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2. REVISÃO DA LITERATURA

2.6 Plano de tratamento para o paciente idoso

Dans l’optique de distinguer, entre les sources pétrolières et les sources pyrolytiques des hydrocarbures présents dans les sédiments superficiels des 10 stations de l’oued Saf-Saf, nous avons eu recours à l’analyse des HAP. Celle-ci a permis de constater grâce à la chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (CPG/SM) la présence de composés caractéristiques de certaines origines.

La distribution en HAP est dominée par des composés lourds (4 à 6 cycles) dans le cas de contaminations pyrolytiques et par des composés plus légers (2 à 3 cycles) dans le cas de pollutions pétrolières (Soclo et al., 2000 ; Wang et al., 1999 ; Zeng et Vista, 1997).

La figure 5.2. met en exergue la présence des HAP dans les stations du site « oued ». Les profils chromatographiques observés dans toutes les stations montrent majoritairement la présence d’hydrocarbures aromatiques non substitués (parents) tels que phénanthrène, fluoranthène, pyrène... Les homologues mono ou di-substitués sont très faiblement présents ou absents.

Les hydrocarbures pétroliers contiennent essentiellement des composés substitués et du naphthalène, du fluorène, du phénanthrène ou du chrysène ; alors que les composés parents (Phe, Chry, Fluo, Pyr…) sont les composants les plus dominants parmi les PAH pyrolytiques

(Sicre et al., 1987).

Le phénanthrène, le fluoranthène, le pyrène, le chrysène, le benzo (a) anthracène, le

benzo (b) fluoranthène et le benzo (k) fluoranthène sont les HAP les plus dominants dans les stations oued StO1 à StO5 ainsi que StO7 et StO8, tandisque la station StO6, présente l’anthracène en

plus. Quant à la station StO9, elle marque l’absence du benzo (a) anthracène et la station 10 ne

présente que le fluoranthène et le pyrène qui témoignent de l’importance des apports pyrolytiques, puisque ces composés sont considérés, par de nombreux auteurs, comme des produits provenant de la condensation à haute température de composés aromatiques de faible poids moléculaires (Colombo et al., 1989 ; Khalili, 1995 ; Wang et al., 1999 ; Zeng et Vista, 1997). Certains auteurs vont au-delà et considèrent le fluranthène comme un indicateur de la combustion liée aux sources mobiles (Dorr et al., 1996 ; Yang et al., 1998).

Chapitre 5 : Résultats et discussions du site « oued » Time , 13-Jan-2011 + 20:43:25 15.22 17.22 19.22 21.22 23.22 25.22 27.22 29.22 31.22 33.22 35.22 Time 0 100 % 0 100 % 0 100 % 0 100 %

S06 2010- janv 2011 NR+Sm (SG, 2x3) Scan EI+

252 1.16e8 33.41 22.13 34.44 33.51 34.97

S06 2010- janv 2011 NR+Sm (SG, 2x3) Scan EI+

228 1.19e8 28.76 27.81 22.13 16.34 29.22

S06 2010- janv 2011 NR+Sm (SG, 2x3) Scan EI+

202 3.68e8 22.21

23.16

S06 2010- janv 2011 NR+Sm (SG, 2x3) Scan EI+

178 4.51e8 16.89 17.11 A bu nd an ce A bu nd an ce A bu nd an ce A bu nd an ce Time Time Time Phe An Fl Py BzA Chry BzB BzK Station 6

Figure 5.2. : Chromatogrammes obtenus en CPG/SM de la fraction aromatiques polycycliques des stations de l’oued Saf-Saf

Phe : phenanthrène, An : anthracène, Fl : fluoranthène, Py : pyrène, BzA : benzo(a)Anthracène, Chry :chrysène,

BzB: benzo[b]Fluranthène; BzK: benzo[k]Fluoranthène.

5.3.1- Indices relatifs aux hydrocarbures aromatiques

Pour pouvoir déterminer les sources de contamination en HAP dans les 10 stations de l’oued Saf-Saf, nous avons employé un certain nombre de ratios : Phénanthrène/Anthracène (Phe/A), Fluoranthène/Pyrène (Fluo/Pyr), Benzo(a)Anthracène/Chrysène (BaA/Chry), Anthracène/(Anthracène+Phénanthrène) (A/A+Phe), Fluoranthène/(Fluoranthène + Pyrène) (Fluo/Fluo+Pyr), Benzo(a)Anthracène/(Benzo(a)Anthracène+Chrysène) (BaA/ BaA+Chry).

Le rapport (Phe/A) n’est déterminé que pour la station StO6, où il est inférieur à 10 (Tab. 5.3.) ce qui correspond à des origines pyrolytiques (Budzinski et al., 1997). D’après Readman et al. (2002) ; De Luca et al. (2004) ; Culotta et al. (2006) ; Ünlü et al. (2006) ; Wang et al. (2006) et Barakatet al. (2011) ; des valeurs du rapport Phe/An inférieures à 10 sont en faveur d’une origine pyrolytique ; tandis que, des valeurs supérieures à 10 indiquent

une origine plutôt pétrolière. Ceci est confirmé par le rapport

anthracène/(anthracène+phénanthrène) (An/∑178) qui indique une origine pétrogénique lorsque les valeurs sont inférieures à 0,10 tandis que des valeurs supérieures à 0,10 sont caractéristiques d’une origine pyrolytique (Budsinski et al., 1997 ; Bihari et al., 2006 ;

Chapitre 5 : Résultats et discussions du site « oued »

S. ROUIDI, 2014 56

Sprovieri et al., 2007 ; Darilmaz et Kucksezgin, 2007 ; Cardeliccio et al., 2007 ; Perra et al., 2011; Commendatore et al., 2012), ce qui semble être le cas de la StO6. Ces mêmes auteurs mentionnent que pour le rapport fluoranthène/pyrène (Fl/Py) la limite est située à 1 pour une origine pyrolytique, les valeurs inférieures étant caractéristiques d’une origine pétrogénique, cette dernière s’applique sur la seule StO9. Asia (2012) rapporte que, l’indice fluoranthène/(fluoranthène+pyrène) (Fl/Σ202) <0,4 est généralement caractéristique d’une origine pétrogénique (pétrole, fuel, charbon), s’il est compris entre 0,4 et 0,5 il indique une combustion de produits fossiles liquides, alors que des valeurs de cet indice supérieures à 0,5 sont généralement trouvées pour des échantillons résultant de la combustion de kérosène, d’herbe, de charbon et de bois et pour la créosote (Budzinski et al.,1997; Yunker et al.,2002a ; Sprovieri et al., 2007). Lors de combustion d’essence, de gazole (diesel), de fuel, de bruts pétroliers ou dans le cas d’émissions provenant de voitures ou de camions diesel, l’indice (Fl/ Σ202) est inférieur à 0,5 (Yunker et al., 2002a ; Zaghden et al., 2007 ; Cardelicci et al., 2007 ; Darilmaz et Kucksezgin, 2007 ; Perra et al., 2011 ; Commendatore et al., 2012). Le cas de la combustion de combustibles fossiles liquides, n’est rencontré que dans le cas de la StO9, le reste des stations présentent des rapports supérieurs à 0,5.

De la même manière, le rapport BaA/Chry est plus faible pour les HAP d’origine pétrolière que ceux d’origine pyrolytique (Zeng et Vista, 1997). Alors que pour le rapport Benzo(a)anthracène/benzo(a)anthracène+chrysène (BzA/∑228), des valeurs comprises entre 0,2 et 0,35 indiquent un mélange d’origines pyrolytiques et pétrogéniques alors que des valeurs supérieures à 0,35 correspondent à une origine pyrolytique claire (De Luca et al., 2004 ; Sprovieri et al., 2007 ; Barakat et al., 2011). Dans la plupart des stations on relève que, l’indice BzA/∑228 > 0,35 signe d’une origine pyrolytique claire, à l’exception des StO2, StO3, StO9 et StO10 au niveau desquelles les sources de contamination semblent multiples.

Chapitre 5 : Résultats et discussions du site « oued »

Tableau 5.3.: Indices calculés d’après les teneurs en hydrocarbures aromatiques polycycliques trouvées pour les 10 stations de l'oued Saf-Saf.

Sites Phe/A A/A₊Ph F/Py F/F₊Py BzA/Ch BzA/BzA₊Ch

1 nd 0 1,30 0,56 0,57 0,36 2 nd 0 1,42 0,59 0,41 0,29 3 nd 0 1,13 0,53 0,30 0,23 4 nd 0 1,11 0,53 0,63 0,38 5 nd 0 1,10 0,52 0,90 0,47 6 3,36 0,23 1,37 0,58 1,09 0,52 7 nd 0 2,06 0,67 0,84 0,46 8 nd 0 1,23 0,55 0,72 0,42 9 nd nd 0,75 0,43 0 0 10 nd 0 5,29 0,84 0 0

An : anthracène ; Phe : phénanthrène ; Fl : fluoranthène ; Py : pyrène ; BzA : benzo(a) anthracène ; Ch : chrysène ; nd : non déterminé

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