3. PERCURSO DESENVOLVIDO
3.2. Serviço de Urgência Geral
Pour un champ magn´etique dipolaire, les potentiels d’Euler permettent d’utiliser un
syst`eme de coordonn´ees orthogonales, ce qui simplifie la d´erivation des ´equations de la
convection magn´etosph´erique. Cela n’est g´en´eralement pas possible pour une configuration
quelconque de champ magn´etique.
Potentiels d’Euler
Les potentiels d’Euler α et β sont d´efinis `a partir de la relation (Stern, 1994b) :
B =∇α× ∇β (5.1)
D’apr`es cette d´efinition, les lignes de champ magn´etique repr´esentent les courbes α=
constanteetβ =constante. Les potentiels d’Euler sont compl´et´es par l’abscisse curviligne
s, variant de fa¸con monotone le long des lignes de champ magn´etique, afin de se rep´erer
dans un espace `a trois dimensions. Le choix de l’abscisse curviligne est motiv´e par le fait
qu’elle est facilement calculable pour n’importe quel mod`ele de champ magn´etique. Elle
est rep´er´ee depuis le plan de l’´equateur magn´etique (s = 0) et croˆıt dans la direction de
∇s. Cette d´efinition, diff´erente de celle commun´ement utilis´ee, sera discut´ee par la suite.
Les potentiels d’Euler ne sont pas uniques. Le champ magn´etiqueBpeut ˆetre repr´esent´e
par d’autres fonctions α(α, β) et β(α, β) pourvu que (Peymirat et Fontaine, 1999) :
∂α
∂α
∂β
∂β − ∂β
∂α
∂α
∂β = 1 (5.2)
Dans le cas d’un champ magn´etique dipolaire, il est possible de trouver une expression
analytique o`u α etβ sont donn´es par (Stern, 1976) :
α=−B0(RT sinθ)2r−1 (5.3)
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5.2. Equations de la dynamique coupl´ee du syst`eme Magn´etosph`ere–Ionosph`ere dans le
cas d’un champ magn´etique quelconque
o`u B0 est l’amplitude du champ magn´etique `a l’´equateur terrestre, RT le rayon de la
Terre, θ la colatitude, ϕ la longitude et r la distance radiale.
Dans le cas d’un champ magn´etique quelconque, il n’existe pas en g´en´eral de solution
analytique et il faut calculer num´eriquementαetβ`a partir de (5.1).Peymirat et Fontaine
(1999) ont propos´e une m´ethode g´en´erale de calcul num´erique des potentiels d’Euler que
nous r´esumons bri`evement et qui proc`ede en deux ´etapes.
Ils calculent un premier jeu de potentiels d’Eulerα1 et β1 `a partir des volumes ϑ des
tubes de force en s’imposant `a priori la valeur deα1 :
α1 =−B00.75RT1.25ϑ−0.25 (5.5)
qui est exactement la relation que l’on a entre α et ϑ pour un dipˆole. Les isocontours
de α1 reproduisent les isocontours de ϑ. A proximit´e de la Terre, ils sont axisym´etriques
et se referment sur eux-mˆemes comme pour un dipˆole. Loin de la Terre, les volumes des
tubes de force sont plus importants du cˆot´e nuit que du cˆot´e jour et les contours de α1
s’ouvrent du cˆot´e jour de part et d’autre du m´eridien midi–minuit l`a o`u les lignes de
champ magn´etique ne sont plus ferm´ees. Le long de ces contours, la longitude ϕ varie et
atteint une valeur maximaleϕmax(α1) `a l’endroit o`u ils s’ouvrent. Cette valeur d´epend du
contour consid´er´e α1. Peymirat et Fontaine (1999) en d´eduisent alors β1 par int´egration
num´erique de (5.1). Loin de la Terre, les contours de β1 s’´ecartent de ceux attendus pour
un dipˆole, et la relation (5.4) n’est plus v´erifi´ee.
Pour s’affranchir de ce probl`eme, ils calculent `a partir de α1 et β1 un deuxi`eme jeu
de potentiels d’Euler α2 et β2. Ils imposent `a β2 de v´erifier pour chaque contour de α1 la
relation suivante en ϕmax(α1) :
β2 =RTϕmax(α1) (5.6)
ce qui permet de retrouver en ces points exactement la relation entre ϕ et β pour un
dipˆole. α2 s’en d´eduit alors par int´egration num´erique de (5.1). Ils aboutissent ainsi `a
un jeu de potentiels d’Euler qui diff`erent des potentiels d’Euler dipolaires mais en s’en
´
ecartant le moins possible. Il est important de noter que α2 ne v´erifie plus exactement la
relation (5.5), ce que nous utiliserons par la suite.
Peymirat et Fontaine (1999) ont utilis´e cette m´ethode pour calculer les potentiels
d’Euler associ´es au mod`ele de champ magn´etique ´elabor´e par Tsyganenko (1987). Les
potentiels d’Euler ne sont plus orthogonaux comme pour le cas d’un dipˆole et leur
in-clusion dans le mod`ele IMM n´ecessite de modifier les ´equations de transport du plasma
magn´etosph´erique.
Syst`emes de coordonn´ees g´en´eralis´ees non orthogonales
Avant d’aborder la d´erivation des ´equations de la convection magn´etosph´erique, nous
rappelons quelques r`egles de calcul relatives aux coordonn´ees g´en´eralis´ees non
orthogo-Dans ce qui suit les potentiels d’Eulerα etβ seront d´enomm´es respectivement par x1
et x2, et l’abscisse curviligne s par x3. Nous supposons que les coordonn´eesxi d´efinissent
un syst`eme de coordonn´ees direct. Nous introduisons le param`etre de volume :
W= (∇x1× ∇x2· ∇x3)−1 (5.7)
reli´e au volume ´el´ementairedϑ dans l’espace (x1, x2, x3) par :
dϑ =W dx1dx2dx3 (5.8)
et les vecteurs d’aire ai qui sont donn´es par les produits de W et des gradients de xi
ai=W∇xi (5.9)
On peut v´erifier `a partir de (5.1) et (5.9) que a1 eta1 sont perpendiculaires `aB :
B= a1×a2
W2 (5.10)
Par cons´equent, n’importe quelle fonction vectorielle peut ˆetre d´evelopp´ee localement
sur le plan qu’ils d´efinissent et sur la composante a3. Pour un syst`eme de coordonn´ees
g´en´eralis´ees, les expressions du gradient et de la divergence sont donn´ees par (Richmond,
1995a) :
∇ξ= 1
W
3
i=1
∂ξ
∂xiai (5.11)
∇ ·Ψ = 1
W
3
i=1
∂
∂xi(ai·Ψ) (5.12)
o`u ξ and Ψ sont respectivement des fonctions scalaire et vectorielle.
En ins´erant B et a3 dans (5.7) et en divisant par W (suppos´e non nul), on montre
que :
B·a3 = 1 (5.13)
Comme nous le verrons, cette relation permettra de simplifier les calculs.
Volume d’un tube de flux
Comme nous l’avons vu dans le chapitre 2, le passage des ´equations du transport du
plasma magn´etosph´erique de trois `a deux dimensions repose sur une int´egration des ces
´
equations le long des lignes de champ magn´etique, o`u intervient le volume ϑdes tubes de
champ magn´etique de flux ´egal `a l’unit´e.
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5.2. Equations de la dynamique coupl´ee du syst`eme Magn´etosph`ere–Ionosph`ere dans le
cas d’un champ magn´etique quelconque
Dans la relation 5.8, dx1 et dx2 sont orthogonaux `a B et un ´el´ement dx1dx2 occupe
une surface ´el´ementaire dS donn´ee par :
dS = (∇x1× ∇x2·n)−1dx1dx2 (5.14)
o`u n est la normale `a dx1dx2 donn´ee par B/B, et si dx1dx2 = 1 alors :
BdS = 1 (5.15)
dϑ =W dx3 (5.16)
o`u dϑ est le volume de flux magn´etique unit´e le long de x3 qui peut ˆetre diff´erent du
volume le long deB. L’int´egration le long du tube de flux entre ses extr´emit´esx3,S etx3,N
aboutit `a :
ϑ=
x
3,Nx
3,SW dx3 (5.17)
o`u ϑ est le volume du tube de force de flux ´egal `a l’unit´e.
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A sépsis na pessoa em situação crítica da urgência ao internamento - uma intervenção de enfermagem especializada
(páginas 40-49)