CAPÍTULO 3 | ESTUDO EMPÍRICO
1. PROBLEMÁTICA DO ESTUDO
Considérons un mélange binaire de Ni et N
2sphères dures monodisperses de dia
mètres respectifs ci et CT2 avec, comme choix, (T2 < cri. Le rapport de taille sera
désigné par 7 = a2/(7i < 1. Définissons les concentrations de ces particules Xi = Ni/N
(avec i,j = 1,2 et xi + X
2= l) où N = Ni + N
2est le nombre total de particules.
Les densités partielles seront notées pi = Ni/V avec V le volume du système. Par
conséquent, la densité totale est p = pi + P
2- Introduisons encore les densités partielles
réduites ou fractions d’empilement (ou volumiques) partielles, rji = npi<j^/
6. La fraction
d’empilement totale sera donc
t) = r]i +
t]
2- Rappelons que nous ne considérerons ici
que des mélanges binaires additifs de sphères dures, dont l’interaction est donnée par
(4.0.1). La quantité thermodynamique centrale qui sera considérée par la suite est le
facteur de compressibilité (il ne doit bien sûr pas être confondu avec la somme d’état
définie en (2.1.6));
(4.2.1)
Ce facteur de compressibilité est dépendant des densités partielles (ou de la densité
totale et de la concentration) et du rapport de taille, mais pas de la température (une
des caractéristiques de l’interaction sphères dures est que la température ne joue que le
rôle d’un facteur d’échelle pour les propriétés d’excès). Nous avons donc Z = Z{p,xi).
A partir de l’expression de Z, on peut obtenir l’énergie libre de Helmholtz en inversant
les relations (1.2.2). Nous pouvons alors écrire (cf. (2.1.15)):
fid = Ç a;i {ln(piAf) - 1} (4.2.2)
i
et
fex= r^(Z(p',xi)-l), (4.2.3)
Jo P
où fid = PFid/N et fex = PFex/N sont respectivement les parties idéales et d’excès de
l’énergie libre de Helmholtz réduite par particule, / = /3F/N = fid + fex- Les facteurs
Ai sont les longueurs d’onde thermiques de de Broglie de chaque particule (2.3.56). En
outre, à partir de l’énergie libre de Helmholtz, il est possible de calculer les potentiels
chimiques par dérivation (1.2.2):
= 2M, (4.2.4)
ôpi
Revenons à présent à l’évaluation du facteur de compressibilité. Pour les faibles
densités, ce facteur peut être développé en une série du viriel:
00
Z=Y,BnP^-\ (4.2.5)
n=l
où Bn sont les coefficients du viriel du mélange. Ces coefficients sont des fonctions
de la concentration et des diamètres des particules, Bn = 5„(xi, {cj}). On peut leur
associer des coefficients .B„(a;i,7) Qui ne dépendent que du rapport de taille et de la
concentration, Bn{xi,{ai}) = Bn{xi,j) Nous pouvons réécrire (4.2.5) sous la
forme suivante:
OO
Z=Y.bnrr-\
n=l
4.2. La phase ûuide 99
où
avec
bn = bn{xi,'y)
= xiai +X20-2,
(4.2.7)
(4.2.8)
et
= xi + X27*"- (4.2.9)
Pour les sphères dures bidisperses additives (cf. Annexe B), nous avons:
6i
= l ,
62= 1 + 3^ et
63= 1 + 6^+ 3^. (4.2.10)
Ç3 Ç
3
Ce sont les seuls coefficients connus analytiquement. Notons que
64et
65ont été évalués
numériquement récemment (cf. Annexe B).
Pour des densités plus hautes, cette expansion (4.2.6) ne peut être utilisée (la série
(4.2.6) converge trop lentement) et on considère plutôt une expansion de viriel modifiée
(appelée en anglais “rescaled virial expansion”), qui converge plus rapidement
(Baus & Colot,1987):
Z = E^=l Cni
,n—1
(4.2.11)
(1 -
t?)3
où les coefficients Cn = Cn{xi,'y) peuvent être directement reliés aux bn- De plus, Cn ne
dépend que des coefficients 6,- avec i < n. On trouve
Cji — bji
36jj_i + 36n
—2 bji—3,(4.2.12)
où il est entendu que pour z < 0, = 0. Cette expansion du viriel modifiée (4.2.11) n’est
mathématiquement rien d’autre que le développement du viriel de (1 —
t])^Z{
t],
xi;'
i/).
Le rayon de convergence de cette série n’est pais connu mathématiquement mais la
relation (4.2.11) donne de très bons résultats, comparés aux simulations, dans le cas
du fluide de sphères dures monodisperses et ce, jusqu’à des densités correspondant à
la solidification
(Baus Colot,1987). L’expression (4.2.11) nous assure que Z diverge
en 7/ = 1 comme 1/(1 —
t])^, ce qui correspond au même type de divergence que celle
trouvée dans PY ou CS binaires (cf. Annexe B). Notons que, bien que nous savons
qu’il existe une divergence dans Z pour le fluide (en effet, nous savons bien qu’il est
physiquement impossible de trouver une phase fluide aux très hautes densités), nous
ne connaissons théoriquement pas la densité de divergence, ni la façon dont Z diverge.
Nous acceptons par conséquent le même comportement que celui de l’expression bien
connue de PY binaire. En pratique, la relation (4.2.11) est tronquée et Z approché par:
expression qui nous assure les bons n premiers coefficients du viriel.
Nous allons à présent insérer les 5 premiers coefficients du viriel des sphères dures
bidisperses dans (4.2.13), les seuls connus actuellement (cf. Annexe B). Les trois pre
miers sont connus analytiquement, les quatrième et cinquième ont été calculés numéri
quement assez récemment. Notons que la première évaluation numérique des cinquièmes
coefficients du viriel partiels des sphères dures bidisperses de
(Saijaet al., 1996a) menait
à des valeurs négatives fort differentes de celles de binaire (cf. Annexe B). Dans
notre première étude de la démixtion des sphères dures
(Coussaert&.
Baus,1997), nous
proposions une équation d’état perturbative, différente de (4.2.13), adaptée aux valeurs
négatives trouvées dans
(Saijaet al., 1996a). En effet, avec de telles valeurs pour le
cinquième coefficient du viriel, nous ne pouvions utiliser la relation (4.2.13), car elle
menait à des pressions négatives. Par la suite, les études numériques de
(Wheatleyet al., 1998) et de
(Enciso&
Almarza,1998) ont montré que les cinquièmes coefficients
du viriel partiels sont finalement très proches des expressions de binaire et restent
toujours positifs. Nous avons donc refait nos calculs en proposant l’équation d’état
(4.2.13), avec ces nouvelles valeurs du cinquième coefficient du viriel (cf.
(Coussaert&
Baus,
1998a;
Coussaert&
Baus,1998b)).
Revenons à présent à l’équation d’état (4.2.13). Z
3, qui tient compte des 3 premiers
coefficients du viriel, correspond à c’est-à-dire au facteur de compressibilité lié à
l’équation d’état de compressibilité de PY binaire (cf. Annexe B). Si nous introduisons
a afin de différencier les équations d’état de PY de compressibilité (a = 0) et du viriel
{a = 1), nous avons parallèlement aux relations (4.2.10):
= (3_a)63 + (2a-3)62 + (l-a)
863+62, (4.2.14)
et
cP'-° =
-0(63- 262 + 1) et cf = 0 ; i > 5. (4.2.15)
Quant à l’équation d’état de CS binaire, elle correspond à Z^^, c’est-à-dire l’expression
(4.2.13), avec n = 4 et dans laquelle B
4est le 4®”^® coefficient du viriel de CS binaire.
Les coefficients 6^'^ et c^^ sont donnés par (4.2.14) et (4.2.15), avec a = 1/3.
Considérons par la suite Z4 et Z
5, prenant en compte le 4®™® (pour Z
4et Z
5)
et le 5®^® (pour Z
5) coefficients du viriel évalués dans
(Saijaet al, 1997;
Wheatleyet al, 1998) (cf. Annexe B). Nous pouvons calculer analytiquement l’énergie libre de
Helmholtz correspondant à Z
5(et donc à Z4 en prenant C5 = 0):
4.2. La phase ûuide 101
/i^) = -(1 + C4 + 3C5) ln(l-7?) (4.2.16)
(2
+ C2 - C4 - 3C5)tJ - 5(3 + C2 - C3 - 3C4 - - C^î]^alors que fid est donnée par (4.2.2). Un grand avantage de cette théorie est que la
forme du facteur de compressibilité choisi (4.2.13) nous aissure les bonnes limites 7-^1
et 7 —>• 0. En outre, il est défini pour toutes les valeurs de rj, xi et 7, ce qui n’est pas le cas
dans les théories citées dans l’introduction de ce chapitre. La limite 7^1 correspond
au cas des sphères dures monodisperses (un seul composant); l’expression trouvée pour
Z est alors fort proche de celle de CS (monodisperse) et même meilleure, comparée aux
simulations. Quant à la limite 7 0, elle correspond à un système constitué de sphères
dures monodisperses de diamètre tri et d’un fluide parfait de particules ponctuelles
((72 = 0). Dans cette limite, on trouve pour toute valeur de n:
Z„(7 = 0)=xiZ(i) + -^, (4.2.17)
1-771
où Zn^ représente la valeur de pour les sphères dures monodisperses de diamètre ai.
Ce résultat est celui mentionné dans
(Vega,1998;
Boublik&
Nezbeda,1986). En ce qui
concerne les valeurs intermédiaires du rapport de taille 7, Z4 et Z5 sont assez proches
de Z^^ ou (cf. Fig. 4.1), dans la mesure où les coefficients du viriel calculés dans
(Saija
et ai, 1997;
Wheatleyet ai, 1998) sont semblables à ceux de PYc ou CS binaire
(cf. Annexe B).
Le grand changement par rapport aux théories de ou PY binaire concerne prin
cipalement le comportement de phase, et notamment la question de savoir s’il existe ou
non une instabilité spinodale. Nous allons aborder ce point dans la Sect. 4.2.2.
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A Perspetiva dos profissionais de saúde no cuidar do doente em fim de vida
(páginas 51-55)