CAPÍTULO III. INSTRUMENTOS E COMPONENTES DO SISTEMA JURÍDICO NA EXPLORAÇÃO
3.3 Sujeitos de direito e atores económicos: ISA, Estados e Empresa.
Syverson [
68] propose, 1998, de réaliser des protocoles d’échange en envoyant
les informations chiffrées accompagnées de la mise en gage de la clé de déchif
frement. Cette mise en gage sera cependant particulière dans le sens où elle sera
en pratique cassable si le récipiendaire investit une quantité de temps connue
sur base d’une puissance de calcul connue. Cette mise en gage est dite faible^.
Une fonction w réalisant une mise en gage faible respecte :
1
. la résistance à la seconde préimage : étant donné x, il doit être calculatoi-
rement infaisable de trouver x' ^ x tel que w{x) = w{x').
2
. la résistance faible à la préimage : pour la plupart des valeurs de y connues
et produites par w, il doit être modérément^ difficile de calculer un x tel
que y = w{x).
3. la facilité de calcul : connaissant x et y, il doit être facile de vérifier si
y = w{x).
Au moyen d’une séquence de calcul, qui est telle qu’un calcul de cette séquence
nécessite le résultat du calcul précédent, l’auteur définit aussi les mises en gage
temporaires qui respectent la propriété de résistance à la deuxième préimage
mais où la propriété de résistance faible à la préimage est remplacée par la
résistance temporaire à la préimage où pour toute valeur y connue et produite
par w, trouver un x tel que y = w{x) doit nécessiter une séquence de calcul dont
la longueur se trouve dans des bornes spécifiées.
Syverson ne propose pas de méthode pratique pour réaliser une mise en gage
faible, mais propose une méthode pratique, inspirée de [62], pour réaliser une
mise en gage temporaire. Pour commencer le message m est chiffré, classique
ment, au moyen de la clé k. Puis une valeur entière aléatoire et connue de tous,
est mise au carré modulo un composite, de manière répétée. Le résultat de ces
mises au carré sera utilisé comme clé pour chiffrer la clé k. Le chiffré de k ainsi
que le nombre de mises au carré forment w{k). Pour retrouver k à partir de son
chiffré, il est nécessaire de réaliser toutes les mises au carré. Ces opérations ne
semblent pas être parallélisables. Connaissant la puissance de calcul de l’acteur
réalisant ces mises au carré, le temps de calcul peut être prévu.
L’auteur parle d’échange rationnelphxtôt que d’échange équitable lorsqu’à chaque
envoi il doit être dans l’intérêt des acteurs de continuer le protocole.
5.4.1 Un protocole d’échange rationnel
Le protocole décrit ci-dessdus permet l’échange d’un message m envoyé par Alice
contre un accusé de réception transmis pax Bob. Les signatures utilisées sont
des signatures avec recouvrement de l’information signée (voir le glossaire).
^weakly secret bit commitment en anglais.
^La complexité du calcul permettant de retrouver un x tel que y = w{x) doit être telle que le coût, basé sur la quantité de temps à investir étant donné la puissance de calcul disponible, soit trop important par rapport à la valeur de l’information x obtenue.
5.4 La mise en gage faible 133
Protocole 5.1 Le protocole d’échange rationnel de Syverson
1. A —> B : mi = Sig^ {descr{m),Ck {m), w(k))
2. B->-A : m2 = Sigg (ack,mi)
3. AB : Sig^ (k,m2)
1. Alice prépare, puis envoie à Bob, un message mi composé de sa signature
sur la description du message m qu’elle désire envoyer à Bob, le chiffré
de ce message au moyen de la clé de session k, ainsi que la mise en gage
temporaire de la clé k au moyen de la fonction w :
mi = Sig^ {descr{m),Ck (m) ,w{k)).
A B : mi
2. Si le message mi est correct (la signature est valide et la description cor
recte et les deux chiffrés présents). Bob produit et envoie à Alice le mes
sage mg qui est sa signature d’un accusé de réception et du message mi,
m2 = Sig^ (ack, mi).
B A : m,2
3. Alice vérifie le message m.2 reçu et, s’il est correct (la signature est cor
recte et contient l’accusé de réception et le message mi), envoie à Bob sa
signature sur la clé k et le message
7712:
AB : Sig^ (^,
7712)
Un tel protocole est utile si l’information m à envoyer a peu de valeur ; ainsi,
après le premier envoi, le temps nécessaire et/ou le coût de calcul pour casser
la fonction w et retrouver m peuvent être trop importants.
Si Alice envoie m' (yé m prévu) chiffré ou une fausse clé k au premier message.
Bob retrouvera la clé émise après un certain temps et déchiffrera le message
chiffré reçu. Il pourra ainsi prouver sur base de la signature d’Alice que cette
dernière a envoyé un message m'.
Par contre, remarquons que rien n’oblige Alice à réaliser le troisième envoi et
donc à émettre la clé k. Cette clé sera alors retrouvée après un certain temps
par Bob, qui aura investi un temps et un coût qui dépréciera, éventuellement
complètement, m.
Il faut donc non seulement que le message m n’ait pas trop de valeur, mais
aussi qu’Alice ait une raison de réaliser le dernier envoi. L’auteur indique que si
Alice est une commerçante, ne pas envoyer k de manière récurrente ruinerait sa
réputation et donc son affaire.
Nous ne partageons pas cette analyse car, en suivant le raisonnement qu’Alice
n’a pas intérêt à tricher, il n’est pas nécessaire de mettre en œuvre de tels
mécanismes. Un protocole plus simple pourrait, dans le même esprit, être réalisé
134 Chapitre 5 ; Non-répudiation sans tierce partie de confiance
au cours duquel Bob commence par envoyer un accusé de réception sur un
message qu’il ne recevra que par la suite, considérant qu’Alice n’a pas intérêt
à tricher. Aucun mécanisme de mise en gage n’est alors nécessaire, il suffit
d’accepter de considérer Alice comme une partie de confiance.
5.4.2 Un protocole d’échange équitable
Alice et Bob désirent s’échanger deux informations, respectivement et
îb-Les signatures utilisées sont aussi des signatures digitales avec recouvrement de
l’information signée.
Protocole 5.2 Le protocole d’échange équitable de Syverson
1. A 5 : mi = (rfescr(M), Cjt, (
m) ,wi(A:i))
2. B ^ A :m,2 = Sig^ {descr{iB),Ck2 (is), W'
2(Ai
2),mi)
2ra-|-l. A-^ B : m
2n+l = (W
2n(^l),"i
2n)
2n-l-2. B ^ A : m2n+2 = Sig^ {w2n+i{k2), m2n+i)
Alice et Bob utiliseront au cours du protocole une succession de fonctions de
mise en gage temporaire Wi telles que chaque fonction utilisée est cassable plus
facilement (plus rapidement) que la précédente.
1. Alice prépare un message m\ signé qui contient la description de
îa,
îachiffré au moyen de la clé de session ki et la mise en gage temporaire
w\{ki), mi = Sig^ (descr(f^),Cfci (
m) )puis Alice envoie ce
message mi à Bob :
A B : TUi
2. Après la réception d’un mi correct (signature valide, description valide
et présence des chiffrés) Bob construit m2 constitué de sa signature sur
la description de
îb, le chiffré de
zbau moyen de la clé de session k2,
la mise en gage de k2 au moyen de la fonction W2 et le message mi,
7712 =SigB (descr(zB),
Cfc2 (zb) ,W2{k2),mi).Bob envoie alors
m2à Alice
:B ^ A : m2
Puis, pour 1 < Z < rz,
2z -I-1. Alice envoie à Bob un message signé contenant
W2i{k\)ainsi que le
dernier message signé reçu de Bob :
5.4 La mise en gage faible 135
2i + 2. Bob envoie à Alice le message correspondant à Alice :
B A \ m2i+2 = SigB {W2i+i{k2),m2i+i)
Par exemple [
68], si Alice et Bob s’échangent deux informations qui perdent
toutes deux leur valeur après trois jours, le protocole peut être configuré de
manière à ce que le premier envoi contienne une mise en gage qui soit cassable
par Bob en quatre jours, un second envoi dont la mise en gage est cassable
par Alice en un jour, un troisième envoi cassable par Bob en quatre heure, un
quatrième envoi cassable par Alice en quarante minutes, un cinquième envoi
cassable par Bob en une minute et un sixième où la clé est révélée à Alice.
Les disputes
Alice (par exemple) peut affirmer auprès d’un juge que le protocole a été arrêté
pax Bob avant son aboutissement, après qu’elle ait réalisé le ,envoi (Bob
n’aurait pas envoyé le (i + message). Alice présente alors au juge les i pre
miers messages. Le recours de Bob si cette affirmation est fausse est de présenter
le {i +
2)'^™® message qu’il aurait reçu d’Alice.
5.4.3 Remarques
Nous avons déjà mis en évidence les aspects de confiance que Bob doit porter à
Alice au cours du premier protocole. Cependant, indépendemment de la valeur
de l’information que Bob a reçue d’Alice, la signature de Bob sur l’accusé de
réception est bien une preuve de non-répudiation à la réception sur le message
m. Bob a bien reçu ce message, qu’Alice ait envoyé ou non la clé de déchiffrement
k\. De même. Bob possède la signature d’Alice sur le message m chiffré et sur la
mise en gage temporaire de /ci, et donc il possède une preuve de non-répudiation
à l’origine de m.
Enfin, au cours du second protocole il existe toujours un moment où un ac
teur cible, arrêtant le protocole, reçoit un message déchiffrable en utilisant des
ressources impliquant un coût inférieur à la valeur de l’information à obtenir,
alors que l’autre acteur devrait investir des moyens d’un coût supérieur à celui
de l’information qu’il obtiendrait. En ce sens, la propriété d’équité n’est pas
respectée. De plus, le processus de gestion de dispute est tel que si Bob reçoit le
^lème message, qui est le premier dont le coût nécessaire pour en extraire la clé
Â:i est inférieur au coût de alors Bob peut arrêter le protocole et déclarer au
juge qu’Alice a arrêté prématurément le protocole lors de l’envoi i — \. Alice ne
pourra nier cette affirmation : elle ne peut en effet présenter le (i + envoi
136 Chapitre 5 : Non-répudiation sans tierce partie de confiance
No documento
Economia e direito na exploração dos fundos marinhos
(páginas 106-113)