3.3 Apresentação e discussão dos resultados
3.3.1 Participantes
Dans cette dernière partie de ce chapitre nous allons tenter de déterminer le
mécanisme par lequel les agonistes purinergiques inhibent la mobilisation des pools
calciques par le carbachol et l’adrénaline. La stimulation des récepteurs P
2X
4par
l’ATP pourrait modifier la régulation de la phospholipase C et la production d’IPs ou
encore la fixation de l’IPs sur son récepteur et par conséquent la sortie du calcium
des réservoirs intracellulaires. Pour ce faire nous avons mesuré l’effet de l’ATP sur
la libération d’inositols phosphates en réponse au carbachol ou à l’adrénaline. Les
acini préparés selon la technique décrite dans le chapitre II paragraphes n.2.3 et
n.2.4 sont prémarqués avec de l’inositol tritié et préincubés après lavage dans le
milieu I pendant 10 min en présence de LiCl 10 mM et en absence de magnésium.
Les acini sont ensuite incubés pendant 5 min en présence ou en absence d’ATP 1
mM. A la fin de cette préincubation, les acini sont stimulés avec du carbachol 100
pM ou avec l’adrénaline 100 pM. Le même protocole expérimental décrit ci dessus a
été répété sur un deuxième lot de cellules à une seule différence. Les cellules dans ce
cas étaient préincubées pendant deux heures à température ambiante (25°C), en
présence ou en absence d’ATP oxydé 100 pM. La technique du dosage des inositols
phosphates est décrite dans le chapitre II, paragraphe II.2.12.
Les résultats présentés dans la Figure V.9 montrent que le carbachol augmente de
6 fois la production des inositols phosphates (IP). L’ATP 1 mM, quant à lui, n’a
pratiquement pas d’effet sur la libération des IP. Son effet se manifeste plutôt par une
inhibition de 50 % de la production des IP en réponse au carbachol. L’ATP a
également un effet inhibiteur du même ordre sur la libération des IP en réponse à
l’adrénaline. Les mêmes conclusions peuvent être tirées des expériences reproduites
en présence de l’antagoniste spécifique des récepteurs purinergiques de type P2X?,
l’oATP. Dans ces conditions, l’effet inhibiteur de l’ATP 1 mM sur la production des
IP en réponse au carbachol ou à l’adrénaline persiste.
Ces dernières expériences nous permettent non seulement de renforcer notre
hypothèse quant à l’effet inhibiteur de l’ATP sur la mobilisation des pools calciques
par le carbachol, mais également de donner une preuve supplémentaire de
l’implication des récepteurs purinergiques de types P
2X
4(et pas P2Xv) dans cette
«O
O
U3
■OQ.
Figure V.9: Effet de l’ATP sur la libération des inositols phosphates en réponse
au carbachol et l’adrénaline en présence ou en absence d’ATP oxydé.
Les acini sous-maxillaires de rat prémarqués avec [^H]-inositol sont préincubés
pendant 10 min à 37°C en présence de LiCl 10 mM et de CaClz 1 mM, en absence de
magnésium. Des aliquots sont incubés pendant 2 heures avec 100 pM oATP
(colonnes hachurées). Les cellules sont ensuite exposées au carbachol 100 pM (Cb)
ou à l’adrénaline 100 pM (Ad). L’effet de l’ATP 1 mM est testé sur des aliquots de
cellules qui ont été incubés pendant 5 minutes avec l’ATP 1 mM. Le dosage des IP
est décrit dans le chapitre H. Paragraphe II.2.12. Le dosage est fait en triple pour
chaque expérience. Les résultats sont les moyennes +s.e.m de 3 expériences.
V.3 Discussion
Nous avons comparé dans la première partie de ce chapitre les interactions
entre les agents purinergiques et les agents muscariniques dans les deux composantes
cellulaires majeures de la glande sous-maxillaire. Un effet inhibiteur de l’ATP sur la
réponse au carbachol ou à l’adrénaline a déjà été décrit dans la suspension brute de la
glande sous-maxillaire (Métioui et a/.,1996; Hurley et al, 1993). Nous montrons
dans ce travail que la réponse au carbachol n’est pas inhibée dans une préparation
enrichie en cellules ductales, alors qu’elle est inhibée de 90 % dans la préparation
acinaire. C’est donc au niveau des acini que l’effet inhibiteur de l’ATP sur la réponse
au carbachol se manifeste. L’implication des récepteurs purinergiques dans cette
inhibition est confirmée par le fait qu’une préincubation des acini avec le bleu de
Coomassie rétablit la réponse au carbachol après l’ATP. L’effet inhibiteur de l’ATP
sur le carbachol a été reproduit par le BzATP. Les autres analogues de l’ATP tels que
le 2MeSATP (un agoniste des récepteurs P2Yi dans les glandes salivaires) ou encore
rUTP (un agoniste des récepteurs P
2Y
2dans les glandes salivaires) n’ont aucun effet
sur la réponse au carbachol (résultats non montrés). Ceci suggère que cette inhibition
est due à l’activation des récepteurs purinergiques de type P2X.
Deux classes de récepteurs P2X ont été décrits dans les glandes sous-
maxillaires; P
2X
4et P2X? (Buell et al., 1996a; Alzola et al., 1998). Ces deux
récepteurs forment un canal cationique non spécifique et sont activés par la forme
tétraanionique de l’ATP ou par le BzATP. Le récepteur P2Xj est localisé au niveau
des acini (Buell et al., 1996a). Le récepteur P2X? est exprimé dans les canaux
(Alzola et al, 1998; Lee et al, 1998). Nous avons montré dans le chapitre IB que les
acini sous-maxillaires exprimaient les deux types de récepteurs P
2X
4et P
2X
7. Les
récepteurs P2X? sont sélectivement inhibés par l’ATP oxydé (Murgia et al, 1993). Il
est généralement admis que l’inhibition exercée par les agonistes purinergiques sur la
réponse aux récepteurs muscariniques dans les glandes salivaires est due au récepteur
P
2X
7(ou le récepteur P2Z selon l’ancienne nomenclature) (Hurley et al, 1993;
Jorgensen et al, 1995; Métioui et al, 1996). L’inhibition de la réponse muscarinique
suite à une activation du récepteur purinergique de type P
2X
7a également été
proposée par Fukuchi, (1999) dans les cellules acinaires des glandes parotides de rat.
phosphatidylcholines membranaires via la phospholipase D. L’activation de la
protéine kinase C par les produits de cette hydrolyse (l’acide phosphatidique et le
diacylglycérol) est à l’origine de la phosphorylation d’un grand nombre de protéines,
entre autres la protéine récepteur à l’acétylcholine. Les récepteurs P2Xt seraient
aussi impliqués dans l’inhibition de la réponse à l’adrénaline (Hurley et al., 1993).
Nos résultats nous permettent de suggérer que l’inhibition de la réponse
muscarinique par l’ATP (ou le BzATP) serait plutôt due à l’activation des récepteurs
purinergiques de type P
2X
4. Plusieurs arguments sont en faveur de notre hypothèse.
1) Nous montrons dans ce chapitre que l’inhibition de la réponse
muscarinique par l’ATP ou par son analogue le BzATP se manifeste dans les acini et
pas dans les canaux. Seuls les acini expriment le récepteur P
2X
4.
2) Nous montrons également que l’augmentation de la [Ca^^]i obtenue lorsque
nous stimulons les acini avec un agoniste purinergique (ATP ou BzATP) est inhibée
par le bleu de Coomassie ou par l’ATP oxydé. L’inhibition par le bleu de Coomassie
permet de rétablir la réponse au carbachol dans les acini. Par contre, l’incubation des
acini avec l’ATP oxydé ne lève pas cette inhibition. Les récepteurs P
2X
7ne sont
donc pas responsables de cette inhibition. Nous avons obtenu les mêmes effets de
l’ATP sur l’adrénaline, un autre agent qui élève la [Ca^^i via les mêmes mécanismes.
La réponse à l’adrénaline est complètement abolie quand les cellules acinaires sont
traitées auparavant par l’ATP. Nous pouvons en déduire que la stimulation du
récepteur P
2X
4serait à l’origine de l’inhibition de la réponse des acini au carbachol
et à l’adrénaline.
La réponse au carbachol comprend deux phases. Nous avons voulu savoir si
l’effet inhibiteur de l’ATP s’exerce sur la mobilisation et/ou sur l’influx de calcium.
L’effet inhibiteur des agonistes purinergiques est observé en absence de calcium
extracellulaire, ceci suggère que l’ATP bloque la mobilisation des pools
intracellulaires de calcium.
Selon le modèle capacitatif, la libération du calcium des pools intracellulaires
ouvre des canaux calciques au niveau de la membrane plasmique les SOCC (store-
operated calcium channels). Nous avons utilisé la thapsigargine à la place du
carbachol pour mobiliser les pools calciques. La thapsigargine bloque les Ca^"^-
ATPases localisées sur les membranes du réticulum endoplasmique. L’ATP n’affecte
pas la libération du calcium intracellulaire observée en présence de la thapsigargine.
Ces expériences ont été réalisées en présence de Ni^^. Ce cation bivalent inhibe la
captation du calcium par les récepteurs P2X (Chaïb et al, 1998a). L’ATP n’a aucun
effet sur la libération du calcium des pools intracellulaires en présence du Ni^^.
Il a été montré que l’inhibition exercée par l’ATP sur le carbachol dans les
glandes sous-maxillaires n’est pas due à une interaction entre l’ATP et le récepteur
muscarinique (Hurley et al, 1993), mais bloque plutôt l’augmentation de la
concentration intracellulaire d’IP
3en réponse au carbachol (Jorgensen et al, 1995;
Métioui et al, 1996). Nous confirmons ces résultats par le dosage de la production
des inositols phosphates en réponse au carbachol ou à l’adrénaline dans les acini
préincubés en présence d’ATP. Le dosage des IP réalisé en présence d’ATP oxydé
montre que l’antagoniste des récepteurs P2X? ne lève pas l’effet inhibiteur de l’ATP.
Ce résultat nous fournit une preuve supplémentaire de l’implication du récepteur
purinergiques P
2X
4dans l’inhibition de la réponse des neurotransmetteurs couplés à
la voie de la phospholipase C: carbachol et adrénaline.
Il a été récemment montré que le récepteur à l’IPs localisé sur le réticulum
endoplasmique et les SOCC localisés au niveau de la membrane plasmique sont
couplés (Kiselyov et al, 1998). Les agonistes purinergiques semblent inhiber
l’ouverture des SOCC en réponse au carbachol en inhibant l’augmentation de la
concentration d’IPs et par conséquent l’activation du récepteur à l’IPs. Le mécanisme
impliqué dans cette inhibition reste encore inexpliqué.
La rapidité de l’inhibition de la réponse muscarinique (30 sec) et son
irréversibilité sont similaires à celles déjà décrites dans une suspension brute des
glandes parotides (Jorgensen et al, 1995; Fukuchi, 1999) ou des glandes sous-
maxillaires (Hurley et al, 1993; Métioui et al, 1996). Ceci suggère que la
stimulation des récepteurs P
2X
4modifie la régulation de la phospholipase C et la
production d’IPs. Ceci n’exclut pas la possibilité d’une éventuelle inhibition au
niveau de la fixation d’IPs sur la protéine récepteur.
Une interaction entre les récepteurs cholinergiques et les récepteurs P2X a été
décrite dans le système nerveux sympathique (Barajas-Lopez et al, 1998). Ces
auteurs ont proposé l’existence d’une relation fonctionnelle entre les canaux formés
par les récepteurs nicotiniques et ceux formés par les récepteurs purinergiques de
type P2X dans les neurones sous-muqueux. L’influx des ions à travers l’un active un
mécanisme qui inhibe l’autre type de canal. Searl et Silinsky (1998) ont également
décrit une interaction entre les récepteurs cholinergiques et les récepteurs P2X.
Une autre interaction entre les récepteurs muscariniques et les récepteurs
P
2X
4dans les glandes salivaires a été rapportée par Tenneti et al. (1998). Ces auteurs
montrent que les terminaisons nerveuses parasympathiques régulent négativement
l’expression des récepteurs P
2X
4dans les acini parotidiens. Nos résultats suggèrent
une régulation réciproque, l’activation des récepteurs P
2X
4bloquerait la réponse des
agonistes muscariniques dans les acini sous-maxillaires.
Nous montrons dans ce chapitre que la stimulation par l’ATP du récepteur
P
2X
4exprimé dans les acini sous-maxillaires inhibe la réponse aux agonistes
muscariniques. Ce récepteur présente une particularité, il est insensible aux
antagonistes des récepteurs purinergiques tels que le suramin et le PPADS (Garcia-
Guzman et al., 1997b). En effet, il est dépourvu de résidus lysines qui sont impliqués
dans la fixation des antagonistes (mais pas des agonistes) (Buell et al., 1996a). Ceci
CHAPITRE VI: ETUDE DE LA PERMEABILISATION PAR LES
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Caracterização do Jogo de futsal em Indivíduos com Doença Mental Grave
(páginas 66-105)