6 DISCUSSÃO
6.2 RESPOSTAS HEMODINÂMICAS CARDÍACAS DO EXERCÍCIO DE FORÇA
Le caractère pluri-partenarial du dispositif Sylvatub rend son organisation particulièrement complexe. Le dispositif implique la mobilisation de plusieurs types d’acteurs (Figure 11), sur des périodes relativement longues, ce qui nécessite une compréhension et une appropriation par chaque acteur des procédures qu’il a à mettre en œuvre pour une bonne réalisation des activités de surveillance. L’animation locale par les lieutenants de louveterie, les agents des FDC et des DDecPP semble être l’élément fondamental pour le bon fonctionnement du dispositif au niveau local et pour assurer l’implication opérationnelle des acteurs de terrain. Cette activité est toutefois ressentie comme étant compliquée et souvent très chronophage, même si tous les acteurs interrogés la considèrent comme nécessaire au maintien du dynamisme local.
Plusieurs activités de formation (théorique et pratique) ont été proposées aux acteurs de terrain depuis le lancement du dispositif, et diverses activités de communication et de restitution des résultats sont régulièrement effectuées. Il semblerait toutefois que ces dernières ne soient pas assez développées : la communication pourrait ainsi être étendue à un public plus large, afin notamment de fédérer davantage les acteurs cynégétiques et les éleveurs.
La surveillance par le dispositif Sylvatub semble être perçue comme utile, voire comme nécessaire, par l’ensemble des acteurs interrogés. Les intérêts des différentes parties prenantes semblent être bien perçus et compris, ce qui représente un enjeu décisif pour maintenir leur implication dans le dispositif à long terme. Toutefois, les activités de surveillance demandées aux acteurs du dispositif, souvent non professionnels et bénévoles, sont parfois perçues comme des contraintes supplémentaires qui peuvent constituer des facteurs de démobilisation à plus ou moins long terme si leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur, ou si les contraintes dépassent les bénéfices qu’ils peuvent en tirer (considérant qu’ils pourront continuer à effectuer ces activités de loisir, sans pour autant s’impliquer dans le dispositif). Ainsi, la reconnaissance du travail fourni par les acteurs cynégétiques, par des activités de communication, des indemnisations ou toute autre forme de reconnaissance, est fondamentale à maintenir et à développer.
Il semble par ailleurs que la surveillance événementielle renforcée par le réseau Sagir soit mal comprise par les acteurs, qui ont déjà du mal à distinguer la surveillance événementielle par examen de carcasse et la surveillance événementielle par le réseau Sagir et ne perçoivent pas forcément l’utilité de l’ajout de cette mesure de surveillance intermédiaire, dite « renforcée », appliquée par ailleurs seulement sur certaines espèces et dans certaines zones.
La poursuite de la surveillance par le dispositif Sylvatub présente un enjeu fondamental pour assurer une meilleure compréhension du rôle épidémiologique des espèces sauvages dans le cycle de la tuberculose et pour participer à la lutte contre la tuberculose à la fois dans la faune sauvage mais également en élevage bovin. Toutefois, la durabilité du dispositif peut être limitée par la mobilisation importante des ressources humaines et financières dans les départements très infectés, et par les activités chronophages demandées à des acteurs pour la plupart bénévoles. Il faut également
Chapitre IV. Méthodes complémentaires d’évaluation du dispositif Sylvatub
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prendre en compte l’importance de l’évolution de la surveillance (changement de niveau) sur l’impact comportemental, sociologique, relationnel et économique des acteurs de terrain.
Cette étude réalisée auprès des acteurs impliqués dans le dispositif Sylvatub, à différents niveaux de la surveillance, a permis de mieux comprendre leur perception du dispositif et les facteurs motivationnels ainsi que les freins de leur participation à la surveillance, afin d’initier une réflexion sur les leviers permettant d’augmenter le dynamisme du dispositif et d’entretenir la sensibilisation de l’ensemble des acteurs, pour améliorer la sensibilité de la détection de cas.
L’acceptabilité et la faisabilité opérationnelle de la surveillance sont en effet indispensables au bon fonctionnement et à l’efficacité de la surveillance à moyen et long termes. Afin d’obtenir un engagement fort et durable des différents acteurs locaux, ce type d’étude semble nécessaire afin d’analyser et de mieux percevoir les facteurs de mobilisation et d’investissement des acteurs pour la surveillance, notamment dans le cadre de dispositif reposant sur un réseau d’acteurs pluripartenarial particulièrement complexe comme Sylvatub.
Cette étude a ainsi permis de compléter l’évaluation quantitative du rapport coût-efficacité de la surveillance, en permettant d’évaluer d’autres attributs du dispositif et de comprendre la rationalité de certaines décisions politiques et opérationnelles. Les facteurs socio-économiques et comportementaux peuvent en effet influencer la motivation des acteurs de terrain dans leur participation au dispositif et leur propension à déclarer des suspicions, et sont donc à ces titres fondamentaux à prendre en compte dans l’évaluation d’un dispositif de surveillance. Toutefois, même si cette étude a permis d’affiner et de mieux comprendre les premiers résultats obtenus avec les évaluations semi-quantitative et quantitative, ses résultats qualitatifs semblent difficiles à intégrer et à associer à ceux précédemment obtenus.