1
j
1Lieafatige unpeu
plus menuequecedede la premiere efpe-AZice ,
&fes noeudsfontaufTiplus
préslesuns desautres,
maiseile ed beaucoup plusbranchue,&rampe fur les arbres de la mefme faç
on.
que nodrevigne fauvage
:eilea àchaque noeudunécuííon/entouré de racinesvermiculaires
longues
d’un pouce,parlefquel
-^
Jje
^
lles’attachecontrelestroncsdesarbres:il ya aulTiàchaquelí
PdRid
unefeiiilleattachée à unpediculed
’undemi- pied
delong
,ÒC
gros
de deuxlignes
, canelédans foncommencement , mais rond danslafuite:ces feiiidçsont environ quatrepouces
d’éten-due
,
& font tailléesen façori»d’uncceur , leurconfidence ed un peuplus
épaiíícquecededesautres:leur nervdre& leurs codes fontgrandes
& relevées à proportion:elles^nefont
pointiillon- .
nées,maisfortliffes &d’un beau vert,&:l’onvoituife
petite
ta¬charonde ÔC
rougcadre
quirépond
àl’endrojt oü
edesreç
oiventle pcdicule
.
r -
s* T
I
-Sb
r
D E S C R I P T I O N
^^
Lesextremitez
de chaque branehe fontcomme envelopecsd’unelonguefeiiilleétroite 6c pointue
,
blanchaftre 6c membra-neufe
,qm venantàs’ouvrir,fe décachedeTon infection,
combe 6c efpanoiiir
unefeiiillencpiyelle
3 cette mefmeexcremite ve-nanl
àsponger
en produicuneautie
de mefme.
J ^
nay trouveen plufieursendroitsdela Martinique,particu-lierementlelongdu ruiífeau qui
traverfe
le FartS.
Pierre prochelcMont-Noel
.
LVI. 8
c
LVII.
Arum hederaceum ;
ämplis foliis perforatis .
lArurn
montant ,
agrandes feiiilles
femes.
/
~
\Uelques Auteurs’ontremarquéque
cette^ planteeft un re-V
2
mede fouverain contre la morfure des bellesvenimeufes,
auiii on en trouveen phifieursendroits de la Martinique,quieft particulierementinfc&eede viperesfort
dangereufes .
Elle
.
s’attache contfe les trancsdes atbres de la meíme façonquenos liem&
-
latigequimonteenferpentant
a un peu plusd’un poucedegroiieW
,ÖC paroil^
comme écaillée, àcaufe des mar-ejuesdesfeiiillesquien font tombées 3 eileeft un peu ridée:fon
fond
eft de couleusrde cendre, 6c les marquesdes Fetiiiles fontvertes6c picotéesde quanticéde petitspoints plus foncez: eile
jettedepare 6cd’autrequantitcderacinesqui s’atcachent contre les troncsdesarftts,dont la pluipartfontfort menues 6C cour
-: fort
longues
6c un peu plus epaif.
tes, &quelques autres font
fes qu uneplume à écrire: eiles fontrouííes, fort fouples, 6c fori adherantesauxtronesdes arbres
.
Lafubftanceinterieuredecet¬ te ti^eeft fort blanche, charnue6c mclléedefibres.
Elle pouífe des feiiillesaltcrnativemcnt fortproches les unes*
esanrrpçfnr.rnnrvpre\r>{
- .
'll.
*-
A>_
J o„ j • 11desautresfur
-
toutvers lehaut,d’environ unpied 6C demide om-gueur,6cdeneuf à dix pouccsdelargeur3 ellesfont
prefque pmb
tuesau bout,6carrondiesvers lepedicule,qui a environ un pied
de
long
, & qUieft gros C0Qin-ie lepetit
doigt , caneledepuisle milieu jufques au bas,maisarrondiclansle refte6cun peu tume-milieu jufques au bas,maisarrondi'dansle refte6cun peu tume
-faedansl’endrotfoü ils’inferedans lafeiiille
.
Cesfeü
iUesfont
hífes 6c membraneufes,tendres,d un vertfortagreable,plus clair pardefTusque par deííous,quieft chargé d une nervureôc de plufiçurs coftes obliques 6c élevées
.
La manicredontellesfontperceesparmHeurscoftes eftfort remarquable
.
Ontrouve
7
ß
f
DES PLANTES DE L AMERIQ^UE
.
4ttroüvcune
gran
üe fente dansl’efpace
compriscncre deux de cescoftes
,
qui reííemble enquclque
faç
on à une playe ouverte derebordce endedans,de toutelaleüille a quelque apparcncedun
mafque
aiTezgrotefque .
^
x
II fort du fein
.
des feüillesfuperie
üres uneefpece
d’envelope quieitune feüillq
^
m peu pluscpaiffc
quelesaucres, de fenibla-ble a cclle qui renferme le fruit du pied-dc-veau commun cn
Latin Arum
vulgare
: eile a plus de demi-
pied delong
: fa fub-ílanceeítmembraneufe,verte par dehors, jaune,luifante,defort
unie en dedans:quandeile s’ouvre
,
on decouvre un fruit d’uneíquietrudure admirable,
,
de forme cylindriqucfait apeu,maispréscominearrondi unparépile boutde bled de Tur: íl a en¬-viron cinq poucesde
long
furun pouce de diametre: il eit fort tendre,fort poli,de couleur d’or,á jcomme
hurinéparquarreaux à fix pansde la grandeurd’unelentUle,difpofcz
cotnmelescellu¬les dreauau’ une,il ruche dç moudies a miel:au milieu de chaquc quar
-y a une petite boifette unpeu plus longue quelarge de
couleur d’azur, de façon qu’il femble que ccibit un
faphir
en-chaííédansunchaton doré'
.
]c nay pas pu^
ir.
ce fruit en fa raa-turité ,ayant eite
oblige
de partir âvant le temp*J
’en ay trouvé en pluiieurs endrçits de la M*ifniquc,
maisplus particulieremcnt le long du
ruififeau
du F^
t S.
Pierre , ou%je la visn\*y «ficAHaumois deAn May\/1 \r,rtancdansfétatnilPque je V1vièHij*/
?
delal'l dAnrvécrire\m.
C’eitle boisdescouleuvresdu R
.
P.
duTcÃre dans fon hiitoireNaturelle desAntilles,traité3
.
chap.
3. parag
.13.
c ôít
I^
Clematis’ ' " '
iw
' ‘M '
11 B.
ceftenfinleJHalabarenfis
,
foltis vtiis',
colore dracuncult deÇL B.
c’cftenfin lelignum
colubrinumprim
urn Acofta,
Lugd.
lib.
iS- cap .
14.0* ouilil ditditquonquoneítimece boisun remede fouveraincontrela morfure descouleuvres di des vipercs; &que les habitans du pa'isallant àlaCampagneontcouitume la plufpartdcleporter aveceuxjper
-fuadez à ce qu’ilsdifent,quilchaile lesferpens parfafcule odeur
,
FÒC que lescouleuvres crevent s’ils les peuvent atteindre avec ce
LV 1 1 1
.
$C LI.
figure e.
Arum hederaceum , triphyllum
& anritum.
lArutn montant
, entrefle & à orei ü ons .
/
T>Elle-
cy naiít
de la mefme façon quefa
precedente *,
c eftVJ à dire queile s’attache dc rampe
contre
le tronc des ar-, F
i .
<
I •
\ t \
i
-* / ‘
r ÄÄ Si
autres , &Cgne /
d’epaifleur*: eile jett<tousfoftezLesfeiiilles
.
naiffentau boutdes branches alternativement^
, &fort présles unesdesautres:leur
pedicule
aprefque deuxpiedsde long:Ton commencementeft fortlarge 6cembraííela tige:ileftcreux à lafaçon duncanal
jufques
environ le tiers,en fuite ilefttout rond, 6c il a environ deux lignesd’
epaiifeur
$ la feliillequ’il foutienceft
delamefmefubftance
que celle de nosefpecdsde pied
-
de-veauenLatin j4mm:eileeft fort liíTe,ÔCprefquçdela figure dunfer de pique:eile; environ neufadix poucesdelong,
ôc prés de dcmi
-
pied delarge:eile eft accompagnéedechaquecofté dune feliille encoreplus petitex6c chacpnedecesfeiiilles
a uneoreilletteplacéeducofté dupedicule:leur nervürequipar
-courttouteleur iongueür fournit de
çà
ÖC dela quelques veinesmenues Öc obliqueg
. £
ui fe terminenc fur une petite cofte quicourtbeau rout k
rancour
de lafeliille.
LeurdeiTous eft teintd’unforevert,S&& deifus eftuo peu plus charge
.
Les fruits
naiffoit
parmi ks pedicules de ces feiiilles íèmbía-bles à ceuxdenos
jdeds-
de-
veau:leur envelope a neuf ou dixpoucesdelong:eile eft commeétranglée vers le tiers de íà hau¬ teur, liflçcant en dedansquedehors, d’unvert toutafait beau
,
mais lámoitié c
^
|i-
bas dudedans eft d’unecouleur defeu tres-6cle
reife
agreable,6cle
reffe
eft vert-
pafle.
Elle enferme comme deux pilons joints enfemble par un col fort étroit dc couleur vermeille
,
cylindriqucs,
6clongs
defeptàhuit pouces furplusd’undemi pouced’épaiífeur5celuy d’en
-
hauceft audouble plus long queceluy d’en-bas:ilefttantfoit peuen
-flépar le milieu 6cémouffé dans fonbout
,
* il eft comme doré6dT\
' 1
”
tout buriné pardeux lignes fpirales, qui montantl’uneà
djoit ^
6c l’autre à gauche
,
compofcnt un raifeau done les quarreaux font comme joints par une efpece de future : ils ont chacun enleur milieuun petit trou fort enfoncé
.
La partied’en-bas eft di-viféc enquarreaux hexagonesberlö
ngs
decouleurvert-
gay,dontlesextremitezs'emboetent Tune dans l’autre , 6c il y a dans le fond de chacun une petite demi
-
boule fortblanche ,
de fortequ’il femblequ’on áitenfoncé une perledansuneémeraude
.
Je
n’ay pas pu vMr ce fruit en fa maturité:toute la plantejette unfucblánccommedulai&6cquieftfort acre.
J
’enay trou-. 1
y
>
V
-
.^ ggepap mr
•DES PLANTES Dê L AMERIQUE
.
véfen plufieurs forefts deTlíle S
. Domingue ,
fur-
tout lelong
des ruiíicaux àc dans les lieux humides
.
L I X. & LL