3.4. A palavra Evangelho no evangelho de Marcos
3.4.3. O Evangelho na segunda parte do Evangelho (Mc.8,27-16,20)
Les statistiques établies à l’aide de la bibliographie de Houzeau et Lancaster font état de
trente-deux livres de vulgarisation de l’astronomie en France de 1686 à 1793. Nous avons
étudié les six ouvrages essentiels. Il reste à dire quelques mots des livres écrits par des auteurs
obscurs. Lalande règle rapidement leur compte à plusieurs d’entre eux dans sa Bibliographie
astronomique. Ainsi, le Traité de l’Univers matériel ou Astronomie physique de Petit et le
Traité des merveilles de la nature de Jeudi de l’Homont reçoivent-ils le qualificatif
d’« ouvrage[s] d’ignorant[s] », quant à la Nouvelle physique céleste et terrestre à la portée de
tout le monde de M.J.C. de la Perrière, « c’est un tissu d’absurdités ». Parmi les rares ouvrages
qui bénéficient de la mansuétude de Lalande se trouve celui qui suit.
a) Abbé Dicquemare, Idée générale de
l’astronomie, 1769
103Dicquemare est un abbé de province de 36 ans, correspondant de l’Académie des sciences.
Dans sa préface, il expose ses objectifs sans prétention :
« Ce n’est ni un traité, ni un cours, ni même des éléments d’astronomie. Grâce aux
soins qu’ont pris les savants de notre siècle, il ne nous reste rien à désirer dans
cette partie ; et je n’aurais jamais écrit, si mon but n’eût été différent du leur. »
Cette modestie est de bon augure, les auteurs médiocres se repérant souvent par leurs critiques
acerbes contre les savants et leur prétention à faire œuvre originale. Il précise aussi que son
ouvrage est destiné à
« ceux qui n’ont reçu qu’une éducation faible ou tardive, et qui se trouvent par état
obligés de présider à celle des autres. Les jeunes gens qui se destinent à la
navigation ( ...) enfin les écoliers et même les jeunes personnes du sexe. »
La référence aux jeunes gens qui se destinent à la navigation s’explique peut-être par le fait
que l’abbé réside au Havre. Remarquons au passage que Dicquemare trouve naturel que des
précepteurs chargés d’enseigner l’astronomie puissent s’instruire à l’aide de son livre. Il n’est
sûrement pas le seul à l’époque à se contenter de cette sommaire « formation des maîtres ».
Ce que l’auteur appelle « table des matières » étant ce que nous nommons index, nous
donnons ci-dessous une idée du plan de l’ouvrage :
−
Définition et utilité de l’astronomie
−
Systèmes
−Etoiles et constellations
−Soleil
−Planètes
−Satellites
−Tables diverses
−
Observations à la portée de tout le monde
−
Eclipses
−
Comètes
−
Nature des planètes et Pluralité des Mondes
Les cent quatorze pages sont donc découpées d’une manière classique, proche du plan adopté
par Bion. L’abbé n’accorde pas une place particulière aux débats qui ont passionné le siècle
(figure de la Terre, retour de la comète de Halley), mais, observateur lui-même, il a assisté au
passage de Vénus devant le Soleil le 6 juin 1761. A ce propos, il signale avoir attendu
« inutilement le passage de son satellite » qu’un « célèbre astronome » – Cassini I – pensait
avoir aperçu en 1672. Son ouvrage présente un caractère pratique affirmé par les nombreuses
tables fournies (table des grandeurs, des distances, des révolutions, des inclinaisons sur
l’écliptique des orbites des planètes, « table des équations moyennes du Soleil pour servir à
régler les pendules »). Se contentant de décrire, il n’aborde pas les problèmes mécaniques
(gravitation, problème des trois corps).
Le chapitre consacré à la pluralité des mondes est un résumé des thèses de Fontenelle :
« Voici les plus solides fondements du système tant vanté de la Pluralité des
mondes, qu’un bel Esprit a su renouveler et accommoder au goût de son siècle. »
(p. 105)
Cependant, Dicquemare ne manque pas de marquer ses réserves :
« Mais on chercherait en vain la raison dans cet informe assemblage. Si donc nous
nous occupons de ces êtres imaginaires, ce ne doit être que par forme de
récréation, ou pour suivre toutes les idées qu’ils nous suggèrent de la grandeur de
Dieu, et sans donner la moindre atteinte à ce qu’il a bien voulu nous révéler dans
sa miséricorde. » (p. 111)
Le livre est écrit dans un langage simple et clair, dénué de tout pédantisme. Il nous semble
bien correspondre à l’objectif et au public que l’auteur s’est choisis. L’ouvrage connaît deux
éditions parisiennes, en 1769 et 1771. La seconde porte un titre différent : La connaissance de
l’astronomie rendue aisée et mise à la portée de tout le monde, et comporte un chapitre
supplémentaire intitulé « Précis chronologique et historique des progrès de l’astronomie » au
cours duquel l’abbé fait une fois de plus montre d’allégeance vis-à-vis de sa hiérarchie en
citant de nombreux religieux, dont la plupart sont aujourd’hui inconnus, mais en ne
mentionnant pas Galilée.
Lalande fait l’éloge de Dicquemare dans sa Bibliographie astronomique :
« Ces éléments d’astronomie sont un abrégé court, mais intéressant de ce qu’il y a
de plus curieux dans l’astronomie, mais sans démonstration. »
Fait très rare dans les ouvrages mineurs, l’auteur dont nous avons déjà souligné la modestie,
cite en détail sa bibliographie. Ses sources sont les Eléments d’astronomie de Cassini, les
Institutions astronomiques de Le Monnier, les Leçons élémentaires d’astronomie physique et
géométrique de Lacaille, l’Astronomie de Lalande. Il y ajoute les Mémoires de l’Académie des
sciences, les Transactions philosophiques de la Royal Society, l’Histoire de l’Académie de
Berlin, les Mémoires de Göttingen, de Petersbourg, de Bologne, de Nuremberg, les Leçons de
Nollet et la Connaissance des temps. Cette longue liste prouve l’extrême qualité de
l’information rassemblée par Dicquemare et la très bonne circulation des travaux dans
l’Europe savante, y compris en dehors de la capitale.
b) Lettres sur l’astronomie pratique par M***,
1786
Il nous est aisé d’attribuer un auteur à cet ouvrage anonyme car les Lettres sont suivies d’une
Uranographie ou contemplation du ciel à la portée de tout le monde, précédemment éditée en
1771 sous la signature d’Antoine Darquier et évoquée ici en introduction à l’étude de l’Abrégé
de Lalande. Darquier observe à Toulouse dans sa propre maison aménagée et équipée par ses
soins. Cet amateur éclairé bénéfice de la protection de Lalande avec lequel il entretient une
correspondance suivie. Il reçoit régulièrement des élèves et des visiteurs dans son
observatoire. L’une de ces visites sert d’argument à son ouvrage car il se propose de
renouveler « par écrit, dans mes lettres et à mesure que l’occasion s’en présentera, les
préceptes et les instructions d’astronomie pratique que je vous ai donnés de vive voix dans
mon observatoire. »
104Les dix lettres datées de 1777 – deux d’entre elles portent le numéro VI – fournissent au
destinataire, qui entre dans la carrière astronomique, les moyens de suivre l’exemple de
Darquier : se bâtir un observatoire, l’équiper et y observer de manière rationnelle.
Lettre Thème Page
I Introduction 1
II Construction d’un observatoire et instruments nécessaires 4
III Comment remettre les instruments en état après déplacement 14
IV Mesure du temps 21
V Erreur sur le quart du cercle 33
VI Réticule rhomboïde 43
VI Méthode des hauteurs correspondantes 59
VII et VIII Déclinaisons et ascensions droites des planètes 69
IX Les observations utiles 94
L’auteur se contente de conseils pratiques et, comme son prédécesseur dans ce paragraphe, il
renvoie pour la formation théorique aux « ouvrages de MM. de La Caille, Le Monnier, de
Lalande etc ».
Les deux livres brièvement étudiés ci-dessus nous intéressent à deux titres. D’une part, ils sont
rédigés par des observateurs de province, reconnus dans la capitale – Darquier l’étant plus que
Dicquemare. Ils sont exemplaires de l’activité astronomique non négligeable développée au
Havre et à Toulouse, mais aussi à Marseille, à Besançon ou à Strasbourg. D’autre part, ils
nous permettent de percevoir une fois de plus qu’un même ouvrage peut contribuer à
l’information d’un homme ou d’une femme du monde curieux de sciences et à la formation
d’un marin ou d’un astronome amateur.
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O evangelho no evangelho segundo S. Marcos : identidade por excelência de Jesus Cristo
(páginas 79-83)