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Velocidade e violência, denúncia e subversão

2. A batalha da desaceleração

2.5. Temáticas

2.5.1. Velocidade e violência, denúncia e subversão

Membres honoraires

Le premier membre à être véritablement nommé honoraire, ne fut pas, comme avait prévu le règlement, un adhérent obligé de s’éloigner de la Société. Le 19 avril 1827, la Société décida qu’elle « prendra[it] en considération la proposition faite par M. BLANDIN d’admettre M. JOLLY au nombre de ses membres honoraires et qu’elle procèdera[it] dans la prochaine séance à cette nomination, heureuse de témoigner par là à M. JOLLY son estime et sa considération ». JOLLY était le principal rédacteur de la Nouvelle Bibliothèque médicale, où la Société publiait ses bulletins, et un membre actif de l’Athénée de Paris. Bien qu’il fût honoraire, JOLLY assista pendant quelque temps aux séances et fut même nommé rapporteur.

Les conditions dans lesquelles un candidat pouvait devenir membre honoraire avaient été précisées dans le règlement, mais aucun titre particulier n’avait été prévu pour les membres étrangers à la Société qui désireraient en faire partie sans pouvoir assister aux séances. Dans la séance du 24 juin 1830, MONTAULT lut une lettre du docteur SARLANDIERE dans laquelle ce médecin demandait à être nommé membre honoraire de la Société. CRUVEILHIER consulta l’assemblée pour savoir si la demande de SARLANDIERE pouvait être accordée. La Société, considérant qu’aucun article du règlement ne s’y opposait et « qu’il y [avait] des antécédents, témoin la réception de M. E. GEOFFROY SAINT-HILAIRE », décida qu’une commission préparerait un rapport sur les ouvrages envoyés par SARLANDIERE. Pour GEOFFROY SAINT-HILAIRE, aucun rapport n’avait été fait par la Société, les titres académiques de ce savant ayant été plus que suffisants pour l’obtention du titre.233

L’article 39 du règlement de 1840 vint combler le vide des règlements précédents. Il indiquait que « tout professeur d’une des facultés de France ou d’une université étrangère qui demanderait par écrit à faire partie de la Société serait reçu, après délibération, membre honoraire, alors même qu’il ne présenterait aucun travail, aucune pièce à l’appui de sa candidature ».

Le 25 mars 1859, le docteur Ludovic HIRSCHFELD, nommé peu de temps auparavant professeur à l’Académie impériale médico-chirurgicale de Varsovie, demanda le titre de membre honoraire de la Société. Il fut nommé à l’unanimité.234

Le règlement ne requérait pas formellement un travail de la part des candidats au titre d’honoraire. Cependant, rares étaient ceux, qui, comme Isidore GEOFFROY SAINT-HILAIRE le 20 mars 1846, se présentaient sans une observation ou une brochure destinée à la Société. Des professeurs étrangers de passage à Paris pouvaient se présenter à la Société, assister à la séance et communiquer

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Le 8 juillet 1830, toutefois, SARLANDIÈRE, voulant offrir à la Société le manuscrit qui devait faire l’objet du rapport et qui, aux termes du règlement, restait la propriété de celle-ci retira son travail à la commission.

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des observations. C’est ce que firent le 20 juillet 1842, les professeurs ROKITANSKI et SKODA de Vienne. Ils obtinrent le titre d’honoraire dans la séance suivante. Il fallait tout de même que ces professeurs étrangers adressent une demande formelle à la Société. Ceci fut précisé de nouveau le 9 novembre 1849, lorsque DEVILLE proposa d’admettre REDFERN, qui avait déjà présenté des pièces pathologiques, au nombre des honoraires.

D’autres professeurs se contentaient d’envoyer un mémoire. Le 19 juillet 1844, la Société reçut un mémoire du docteur FOERG, professeur à Munich, qui demandait le titre de membre honoraire, et un ouvrage du docteur BURGRAEVE, professeur d’anatomie à l’Université de Gand, qui demandait le même titre. Cet ouvrage intitulé Études sur André Vésale, était présenté par NEUCOURT au nom de LENOIR.235 Deux professeurs étrangers n’eurent même pas la peine de se porter candidats. La Société leur offrit le titre sans qu’ils l’eussent demandé, pour rendre hommage à leurs travaux. Dans la séance du Comité du 6 février 1852, LEBERT demanda le titre de membre correspondant pour KOLLIKER et VIRCHOW. Ceci devait être ratifié par le vote de la Société. Les procès-verbaux n’en font pas mention mais les deux savants allemands furent finalement gratifiés du titre de membre honoraire.

Souvent la distinction entre les titres d’honoraires et de correspondants était floue dans l’esprit des membres, et même dans celui du secrétaire. Les candidats étrangers ignoraient parfois à quel titre ils pouvaient prétendre. Le 12 janvier 1842, le docteur WELLENBERGH, professeur à l’école vétérinaire des Pays Bas, envoya une monographie en vue d’obtenir le titre de membre correspondant. Le 26 janvier suivant, sur le rapport de GRUBY, il fut nommé membre honoraire, non sans que son titre fît l’objet d’une discussion. Certains membres se demandèrent en effet dans quelle mesure on pouvait lui appliquer l’article 39 du règlement de 1840 puisque cet article ne précisait pas quelles disciplines le professeur pouvait enseigner pour prétendre au titre.

Membres correspondants

Le 15 mars 1827, PAILLOUX communiqua une lettre de STEVENSON, médecin de New York qui, « instruit de la réorganisation de la Société anatomique, (…) témoign[ait] le désir d’en être nommé membre correspondant ». STEVENSON avait envoyé deux observations de Carie de la colonne vertébrale. Le 29 mars 1827, à la suite du rapport sur son travail, il fut nommé « membre adjoint correspondant », titre qui n’existait pas dans le règlement.

Les médecins étrangers à la Société purent se porter candidats au titre de membre correspondant à partir de 1834. Pour devenir membre correspondant directement, sans avoir été auparavant membre adjoint, il suffisait d’être dans l’impossibilité d’assister aux séances. Dans la séance du Comité du 31 mai 1850, LEUDET attira l’attention sur DUBOIS, un des candidats, présenté par DEVILLE, et qui demandait le titre de membre correspondant alors qu’il résidait à Paris. Il proposait « d’être aussi sévère envers lui qu’envers M. DELACORE et de lui refuser ce titre ».236 Dans la séance suivante, DEVILLE expliqua que DUBOIS serait obligé de quitter Paris six mois plus tard, et que la candidature à la place de membre adjoint prenant plus de temps, il avait pensé qu’il pouvait se porter candidat au titre de correspondant. Mais cette option lui fut refusée « malgré le précédent de MM. LEBERT et LEGENDRE, nommés correspondants alors qu’ils habitaient encore Paris (mais étaient sur le point de partir) »

Dans la séance du Comité du 12 août 1852, DENUCE lut une lettre d’ASTRIE qui demandait à être nommé membre correspondant, s’appuyant sur ce que, ayant présenté plusieurs pièces à la Société et n’ayant pas été nommé membre adjoint, il ne pouvait attendre puisqu’il était sur le point de quitter Paris. Après une discussion, sa demande fut accordée. Ce fut la dernière exception au règlement. Le 7 juillet 1854, BLAIN DES CORMIERS demanda une modification du règlement. Il souhaitait que le titre de membre correspondant pût être accordé à « de jeunes praticiens sur le point de partir s’établir en province et qui n’attend[ai]ent plus que le moment de passer leur thèse sur laquelle ils seraient heureux de voir figurer ce titre ». Cette proposition déjà repoussée à plusieurs reprises fut écartée de l’ordre du jour.

Même pour obtenir le titre de membre correspondant, il était nécessaire de présenter un travail à l’appui de la candidature. Le 27 avril 1830, LEGALLOIS, docteur depuis 1828, fit hommage d’une

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Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°2, Procès-verbaux pour 1844, 28 février 1844. 236

brochure et demanda à être reçu au nombre des membres de la Société. CRUVEILHIER proposa de lui écrire que la Société serait flattée de le recevoir parmi ses collaborateurs, mais que les règlements exigeaient un travail manuscrit [original] et qu’elle espérait qu’il voudrait bien remplir cette formalité. Le 23 juin 1841, LACROIX lut un rapport sur la thèse de LEVIEUX et conclut à l’admission comme membre correspondant. Quelques membres dont PIGNE s’élevèrent contre « l’insuffisance d’une thèse inaugurale »—c’est à dire une thèse de doctorat— pour obtenir le titre de membre de la Société. Les conclusions du rapport furent mises aux voix et rejetées.

Comme les professeurs étrangers qui demandaient le titre de membre honoraire, les candidats au titre de correspondant pouvaient soit présenter eux-mêmes une pièce, soit envoyer un mémoire ou une observation. Le 17 juin 1840 fut une séance particulièrement riche en demandes de titres de la part de médecins étrangers : le docteur OSSIPOWSKI, médecin à Moscou, présenté par CRUVEILHIER, BARTH et CHASSAIGNAC, montra un rétrécissement de l’intestin grêle et un médecin italien, le docteur MANZINI, présenté par ALTHAM, MAZET et SARRAU, montra une fracture de l’humérus. DUMAS, un autre médecin étranger à la Société fit voir un cancer de l’utérus. Dans la même séance, GIRALDES lut un rapport sur des préparations anatomiques adressées par le professeur HYRTL, de l’université de Prague, avec la demande de membre honoraire.237

Comme les membres honoraires, les membres correspondants continuaient à s’intéresser à la Société. Ils envoyaient des pièces pathologiques quand par hasard ils rencontraient un cas suffisamment rare et intéressant. Un voyage à Paris pouvait aussi être l’occasion de revenir dans la Société et de présenter une pièce anatomique.

La liste des membres

Il semble que la Société anatomique s’inquiéta pour la première fois de connaître une liste complète de ses membres en 1830, après l’admission de nombreux sociétaires. Le 10 juin ROBERT communiqua un relevé des divers membres de la Société anatomique. La première liste parut dans le volume de 1835. Elle avait été dressée par MAISONNEUVE et SONNIE-MORET.238 Cette liste des membres publiée dans les premières pages de chaque bulletin annuel était la vitrine de la Société. Dans chaque catégorie (titulaires, adjoints, honoraires et correspondants) les noms des membres étaient donnés dans l’ordre alphabétique, avec une indication de leurs titres ou de leurs fonctions hospitalières. Contrairement à d’autres sociétés savantes, la liste n’était pas établie par ordre de réception, la plupart des membres étant entrés dans les deux années précédentes. Le 11 mars 1850, la proposition de MAILLIOT de mentionner les membres décorés de la Légion d’Honneur dans la liste annuelle en début de volume fut repoussée par BROCA, LEUDET et RICHARD au nom du seul intérêt scientifique de la Société.

Les listes parurent sans interruption jusqu’en 1873 (sauf en 1867 et 1868) mais à partir de 1847 elles se limitèrent aux membres actifs et aux correspondants nommés dans l’année. La liste complète des membres n’était publiée que tous les quatre ans.

Les diplômes

La Société Anatomique renouvelée avait hérité de la plaque de cuivre sur laquelle était gravé le diplôme de l’ancienne Société anatomique. Le 12 mars 1826, la Société décida, sur la proposition de COMTE qu’une commission composée de MANEC, CLEMENT et ROYER-COLLARD serait chargée des diplômes. Le 2 avril 1826, elle soumit un nouveau modèle de diplôme à la Société.239

On continua à utiliser cette planche puisque le 20 mai 1840, le Comité décida, sur la proposition de PIGNE, que cette plaque serait grattée et gravée sur un autre motif. Il semble que cette plaque fut

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A l’occasion de ce rapport, HERVEY fit connaître à la Société que la commission chargée de vérifier les comptes du trésorier n'avait pas cru devoir reconnaître une somme de huit francs avancée par l'ancien trésorier, pour le port des pièces envoyées par HYRTL. La Société décida que cette somme serait remboursée, mais exprima le désir que cette circonstance ne soit pas, plus tard, considérée comme un antécédent, et que les candidats au titre de membre honoraire ou correspondant ne devraient pas laisser, dorénavant, les frais des envois qu'ils voudraient bien lui faire à la charge de la Société.

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Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°1, Registre n°5, 27 juillet 1835. 239

encore grattée par la suite et que l’on reprit le modèle initial à quelques retouches près. On ne conserve dans les archives que quatre exemplaires différents des diplômes délivrés par la Société anatomique. Les diplômes étaient imprimés sur du papier, comme pour l’ancienne Société. En 1841, des membres exprimèrent le désir que le diplôme soit en parchemin, plus prestigieux que le papier, mais cette dépense supplémentaire fut refusée par le Comité, au moment, il est vrai, où il essayait de réunir des fonds en vue de la réimpression des premiers bulletins.240

L’élite des étudiants de la Faculté de Médecine

Après cette revue de la hiérarchie de la Société anatomique, il nous faut maintenant tenter de comprendre la spécificité de la composition de la Société. Nous considérerons ici uniquement les membres actifs qui la composent.241

L’étude des fonctions occupées par les membres de la Société anatomique permet d’établir à quelles catégories d’étudiants ils appartenaient. Sur les 880 membres actifs relevés, j’ai déterminé que 748 (84,8 %) avaient accédé à l’internat des hôpitaux, 31 (3,5 %) avaient obtenu une place d’interne provisoire, et 44 (5 %) avaient dû se contenter des fonctions d’externe. 10 membres (1,1 %) avaient rempli leurs fonctions hospitalières dans le cadre militaire. 10 autres membres relevaient d’une situation particulière : 2 vétérinaires, 1 interne en pharmacie, 1 étudiant en droit, 2 élèves internes dans un hôpital de province et 1 polytechnicien.242 Je n’ai pu déterminer les fonctions hospitalières de 37 membres. Cependant il est probable que la plupart d’entre eux avaient réussi le concours de l’externat. La disparition des procès-verbaux des séances de l’Assistance publique à partir des années 1850 m’a empêchés de vérifier cette hypothèse. Les membres actifs de la Société anatomique ont donc presque tous exercé des fonctions dans des hôpitaux. Il faut rappeler que sur le millier d’étudiants de la Faculté de Médecine, un tiers environ devenait externe et un dixième obtenait la place d’interne. C’est à cette dernière catégorie qu’appartenaient plus des cinq sixièmes des membres actifs.

L’âge des nouveaux diplômés est un autre critère que l’on peut utiliser pour déterminer la spécificité des membres de la Société. Jean-Claude CARON a calculé que l’âge moyen du docteur en médecine lorsqu’il obtenait son diplôme était de 27 ans. Mais il a surtout noté une homogénéisation de la population des étudiants en médecine entre 1813 et 1843 : de plus en plus d’étudiants devenaient docteurs entre 25 et 29 ans (67,31 % en 1843 contre 45,19 % en 1813).243

Pour la Société anatomique, les statistiques montrent une sensible différence dans la période 1826 – 1873 : la moyenne d’âge des nouveaux diplômés est de 28,0 ans, mais le spectre des âges est encore plus resserré car 68,2 % des membres ont obtenu leur doctorat entre 25 et 29 ans. Les membres de la Société anatomique connaissaient donc des parcours scolaires très classiques.

L’âge plus avancé des nouveaux diplômés trouve son origine dans les fonctions occupées par la plupart des membres : les internes des hôpitaux connaissaient en général un cursus d’études plus long que les autres élèves puisqu’il leur fallait compter au minimum une première année d’études et une année d’externat avant les quatre années d’internat. D’autre part, ils disposaient d’une fonction rémunérée qui leur permettait de ne pas précipiter l’achèvement de leurs études.

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Archives de la Société anatomique de Paris, Carton n°1, Registre n°8, 24 février 1841. 241

La plupart des statistiques que nous calculées sont illustrées par des graphiques en annexe. 242

La Société anatomique obtint le concours de quelques médecins et chirurgiens militaires (13 médecins ou chirurgiens militaires et 6 médecins ou chirurgiens de la Marine). Ces membres n’avaient pas nécessairement choisi la carrière militaire, bien que celle-ci eût été illustrée par de grandes figures pendant les guerres napoléoniennes. Ils s’étaient souvent vus contraints de servir dans les hôpitaux militaires pendant un certain nombre d’années, afin de pouvoir bénéficier de la gratuité des inscriptions aux cours de la Faculté de Médecine. D’autres avaient été étudiants en médecine avant d’être soumis à la conscription. Ne pouvant pas se payer un remplaçant, ils avaient été obligés de remplir leurs obligations militaires et de s’engager à exercer dans les hôpitaux militaires. Sous la Monarchie de Juillet on peut estimer le prix d’un remplaçant entre 1500 et 2000 francs. Cette somme était considérable si on la rapporte aux prix de la scolarité complète d’un étudiant en médecine, et certaines familles ne pouvaient la payer.

Tous les membres de la Société anatomique étaient des médecins ou des chirurgiens, hormis quelques vétérinaires (GOUBEAUX, IMLIN, LAVOCAT et MAILLET) et l’un des tous premiers membres de la Société reconstituée, COLLARD DE MARTIGNY. Ce dernier avait été élève de l’École pratique mais il dût sans doute se tourner vers des études de droit, car il est mentionné comme substitut du procureur du roi à Épinal en 1835.

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L’origine géographique des membres de la Société

L’origine géographique des membres de la Société anatomique ne recouvre pas tout à fait celle de l’ensemble des étudiants. Le nombre de médecins nés à Paris est beaucoup plus important à la Société anatomique (19,62 %) que dans l’ensemble de la population des étudiants en médecine (8 %), tel que l’a déterminé Jean-Claude CARON.244 Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. La Société anatomique est avant tout composée d’internes des hôpitaux, c’est-à-dire d’étudiants possédant déjà une certaine ambition de carrière. Les étudiants parisiens, destinés à exercer dans la capitale, étaient plus soumis à l’attraction des postes de médecins et chirurgiens des hôpitaux. Pour parvenir à ces fonctions, il leur était nécessaire de se faire d’abord recevoir comme internes. La proportion d’internes originaires de Paris était beaucoup plus élevée que celle des étudiants en général. La composition des membres de la Société anatomique reflète cette tendance.

D’autre part, l’appartenance à la Société anatomique possédait moins d’attrait pour les étudiants provinciaux qui prévoyaient de retourner pratiquer dans leur département d’origine. Après l’obtention de leur doctorat, ils avaient peu d’occasions d’entreprendre de nouvelles recherches d’anatomie pathologique, sauf s’ils entraient dans le cadre hospitalier ou enseignant.

La carte de France donnée en annexe montre l’origine géographique des membres.245 Des zones se détachent tout particulièrement : des départements proches de Paris (Côte d’Or, Marne, Seine-Inférieure, Seine-et-Marne, Yonne), des départements du Sud-Ouest (Lot-et-Garonne, Dordogne et Gironde). L’aire d’attraction des Facultés de Strasbourg et de Montpellier explique le faible nombre d’étudiants provenant de l’Est et du Sud-Est de la France.

Le niveau de recrutement de la Société anatomique