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Microclimatic Conditions and Gas Exchange in a Vineyard Under Plastic Cover

Parfois il est utile de rappeler ce qui peut sembler une évidence. Apporter une

précision dans les termes, dès le début, a une grande importance. Les publications

scientifiques doivent relever d’un mode fondamental de pensée et de discours, qui est le

raisonnement. Le terme « raisonnement » n’est pas choisi au hasard pour définir des

concepts les uns par rapport aux autres. Celui-ci s’oppose à un autre mode qui est le récit et

qui fait intervenir la narration. Ces deux modes sont complémentaires mais irréductibles

l’un à l’autre selon Bruner62. Dans le raisonnement, ce sont les conditions universelles de

vérité qui sont recherchées. Dans le récit, c’est une connexion vraisemblable d’événements

impliquant le plus souvent des acteurs humains. Ces affirmations sembleront mettre tout le

monde d’accord. Cependant, nous allons voir que cela est loin d’être aussi simple. En effet,

la séparation n’apparaît pas toujours aussi marquée. Par ailleurs, pour définir le

raisonnement, les définitions vont diverger et les conceptions vont s’afffronter. D’une part,

il y aura les tenants de la culture de l’évidence, qui repose sur le critère de l’évidence

rationnelle ou expérimentale. D’autre part, il y aura la culture de l’argumentation qui se

fonde sur la discutabilité et l’échange des points de vue. Il semble difficile de trancher entre

les deux groupes, si l’on se limite à étudier les discours pour eux-mêmes et si l’on adopte

une image de la science que Kuhn qualifie de « stéréotypée » et « a-historique », mais qui a

encore largement cours.

Dans cette conception et cette manière de voir la science, il apparaît que le contenu

de la science se limite aux seules observations, lois et théories décrites dans les pages des

manuels - ces manuels où chaque nouvelle génération scientifique apprend la pratique de

son métier. Kuhn veut dégager une autre conception, qu’il tire de l’analyse historique de

l’activité de recherche elle-même63. Les études de Kuhn nous intéressent particulièrement,

du fait justement qu’il tient compte des activités des scientifiques, de leur contexte et de la

complexité des phénomènes en jeu, humains ou non. Il les insère dans un ensemble global

qui est parcouru d’acteurs, d’interactions, soumis à des règles et des dynamiques, qui peut

être le siège de révolutions. La vision que Kuhn nous donne de la « science normale » nous

paraît pertinente dans la mesure où elle met en évidence qu’il y a des « normes » pour la

communication scientifique, mais aussi car elle nous la fait apparaître comme un système.

62

Bruner [1986]Actual minds, possible words.- Cambridge : Harvard University Press,

1986.-63

Nous pouvons ainsi comprendre le cadre dans lequel s’insèrent les publications

scientifiques. Nous pouvons voir comment fonctionne ce que nous appelons le « système de

la communication scientifique ». Pour cela nous devons tenter de dégager les prescriptions

-souvent implicites – qui sous-tendent les écrits scientifiques dans le domaine des sciences

humaines, en observant les usages d’écriture, d’édition, de lecture, de diffusion etc. Nous

posons un cadre, dans lequel évoluent les phénomènes que nous étudions, en considérant la

communication scientifique comme une totalité, un système dans lequel des acteurs divers

des objets produits, interviennent dans des rapports et des relations complexes. C’est le

premier principe de la théorie systémique des communications64. Poser l’existence du

système de communication nous donne un cadrage approprié.

Dans le cadre de la théorie systémique, toute communication est perçue comme un

système avec contenu et relation, qui correspondent, le premier à une communication

« digitale » et la seconde à une communication « analogique ». La partie relationnelle,

représentée par la communication « analogique » est le plus souvent implicite. La

communication digitale, visant le contenu, fait référence aux données et aux instructions,

qui sont traduites par des nombres, et appelle un traitement rationnel et conscient. La

communication analogique correspond à tout ce qui est non-verbal mais il ne s’agit pas

seulement de mouvements corporels, de comportements, mais aussi des indices qui

jalonnent tout contexte de communication au sens large65. Ainsi nous pourrons penser que la

communication scientifique ne se limite pas aux publications, mais qu’elle englobe des

phénomènes complexes, où des acteurs sont amenés à jouer un rôle, en s’insérant dans des

institutions qui elles-mêmes sont connectées à la société dans son ensemble.

Kuhn nous apporte des éléments supplémentaires pour définir le système de la

communication scientifique, qui enrichissent considérablement notre vision des choses. Il

montre qu’il peut y avoir deux points de vue sur la science et la manière de la considérer.

D’une part, une analyse peut être menée en tenant compte exclusivement du contenu des

discours de science et les considérer comme étant représentatifs de la totalité de la science

en elle-même. La science peut être vue alors comme l’ensemble des faits, théories et

méthodes rassemblés dans les ouvrages courants. Alors les savants sont les hommes qui,

avec ou sans succès, se sont efforcés d’ajouter tel ou tel élément à cet ensemble particulier.

Le développement scientifique apparaît dans ce cas comme un processus fragmentaire, un

phénomène d’accumulation. Les méthodes scientifiques sont caractérisées comme étant

uniquement celles qui sont illustrées par les techniques expérimentales utilisées pour obtenir

les faits décrits dans les manuels, ainsi que les opérations logiques effectuées pour rattacher

ces faits aux généralisations théoriques des manuels. Si l’on considère que le contenu de la

science se limite aux seules observations, lois et théories décrites dans les manuels

scientifiques, on obtient une conception a-historique des mécanismes de progression de la

science. La science est vue selon un concept de développement par accumulation de

connaissances. Uniquement comme un processus cumulatif.

D’autre part, une autre vision des choses peut être obtenue grâce à une conception

élargie, par un compte-rendu historique de l’activité de recherche elle-même. Cette

démarche nous paraît particulièrement intéressante dans la mesure où elle prend en compte

des phénomènes complexes et un ensemble de processus, de relations et de contenus, insérés

dans des contextes sociaux. La « science normale » est définie comme une recherche

solidement fondée sur un ou plusieurs accomplissements scientifiques passés,

64

Muccchielli. 1999 : 15

65

accomplissements que tel groupe de scientifique considère comme suffisants pour fournir le

point de départ d’autres travaux. Cela fonde la notion de « paradigme » scientifique. Un

étudiant reçoit une éducation à la fois rigoureuse et rigide qui est conçue pour avoir une

emprise profonde sur son esprit, en lui donnant des réponses sur ce que sont les entités

fondamentales dont l’univers est composé ou non pour le paradigme dans lequel il s’insère,

quelles relations ces entités ont entre elles, quelles sont les techniques à employer pour

chercher des solutions, etc. Les manuels rendent compte de ces accomplissements mais sous

une forme particulière : ils montrent l’ensemble des croyances préexistantes nécessaires

(idées reçues), les théories acceptées et les méthodes requises auxquelles l’étudiant doit

adhérer et qu’il doit défendre « contre » d’autres paradigmes.

Kuhn expose donc le fonctionnement de la « science normale »66 : elle est fondée sur

la présomption que le groupe sait comment est constitué le monde. La « science

normale » est donc ainsi constituée d’observations et d’expériences qui réduisent l’éventail

des croyances scientifiques, elle est constituée aussi d’idées reçues que l’apprenti chercheur

doit intégrer pour s’insérer dans un paradigme scientifique donné. Il faut aussi y ajouter une

part d’arbitraire non négligeable. Il y a aussi un élément apparemment arbitraire, que l’on ne

peut nier : il résulte de hasards personnels et historiques qui vont amener la mise en

présence de personnes et d’idées et participent aux éléments formatifs des croyances

adoptées par un groupe scientifique à un moment donné.

Ce qui apparaît comme particulièrement intéressant dans le système de la

communication tel qu’il apparaît dans cette analyse, c’est le rôle fondamental qu’y jouent

les publications scientifiques. C’est dans les manuels que chaque nouvelle génération

scientifique apprend la pratique de son métier. Les manuels et les ouvrages choisis comme

références exposent l’ensemble de la théorie acceptée et mentionnent les accomplissements

réussis, comparent ces applications avec des observations et des expériences servant

d’exemples. Nous pouvons ainsi représenter une première étape du fonctionnement du

système de la communication scientifique67.

Thomas Kuhn détaille comment la science procède selon certains « paradigmes ».

Un paradigme est un schème conceptuel auquel on croit parce qu’il est économique, fécond

et satisfaisant du point de vue de la cosmologie ambiante68. Or un schème conceptuel qui

fonctionne bien peut être remplacé : au début du siècle les manuels de physique

enseignaient que la lumière résulte d’une onde transversale et de nos jours qu’elle est

constituée de photons sous l’effet des théories de Planck et Einstein. Du point de vue

logique, il existe toujours de nombreux schèmes conceptuels concurrents capables

d’ordonner n’importe quel ensemble défini d’observations. La structure logique d’une

révolution scientifique, pour Kuhn, procède de cette manière : un savant doit croire en son

système avant de lui faire confiance dans la recherche féconde de l’inconnu. Une seule des

différentes possibilités peut représenter la réalité. Le savant qui explore un nouveau

domaine doit se sentir sûr de l’avoir choisie – d’avoir choisi parmi les approximations

disponibles, celle qui s’en approche le plus, mais il peut se tromper. En effet, une seule

observation incompatible avec sa théorie démontre qu’il avait utilisé une théorie fausse

depuis le début. La possibilité pour d’autres chercheurs de démontrer qu’un changement

doit s’effectuer à l’intérieur d’un paradigme ou bien d’un paradigme à un autre se base sur

le fait que les écrits sont disponibles et qu’en les comparant partie par partie, on peut exercer

66

Kuhn 1962 (trad. 1983 : 22)

67

voir ANNEXE SYSTEME DE LA COMMUNICATION SCIENTIFIQUE : paradigme

68

sur eux un regard plus critique que dans le flot d’un discours oral dont on ne maîtrise pas le

cours.

Kuhn lui-même a été « victime » de cette possibilité critique offerte par les capacités

graphiques propres à l’écriture elle-même. Goody relate à ce propos une anecdote

éclairante69. C’est le cas du terme « paradigme » : il a été analysé par Margaret Masterman

dans des circonstances particulières (une immobilisation forcée de celle-ci). Dans son travail

de compilation Masterman constate qu’il y a vingt et une manières différentes de

l’employer et trois principaux sens : 1) paradigmes métaphysiques, associés à des ensembles

de croyances ; 2) paradigmes sociologiques, des acquis scientifiques déjà universellement

reconnus ; 3) paradigmes issus d’une construction artificielle qui permettent de réduire toute

question à un « problème » soluble. La conséquence de ce travail a été que Kuhn a dû

reconnaître l’ambiguïté de sa notion de « paradigme ». Il reformule alors ses thèses. Sa

théorie change complètement. Il faut ici constater que la reformulation des thèses de Kuhn

vient du repérage des ambiguïtés et des approximations de son vocabulaire. Ce repérage n’a

été possible que grâce à un enregistrement et un classement sur fiches des différentes

acceptions d’un des mots-clés de son raisonnement : tout cela résulte d’une technique

purement graphique. C’est donc une technique qui a permis d’explorer un texte plus

systématiquement qu’on ne peut le faire que de manière purement visuelle.

Ainsi pour Goody, il est plus facile de percevoir les contradictions dans un texte écrit

que dans un discours parlé parce qu’on peut formaliser les propositions en matière de

syllogistique. La critique est rendue possible parce que l’écriture fragmente le flux oral, ce

qui permet de mettre côte à côte et de comparer des énoncés émis à des moments et dans des

lieux différents. Sans écriture, il est difficile d’isoler un segment du discours humain pour le

soumettre à une analyse aussi individuelle, intensive abstraite et critique que celle

qu’autorisent les énoncés écrits70. Pour lui la variation des modes de communication permet

un développement des relations entre individus et des possibilités de stockage, d’analyse et

de création dans l’ordre du savoir. Les moyens d’inspection du discours vont entraîner

l’accroissement de l’activité critique, favoriser la rationalité, l’attitude sceptique, la pensée

logique, grâce au discours déployé devant les yeux. L’esprit humain peut alors s’appliquer à

l’étude d’un texte statique, libéré des entraves propres aux conditions dynamiques de

l’« énonciation », ce qui entraîne la possibilité de prendre du recul71. Ces variations dans les

modes de communication qui sont à l’œuvre à notre époque de traitement numérique de

l’information vont nous permettre à nous aussi de comprendre l’évolution des relations dans

le monde scientifique.

B. Jurdant démontre que l’on est scientifique dès qu'on utilise une méthode

scientifique, apprise auparavant et appliquée tant bien que mal aux phénomènes auxquels on

s'intéresse. Cette vision est proche de celle de Kuhn. Du coup, cette unité de « LA science »

ne fait pas tant écho à l'unité du monde réel qu'à l'unité professionnelle des scientifiques,

c'est-à-dire la communauté des chercheurs72. Donc nous pouvons comprendre ceci, qui

caractérise une science : ce qu’elle étudie doit avoir des contours précis, et cela doit faire

l’objet d’un consensus. Il est nécessaire qu’un certain nombre de personnes s’entendent pour

reconnaître que cet objet d’étude est valable, digne d’intérêt. Derrière cette nécessité

69

Goody 1977 (trad. française 1979 : 104)

70

Goody 1977 (trad. française 1979 : 53)

71

Goody 1977 (trad. française 1979 : 86-87)

72

Jurdant [1998] Le désir de scientificité in Alliage 41-42, voir

apparaît l’aspect social d’une/des science(s) : il faut qu’il y ait accord d’une communauté

scientifique, reconnue aussi en tant que telle par un groupe plus large encore, la société.

La science se parle et s’écrit. L’écriture permet de fixer la pensée. L’écrit permet de

convaincre en faisant appel à la raison, affirme P. Blanchard73. Cela nous semble une

définition particulièrement pertinente des publications scientifiques. Elle donne le contenu

essentiel du rôle des écrits scientifiques : ils doivent fournir des connaissances mais aussi

des valeurs qui permettent d’organiser l’ensemble des connaissances et leur transmission au

sein d’une communauté particulière de chercheurs, dont le domaine est caractérisé. Nous

nous appuierons sur cette vision durant tout notre travail car elle met très simplement en

évidence les deux pôles qui doivent être traités dans l’analyse de la communication

scientifique : autant l’information que la communication. Il faut que l’écrit scientifique soit

à la fois structuré selon les principes de la raison, mais qu’il touche aussi au but, qu’il

produise un effet sur le lecteur en produisant une adhésion et pour cela il doit contenir des

éléments qui emportent la conviction. En cela la définition de la « raison » va donner lieu à

des débats que nous allons observer. Nous reviendrons longuement sur ces deux aspects.

Par ailleurs, pour la faire comprendre et apprécier, il faut d’abord apprendre à lire la

science pour être ensuite capable de l’écrire. Ainsi, lorsque nous sommes enfants, nous

apprenons surtout en regardant autour de nous comment font les adultes. Et lorsque nous

sommes devenus adultes, nous apprenons la science en lisant les ouvrages des maîtres et en

refaisant inlassablement des exercices qui nous permettent de nous approprier les méthodes

qui sont les bonnes. Ainsi dans le système de la communication scientifique, les institutions

que sont les universités fournissent l’environnement par lequel nous sommes mis en contact

avec les représentants éminents des disciplines scientifiques que nous avons choisies et nous

nous formons aux techniques d’écriture scientifique par leur lecture et par l’observation des

maîtres qui nous ont précédés. Blanchard rappelle que, dans la majorité des cas, les « bons »

auteurs scientifiques sont de bons connaisseurs et des interprètes avisés de la littérature

concernant leur domaine74.

Les trois étapes du travail d’écriture scientifique qui sont attendues d’un chercheur

dans le système de la communication scientifique sont exprimées simplement par

Blanchard : «enregistrer, développer, ré-écrire »75. Nous comprenons dans « enregistrer »,

que l’apprenti chercheur doit tout d’abord lire les textes de science, comprendre quels sont

les fondements de l’écriture scientifique et ensuite mettre son savoir-faire ainsi acquis en

pratique en rédigeant à son tour des écrits scientifiques, qu’il soumettra à la validation de

ses pairs. Ainsi, il ne semble pas superflu de rappeler l’importance de la mise en écriture,

de la diffusion de la pensée par l’écrit. P. Blanchard rappelle l’un des principes

fondamentaux de la science : elle exige que tout résultat nouveau d’importance soit publié,

afin qu’on puisse le vérifier, le reproduire, le discuter, le critiquer ou même parfois le

réduire en miettes76. Selon K. Popper77 aussi c’est dans la comparaison critique que

l’activité scientifique peut s’exercer. Cela se fait grâce au rôle des paradigmes dans la

science « normale » : ce fut tout l’objet de la discussion entre Popper et Kuhn. Il s’agit de

mettre en lumière un « cadre de pensée » que nous pouvons briser, changer, élargir, etc. La

comparaison critique et la traduction de différents cadres est possible au travers des écrits

qui circulent dans le monde scientifique.

73

Blanchard 1998 : 43

74

Blanchard 1998 : 43

75

Blanchard 1998 : 48

76

Blanchard 1998 : 42

77

Popper, Karl [1970]Normal Science and its Dangers in

Nous allons donc revenir sur cet apprentissage qui est nécessaire : il faut commencer

par comprendre en quoi consiste la science au travers de l’activité de la lecture et de

l’écriture, et par quelles règles elle est régie. R. Chartier, sensible à la matérialité des livres

et aux conditions de naissance de ceux-ci, nous rappelle que « les œuvres sont produites

dans un ordre spécifique qui a ses règles, ses conventions, ses hiérarchies78 ». Il doit donc y

avoir un ordre, des règles et des conventions qui n’appartiennent en propre qu’au monde

scientifique et nous allons chercher à les comprendre. Pour cela, nous pouvons donc

examiner quelles sont les pratiques sociales des chercheurs dans les communautés

scientifiques. Ensuite comment ces pratiques se traduisent par des formes d’organisation du

contenu et par des formes matérielles et éditoriales.

Nous avons vu que dans la définition de la science, il y avait opposition de deux

points de vue majeurs entre les sciences dures et les littéraires. Pour les premières, il

semblerait que la question n’ait pas besoin d’être posée, car la science apparaît comme

évidemment universelle. Les modalités de la science et son universalité sont des évidences,

basées sur des modes de démonstration et d’expérimentation qui ont fait leurs preuves. D.

Nordon souligne d’ailleurs que l’on ditlascience et cette unicité a valeur positive aux yeux

des scientifiques79. La science, souligne-t-il, est celle que l’Occident impose au monde

entier. Elle veut avoir un caractère d’universalité. F. Joliot-Curie montrait en 1957 dans les

Conférences de l’UNESCO, que la science était un élément fondamental d’unité entre les

pensées des hommes dispersés sur le globe80. L’observation scientifique traduisait, notait-il,

les mêmes réactions de pensée quelles que soient la latitude ou la longitude : c’était là

l’universalité de la science.

Schwartz note que des traditions ont établi une sorte de moule qui fait que rien ne

ressemble plus à un savant d’un pays qu’un savant d’un autre pays. Les conceptions et les

comportements des hommes de science seront fort peu différents quel que soit leur pays

d’origine. Indépendamment de la langue, il ne sera pas possible de déterminer leur origine

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