PARTE II – INVESTIGAÇÃO EMPÍRICA
5 (1,33) Valor Social Visão construída pelo
c2
(aolas) = (11^-4) = 0. (3.35)
On vérifie aisément que l’opérateur V satisfait aux conditions requisent
pour tout opérateur de projection;
= P et Vg = g, 'igeSo. (3.36)
L’opérateur
Q = l-V (3.37)
est aussi un opérateur de projection qui projette un vecteur g dans le
sous-espace orthogonal à £q.
Les calculs étant plus aisés en variables de Fourier-Laplace, définis
sons la transformée de Fourier-Laplace discrète d’une variable discrète
a(r;t)
â(k; s) = «(r; 0 At (3.38)
n=0 r
OÙ
la somme sur r porte sur tout les noeuds du réseau. En projetant
(^(k, c; s) dans Sq au moyen de V, on obtient les grandeurs hydrody
namiques
3 _
'P^(k,c;s) = Y, \ac,) Na À^{k; s) (3.39)
a=0
où les Aû(k;s) désignent les transformées de Fourier Laplace
io(k;5)
Ài(k;s)
^(k;5)
Â3(k;s)
ép(k;s) = «.4(k,c;s) (3.40)
t
^ix(k;3) = Kicf^(k,c;s) (3.41)
t^iy(k; 5) = X! ««■ c; s) (3.42)
tïe(k;s) - c^ép(k;s) = ^ Ki (^cf - c^).f(k,c; s)
(3.43)
De la transformée de Fourier-Laplace de (3.29) résulte une équation
d’évolution pour les composantes ^(k, c;s);
(3.44)
OÙ
(/>,(k) = (^,(k;t = 0) est la transforée spatiale de (f>i{r;t) au temps
initial t = 0^®. Léquation (3.44) peut être reformulée comme
e*'^‘l<^(k;s)) - £l<^(k;s)) = |<?i(k)). (3.45)
en introduisant la notation ^,(k;5) = |^(k;s)) ainsi que l’opérateur C
défini par la relation
£|«k;s)) = + âi)^i(k;s) (3.46)
i
Les opérateurs de projection P et Q sont maintenant utilisés pour
séparer l’équation cinétique (3.45) en une “équation hydrodynamique”,
|<^(k; s)) -VCV l<^(k; s))-VCQ |<^(k; s))
et une “équation de transport”,
e’“AiT>|.ÿ(k)),
(3.47)
e-^‘Q|ÿ(kis))-ez:eWk;»))-S£7>Wk;3)> = e'-^'Ai Q |^(k)).
(3.48)
facteur exp(s A<) qui apparait dans l’équation (3.44) est une conséquence de
la nature discrète de la dynamique. On retrouve cependant une expression identique
à celle de la théorie continue en faisant par exemple,
lim
-r-A( —0 At e''^‘,^(s)-(^(s)-e’^‘At</.(0)] = s^{s) - </>(0).
où le membre de droite est conforme à la transformation continue
3.5. COMPORTEMENT MACROSCOPIQUE 41
Nous avons décomposé la fonction en faisant usage de la relation
(P + Q) g = 9- La seconde équation (3.48) peut être utilisée pour
calculer la perturbation 21<^(k;s)), orthogonale aux variables lentes.
Pour cela il nous faut obtenir une expression pour l’opérateur résolvant
R QC ■
QCQ (3.49)
Pour passer de la première à la seconde ligne de (3.49) nous avons
utilisé la relation Q|<^(k;s)) = Q^l(^(k;s)) dans l’équation (3.48) à par
tir de laquelle l’opérateur résolvant est défini. Le calcul de l’opérateur
résolvant équivaut à chercher la solution du système d’équations
linéaires inhomogènes
e*^‘- QCQ Q\<f>{^-,s)) h, (3.50)
pour une inhomogénéité h quelconque.
Supposons pour l’instant qu’une solution R au système d’équations
(3.49) soit connue. Dans ce cas l’équation de trajisport (3.48) peut être
reformulée
Q|fli(k;s)) = i?(e^^‘AfQ|çi(k)) + QCV\cf>{k-,s))). (3.51)
Cette équation donne une expression pour Q |(^(k; s)) que nous pou
vons injecter dans (3.47) afin d’obtenir une équation dont la seule in
connue est V |<^(k; s))
e’^^V\(l>{k-,s)) - e*^‘AfP|<^(k)) - V CV\<f>{k-s))
-VCRQCV\(j>{k-s)) =VCRe^^*AtQ\cf>{k)) (3.52)
Cette équation pour V\(f>{k;s)) dépend cependant de la condition ini
tiale de la perturbation Q|<^(k; t = 0)), orthogonale aux variables lentes.
Les équations pour les grandeurs hydrodynamiques Àa(k; s) (3.40)
sont obtenues en utilisant (3.39) et en prenant le produit scalaire de
l’équation (3.52) avec les différentes vecteurs de base (aa|. Il en résulte
un système d’équations (a = 0,1,2,3)
e*^‘Âa(k;s) - e*^‘AMc(k;0) - ^ £,,i,(k;s)
<T=0
- è Ka,.À4k;s) = Uk;s) (3.53)
<7=0
Les éléments de matrice Caa (voir (3.46)) représentent les termes de
couplages cinématiques entre les variables Aa
Ccr = {aa\C\a„)N^
= (3.54)
compte tenu du fait que
ÙV\(f>)=0. (3.55)
Les effets des collisions sont contenus dans la matrice K, que l’on ap
pelle communément/oncfion mémoire [6], et dont les éléments sont
Kaa = {aa\CQRQC\a,)N, (3.56)
ainsi que dans le terme /c(k;s) représentant la contribution de l’état
initial
Ia{k;s) = {üalCQRe^^^ AtQ\(j>{k-,0). (3.57)
Pour arriver à l’expression symétrique (3.56) pour Kaa et à
(3.57), nous avons utilisé le fait que RQ = QRQ. Les quatres
équations (3.53) décrivent la relaxation des grandeurs hydrodynamiques
Aa(k;s). On s’attend dès lors à ce qu’il existe un temps et une
longueur au delà desquels ces équations se ramènent aux équations
phénoménologiques pour les fluctuations hydrodynamiques - c’est à dire
pour l’hydrodynamique linéarisée. Pour faire apparaître la structure
habituelle des équations hydrodynamiques nous allons développer les
équations (3.53) pour At petit, en nous limitant au premier ordre en
3.5. COMPORTEMENT MACROSCOPIQUE 43
fréquence (5) et au deuxième ordre en longueur d’onde {k ^). Com
mençons par évaluer les différents éléments de matrice
Catr-Cac ^ (a„|(l-ik-cAi-i(k-cAt)^)|a<,)iV<,
A/2
~ 6,. - ikiAt{aM)N, - |J-)iV,.(3.58)
où kl (/ = {x,î/}) représentent les composantes du vecteur d’onde; nous
avons utilisé la convention de sommation sur les indices répétés. Les
|Ja) sont les courants associés aux variables |aa)- Cette expression
pour les Caa est différente de celle que l’on rencontre dans une théorie
continue; cette différence se concrétise par la présence de termes d’ordre
0{k^) qui sont des effets du réseau dûs à la partie propagative de la
dynamique du gaz sur réseau. Nous verrons plus loin que ces termes
peuvent être absorbés dans la matrice de transport donnant lieu de
ce fait à un terme supplémentaire dans l’expression usuelle pour les
coefficients de transport. Le premier terme ôacr du second membre de
(3.58) disparaîtra lors du regroupement final des termes de (3.53), en
même temps que le terme indépendant de At dans
~ 1 -f sAt -h ^isAty. (3.59)
Reste le terme au premier ordre en â:, —iki At {aa\Jj^) N(f, seul terme
à avoir un terme équivalent dans une théorie continue et dont la valeur
est donnée par la matrice — At Lac où
LQ<T
( °
ikxC^
i ky Cy
i kx
0
0
V 0 ikx{cl - c^)
où Cj et Cy sont les constantes
iky 0 ^
0 i kx
0 i ky
iky {cl-cl) 0 /
, ^ 1 (c^|c^)
2 (c^ll)
, _ 1 (c^|l)
^ 2 {i|i)
(3.60)
(3.61)
(3.62)
La matrice de la fonction mémoire Kq^ est d’une plus grande com
plexité que jCa<
7- Une expression complète pour les éléments Kq^ ne
peut être calculée car pour l’obtenir il faut inverser la matrice R du
résolvant. Nous allons donc, faute de mieux, rechercher une expression
approchée pour Kaa au moyen d’un calcul perturbatif en k.
(i) Considérons d’abord le vecteur droit QC\üa) qui apparait dans
la matrice de mémoire (3.56). En développant suivant les valeurs de k
et en nous arrêtant au premier ordre nous obtenons
QC\a,) = Q (1 -|- fl) [Off)
~ -ikiAtQ\Jl). (3.63)
Pour le vecteur gauche nous obtenons un résultat légèrement différents
{a,\CQ = (a,l[e-‘l^-^‘(l-f fi)]Q
~ -i k, At {Jl\{l + Ù)Q. (3.64)
Ces expressions contiennent les courants sous la forme
|J<.) = IJ..) - E K) (aa|J.) (3.65)
a=l
que l’on appelle habituellement le courant soustrait. La présence de
l’opérateur Q assure l’orthogonalité entre le courant soustrait et les
vecteurs propres hydrodynamiques.
(ii) Effectuons ensuite un développement en k pour l’opérateur
résolvant R. Nous procédons en deux temps; dans un premier temps
nous recherchons une expression conforme à l’expression continue et
ensuite nous appliquons le calcul perturbatif du
Cciscontinu.
La première étape s’écrit
R = - QCQ] '
1 + sAt -(ÿ - QÙQ + Q{ik- cAt){l + n)Q]"^
3.5. COMPORTEMENT MACROSCOPIQUE 45
Nous avons utilisé la relation QQQ = Ù qui s’explique par le fait que
Q projette tout vecteur dans le sous-espace orthogonal aux vecteurs
propres de valeur propre nulle, en conséquence de quoi
QÙQ(/> = Ù(f> (3.67)
pour tout vecteur <j). Nous avons aussi substitué l’identité à l’opérateur
Q^; cette substitution trouve sa justification dans l’équation de trans
port (3.48) à partir de laquelle est défini l’opérateur R. Dans cette
équation, R~^ s’applique sur des vecteurs projetés Q^(k, c;s) et donc
Q2Q^(k,c;s) = Q^(k,c;s).
(iii) En combinant les résultats (3.63) et (3.64), on obtient pour
(3.56),
= -kik^ {Atf (J'1(1 + Ù)R IJ,”*) AT, (3.68)
où R est donné par (3.66). Cette expression pour la matrice mémoire
est fort semblable à celle que l’on rencontre dans la théorie continue
[6]. Nous allons suivre à présent l’approche habituelle qui consiste à
obtenir un développement de l’opérateur résolvant en puissances de k.
En appliquant à R (voir(3.66)) l’identité
A + B A A A + B
valable pour deux opérateurs ^4 et 5 quelconques, on obtient une
“équation intégrale ”,
^ ^ sAt-Ù ~
où nous avons introduit pour simplifier l’écriture,
H{k) = Q{i k • cA0(l + Ù)Q. (3.71)
Par itération de (3.70) on trouve le développement
R = 1
sAt — Ù
1
+---1
sAt — Ù H(k)
1
H{k) 1
sAt — fl
77(k) - ..
sAt — fl sAt — fl (3.72)
que l’on va considérer comme une série perturbative en puissances de
k. Avec cette série on obtient un développement de la matrice mémoire
en puissance de k
= A-<ÿ + A'£> + ... (3.73)
dont les termes sont proportionnelles à A;’*. Les vecteurs gauche
et droit, (3.63) et (3.64) ou encore (3.68), étant proportionnels à k, on
obtient à l’ordre le plus bas en k
K, c, A-W = - k,k„ {AiŸ {J'Jil + ü) \JT) N,. (3.74)
Cette matrice mémoire est bien définie dans la limite s ^ 0 et pour
toute valeur de A;, pour autant que les valeurs propres de îî - non nulles
- soient “suffisamment” différentes de zéro à k nul. Ce “bon” com
portement dans la limite des temps longs tient au fait que l’opérateur
(s Af — Ù)~^ apparait toujours en combinaison avec le projecteur Q;
cette combinaison empêche l’introduction d’un terme singulier en s~^
dans (3.74) qui résulterait de l’action de Ù sur les modes hydrody
namiques.
Examinons à présent le terme /a(k;s) contenant la condition ini
tiale des grandeurs orthogonales aux modes hydrodynamiques. Dans
le language des équations de relaxation, et en particulier dans le con
texte de l’équation de Langevin généralisée, on appelle /^(k; s) la “force
aléatoire”. En tenant compte des expressions (3.64) et (3.66) on obtient
à l’ordre le plus bas en A: et en s
7o(k;s) ~
-iA:,(Af)2(j'|(l-f-n) ________1_________
sAt-Ù+ //(k)]
Q|<^(k;0)). (3.75)
La force aléatoire n’apparait pas dans les équations de l’hydrodyna
mique; nous allons tenter de montrer que ce terme /«(k; s) doit dis
paraître pour des temps suffisamment longs et pour de petites valeurs
de k. Intéressons nous au vecteur
3.5. COMPORTEMENT MACROSCOPIQUE 47
_________1_________
[5A^-î)+ H{k)] Q|<?^(k;0)). (3.76)
Si la condition initiale de la fonction de distribution /(r, c; t) est de la
forme (voir (3.28))
/(r,c;0) = /^''(c) + «(c) (C'i(r) + C2(r)-c + C3(r)(^c^-4))- (3.77)
où les Cy sont des fonctions de la positions, alors Ql(^(k;0)) = 0 et
cette condition reste valable pour tout temps t > 0. Qu’en est-il pour les
autres types de conditions initiales ? Cette question a trait à l’existence
de l’hydrodynamique dans les gaz sur réseau et dans les fluides réels
en général. Voyons ce que nous pouvons en dire, sans toutefois entrer
dans les détails techniques [5] que ce problème soulève.
Le résultat que l’on obtient suite à l’application de l’opérateur
résolvant sur le vecteur Q|<^(k;0)) dépend fortement du spectre des
valeurs propres de l’opérateur de collision Ù. On peut en effet s’attendre
à ce que, pour k suffisamment petit, l’opérateur
[/f(k) - ù]
ait un spectre égal au spectre de Ù plus un terme correctif proportionnel
à k. Appelons \n{k) < 0 les valeurs propres non-nulles associées aux
vecteurs propres autres que ceux associés aux modes hydrodynamiques.
En description temporelle, le terme Ia{k;t) aura un comportement du
type
/4k;t) = 't e""(*'^‘a„(k;0) (3.78)
n>5
OÙ
les a„(k;0) correspondent aux modes propres non-hydrodynami
ques. L’existence dans le spectre de Ù de valeurs propres non nulles,
isolées des quatres valeurs propres nulles, assure la décroissance et à plus
ou moins long terme, l’annulation de /«(k; t). Le taux de décroissance
de Ia(k;t) est spécifique du modèle de gaz sur réseau. A la suite de
cette discussion nous supposerons que^®
lim lim/a(k; t) = 0 (3.79)
t—fOO fc—*0
Au point où nous sommes arrivés il est utile de rassembler les
différentes expressions que nous avons obtenues afin d’examiner la
forme des équations de relaxation (3.53) dans la limite des grandes
longueurs d’onde {k\c\At ■< 1) et des temps longs {sAt 1).
En portant les résultats (3.60), (3.74) et (3.79) dans (3.53) on
trouve:
(i) Au premier ordre, 0{s,k),
(1 + sAt)Âa(k;s) - (1 + sAt)At Ac(k;0) - ^ ^c«TÂ^(k;5)
<T
+ ik,AtJ2MJl)N,À,{k-,s) = 0, (3.80)
a
compte tenu de ce que
Caa = - ikiAt{aa\J[)N, + 0{k% (3.81)
/c. = 0{k% (3.82)
et de (3.79). En divisant (3.80) par At, nous obtenons (à la limite
sAt < 1)
s„(k;s) + iki N, Â,{k-,s) = A„(k;0), (3.83)
a
résultat qui correspond aux équations d’Euler.
(ii) Au deuxième ordre, 0{s^, k^), les équations (3.53) s’écrivent
(1 + sAt -|- ^s^Af^) Âc»(k; 5) — (1 + sAt + ^s^At^)At Aa(k;0)
- <5.. À.(k; 5) + ^ I„,(k) At Â,(k; s)
'®Ce comportement est assuré dans les modèles de gaz sur réseau que nous avons
étudiés; ainsi que nous aurons l’occasion de le voir plus loin, une analyse numérique
des valeurs propres du propagateur de Boltzmann confirme l’isolement des valeurs
3.5. COMPORTEMENT MACROSCOPIQUE 49
+(JLi 1 = °
où nous avons à nouveau fait appel à (3.79). Les équations (3.84) sont
divisées par At, et donnent à la limite sAt <C 1
sAMa(k;s) + ^s^AtÂa(k;s) - A„(k;0) +
+ ^L,,(k)i,(k;s)
<7+ k,k„ y: [Ai(4l5K") +
a ^ s — Si
+ At(j'|—^|jr)]^a4(k;5) = 0 (3.85)
s — ü
où
Cette nouvelle définition de l’opérateur de collision permet de rétablir
le dimension correcte de l’équation de Boltzmann. En effet, dans
l’équation de Boltzmann discrète (3.29) l’opérateur Si est sans dimen
sion alors que dans l’équation de Boltzmann continue il a la dimension
d’une fréquence. La transformation (3.86) définit un nouvel opérateur
de collision de dimensionalité conforme à celle de la théorie con
tinue.
Nous traitons le terme ~ ^a(k; s) à partir de la solution du pre
mier ordre, (3.83), soit
sMa(k;s) = s[s.4a(k;s)] = s[-i ki Y^{aa\Jp) Np Àp] (3.87)
0
où nous omettons le terme ~ Aa(k;0) étant donné que celui-ci appa-
raitra multiplié par sAt et disparaitra à la limite sAt <C 1. En itérant
le résultat (3.87), on obtient
/3
O-= (3.88)
a
Ce résultat est alors inséré dans (3.85). En tenant compte de ce que
(Jl\(i-V)\JT)N. =
= 0i\j7)N, (3.89)
la recombinaison des termes de (3.85) donne
sÂc,(k;s) - Aa(k;0) + L«„(k) Â<,(k; s)
<T
s) ^(k; a) = 0 (3.90)
a
S — St
+ Ai(ii|i + ^)|j")lA'. (3.91)
Les équations linéaires (3.90) possèdent certaines propriétés inex
ploitées permettant de les simplifier davantage. Ces propriétés résultent
de leur structure: le produit $o<7(k; s) Â,,(k; s) fait apparaitre lors de
la transformation de Laplace inverse un produit de convolution
t=nAt
J] $aa(k;r)A^(k;t - t)At
r=0
où l’expression pour le noyau $a(,(k;r) est
3.5. COMPORTEMENT MACROSCOPIQUE 51
compte tenu de ce que la transformée inverse de Laplace d’une constante
donne un delta de Kroenecker. Ce terme de mémoire n’a rien de partic
ulier; c’est une conséquence naturelle de l’élimination des variables rapi
des. Physiquement nous sommes intéressés par l’équation d’évolution
des Acr(k;t) dont le changement n’est perceptible que sur des temps
longs,de l’ordre du temps de relaxation ~ k"^. Puisque Aff(k;t)
décroît très lentement , on peut en première approximation remplacer
Aff(k; t — r) par /l^(k; t) dans (3.92) et sortir ce terme de la somme. La
fonction $a<7(k; r) varie beaucoup plus rapidement: sa décroissance est
exponentielle avec un temps caractéristique Tc = où A est une
valeur propre non-nulle de l’opérateur de collision Ù. Dès lors, pour
des temps supérieurs au temps Tc, $a<,(k;r) est pratiquement nulle
ce qui permet d’étendre la sommation sur r jusqu’à l’infini; dans ces
conditions (3.92) devient Aq„ A„{\a\t) avec
^o<T ~ ^ ] ^acr(k;
t) At
T=0 OO _ 1 n=0 ^ OO . 1 n=l ^ OO = 1= E - A!«„o{ji|-|j”)]iV.A. (3.94)
n=0 ^définissant ainsi la matrice de transport
Kaa-La procédure équivalente en variable de Kaa-Laplace consiste à prendre
la limite s —> 0 dans dans le terme ~ At dans l’expression (3.91), ce
qui revient à considérer la limite des temps longs au sens où dans ce
terme sAt —* 0 correspond k t ^ Tc = Atf X. On obtient
~ [(7i| -U - :^|Jr)l N„ (3.95)
résultat qui par transformée invere donne exactement la matrice de
transport (3.94).
Le système d’équations linéaires (3.90) qui résulte de cette analyse
sont les équations de l’hydrodynamique linéarisée du gaz sur réseau.
Leur structure est identique à celle des équations linéarisée de la théorie
continue [6]. Une comparaison entre ces dernières et les équations (3.90)
permet d’obtenir des expressions microscopiques pour les coefficients de
transport.
Remarquons qu’en reformulant
^aa(k;s) À<,(k;s) = Aca(s) Â<,(k; s) (3.96)
on peut définir formellement la matrice de transport comme
OO
A„(s) = N, e-' (4 |i(i)!,) Ai. (3.97)
t=0
C’est l’analogue dans les gaz sur réseau de l’intégrale de Green-Kubo,
qui à fréquence nulle (s = 0) et à la limite du continu (Ai —*■ 0) prend
la forme classique des coefficients des transport
Aa. = K dt(j'|J(0!,). (3.98)
Jo
Les relations de Green-Kubo (3.97) s’expriment comme une somme
alors que dans la théorie continue elles se présente sous la forme d’une
intégrale sur le temps; c’est une conséquence de la discrétisation de
l’espace et du temps au niveau microscopique qui subsiste donc au
niveau macroscopique. En outre les expressions pour les coefficients de
transport contiennent une partie dite propagative
qui est une autre conséquence de la nature discrète de la dynamique
Nous n’explicitons pas davantage les expressions microscopiques
pour les coefficients de transport car nous aurons l’occasion d’y revenir
lorsque nous étudierons la relaxation des fluctuations par la méthode
des fonctions de corrélation.(Chapitre 4)
^^Ainsi que le fait remarquer M.H.Ernst [19], ce terme est un effet de la
discrétisation du temps qui se manifeste également dans les modèles de marche
aléatoire sur réseau uniforme. La terminologie partie propagative qu’on associe
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Assessoria pedagógica de projectos pessoais : método para o desenvolvimento de competências dos estudantes de enfermagem
(páginas 97-102)