercussions.
Certains Plans, tel que le Plan Cancer (15), le programme d’actions en faveur de la BPCO
(16) ou encore le Plan 2007-2011 (17) pour l'amélioration de la qualité de vie des personnes
atteintes de maladies chroniques, ont été mis en place. Pour autant, ils ne permettent pas
d’avoir une vision globale de l’évolution des maladies chroniques dans leur ensemble et de
leurs répercussions car leurs cibles sont trop spécifiques pour cela.
Les quelques données dont nous disposons sont des données de coûts de prise en charge des
Affections de Longue Durée (ALD) issues de la Sécurité Sociale et des données du poids des
morbidités issues de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (18).
Parmi ces données, celles concernant les causes de décès et d’incapacité nous intéressent
particulièrement (19) car même si elles ne dressent pas un bilan précis de la situation en
France actuellement, elles permettent d’en cerner les enjeux en termes de considération dans
les programmes et Plans mis en œuvre et d‘ impact sur les individus et le système de santé.
24
Figure 3 : 10 causes de décès principales en 2017 et variation en pourcentage, 2007-2017,
tous les âges, nombre
Figure 4 : 10 causes principales des années de vie perdues (AVP) en 2017 et variation en %,
2007-2017, tous les âges, nombre
La prise en compte des facteurs de risque et déterminants des maladies est importante, car
c’est bien sur eux qu’il nous faut agir.
Les facteurs de risques et déterminants de la maladie chronique sont nombreux et il serait
fastidieux de tous les citer ici. Pour autant, nous proposons d’en aborder certains qui nous
25
semblent en lien avec la question de l’environnement social afin de mieux cerner les enjeux
de la caractérisation de ce dernier.
L’OMS, dans un document intitulé « Les maladies chroniques et leurs Facteurs de risque
communs » (20) catégorise les causes de survenue des maladies chroniques en modifiables ou
non-modifiables.
Figure 5 : causes des maladies chroniques
Il est des déterminants et facteurs de risque de la maladie chronique contre lesquels nous ne
pouvons rien. Ainsi par exemple, l’âge, le sexe ou l’ethnie peuvent influencer la survenue
d’une maladie chronique. Pour autant, ces facteurs ne sont pas modifiables. Le fait qu’ils ne
soient pas modifiables ne doit pas pour autant empêcher leur considération dans la prise en
charge des patients, puisqu’au-delà d’expliquer la potentielle survenue de la maladie, ils
peuvent permettre de cibler les actions de prévention vers les populations à risque afin
d’éviter, le cas échéant, des complications en lien avec la pathologie.
Les facteurs modifiables quant à eux, permettent de mieux comprendre l’essor des maladies
chroniques et de mettre en place des actions de prévention.
Par ailleurs, le lien entre le développement des maladies chroniques et nos modes de vie est
aujourd’hui indéniable. Nos modes de consommations, nos activités, la durée de notre
sommeil, les exigences sociétales, tant en terme de travail que de recherche de performance,
influencent la façon dont nous vivons au quotidien.
S’intéresser à ces facteurs et déterminants semble nécessaire en ce sens que, tendant
aujourd’hui vers une prise en charge et une considération holistique des patients, leur
26
considération permettra une approche globale, personnalisée, et au plus proche de la réalité et
de la quotidienneté de la vie des patients avec leur maladie.
No documento
Caracterização petrográfica de agregados ígneos para betão
(páginas 73-85)