IV – 5 Extinção do arresto e declaração de perda
V- Os terceiros na Lei n.º 5/2002, de 11 de janeiro janeiro
Catalogue des classes des quotients d’espaces de Julîa
1 Introduction
Dans ce chapitre nous appliquons la théorie des quotients d’espaces de Julia que nous
avons étudiée au chapitre I, nous faisons un catalogue, nous classons certains quotients à
l’aide des propriétés associées à des opérateurs qui déterminent les sous-espaces de Juha
faisant ces quotients.
Soient deux opérateurs linéaires compacts A\, A2 et (Ai (A2,„)„ leurs valeurs propres
respectives, positives non croissantes, nous montrons que les quotients d’espaces de Julia
H\A\{Dai) et H\A2{Da2) sont isomorphes si et seulement si (-^^)n€N et (■Y^)n
^2,n Ai^n ÊN sont
bornées. Nous citons des exemples.
Nous montrons que si un sous-espace de Julia D contient quelques sous-espaces fermés
maximaux. Supposons de plus que D = -f A où A est l’image d’un opérateur
compact. Alors
~ A|A = A{H)\A{H)
où A est l’opérateur compact et A est l’adhérence de A dans H. (A'*’ c:i H Q A). Nous
montrons qu’on peut déterminer un quotient de Julia induit par un opérateur hnéaire
borné par un autre quotient de Julia induit par un opérateur linéaire simplement fermé.
Soient A\ et A2 deux opérateurs linéaires bornés, et s’il existe £ > 0 tel que
sp{A{Ai) n sp{A2A2) D [0,£]
Nous montrons que les quotients de Julia H\A\{DAt) H\A2{Da2) sont isomorphes.
Nous donnons des conséquences de la propriété.
Et enfin, nous étudions quelques propriétés des foncteurs dans la catégorie des quotients
d’espaces de Julia qJul.
2 Des quotients d’espaces de Julia déterminés par
des opérateurs compacts
Définition 2.1. : Soient et A2 deux opérateurs linéciires compacts. Soient (Ai_j),g/ et
(A2,.)«6/ des valeurs propres de Ai et Aj. On dit que les deux opérateurs compacts Ai et
A2 sont équivalents si et sont bornés. Si D un espace de Julia ne contenant aucun
^2,»
Al,,-sous-espace fermé, on sait qu’il existe un opérateur linéaire compact tel que A{H) = D
avec A : H —* H où H est un espace de Hilbert.
Théorème 2.2. : Soient Di et D2 deux sous-espaces de Julia de H tels que :
Di = Ai{H) et Ü2 = A2(^)
avec
Al : H H et A2 : H H-,
[Di et D2 ne contenant aucun sous-espace fermé), deux opérateurs linéaires auto-adjoints
positifs compacts dont les suites des valeurs propres sont non nulles et non croissantes,
alors les deux quotients de Julia Ji = H\Ai{H) et J2 = H\A2{H) sont isomorphes si et
seulement si
e < < M < 00
A2,t
tel que M > \\ui || où Ui est l’application linéaire continue introduisant le pseudo-isomorphisme
U entre les quotients de Julia ci-dessus. Autrement dit Ji est isomorphe à J2 si et seule
ment si Al est équivalent à A2.
Preuve :
Si les deux quotients Ji = H\Ai{H) et J2 = H\A2{H) sont équivalents alors il existe un
pseudo-isomorphisme u de Ji dans J2 qui est induit par l’application linéaire continue
Ui : H —* H telle que :
«r'(Ai(^)) = a2{h).
Soient u, et Wi des vecteurs propres de Ai et de A2 respectivement tels que Ai,,- est la
valeur propre correspondant à u, et A2,, est la valeur propre correspondant à u;,.
Soient
j=«
Fi = {^XjVj : {xj)j des scalaires }
i=i
et
j=«
W{ = {^2yjWj : {yj)j des scalaires }
j=i
Soit U un vecteur appartenant à l’espace W{ et à l’espace orthogonal à Fi_i dans H]
c’est-à-dire t, € W{ fl = Ei qui est non réduit à l’espace nul donc il existe U G F,- tel
que ti 0, soit Z{ = l|zj|| = 1 et tel que A^Zi = UiA2Zi,
lr«ll
Or
et
ce qui implique que
\\A2ZiW < € F^ti)
IIAi^ill > Ai,(0. € Wi)
et par conséquent
d’où
Al,.- < \\AiZi\\ = ||ui>l22.-|| < ||ui||||A2Z.-|| < ||wi||A2,.-
Al,.- < ||ui||A2,.-
< ||ui|| <M< -1-00
^2,«
car «1 est linéaire continue.
De plus, l’opérateur Aj est positif (j = 1,2), donc
<AjZi,Z{> > 0;
d’où
^ A j,.- Z{^ Zi — A j^.’ K. Zi, Zi >
= Aj,.-> 0 car ll^ill = 1,
£ < ^ < M
A2,.
Réciproquement : Soit l’application «i de H dans lui-même telle que D\ = A\{H) et
D2 = A2{H)où Al et A2 sont deux opérateurs linéaires compacts auto-adjoints et positifs.
On définit Ui l’application linéaire comme suit :
Ui : Z?i —► D2
avec i4i(xi) = Ai,,x,- et j42(x,) = A2,,x,-. Cette application est linéaire bornée et d’inverse
U 7* telle que
-1 '^2,:
“i -p-x,;
qui est aussi linéaire bornée, donc Ui induit un pseudo-isomorphisme u de H\Di dans
H\D2 d’où H\Di est isomorphe k H\D2 m
Exemple : Soient
t>0
et A l’opérateur hnéaire suivant :
A : /2(N) /^(N)
n -h 1
De même soit
fia:/'(N) /'(N)
1
(2:n) _L 1 ^ ^ ^
OU T tLes opérateurs A et Ba sont deux opérateurs linéaires compacts (et leurs images sont non
femées), auto-disjoints positifs.
Soit Ayin =--- et Afi n =---les valeurs propres relatives à l’opérateur A
(respec-n -I- 1 on -I-1
tivement à Ba). Donc si on fait leur rapport; on obtient , quand n tend
Afi.n U -|-1
vers l’infini alors tend vers a et son inverse —Ëiü = —tend vers — quand n est
assez grand, d’où
Afi,n Ayi.n on -H 1
PmA{l\N)) - /^(N)|fia(/^(N)).
Contre-exemple :
Si on prend N l’opérateur suivant :
N: /2(N)-»fi(N)
((n-1-1)2"^"^
Alors cet opérateur est linéaire compact, auto-adjoint positif (nucléaire) mais
1
An.h =
et
^N,n
qui tend vers zéro quand n tend vers l’infini
n + 1
{n + 1)2
1
n + 1
= n + 1
qui tend évidemment vers l’infini quand n —>■ +oo et par conséquent les deux quotients
d’espace de Julia /2(N)|^(/^(N)) et /^(N)|iV(/2(N)) ne sont pas isomorphes.
Ces exemples très simples concrétisent certains types de quotients d’espaces de Julia.
Donc on peut classer certains de ces quotients d’espaces de Julia à l’aide des valeurs
propres des opérateurs compacts déterminant ces quotients.
Maintenant, on va étudier d’autres types de quotients, avant d’arriver, nous allons voir
d’abord les classes des sous-espaces fermés d’un espace de Julia.
Sous-espaces fermés d’un espace de Julia
Nous supposons que l’espace de référence est un espace de Hilbert H séparable et de
dimension infinie. Nous conservons aussi la notation D ou J pour le sous-espace de Julia
de H.
Définition 2.3. :
Pour simplifier, nous allons appeler les sous-espaces fermés d’un espace de Julia : les
noyaux de cet espace. Si l’espace D de Julia n’est pas dense, il est intéressant de trouver
des noyaux maximaux au sens de l’inclusion, mais il y a une difficulté car si F est un
noyau de D et F ^ D, pour x appartenant k D et x n’appartenant pas à F, alors on
prend Fi = [F, x] l’espace fermé engendré par F et x, est encore un noyau de D.
Donc on identifie des noyaux F, Fj si :
F=Fi
si et seulement si
dimF/F H Fi < oo
et
On ordonne les classes d’équivalences par FiDF si dimFi/F < +oo; la relation 5 est un
préordre : Dixmier l’appelait relation d’ordre au sens large [8].
Un noyau F est dit maximal si sa classe est maodmale; s’il n’existe aucun noyau Fi, non
équivalent à F tel que F C F\, donc un noyau F est maximal si et seulement s’il n’existe
aucun noyau F\ D F tel que Fp^ (l’orthogonal à F dans F\ ) eût une dimension infinie.
La définition entreûne que si un noyau équivalent à un noyau maximal est maximal. (Nous
ne donnons pas d’exemples pour ces noyaux maintenant mais nous donnerons des exemples
dans le dernier paragraphe de ce chapitre).
Tout espace fermé de dimension infinie contenu dans un noyau maximal est un noyau
maximal. D’où l’existence de ces classes d’espaces de Julia :
a) Les espaces de Julia fermés de dimension infinie.
b) J un espace de Julia non fermé mais qui a des sous-espaces fermés de dimensions
infinies (noyaux).
c) Aucun noyau n’est maximal dans J.
d) Certains sous-espaces sont des noyaux maximaux.
e) L’espace J n’a aucun noyau.
Théorème 2.4. : Soient H un espace de Hilbert et D un sous-espace de Julia de H.
Alors le quotient H\D est isomorphe F-^ © F\D où F est un sous-espace fermé de H
contenant D.
Démonstration :
Si D est fermé, on prend F = D (cas trivial).
Si D n’est pas fermé, soit D l’adhérence de D dans H. D’après le théorème d’isomorphjsme
[L.W] si K contenu dans F et F contenu dans G {F fermé), on a :
G\K\F\K ~ G/F
Si on prend G = H,K = DetF = , on a
H\D\D^\D est isomorphe à HjD^
donc
H\D:^{D^)^®d”\D
-r=rW
il suffit donc de prendre F = D , qui répond à la question.
Théorème 2.5. :
Soit D un espace de Julia dense dcins H et D contient quelques sous-espaces fermés
maximaux tels que : D = Fma* + A où F^ax est un noyau maximal et A l’adhérence de
A qui est le domaine des valeurs d’un opérateur compact autrement dit A ne contient
pas des sous-espaces fermés de dimension infinie.
Alors les deux quotients de Julia D\D sont isomorphes à A|A (A = l’orthogonal de
Fmax dans H).
Démonstration ;
En effet, l’adhérence de D est D, de plus on a :
D = Fmax ® ^ puisque A = F^^^^.
Donc
D\D ~ F^®F^\Fm^®A
^ (F„mx/i^max)©(F^|A),
~ {0}©A|A
D’où
D|D~ A|A
où A = A{H) tel que A est compact.
Proposition 2.6. ;
Soit A un opérateur linéaire fermé. Supposons que son domadne et son image A{Da)
soient denses. A* est l’opérateur adjoint de A. Alors les quotients de Julia J a = H\Da
et J A» = H\Da^ sont isomorphes.
Démonstration :
En effet, si A est un opérateur linéaire fermé dont le domaine Da et l’image ImA = A{Da)
sont denses, on sait qu’il existe deux opérateurs linéaires; U unitaire et W auto-adjoint
positif tels que A = WU; ce qui entraîne que :
A* = {wuy = u*w = WW (1)
Nous montrerons que J a — Ja
Or d’après (1) on a :
Da, = Dw = U(Da) car A = WU,
donc
U~\Da») = Da (car £/-* = [/•)
d’où il suffit de prendre le pseudo-isomorphisme s induit par l’application linéaire U. ■
Remarque :
L’opérateur linéaire borné qui induit un pseudo-isomorphisme entre deux quotients de
Julia ne peut être compact car s’il est compact, il n’est pas surjectif : c’est une conséquence
du théorème de F. Riesz.
3 Lien entre un quotient d’espace de Julia détermi
né par un opérateur fermé et un autre quotient
déterminé par l’inverse d’un opérateur borné
Théorème 2.7. :
Si D est un espace de Julia dense dans H un espace de Hilbert. Soit R un opérateur
linéaire borné tel que son domaine d’existence Dr et son domaine des valeurs R{Dr) sont
denses avec R{Dr) = D.
Soit B un opérateur linéaire fermé tel que Dr = R{Dr).
Alors les deux quotients de Julia Jr et Jr-i sont isomorphes où Jr = H\B{Dr) et
Jr-, = H\R-'(,Db).
Démonstration :
Si R est un opérateur linéaire borné; Dr et R{Dr) sont denses tels que
IHDr) = D; (1)
D est un sous-espace de Julia de H avec
Dr = R{Dr) (2)
Alors il existe un opérateur linéaire borné C tel que :
B = CR-^
car les opérateurs R et B vérifiant (1) et (2) sont liés par cette relation.
Pour montrer que H\B{Dr) est isomorphe à H\R~^{Dr); il faut trouver un pseudo
isomorphisme entre Jr et Jr-i. Comme on a l’égalité B{Dr) = CR~^{Dr)
oùC est
linéaire continue donc
C-‘(B(Db)) = R-'(Db)
On prend donc le pseudo-isomorphisme s qui est induit par l’application linéaire bornée
C entre J g et
.Donc, d’après le théorème 1.27. du ch. I (sur qjul) J b est isomorphe à Jr-^ ■
Conclusion : on a réduit l’hypothèse forte; la continuité à l’hypothèse faible : la fermeture
d’un opérateur.
4 Quotients d’espaces de Julia déterminés par des
opérateurs dont le spectre contient l’intervalle [0,a]
Définition 2.8. : Soit A un opérateur linéaire fermé; ImA = A{Da)
oùDa est le
domaine de A. On dit que l’espace A[Da) est à multiplicités infinies si la multiplicité des
valeurs propres de A est infinie.
Lemme 2.8’. : Soit (/fn)n€N une suite de sous-espacœ fermés orthogonaux l’un à l’autre
tels que : Vn,= -foo. Soit A = c’est-à-dire A\h„{x) = A„x„; pour
n>0
Xn 6 Un et A„ la valeur propre associée à Alors
= A{Da)
= {Ax = A„x„ : X € Da ei Xn € Hn\ lA„nix„||^ < oo}
n>0 n>0
est un espace à multiplicités infinies.
Démonstration :
Soit (6i,n, •••) une base orthonormale de //„, (àj,n)(j,n)€NxN forment une base de
avec les valeurs propres (A„) correspondantes à (x„) de (Hn) telles que :
Xn =
»6N
Les valeurs propres sont à multiplicités infinies d’où est à multiplicités infinies. ■
et
Lemme 2.8”. ; Soient A{Da) un espace à multiplicités infinies et
AiiÜAi) = D\ C. A{Da)\ Di un espace de Julia et A2 un opérateur linéaire tel que
A2{xk) = ockXk pour Xk e Dk = = "*}•
i
Démonstration
:Soit
= {Ax/Ax = ^XiXi,Xi € Hi et A|//.(a;,) = A.xJ
t
Soit (6„)„ une base orthonormale de A2{Da2), (o!n)n une suite de valeurs propres associées
à la base
(6„)nde A^. Soit Dk le sous-espace = = Ok (réel) } c’est-à-dire si
i
Xk £ Dk alors A2{xk) = ockXk. Soit Ek = Hk ® Dk donc
Ai{DaJ + A2{Da2) = {ye H/y = à* + 4 et ^ M'^UPe^vW'^ < 00}
k
OÙ Pe^ est la projection sur Ek.
Or Hk est à multiplicités infinies {dimHk = -|-oo) donc à fortiori dimDk = -|-oo et
A\{Dai) + A2{Da2) est de multiplicités infinies.
Lemme 2.9. : Soit A{Da) de multiplicités infinies et dimF finie; F un sous-espace de
H. Alors A{Da)+ F est de multiplicités infinies.
Démonstration :
Soit H° = {Ax\x € Da) = ^ = +00, soit F,- = PniF où Pff.
3
est la projection sur Hi donc dimFi est finie car dimF est finie. Soit F, = Fi^^' donc
dimEi = 00; l’orthogonal de Fi dans
E = {y € H/y = Ça.r/./y,- € F,- et tel que < 00}
Soit
__ 00
G = {y e H/y = € F,-, 7.- des scalaires tels que l7.Pll^F,y||^ < 00}
i t=l
Comme F est à multiplicités infinies, on a donc + F = E + {G + F). Or G + F est
contenue dans H + E, donc d’après le lemme 8”, -|- F est un espace à multiplicités
infinies. □
Théorème 2.10. [8] :
Si A un opérateur auto-adjoint tel que le spectre de l’opérateur linéaire; spA contient un
segment fermé [0,a] où a est un réel strictement positif. Alors A{Da) est un espace à
multiplicités infinies.
Démonstration :
a > 0.
Soit Hb = ImE[o^b]’ Posons £„ = HK : l’orthogonal à dans H& pour tout n Ç N*
OO
(on remarque que le projecteur Pn{o) = -Ê'io.i] “ ^ POur somme Pn{o) =
-^'[o.a])-n>l
Soit E = ^ En ei E-^ est l’orthogonal de E dans H\ dimEn = oo, pour tout n > 1. Soit
n>l
y un élément de A{Da) si et seulement si ^ l-^nniPenî/lP < +°o donc A{Da) H E est
n>l
à multiplicités infinies et comme A{Da) = A{Da) H + A{Da) H E^ alors A{Da) est à
multiphcités infinies. ■
Théorème 2.11. : Si i4i et /I
2deux opérateurs linéaires bornés tels que A
i{D
a^) et
A2{Da^) sont denses et s’il existe a, réel positif tel que [0, a] soit contenu dans sp(y4Jv4i) D
sp(^2^2)-Alors les quotients d’espaces de Juha H\A\{Dai) et H\A2{Da2) sont isomorphes.
Démonstration : ____
On sait que si A est un opérateur linéaire borné alors ||\/A*A|| = ||/1||, donc si [0, a] est
contenu dans sp{A\Ax) H sp{A\A2) alors [0, est contenu dans sp-\jA\Ai D spy/^^A^,
donc l’espace y/A’Ai(DAi) (pour i = 1,2) est à multiphcités infinies d’après précédement.
Comme Ai = Uiy/AIAi où Ui est l’opérateur unitaire donc Ai{DAi) = Uiy/A*Ai{DAi)\
ceci implique que A,(D^J est à multiplicités infinies.
Il existe V un opérateur linéaire unitaire sur A2(D^j) et l un opérateur linéaire borné
bijectif d’inverse borné défini sur H tel que Ai = VA2I, Ai{Dai) = VA2(D^j) donc
V-\Ai{Da,)) = A2{Da,).
Comme on cherche à trouver un pseudo-isomorphisme entre H\Ai{Dai) et H\A2{Da^),
il suffit de prendre le pseudo-isomorphisme u : H\Ai{DAi) H\A2{Da2) induit par
l’apphcation linéaire continue V. Donc d’après le théorème 1.27. des quotients d’espaces
de Julia et des pseudo-isomorphismes on a H\Ai{Dai) — H\A2{DAi)- ■
Théorème 2.12. : Soient L‘^[e,b] et L^[0,6] les deux espaces de Hilbert avec e et 6
deux nombres réels positifs tels que e est inférieur à 6; strictement; (on sait que L^[e,b]
est contenu dans L^[0,6]). Soient Mx l’opérateur de multiplication par x de L^[e,b] dans
De même M'x : L‘^[0,b] —* Z-^[0,6]; l’opérateur de multiplication par x.
Alors les deux quotients d’espaces de Julia L^[0, b]\Mx{L^[e, 6]) et L^[0, b]\M'x{L'^[0,6]) ne
sont pas isomorphes.
Démonstration :
de Julia.
En effet : l’opérateur de multiplication —» L^[0,6] est un opérateur linéaire
borné (inversible), son spectre spM^ = [s,
f>]-De même, l’opérateur de multiplication par x sur L^[Q,b] :
f xf
est linéaire borné (non inversible), son spectre spM'j. = [0,6].
Donc le fait que les deux quotients sont des quotients d’espaces de Julia vient de la
fermeture de Mx et de A/' (ils sont continus).
Le fait qu’ils ne sont pas isomorphes est la conséquence du théorème précédent 2.11.
puisque spMx H spM' = [e, 6] qui ne contient pas l’intervalle (0, a], pour a > 0.
D’où L^[0, 6]|Mx(Z^[£, 6]) n’est pas isomorphe à L^[0,6]|A/^(L^[0,5j).
Théorème 2.13. : Soit B un opérateur Unéaire fermé tel que Db et B{Db) sont denses
dans H et, ni B, ni B~^ (l’inverse de B) n’est compact. Soient Fi un sous-ensemble fermé
de Db (resp. F2 fermé de B{Db)), dimF\ = dimF2 = -t-00.
Alors il existe deux quotients d’espaces de Julia triviaux :
HfB{Fi) ~ (B(Fi))'*’; l’orthogonal à B{Fi) dans H.
HfB{F2) ^ (B{F2))^; l’orthogonal à ^(Fj) dans H.
Autrement dit, il existe deux sous-espaces fermés de ImB tels que F[ = B{F\) et B{F2) =
Fj. Donc B est continue dans Fi et son inverse B~^ est continue dans Fj.
Démonstration :
Si ni B, ni B~* n’est compact alors Db et B{Db) sont des espaces vectoriels fermés ou
ils contiennent des sous-espaces fermés. Soient Ai = Db H F^^ et A2 = B{Db) H F^^
avec Fi,F2 deux sous-espaces fermés de Db et de B{Db) respectivement (Fi C Dr et
F2 C B{Db)).
Soient B\ et B2 deux opérateurs linéaires bornés bijectifs tels que :
Db^ — Fl et Bi(Bbj) = A2
respectivement
on obtient donc
Db2 = F2 et B2{Db2) = Al,
B = BiBf, -I- Bj
Cas où Al et Aa ont des sous-espaœs fermés, on peut trouver dans F\, deux sous-espaces
fermés orthogonaux et complémentaires K\ et A'a {dimKi = -t-oo) de telle façon que
= H[ et B2{K2) = sont deux sous-espaces fermés avec Aa = -f/J -f H'^ et
H[ C\ H'2 = {0}, de même, on peut trouver dans F2 deux sous-espaces fermés K[ et
K2 orthogonaux et complémentaires {dimK- = -foo) de telle façon que B2{K[) = Hi,
BiiK^) = H2 et Ai=Hi + H2.
On a alors
De même
Br{K^+H,) B{K^) + B{H^)
B,{K^)-\-B2\H,)
H[ -h K[
B{K2^H2) = B{K2) + B{H2)
= B,{K2) + B2\H2)
= H'2 + K'2
Or K\ et H\ sont orthogonaux donc F\ = K\-\- Hi est fermé.
De même
F2 = K2 + H2,
Fi = K[ + H[,
F' = K'2 + W2.
Ainsi Fl, Fa, F[ et FJ répondent aux conditions du théorème et on a des quotients d’espaces
de Julia triviaux :
/f/5(Fi) ~ (F(Fi))^
///F(Fa) - (F(Fa))^D
Remarque :
Le théorème montre simplement qu’on peut trouver des quotients triviaux (fermés) mais
il y a d’autres cas.
Exemple :
Soit H = F^[0,1] l’espace de Hilbert et A l’opérateur linéaire
A:L"[0,1] I,2[0,l]
H\A.H est un vræ quotient de Julia; A est fermé (même continu). Soit A^i = A.H et T
l’opérateur défini par :
T :H ® ù, A -*•
f ® Ag -+ Af ® g
T est fermé, à domaine dense, son image aussi dense, et on a H ® H\H ® ~ H\ù.a
qui est un vrai quotient de Julia : on sait que ni T, ni T ^ n’est compact.
Remarques :
• Soit 7= U[2-"-^2-"]U{0}.
n>0
f xf
Alors L2[o, \]\M^L\I) çé ^^[o, 1]|M^L'[0,1]
• Si A un opérateur linéaire borné alors
H\A{Da)^H\ \A\{D^AÙ
où |A| = y/A*A.
Mais soit 7' = M
Alors L\r)\Mj.\r) 9É
L^[0,l]\M^L^0,l]-Pour voir cela, il suffit de montrer qu’il n’existe pas d’opérateur linéaire borné
A : L^{I') —»• 7/^[0,1] équivalent à Mx.
Soit H ~ ^77n; sur chaque Hn : A = A\n^ ; i„ —> avec ||A„|| < A„ et
n
M
IIA'^II < —. (77 et 77„ des Hilbert). Les opérateurs ® A„7d|//„ ~ ® A„.
Ara
Id.
Supposons que Mx sur L^{I') est équivalent à et Mx est équivalent à
ra!
On aurait donc ~ Mais 2’* 9É ra!; contradiction.
_ 2*' 2** ra!
5 Foncteurs dans qJul
Théorème 2.14. :
alors F est prolongeable d’une manière unique par un foncteur F qui est exact à droite
de la catégorie qjul —» et F est exact si F est un foncteur exact. Ceci résulte de [35]
et [36].
Proposition 2.15. : Soient F\ et F2 deux foncteurs exacts de qJul —»
est abélienne.
<f> : Fl F2 \in épimorphisme de foncteurs, c.à.d. : Fi{H\D) F2{H\D) est
épique pour tout quotient de Julia H\D où Ih\d est le morphisme de H\D dans lui-même
induit par l’identité de H; Ih
)-Alors le morphisme noyau de <j> définit un foncteur exact de qJul dans cat.
Démonstration :
Si on prend une suite exacte dans qJul :
0 Ho\Do Hi\Di H2\D2 -> 0,
on obtient le diagramme 3x3 commutatif suivant :
0
i
0 —> ker<f>Ho\Do
l
0 Fi{Ho\Do)
i
0 —> F2{Ho\Do)
i
0
0
i
—> ker<f>Hi\Di —*
i
-4 Fi{Hi\Di) —>
i
_ F2(Hi\Di)
i
0
0
i
ker<i>H,\D2 —» 0
i
Fi{H2\D2) —^ 0
i
F2{H2\D2) 0
i
0
La deuxième, la troisième lignes et les trois colonnes sont exactes, d’un lemme 3x3
[28]; la première ligne est exacte.
Donc ker(j> transforme une suite exacte de qJul en une suite exacte de çof et par conséquent
ker<j> est un foncteur exact.
Soit H\D un quotient d’espace de Julia. On note Lat{H\D) = {D' : sous-espace de Julia
de H contenant le sous-espace £)}.
Remarques :
L’ensemble Lat{H\D) est un treilhs.
On dit que Di\D est un sous-quotient de Hilbert de H\D tel que D\ € Lat{H\D) et on a
un morphisme : D\\D H\D induit par l’inclusion D-i —+ H.
On peut associer à tout quotient d’espace de Julia son espace vectoriel sous-jacent qui est
l’espace vectoriel H\D_.
De même si s : H\D —» Hi\Di un morphisme, on peut associer une application ünéaire
qui est bijective si s est un pseudo-isomorphisme. Ce qui nous amène à définir un foncteur
P :
P
:qjul —
>E^.où E^.est la catégorie des espaces vectoriels
H\D p{H\D) = H\D
où P est le foncteur sous-jacent vectoriel.
Si H\D un quotient d’espace de Julia tel que D est non fermé dans H. Si on prend
l’adhérence de D dans H notée D donc on peut associer k H\D \e quotient H\D qui
est isomorphe à un espace fermé de H, ce qui nous permet de définir un foncteur; Adh :
Adh : qJul —* EMh
H\D Adh{H\D) = H\d”
Nous l’appelons le foncteur “Hilbertisation”.
Graphe relevé d’un opérateur de Julia
Soient Hi\Di et ^^21^2 deux quotients d’espaces de Julia, pour tout morphisme
s : Hi\Di —» H2\D2, on définit l’espace suivant :
Gr(s) = {(x,y) E Hi x H2 : y € s{x + Di)}
On appelle Gr{s) le graphe relevé de s. Le graphe de s sera noté flfr(s) et Gr{s) C H\X H2.
Cette définition est équivalente à celle de F.H Vasilescu [ ].
Si s est un opérateur de Julia, c’est-à-dire gr{s) est un espace de Julia, alors on dit que
Gr{s) est le graphe relevé de l’opérateur de Julia.
Remarque :
gr{s) ~ Gr{s)\Di x D2’,
le morphisme s est complètement déterminé par son graphe relevé Gr(s).
(respectivement Ims) le noyau (resp. l’image) de s, on a les ensembles :
Soit K ers
Xm{s) = {y G H2\y + <^2 £ Jfns avec € D^}
Lemme 1.34. :
Les ensembles Gr(s), fCer{s) et Xm{s) sont des espaces vectoriels.
Théorème 1.35. :
Soient Hi\D\, H2\D2 deux quotients de Julia et a : H\\Di —* H2\D2 alors Adh{s) est
linéaire continue;
Adh{s) : Adh{H^\Di) Adh{H2\D2).
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O arresto e os terceiros na perda de bens a favor do Estado, na lei nº 5/2002, de 11 de janeiro
(páginas 35-42)