2. A PESSOA EM FIM DE VIDA
2.1. O Processo de Fim de Vida em Contexto Hospitalar
possible(s) de la mort apoptotique induite par les
parvovirus
5.1. Les protéines NS induisent l’apoptose
L’infection des cellules par un virus irradié n’induit pas l’apoptose, ce qui suggère que
l’expression du génome viral est nécessaire et permet d’exclure que la mort cellulaire est
induite par l’activation du récepteur du virus H-1 ou par une accumulation importante de
capsides au sein de la cellule. Il a été démontré, dans plusieurs études. (Caillet Fauquet et al.,
1990; Mousset et al., 1994), que la protéine multifonctionelle NS-1 est l’élément médiateur de
la cytotoxicité des parvovirus autonomes et que la transformation cellulaire rend les cellules
sensibles à l’effet cytocide de NS-1 (Mousset et al., 1994). L’utilisation d’un virus
recombinant H-1A800/GFP n’exprimant que les protéines non structurales nous a permis de
montrer que ce sont les protéines NS qui sont responsables de l’apoptose induite par le virus.
Nous avons décelé une faible accumulation de protéines VP-2 dans des cellules U937
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infectées par le virus recombinant H-1A800/GFP, ce qui résulte probablement d’une
contamination du stock de recombinant par du vims sauvage. L’infection des cellules par du
virus sauvage à une MOI comparable à celle de la contamination conduit à une production de
VP-2 identique, alors que la protéine NS-1 reste indétectable et que l’apoptose n’est pas
induite. L’ensemble de ces observations suggère donc que la protéine NS-1 est nécessaire et
suffisante pour induire l’apoptose dans les cellules U937.
L’oligomérisation du récepteur 1 au TNF-a enclenche la mort apoptotique par l’activation
d’une voie de signalisation intracellulaire directement reliée, au sein du cytoplasme, à la
Caspase-8. Cette cystéine protéase enclenche alors une cascade d’activités protéolytiques en
chaîne conduisant aux modifications morphologiques typiques de l’apoptose. Etant donné la
similitude possible de la mort apoptotique déclenchée par le virus H-1 et le TNF-a, il est
tentant de penser que la protéine NS-1 puisse activer directement un facteur cytoplasmique
associé à la voie de signalisation intracellulaire du TNFRI. La localisation des polypeptides
NS-1 est principalement nucléaire. Si c’est la fraction nucléaire qui assure l’essentiel des
fonctions réplicatives du virus (Pujol et al., 1997), une fraction de protéines NS-1 est présente
dans le cytoplasme. On peut donc imaginer que la protéine NS-1 interagit avec un facteur
cytoplasmique inducteur du programme d’apoptose. Ainsi, (i) la grande majorité des
inducteurs d’apoptose ne nécessitent pas de synthèse de novo des protéines mais agissent sur
un facteur cytoplasmique contrôlant directement ou indirectement la machine d’exécution
apoptotique; (ii) l’activation de la Caspase-3 après infection suit de très près l’apparition de la
protéine NS-1, ce qui serait en accord avec une action très directe de cette dernière sur
l’activation des Caspases. Cette hypothèse doit être confrontée avec l’observation faite par
Legendre et Rommelaere (Legendre and Rommelaere, 1994), montrant la coségrégation de la
cytotoxicité de la protéine NS-1 et de son activité inhibitrice de la transcription de promoteurs
hétérologues. Cependant, si cette inhibition se fait par un mécanisme indirect de „squelching“
des facteurs de transcription (Krady and Ward, 1995), celui-ci peut s’établir, du moins en
partie, dans le cytoplasme. Par ailleurs, NS-1 étant une protéine multifonctionelle, il est
concevable que plusieurs voies menant à la mort cellulaire soient activées par la protéine et
que l’importance de celles-ci diffère d’un système cellulaire à l’autre. Effectivement, la mort
cellulaire des cellules HIEJ4 induite par le virus MVMp semble dépendre, du moins en partie,
de la présence, dans le milieu, de l’hormone thyroïdienne (T3), dont le récepteur, le produit du
gène c-erbA, est activé par le virus au niveau transcriptionnel (Vanacker et al., 1993). Or, ce
récepteur nucléaire peut enclencher la mort cellulaire par apoptose dans certains systèmes
cellulaires (Gandrillon et al., 1994). On peut dès lors imaginer que l’apoptose observée suite à
l’infection de ces cellules soit due à l’induction du récepteur c-ErbA. Si cette hypothèse
s’avérait exacte, la dépendance de la mort cellulaire vis-à-vis de l’expression de novo de
certains gènes cibles expliquerait le temps de latence plus long observé pour l’apparition de
l’apoptose dans les cellules FREJ4, en comparaison du système U937 où l’apoptose serait
directement déclenchée au sein du cytoplasme indépendamment du noyau. On ne peut
cependant pas exclure une participation possible de c-ErbA à l’apoptose induite par le virus
H-1 dans les cellules U937, sachant que l’apoptose activée via ce récepteur a été démontrée
dans des cellules d’origine hématopoïétique (Gandrillon et al., 1994).
La protéine NS-2 agit de façon synergique avec NS-1 dans l’induction de la mort cellulaire
des cellules transformées (Brandenburger et al., 1990; Legrand et al., 1993), mais son rôle est
cependant restreint dans des cellules non originaires de l’hôte naturel. La protéine NS-2
s’associe aux membres de la famille des protéines 14.3.3 (Brockhaus et al., 1996), mais la
fonction de cette association pour le cycle viral est actuellement inconnue. Une implication
possible de la formation de ces complexes dans l’apoptose peut être envisagée, étant donné le
rôle que jouent les protéines 14.3.3 dans la régulation de ce processus. En effet, il a été montré
récemment que ces protéines peuvent s’associer à la forme phosphorylée de la protéine Bad,
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l’empêchant ainsi d’inhiber les fonctions antiapoptotiques de la protéine Bcl-XL (Gajewski
and Thompson, 1996). On peut imaginer que l’association de la protéine NS-2 aux protéines
14.3.3 puisse mener à la libération de la protéine Bad et à la levée de l’inhibition sur
l’apoptose qu’exerce la protéine Bcl-XL; NS-2 contribuerait ainsi de manière positive au
processus apoptotique par l’activation d’une voie peut-être différente de NS-1.
5.2. Parallélisme possible avec l’action du TNF-a
Nous proposons que la voie de transduction du signal enclenchée par NS-1 est partiellement
commune avec celle du TNF-a dont l’activité antitumorale a été reconnue depuis longtemps
(Tewari and Dixit, 1996). Cette hypothèse s’appuie sur plusieurs résultats. Premièrement, les
clones RU, résistant à l’activité cytophatique du virus H-1, ne sont que partiellement sensibles
à la cytokine TNF-a. Deuxièmement, le TNF-a est connu pour induire une répression de
l’expression de c-myc dans certains systèmes cellulaires (Hori et al., 1994; Greenblatt and
Elias, 1992). De même, le virus H-1 provoque une inhibition complète de l’accumulation des
ARN messagers, ainsi que de la protéine c-Myc, dans les cellules U937 parentales.
Troisièmement, l’infection par le virus H-1 active au moins deux phospholipases, une
sphingomyélinase (clivant la sphyngomyéline en céramide) et une phospholipase de type C
et/ou D spécifique de la phosphatidylcholine, lipases également activées par le récepteur I du
TNF-a (Levade et al., 1996; Schutze et al., 1992). Le céramide est connu pour induire la
différenciation et l’inhibition de l’expression de c-myc dans certaines lignées cellulaires (Kim
et al., 1991; Wolff et al., 1994). U a également été montré que la PKCÇ peut être activée par le
céramide. La PKCÇ conduirait à la translocation nucléaire du facteur NFkB (Lozano et al.,
1994). Le clivage de la PC par la PC-PLC engendre du DAG connu pour activer certaines
isoformes de PKC (Dekker and Parker, 1994). La PC-PLD catalyse la formation, à partir de la
PC, d’acide phosphatidique (PA) qui sera transformé ultérieurement en DAG (English et al.,
1996). Il a été proposé que le PA active la PKCÇ (Limatola et al., 1994). La NADPH oxydase,
une enzyme qui catalyse la formation d’anions superoxides, semble constituer une autre cible
de la PA (English et al., 1996). Un autre argument indirect plaide en faveur de notre
hypothèse; aucune modification apparente des protéines Bcl-2, Bax et Bcl-XL n’a été
observée après infection par le virus H-1 (Fig. 28). Ceci peut être rapproché du fait que la voie
de mort cellulaire apoptotique induite par le TNF-a n’est que partiellement sensible au
contrôle exercé au niveau de la mitochondrie par les différents membres de la famille Bcl-2
(Liu et al., 1996). Ainsi, la voie du TNF-a et du ligand Fas semble activer une (ou plusieurs)
Caspase(s) dite(s) „en amont“ (la Caspase-8) (Muzio et al., 1996) qui à son tour activerai(en)t
d’autres Caspases pouvant dès lors cliver leur(s) substrat(s) (Fig. 9). Il convient toutefois de
remarquer que seuls les trois membres actuellement les mieux caractérisés de cette famille ont
été testés; nous ne pouvons donc pas exclure que d’autres protéines de type Bcl-2
interviennent lors de l’infection par H-1. Par ailleurs, il est également possible que les trois
protéines testées subissent des modifications posttraductionelles (du type phosphorylation par
exemple) qui modulent leur activité et ne sont pas révélées dans nos expériences de „Western
Blotting“.
Les différents résultats obtenus nous ont incité à tester si le virus H-1 induit les cellules U937
à produire du TNF-a comme cela a été montré pour d’autres virus tels que Influenza et VIH
(Macchia et al., 1993; Sprenger et al., 1994). Aucune évidence d’une production majeure de
TNF-a lors de l’infection par le virus H-1 n’a été obtenue par des tests Elisa ou au moyen
d’un anticorps neutralisant la cytokine. Une autre possibilité serait que le récepteur du virus
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H-1 soit apparenté au récepteur du TNF-a, et que l’association du virus à ce dernier active le
récepteur et enclenche un phénomène d’apoptose. Ce scénario est observé pour le rétro virus
ALV (Cytopathic Avian Leukosis-Sarcoma Virus) dont l’association au récepteur cellulaire
CARI induit la mort cellulaire programmée. En effet, CARI est structurellement apparenté au
TNFRl et contient un „death domain“ dans sa partie C-terminale (Brojatsch et al., 1996).
L’incapacité d’un virus H-1 inactivé par irradiation à enclencher l’apoptose n’étaye pas cette
hypothèse. Etant donné que le polypeptide viral NS-1 est suffisant pour induire le programme
d’apoptose dans les cellules U937, on peut imaginer que cette protéine interagisse avec un ou
plusieurs composants de la voie intracellulaire activée par le récepteur au TNF-a ou par un
proche membre de la famille (Fig. 36). Il a été montré récemment que la protéine LMPl du
virus EBV interagit avec la protéine Traf3 impliquée dans l’activation du facteur NFkB. Ceci
montre que d’autres virus interfèrent avec des voies spécifiques de transduction du signal du
TNF, même si dans ce cas précis, la conséquence de cette interaction est une inhibition du
processus apoptotique par activation de NFkB (Eliopoulos et al., 1996). Il serait donc
intéressant de déterminer si la protéine NS-1 peut interagir avec l’un ou l’autre des cofacteurs
intracellulaires des récepteurs de la superfamille du TNFRL
L’oncoprotéine c-Myc sensibilise les cellules à l’apoptose induite par le TNF-a (Janicke et al.,
1996), ce qui pourrait être imputé à l’activation de la transcription de gènes proapoptotiques
cibles de c-myc. Ainsi, des cellules normalement résistantes au TNF-a deviennent sensibles à
la cytokine si l’oncoprotéine y est surexprimée (Janicke et al., 1994). D’autres travaux par
contre, plaident en faveur d’une activation directe de la Caspase-8 par le récepteur TNFRl
(Hsu et al., 1996) en absence de toute synthèse protéique, ce qui est en accord avec le fait que
la cycloheximide accélère l’apoptose plutôt qu’elle ne l’inhibe. D’autre part, la protéine Bcl-2
n’assure qu’une protection partielle des cellules contre l’apoptose induite par le TNF-a. Bien
que ces différents résultats paraissent contradictoires, il est concevable que deux voies
d’apoptose qui ne sont pas mutuellement exclusives, coexistent au sein des cellules, l’une
requérant l’induction de gènes cibles, l’autre pas. H a été montré que le TNF-a peut avoir un
effet négatif sur la prolifération cellulaire (Baker and Reddy, 1996; Decoster et al., 1995; Hori
et al., 1994). Un tel signal pourrait, comme c’est le cas pour la privation de sérum,
promouvoir l’apoptose activée par c-Myc. Il y aurait ainsi coopération entre l’apoptose induite
par le récepteur via l’activation directe des Caspases et l’apoptose résultant d’une inhibition
de la croissance par le TNF-a et ayant pour intermédiaire l’oncoprotéine c-Myc (Fig. 37).
L’observation que la mort apoptotique induite par le TNF-a dépend partiellement de la
présence de mitochondries et/ou peut être en partie inhibée par la protéine Bcl-2, peut
s’expliquer si l’on tient compte de la part que c-Myc joue dans le processus apoptotique induit
par le TNF-a. En effet, l’apoptose dépendante de c-Myc fait intervenir des facteurs
mitochondriaux et est inhibée par Bcl-2 (Bissonnette et al., 1992; Fanidi et al., 1992). L’effet
négatif du TNF-a sur la croissance inclut également une inhibition de l’expression de c-myc,
cependant celle-ci n’est pas immédiate, ce qui laisserait le temps à l’oncoprotéine d’activer
des gènes cellulaires proapoptotiques. La résistance au TNF-a des clones RU et la faible
expression de l’oncoprotéine c-Myc dans trois d’entre eux pourrait être mis en corrélation. En
effet, la faible accumulation de c-Myc et l’expression stable de Max; ont pour conséquence
probable de favoriser la formation des homodimères Max par rapport aux hétérodimères c-
Myc/Max, et de réprimer les gènes activés par c-Myc et impliqués dans l’induction de
l’apoptose étant donné l’effet inhibiteur exercé par Max/Max. H convient toutefois de
remarquer que l’un des clones, RU3, exprime c-Myc à un taux équivalent à celui du parent et
montre une résistance au TNF-a relativement importante. D’autre part, les cellules RU,
comme les cellules parentales, deviennent sensibles à l’induction d’apoptose si de la
Famille des
récepteurs
TNF-R1
PC-PLC PC-PLD
SPM
Différenciation ^
Inhibition de |
c-myc
Figure 36: NS-1 et la voie
intracellulaire du TNF-a.
Cibles possibles de NS-1 parmi
les partenaires du TNFRI.
DAG (diacylglycérol),
PC (phosphatidylcholine),
PA (phosphatidic acid),
PLC (phospholipase C),
SPM (sphyngomyeline),
SPMase (sphyngomyelinase), . ^ ^
ROS (reactive oxygen species), ActivatiOn de l>lrld3
TRAF (TNF receptor associated factor),
FADD (Fas associated death domain),
TRADD (TNF receptor associated death domain).
I
t
T
Production de
ROS
€-8
Caspaic
Apoptose
"Double signal" / TNF-a
c-Myc Progression
du cycle cellulaire
"conflictuel"
Progression du cycle cellulaire
c-Myc
Conflit
I
Apoptose
Signaux d'arrêt de
croissance:
Traitement au
TNF-a
Figure 37: Modèles de la contribution de l'oncoprotéine c-Myc à l'induction
de T apoptose par le TNF-a.
71
cycloheximide est ajouté au TNF-a. D est donc probable que, même si la faible accumulation
de l’oncoprotéine c-Myc dans les clones RUl, RU2 et RU4 intervient dans la résistance de ces
cellules à la toxicité du TNF-a, un autre mécanisme doit être pris en compte pour expliquer
rétablissement de cette résistance.
5.3. Activation possible du facteur NFkB dans les
clones RU
n a été établi récemment que l’activation du facteur NFkB par le TNF-a n’intervient pas dans
l’induction de Tapoptose mais a, au contraire, un effet inhibiteur sur la mort cellulaire en
stimulant la transcription de gènes de résistance (Fig. 13). Ainsi, des fibroblastes dérivés de
souris „knockout“ RelA-/- sont sensible à l’activité cytotoxique du TNF-a alors que les
fibroblastes sauvages ou dérivés de souris „knockout“ pour la protéine p50 de la famille
NFkB sont résistants (Beg et al., 1995). L’expression ectopique de la protéine RelA dans ces
cellules mutantes prévient la mort cellulaire (Beg and Baltimore, 1996; Van Antwerp et al.,
1996; Wang et al., 1996). A ce jour, les produits de trois gènes sont connus pour inhiber
l’apoptose induite par le TNF-a (hsp70; A20; SOD [Baichwal and Baeuerle, 1997; Janicke et
al., 1994]), mais l’implication du facteur NFkB n’a été démontrée que pour la régulation
promoteur du gène de la protéine A20. Le facteur NFkB est activé par le TNF-a dans les
cellules U937 (Andrieu et al., 1995), mais cette activation n’est pas suffisante pour que les
cellules résistent à la mort cellulaire induite par la cytokine. Toutefois, si la synthèse de
protéines est bloquée simultanément par de la cycloheximide, l’entrée des cellules en apoptose
est accélérée et massive (environ deux heures de traitement par le TNF-a et la cycloheximide
suffisent pour obtenir 100% de clivage de la PARP, Fig. 30). Par contre, les clones dérivés
RU montrent une résistance non négligeable à la cytotoxicité du TNF-a. Cette résistance est
supprimée si les cellules sont traitées simultanément par de la cycloheximide (Fig. 30). Ces
observations laissent à penser que l’activation du facteur NFkB pourrait être supérieure dans
les cellules RU, en comparaison des cellules parentales. Nous avons testé cette hypothèse en
transfectant les différents clones par un plasmide contenant trois sites de réponse à NFkB
associés à un promoteur minimal contrôlant le gène rapporteur luciférase (Fig. 34). Nous
avons observé que l’activation du promoteur par le TNF-a est systématiquement plus élevée
dans les clones RU (dans une moindre mesure dans le cas du clone RU2) que dans les cellules
parentales, ce qui suggère que l’activation du facteur NFkB est accrue dans les variants
résistants RU. Une telle propriété pourrait expliquer, du moins en partie, la résistance des
clones RU au TNF-a. Cependant, les résultats de ces transfection doivent être analysés avec
précaution car les activités luciférase absolues varient fort entre les clones ce qui pourrait
provenir d’une différence interclonale dans l’efficacité de transfection. Toutefois, les rapports
des activités luciférase entre échantillons traités et non traités sont systématiquement plus
élevés dans les clones RU par rapport aux cellules parentales. De plus, le fait que les clones
RU traités simultanément par le TNF-a et la cycloheximide deviennent entièrement sensibles
à la toxicité du TNF-a, est en accord avec la capacité accrue de ces clones à activer des gènes
de résistance à l’apoptose. Dans certaines cellules, dont la lignée U937, le facteur NFkB est
présent et actif de manière constitutive (May and Ghosh, 1997, Frankenberger et al., 1994).
Nous avons, dans un premier temps testé la présence du facteur NFkB dans les noyaux des
cellules U937 parentales et des dérivées RU en absence de toute induction, par la technique de
retard électrophorétique sur gel de polyacrylamide. La Figure 35 montre la présence dans les
clones RU (en particulier dans le clone RUl) d’un complexe supplémentaire, absent des
72
extraits nucléaires des cellules parentales. La nature et la signification de ce complexe ne sont
pas déterminés, mais l’implication de NFkB dans la survie cellulaire et la défense
antimicrobienne laisse entrevoir un rôle possible du complexe NFkB spécifique des clones
RU dans la résistance de ces cellules à l’induction d’apoptose par les parvovirus. Des
expériences de „supershift“ utilisant des anticorps dirigés contre les différents membres de la
famille Rel/NFKB permettraient de déterminer quelles sont les protéines prenant part à la
formation du complexe en question. Le TNF-a conduit à la translocation nucléaire d’au moins
5 dimères dans la lignée humaine Hela. Il s’agit des complexes P50/P65, P50/c-Rel, P65/c-
Rel, P52/c-rel et P52/P65 (Beg and Baldwin, 1994), toutefois la fonction de chaque complexe
n’est pas déterminée. NFkB peut être activé par les dérivés activés de l’oxygène (Los et al.,
1995) et semble être impliqué dans la réponse antivirale vis-à-vis du virus VIH (May and
Ghosh, 1997). De plus, une molécule apparentée au membre pl00/pl05 de la famille NFkB
(nommée „relish“) a été identifiée chez la Drosophile comme étant impliquée dans la réponse
antibactérienne (Dushay et al., 1996).
6. Modèle hypothétique d’action du virus H-1 dans
No documento
A pessoa em fim de vida no serviço de urgência: abordagem terapêutica dos profissionais de saúde
(páginas 46-52)