2. INADIMPLÊNCIA EM CONSELHOS DE FISCALIZAÇÃO
2.2. Tributo Parafiscal: Especificidades dos Conselhos
Lors de certaines collaborations, les organisations productrices de connaissances pourront partager une culture commune et elles seront donc liées par une proximité cognitive. Ces partenaires pourront également partager une même façon de s’organiser et de fonctionner et pourront donc être liées par une
proximité organisationnelle. Mais les acteurs qui échangent des connaissances peuvent aussi être insérés dans des relations informelles et donc être reliés par une proximité sociale. Finalement nous considérerons une dernière forme de proximité qui se réalise au niveau macro : la proximité institutionnelle.
2.1.1.1. La proximité cognitive
La proximité cognitive correspond au partage d’un cadre de pensée commun, qui renforcera l’échange de connaissances tacites entre ces institutions. En développant une telle proximité, les acteurs peuvent améliorer leurs capacités d’absorption (Cohen et Levinthal, 1999). Cette capacité d’absorption correspond à l’idée de l’existence d’un minimum de connaissances communes entre entreprises, qui leur permet d’absorber puis ensuite de créer de nouvelles connaissances.
Selon Boschma (2004), la proximité cognitive se trouve particulièrement à l’intérieur des firmes. Néanmoins nous pensons que cette forme de proximité peut prendre également place à l’intérieur d’autres organisations productrices de connaissances, telles que les universités, mais aussi lors des collaborations entre universités et entreprises qui en collaborant partageront les même références cognitives. Plus généralement, la proximité cognitive peut relier différents spécialistes d’un même secteur d’activité qui seront alors membres du même système sectoriel d’innovation (Malerba, 2002). Cependant une trop forte proximité cognitive entre individus ou entre organismes peut conduire à des blocages lors de la création de connaissances, en raison d’un trop grand nombre de routines communes entre les deux institutions, une situation qui diminue la capacité créative de chacune d’entre elles. Ainsi :
«Les acteurs ont besoin de proximité cognitive sous la forme d’une base de connaissances commune s’ils veulent communiquer, comprendre, absorber et traiter les nouvelles informations. Cependant, une trop grande proximité cognitive peut nuire à l’apprentissage interactif, non seulement parce qu’elle diminue le potentiel d’apprentissage, mais également parce qu’elle accroît le risque d’enfermement et
de « fuites » intempestives et indésirables vers les concurrents” (Boschma, 2004, p.12).
2.1.1.2. La proximité organisationnelle
L’existence de proximité organisationnelle résulte du fait que deux entités qui fonctionnent de la même façon pourront plus facilement partagées des connaissances. En effet, cette forme de proximité permettra le partage d’un même aménagement organisationnel et cela diminuera donc les coûts de
transaction nécessaires aux interactions entre organisations. L’important est donc le partage de l’agencement organisationnel, c’est pourquoi cette forme de proximité se différencie de la proximité
cognitive dans la mesure où elle se définit comme : «La mesure dans laquelle les relations sont
partagées au sein d’un arrangement organisationnel (à l’intérieur ou entre organisations) » (Boschma,
2004, p.13).
Néanmoins, de même que précédemment, une trop forte proximité organisationnelle pourra entraîner des blocages, notamment en introduisant un manque de flexibilité entre les deux organisations. Pour résumer :
« La proximité organisationnelle est nécessaire à la maîtrise de l’incertitude et de l’opportunisme en matière de création de connaissances au sein des organisations entre elles. Toutefois, une proximité organisationnelle excessive peut nuire à l’apprentissage interactif par effets d’enfermement et d’un
manque de souplesse” (Boschma, 2004, p. 15).
La proximité organisationnelle a également été étudiée par Rallet et Torre, selon qui la proximité
organisationnelle est : «La capacité qu’offre une organisation de faire interagir ses membres » (Rallet
et Torre, 2004, p. 27).
Cette définition, plus large que celle de Boschma, intègre à la fois le concept de proximité organisationnelle et celui de proximité sociale puisque cette définition inclut l’existence de relations entre individus, ou encore celui de proximité institutionnelle. L’objectif de cette étude est l’analyse des disjonctions existant entre proximité géographique et organisationnelle. La proximité organisationnelle peut en quelque sorte compenser la distance géographique qui sépare les différentes institutions productrices de connaissances.
2.1.1.3. La proximité sociale
La proximité sociale se définit par le fait que les relations économiques entre acteurs sont insérées dans des relations sociales. Cette proximité se réalise en raison de l’existence de relations fondées sur la confiance réciproque entre les organisations qui partagent des connaissances. La prise en compte de la proximité sociale dans l’analyse des relations économiques est issue des travaux de Granovetter (1985) qui constatait que les relations économiques n’avaient pas lieu uniquement dans le cadre de relations de marché, mais qu’elles étaient intégrées dans des relations sociales, basée sur une certaine confiance qui encourage les agents à rester honnêtes. Plus précisément:
« The embeddedness argument stresses instead the role of concrete personal relations and structures
(or « networks ») of such relations in generating trust and discouraging malfeasance » (Granovetter,
1985, p. 490)
Cette proximité sociale existe en général au sein des « communautés » de production de connaissances. Ce concept a notamment été introduit pour souligner l’importance des relations sociales dans les entreprises ou les autres organisations productrices de connaissances. Comme le précisent Cohendet et Amin dans leur ouvrage (2003):
“given the emphasis on communities in this book, our prime aim is to argue that relational or social proximity involves much more than ‘being there’ in terms of physical proximity : face-to-face contact,
local ties, the home base, and the like” (Amin et Cohendet, 2003 p. 93).
Néanmoins, une trop forte proximité sociale entre les organisations peut entraîner une trop grande confiance entre les organisations et une sous-estimation des risques liés à la recherche (Boschma, Lambooy et Schutjens, 2002).
2.1.1.4. La proximité institutionnelle
La quatrième forme de proximité évoquée dans l’étude de Boschma est la proximité institutionnelle. Cette proximité institutionnelle est liée à l’existence d’un cadre institutionnel commun qui se situe au niveau macro (on retrouve ici le cadre des systèmes nationaux, voire régionaux d’innovation). Ce cadre institutionnel stable sera favorable aux interactions et à la création de connaissances. Mais ici aussi une trop forte proximité institutionnelle risque de constituer un cadre trop rigide qui sera défavorable à la créativité et à l’esprit d’entreprenariat nécessaire à l’apparition d’innovations dans une région ou une nation.