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Evolution des investissements directs en 2005

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Evolution des investissements directs en 2005

Décembre 2006

(2)

Editeur

Banque nationale suisse Statistique

CH-8022 Zurich

Téléphone +41 44 631 31 11

Renseignements [email protected]

Abonnements, exemplaires isolés et changements d’adresse Banque nationale suisse, Bibliothèque, case postale, CH-8022 Zurich Téléphone +41 44 631 32 84; fax +41 44 631 81 14;

e-mail: [email protected]

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Les présents rapports sont publiés en langues française, allemande et anglaise.

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Les publications de la Banque nationale suisse sont disponibles sur Internet, sous www.snb.ch, Publications.

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Fotorotar AG, CH-8132 Egg/ZH

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Reproduction et utilisation des chiffres autorisées avec indication de la source

Imprimé en décembre 2006

ISSN 1661-156X (version en ligne)

(3)

Table des matières

4 Evolution des investissements directs en 2005

5 Résumé

7 Investissements directs suisses à l’étranger 10 Investissements directs étrangers en Suisse

13 Investissements directs étrangers en Suisse selon le critère de l’investisseur détenant le contrôle final

15 Commentaires

17 Fondements juridiques

18 Définition des pays et des régions dans la statistique des investissements directs

19 Tableaux

42 Autres publications de la BNS contenant des données sur les investissements directs

(4)

Evolution des investissements directs en 2005

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Résumé

La croissance robuste de l’économie mondiale, les bons résultats dégagés par les entreprises et le niveau bas des taux d’intérêt ont stimulé les inves- tissements directs. Les exportations de capitaux opérées par des entreprises suisses en vue d’inves- tissements directs à l’étranger ont porté sur 68 mil- liards de francs en 2005. Elles ont doublé d’une année à l’autre, mais n’ont pas atteint leur niveau record de 2000, soit 75 milliards de francs. Une fois encore, ces flux de capitaux ont été investis en majeure partie en Europe et aux Etats-Unis. En 2005, les stocks d’investissements directs suisses à l’étranger se sont fortement accrus, passant de 452 milliards à 560 milliards de francs. La hausse du cours du dollar des Etats-Unis a contribué à cet accroissement. Les revenus tirés des investisse- ments directs à l’étranger ont atteint 80 milliards de francs, soit un niveau record, en 2005. Pour la

première fois, plus de 2 millions de personnes étaient occupées, à fin 2005, dans les implanta- tions à l’étranger des entreprises suisses. A titre de comparaison, on notera que la Suisse comptait 3,6 millions de personnes actives occupées.

Une comparaison internationale montre que la présence des entreprises suisses à l’étranger est supérieure à la moyenne. Le rapport entre les stocks d’investissements directs à l’étranger et le produit intérieur brut (PIB) nominal l’atteste. Pour la Suisse, ce rapport s’élevait à 123% à fin 2005. Des pays comparables à la Suisse avaient des rapports nettement inférieurs. En effet, on observait des taux de 91% pour les Pays-Bas (fin 2004) et de 52%

pour l’Irlande (fin 2004 également).

2004 2005 Variation

en %

Investissements directs suisses à l’étranger

Exportations de capitaux en milliards de francs 32,7 67,6 107,0

Stocks d’investissements directs en milliards de francs 451,8 560,1 24,0

Revenus de capitaux en milliards de francs 48,9 80,4 64,3

Effectif du personnel en milliers 1 861,7 2 002,2 7,5

Investissements directs étrangers en Suisse

Importations de capitaux en milliards de francs 1,7 –1,6 .

Stocks d’investissements directs en milliards de francs 223,7 222,1 –0,7

Revenus de capitaux en milliards de francs 19,6 34,7 76,7

Investissements directs en 2005 – Aperçu Tableau 1

(6)

En 2005, les entreprises étrangères ont, au total, rapatrié 2 milliards de francs qu’elles avaient investis dans leurs implantations en Suisse. En 2004, les investissements directs étrangers en Suisse avaient engendré une importation de capitaux de 2 milliards de francs. Un rapatriement n’avait plus été observé depuis 1993. Il est dû à un facteur par- ticulier qui a influé sur les sociétés financières et holdings en mains américaines. Ces entreprises ont distribué des dividendes particulièrement élevés à la suite d’incitations fiscales découlant de l’adop- tion, aux Etats-Unis, de l’American Jobs Creation Act. Les dividendes provenaient en grande majorité de bénéfices qui avaient été maintenus dans les implantations en Suisse les années précédentes et, ainsi, comptés comme fonds propres. Le versement de ces dividendes a par conséquent entraîné des remboursements, d’où une diminution des stocks d’investissements directs américains en Suisse. Cela explique le rapatriement vers l’étranger de 8 mil- liards de francs qui a été opéré par les sociétés financières et holdings en 2005. En revanche, les autres branches ont bénéficié d’un afflux de fonds de 7 milliards de francs (5 milliards en 2004). Les investisseurs étrangers ont placé 2 milliards de francs tant dans les entreprises des «Transports et communications» que dans celles du commerce, et un milliard dans le secteur bancaire.

En 2005, les stocks d’investissements directs que les entreprises étrangères détenaient en Suisse ont diminué de 2 milliards pour s’établir à 222 mil- liards de francs. Dans les sociétés financières et holdings, ils ont reculé de 8 milliards, passant à

102 milliards de francs. En revanche, ils ont pro- gressé dans les autres branches de 6 milliards pour s’établir à 120 milliards de francs.

L’effectif du personnel dans les implantations en Suisse d’entreprises étrangères qui entrent dans la statistique des investissements directs était de 200 000 à fin 2005, contre 190 000 un an aupara- vant. En collaboration avec l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’effectif du personnel a été recensé également, et pour la première fois, dans les entreprises en mains étrangères qui n’entrent pas dans l’enquête sur les investissements directs parce qu’elles ne remplissent pas les critères fixés.

En additionnant les deux sources, on obtient un effectif du personnel de 315 000 à fin 2004 et de 324 000 à fin 2005.

Dans la répartition géographique des investis- sements directs étrangers en Suisse, le seul critère déterminant était jusqu’ici le pays d’origine de l’in- vestisseur détenant le contrôle immédiat sur l’en- treprise étrangère en Suisse. Or il ne s’agit pas tou- jours du pays de l’investisseur qui exerce finalement le contrôle. Pour la première fois, la répartition géographique des stocks d’investisse- ments directs étrangers et de l’effectif du personnel dans les implantations étrangères en Suisse a été faite en fonction du pays de l’investisseur qui exerce en fin de compte le contrôle. Par rapport à l’ancienne méthode de calcul, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon détiennent sensible- ment plus de stocks d’investissements directs en Suisse. Par contre, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Autriche en détiennent moins.

(7)

Investissements directs suisses à l’étranger

Exportations de capitaux

Les exportations de capitaux en vue d’inves- tissements directs à l’étranger ont porté sur 68 mil- liards de francs en 2005, contre 33 milliards l’année précédente. Elles ont ainsi atteint leur niveau le plus élevé depuis l’année 2000. Leur forte expan- sion a découlé principalement des bénéfices confortables qui ont été maintenus dans les filiales à l’étranger. D’une année à l’autre, ces bénéfices réinvestis se sont fortement accrus, passant de 21 milliards à 46 milliards de francs. En outre, les entreprises suisses ont procédé à des acquisitions à l’étranger pour 22 milliards de francs, contre 12 milliards l’année précédente.

De toutes les branches, la chimie est celle qui a le plus renforcé ses implantations à l’étranger.

Elle a exporté des capitaux pour 20 milliards de francs, après 12 milliards en 2004. Les fonds ont servi en majorité à financer des acquisitions d’en- treprises. Des flux de capitaux en sensible progres- sion d’une année à l’autre ont été observés égale- ment du côté des banques (8 milliards de francs), des compagnies d’assurances (6 milliards) et des entreprises du commerce (9 milliards). Les exporta- tions de capitaux des entreprises groupées sous

«Autres industries» ont porté sur 7 milliards de francs, soit un montant équivalant à celui de 2004.

Ces fonds ont été investis en majeure partie par l’industrie alimentaire et les entreprises des indus- tries extractives. Enfin, les sociétés financières et holdings en mains étrangères ont transféré 14 mil- liards de francs à l’étranger, après 2 milliards en 2004.

Une fois encore, ces fonds ont été investis en majeure partie (52 milliards de francs) en Europe et en Amérique du Nord. D’une année à l’autre, les exportations de capitaux vers les pays de l’UE (UE à 25) ont augmenté, passant de 15 milliards à 26 mil- liards de francs. Les flux vers les Pays-Bas et l’Alle- magne ont porté sur respectivement 15 milliards et 8 milliards de francs. Les entreprises suisses ont investi 22 milliards de francs, soit le double du montant de 2004, en Amérique du Nord. Tant les pays d’Amérique centrale et du Sud que ceux d’Asie ont bénéficié de flux s’élevant à 6 milliards de francs. Pour ce qui a trait à l’Asie, les entreprises suisses ont, par rapport à l’année précédente, ren- forcé leurs flux de capitaux vers la Chine, Hong Kong, les Philippines et la Corée du Sud, mais réduit ceux vers le Japon et Singapour. Néanmoins, Singapour a reçu 2 milliards de francs, soit le flux le plus élevé vers un pays asiatique. Ce pays joue sou- vent le rôle de plaque tournante pour les entre- prises suisses qui investissent dans d’autres écono- mies asiatiques. Cela explique pourquoi les flux de capitaux vers ce pays sont parfois élevés et fluc- tuent fortement. Enfin, les entreprises suisses ont investi 2 milliards de francs en Afrique. Ce montant constitue un record. Un pays, l’Afrique du Sud, en a été le principal bénéficiaire.

0 20 40 60 80

Investissements directs à l’étranger

Exportations de capitaux Mrds fr.

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Industrie Services

Graphique 1

(8)

Stocks d’investissements directs

En 2005, les stocks d’investissements directs suisses à l’étranger se sont accrus de 108 milliards pour atteindre 560 milliards de francs. Pour l’essen- tiel, deux facteurs – les exportations de capitaux élevées et la revalorisation du dollar des Etats-Unis – expliquent cette forte croissance.

Les stocks d’investissements directs suisses à l’étranger étaient détenus à hauteur de deux tiers par des entreprises des services (362 milliards de francs) et d’un tiers par celles de l’industrie (198 mil- liards). La palme revient aux sociétés financières et holdings, qui avaient 159 milliards de francs à l’étranger. La chimie (96 milliards de francs) et les compagnies d’assurances (96 milliards également) venaient ex aequo au deuxième rang.

Les stocks d’investissements directs suisses dans les pays de l’UE (UE à 25) atteignaient 237 mil- liards de francs. Le Royaume-Uni, avec une part de 55 milliards de francs, était le pays de l’UE qui comptait une fois encore le plus d’investissements directs suisses. Les Pays-Bas (34 milliards de francs) et l’Allemagne (32 milliards) figuraient aux deuxième et troisième rangs. Dans ces deux pays, les stocks d’investissements directs ont fortement augmenté en 2005.

Les entreprises suisses détenaient en Amé- rique du Nord 122 milliards de francs, soit 38 mil- liards de plus qu’à fin 2004. Cette sensible progres- sion s’explique par des acquisitions d’entreprises aux Etats-Unis et au Canada, mais aussi par la hausse du cours du dollar des Etats-Unis. Les stocks d’investissements directs suisses dans les centres financiers offshore d’Amérique centrale et du Sud s’élevaient à 80 milliards de francs, contre 69 mil- liards à fin 2004. Ces pays, en particulier les Ber-

mudes et les îles Caïmans, sont utilisés principale- ment comme plaques tournantes pour des investis- sements effectués finalement ailleurs. Les entre- prises suisses avaient en Asie des stocks d’investissements directs s’élevant à 45 milliards de francs, soit 10 milliards de plus qu’à fin 2004. La part détenue en Indonésie s’est accrue de 3 mil- liards de francs. Sa vive expansion est due au fait que des groupes étrangers ont procédé à des restructurations. Ils ont rattaché à leurs implanta- tions en Suisse des filiales qu’ils détenaient déjà, via d’autres pays, en Indonésie.

Revenus de capitaux

Grâce à l’évolution favorable des affaires, les revenus tirés des investissements directs suisses à l’étranger ont atteint 80 milliards de francs en 2005, soit un montant record. Ce résultat est supé- rieur de 31 milliards de francs à celui de l’année précédente. Du total des revenus, une part de 46 milliards de francs a été transférée en Suisse, et le solde, soit 34 milliards, a été réinvesti à l’étran- ger. Les deux tiers de la très vive progression du total des revenus sont dus aux sociétés financières et holdings en mains étrangères. Celles-ci ont tiré de leurs investissements directs à l’étranger 34 mil- liards de francs en 2005, contre 14 milliards l’année précédente. Les autres branches ont enregistré des revenus s’élevant à 47 milliards de francs, après 35 milliards en 2004. L’ensemble des revenus tirés de l’étranger représente 14% des stocks d’investis- sements directs à l’étranger (11% en 2004). Il ne s’agit pas à proprement parler d’un rendement, étant donné que les stocks d’investissements directs sont évalués à leur valeur comptable et non à leur valeur de marché.

0 100 200 300 400 500 600

Investissements directs à l’étranger

Stocks d’investissements directs Mrds fr.

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Industrie Services

Graphique 2

0 20 40 60 80 100

Investissements directs à l’étranger

Revenus de capitaux

Mrds fr.

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Sociétés financières et holdings

Autres entreprises

Graphique 3

(9)

Effectif du personnel

Dans les implantations suisses à l’étranger, l’ef- fectif du personnel a augmenté de 140 000 unités, passant pour la première fois à plus de 2 millions.

Toutes les branches, à l’exception des compagnies d’assurances, ont contribué à cette progression de l’emploi. L’effectif du personnel à l’étranger des sociétés financières et holdings en mains étrangères a marqué une vive expansion (+54 000 unités) à la suite d’une évolution particulière. En effet, des groupes étrangers ont procédé à des restructura- tions. Ils ont rattaché à leurs implantations en Suisse des filiales qu’ils détenaient déjà, via d’autres pays, en Indonésie. C’est pourquoi l’effectif du per- sonnel en Indonésie s’est vigoureusement accru,

passant de 13 000 à fin 2004 à 59 000 à fin 2005.

Les entreprises suisses employaient 81 000 per- sonnes dans leurs implantations en République populaire de Chine. Ce chiffre a augmenté de 12 000 unités en un an et doublé depuis 2001. Du fait de l’évolution dans ces deux pays, l’effectif du personnel en Asie a enregistré la plus forte progres- sion (+67 000) pour atteindre 371 000 unités. Ainsi, l’Asie était pour la première fois plus importante que l’Amérique du Nord, où les entreprises suisses occu- paient 339 000 personnes à fin 2005. Dans l’UE, 877 000 personnes travaillaient dans des implanta- tions d’entreprises suisses. Si l’on prend le critère de l’emploi, cette zone restait donc la principale pour les entreprises suisses.

100 120 140 160 180 200

Investissements directs à l’étranger

Effectif du personnel: indexé

1996=100

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Ensemble des pays Asie Europe

Amérique du Nord

Graphique 4

Effectif du personnel à l’étranger à fin 2005

Répartition géographique en %

Europe 48 Asie 19

Amérique du Nord 17 Autres continents 16 Total: 2 millions

Graphique 5

(10)

Investissements directs étrangers en Suisse

American Jobs Creation Act

En introduisant un allégement fiscal limité dans le temps, les Etats-Unis ont influé sensible- ment sur les investissements directs étrangers en Suisse. L’American Jobs Creation Act a permis à des entreprises américaines de rapatrier, à des conditions fiscales plus avantageuses, des bénéfices maintenus au cours des années précédentes en Suisse (bénéfices réinvestis). Les sociétés financières et holdings qui sont en mains américaines et établis en Suisse ont saisi cette occasion et distribué des divi- dendes particulièrement élevés. Les dividendes pro- venaient en grande majorité de bénéfices qui avaient été maintenus dans les implantations en Suisse les années précédentes et, ainsi, comptés comme fonds propres. Le versement de ces divi- dendes a par conséquent entraîné des rembourse- ments, d’où une diminution des stocks d’investisse- ments directs américains en Suisse. Ces rapatriements ont atteint des montants tels qu’ils ont eu de sensibles répercussions sur les données portant sur l’ensemble des investissements directs étrangers en Suisse.

Importations de capitaux

En 2005, les entreprises étrangères ont, au total, rapatrié 2 milliards de francs qu’elles avaient investis dans leurs implantations en Suisse. L’année précédente, les investissements directs étrangers en Suisse avaient engendré une importation de capi- taux de 2 milliards de francs. Ces rapatriements – les premiers depuis 1993 – sont dus à des rembourse- ments, à hauteur de 8 milliards de francs, opérés par les sociétés financières et holdings1. En revanche, les autres branches ont bénéficié d’un afflux de fonds d’environ 7 milliards de francs (5 milliards en 2004). Les investisseurs étrangers ont placé 2 mil- liards de francs tant dans les entreprises des «Trans- ports et communications» que dans celles du com- merce et un milliard dans le secteur bancaire.

D’un côté, des capitaux, à hauteur de 24 mil- liards de francs, ont été rapatriés vers les Etats-Unis et, de l’autre, des afflux (importations) ont été observés en provenance d’Autriche (10 milliards) et des Pays-Bas (9 milliards). Ces flux sont à mettre en rapport avec les remboursements opérés par des entreprises américaines. Ils sont dus également au fait que des sociétés américaines ont vendu des filiales en Suisse à des entreprises d’autres pays.

0 5 10 15 20 25 30 35

Investissements directs en Suisse

Importations de capitaux Mrds fr.

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Industrie Services

Graphique 6

0 10 20 30 40

Investissements directs en Suisse

Importations de capitaux

Mrds fr.

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Sociétés financières et holdings

Autres entreprises

Graphique 7

1 Voir ci-contre American Jobs Creation Act.

(11)

Stocks d’investissements directs

En 2005, les stocks d’investissements directs étrangers en Suisse ont diminué de 2 milliards pour s’établir à 222 milliards de francs. Cette diminution est due aux sociétés financières et holdings. A la suite d’un facteur particulier2, les stocks d’investis- sements directs des sociétés financières et holdings ont reculé de 8 milliards, passant à 102 milliards de francs.

En dépit de ce recul, les sociétés financières et holdings détenaient encore une part de 46% dans le total des stocks d’investissements directs et res- taient ainsi très nettement la principale branche. Les entreprises de l’industrie avaient une part de 18%;

leurs stocks d’investissements directs ont diminué d’un milliard pour s’inscrire à 40 milliards de francs.

Abstraction faite des sociétés financières et hol- dings, les stocks d’investissements directs des entre- prises des services ont en revanche sensiblement augmenté; ils s’élevaient à 80 milliards de francs à fin 2005, contre 73 milliards un an auparavant. Ceux des entreprises du commerce se sont accrus de 4 mil- liards de francs, et ceux des banques, de 2 milliards.

Les stocks d’investissements directs détenus par des entreprises américaines ont fléchi, passant de 90 milliards à 61 milliards de francs. En revanche, les investisseurs autrichiens détenaient en Suisse 12 milliards de francs, contre 2 milliards à fin 2004.

Les investisseurs des Pays-Bas ont eux aussi renfor- cé leurs positions en Suisse. Leurs stocks d’investis- sements directs s’établissaient à 56 milliards de francs, contre 47 milliards à fin 2004. Ces variations s’expliquent par les allégements fiscaux introduits aux Etats-Unis et par la vente de filiales américaines en Suisse à des entreprises d’autres pays.

Revenus de capitaux

Les revenus de capitaux se sont fortement accrus, passant de 20 milliards en 2004 à 35 mil- liards en 2005. Ils représentent 16% des stocks, à la valeur comptable, d’investissements directs (9% en 2004). Leur progression a découlé principalement des sociétés financières et holdings; les revenus enregistrés par ces sociétés ont en effet atteint 21 milliards de francs, contre 9 milliards en 2004.

Les revenus des autres branches se sont établis à 13 milliards de francs, contre 10 milliards l’année précédente.

Les filiales en Suisse d’entreprises étrangères ont transféré à leurs maisons mères 38 milliards de francs en 2005, soit plus du triple du montant obser- vé l’année précédente (11 milliards). Du fait des dis- tributions exceptionnellement élevées de dividendes3 la statistique indique des bénéfices réinvestis pour un montant négatif de 3 milliards de francs. Une valeur négative signifie que les dividendes distri- bués ont porté sur un montant dépassant les résul- tats de l’exercice annuel.

2 Voir American Jobs Creation Act, p. 10. 3 Voir American Jobs Creation Act, p. 10.

0 50 100 150 200 250

Investissements directs en Suisse

Stocks d’investissements directs Mrds fr.

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Industrie Services

Graphique 8

0 10 20 30 40

Investissements directs en Suisse

Revenus de capitaux Mrds fr.

1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Bénéfices transférés Bénéfices réinvestis

Graphique 9

(12)

Effectif du personnel

Les 820 entreprises appelées à participer aux enquêtes sur les investissements directs em- ployaient 200 000 personnes à fin 2005 (190 000 un an auparavant). La Suisse compte cependant 4000 entreprises en mains étrangères qui n’entrent pas dans la statistique des investissements directs du fait que leur capital est inférieur à 10 millions de francs. Vu leur importance financière, ces entre- prises ne sont pas prises en considération dans les données financières sur les investissements directs.

Elles ne peuvent cependant pas être négligées pour ce qui a trait à l’effectif du personnel. C’est pour- quoi le personnel de ces entreprises a fait pour la première fois l’objet d’une enquête menée en colla- boration avec l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Ces entreprises occupaient 124 000 personnes à fin 2005, contre 125 000 à fin 2004. Au total, 324 000 personnes travaillaient en Suisse dans des entre- prises en mains étrangères (315 000 à fin 2004).

Ce chiffre représente 9% du total des emplois, la Suisse comptant 3 640 000 personnes occupées dans l’industrie et les services. Les investisseurs étrangers employaient 125 000 personnes dans l’in- dustrie et 199 000 dans les services. Au sein du secteur des services, les entreprises du commerce (70 000 emplois) et des «Autres services» (59 000) venaient en tête. En Suisse, 82 000 personnes tra- vaillaient dans des entreprises allemandes, 53 000 dans des entreprises des Etats-Unis et 49 000 dans des entreprises des Pays-Bas.

2003 2004 2005 Part

en %

Total des emplois en Suisse1, dont 3 627 564 3 629 117 3 640 479 100,0 dans des entreprises détenues

par des investisseurs étrangers, dont 301 176 315 044 324 064 8,9

dans des entreprises entrant dans la statistique

des investissements directs2 157 829 190 116 200 100 5,5

dans des entreprises n’entrant pas dans la statistique

des investissements directs1 143 347 124 928 123 964 3,4

Effectif du personnel en Suisse (en fin d’année) Tableau 2

1 Source: Office fédéral de la statistique.

2 Extension, en 2004, du cercle des entreprises appelées à fournir des données.

(13)

Investissements directs étrangers en Suisse selon le critère de l’investis- seur détenant le contrôle final

Dans la répartition géographique des investis- sements directs étrangers en Suisse, le seul critère déterminant a été jusqu’ici le pays d’origine de l’in- vestisseur détenant le contrôle immédiat sur l’en- treprise étrangère en Suisse. Or il ne s’agit pas tou- jours du pays de l’investisseur qui exerce en fin de compte le contrôle ultime. Nombre de ces investis- seurs immédiats sont en effet contrôlés à leur tour par des sièges de groupes situés dans d’autres pays.

De telles structures de groupe influent tou- jours plus sur la répartition géographique des investissements directs étrangers en Suisse. Du total du capital social des implantations étrangères en Suisse, 28% étaient détenus par des sociétés intermédiaires à fin 2005, contre 21% à fin 2001.

C’est pourquoi la Banque nationale dresse éga- lement, pour les investissements directs étrangers en Suisse, une répartition géographique qui est faite en fonction du pays de l’investisseur exerçant le contrôle final. Cette répartition montre donc le pays dans lequel est établi l’investisseur qui contrôle finalement la filiale en Suisse. Il s’agit généralement du pays qui abrite le siège principal du groupe. La répartition tient compte également des rapports de propriété. Elle est faite uniquement pour les stocks d’investissements directs et l’effec- tif du personnel. Ces données sont publiées pour la première fois dans le présent rapport. Pour ne pas imposer une charge trop forte aux entreprises appe-

lées à fournir des données, les flux de capitaux ne sont pas recensés selon le critère de l’investisseur exerçant le contrôle final.

Les tableaux 3 et 4 montrent, pour les stocks d’investissements directs et pour l’effectif du per- sonnel, les écarts importants qui existent entre les données établies selon le critère de l’investisseur immédiat et selon le critère de l’investisseur exer- çant le contrôle final. Les stocks établis selon le critère de l’investisseur exerçant le contrôle final sont nettement plus élevés pour des pays tels que les Etats-Unis (+23 milliards de francs), le Royaume- Uni (+12 milliards) et le Japon (+6 milliards). Cela signifie que les entreprises de ces pays passent dans de nombreux cas par des pays tiers pour inves- tir en Suisse. Les Pays-Bas étaient le principal d’entre eux. Les stocks détenus par des investis- seurs néerlandais atteignaient 56 milliards de francs selon le critère de l’investisseur immédiat, mais 22 milliards selon le critère de l’investisseur exerçant le contrôle final. Le Luxembourg et l’Au- triche étaient eux aussi d’importantes plaques tour- nantes pour des investissements en Suisse.

Pour ce qui a trait à l’effectif du personnel, on observe des écarts semblables entre les deux approches. La répartition faite selon le critère de l’investisseur exerçant le contrôle final conduit à des chiffres nettement plus élevés en particulier pour les Etats-Unis (+20 000 personnes), le Royaume- Uni (+14 000) et la France (+7000). Par contre, l’ef- fectif du personnel travaillant dans des filiales néerlandaises en Suisse passe de 49 000 selon le critère de l’investisseur immédiat à 19 000 selon le critère de l’investisseur exerçant le contrôle final.

Société intermédiaire (investisseur immédiat)

Siège du groupe

(investisseur détenant le contrôle final)

Filiale

Pays A

Pays B

Suisse

Graphique 10

L’investisseur immédiat et l’investisseur détenant le contrôle final

(14)

Répartition selon Répartition selon Ecart l’investisseur l’investisseur exerçant

immédiat le contrôle final

1. Europe 153,9 69% 120,5 54% –33,4

UE, dont 151,0 68% 115,6 52% –35,4

Allemagne 20,4 9% 19,8 9% –0,6

France 17,1 8% 20,5 9% 3,4

Luxembourg 9,9 4% 0,8 0% –9,1

Pays-Bas 56,0 25% 21,7 10% –34,3

Autriche 12,5 6% 3,2 1% –9,2

Royaume-Uni 13,0 6% 25,3 11% 12,3

2. Amérique du Nord,dont 62,2 28% 85,4 38% 23,2

Etats-Unis 60,7 27% 83,8 38% 23,1

3. Amérique centrale et du Sud,dont 3,3 1% 6,7 3% 3,4

centres financiers offshore 1,7 1% 5,2 2% 3,5

4. Asie, Afrique, Océanie,dont 2,8 1% 9,5 4% 6,8

Japon 0,9 0% 6,9 3% 6,0

Ensemble des pays 222,1 100% 222,1 100% 0,0

Stocks d’investissements directs en Suisse(à fin 2005)selon le pays d’origine Tableau 3 soit de l’investisseur immédiat, soit de l’investisseur exerçant le contrôle final en milliards de francs

Répartition selon Répartition selon Ecart

l’investisseur l’investisseur exerçant

immédiat le contrôle final

1. Europe 253,6 78% 229,3 71% –24,3

UE, dont 252,7 78% 226,7 70% –25,9

Allemagne 82,4 25% 80,4 25% –2,0

France 27,2 8% 34,1 11% 6,9

Luxembourg 10,8 3% 3,7 1% –7,1

Pays-Bas 49,2 15% 19,2 6% –30,0

Autriche 10,6 3% 8,7 3% –1,9

Royaume-Uni 23,0 7% 36,8 11% 13,8

2. Amérique du Nord,dont 56,8 18% 77,0 24% 20,2

Etats-Unis 52,9 16% 72,7 22% 19,9

3. Amérique centrale et du Sud,dont 6,6 2% 6,8 2% 0,2

centres financiers offshore 6,5 2% 6,6 2% 0,1

4. Asie, Afrique, Océanie,dont 7,1 2% 11,0 3% 3,9

Japon 2,4 1% 4,4 1% 1,9

Ensemble des pays 324,1 100% 324,1 100% 0,0

Effectif du personnel (à fin 2005)selon le pays d’origine soit de l’investisseur Tableau 4 immédiat, soit de l’investisseur exerçant le contrôle final en milliers

(15)

Commentaires

Modifications apportées en 2005 Modification dans le calcul

de l’effectif du personnel en Suisse

Les données concernant l’effectif du personnel en Suisse proviennent, et cela est nouveau, de deux sources. L’enquête de la BNS sur les investissements directs étrangers en Suisse – première source – fournit, comme précédemment, des données sur l’emploi dans les entreprises interrogées. L’Office fédéral de la statistique (OFS) – seconde et nouvel- le source – recueille des données sur l’emploi dans les entreprises qui sont en mains étrangères, mais n’entrent pas dans les enquêtes de la BNS sur les investissements directs parce qu’elles n’atteignent pas la taille déterminante.

Incorporation des créances et

engagements vis-à-vis des sociétés sœurs Par sociétés sœurs on entend des entreprises qui appartiennent au même groupe, mais n’ont pas, entre elles, de liens sous forme de participations au capital social. Selon les normes internationales, les créances et engagements transfrontières entre sociétés sœurs entrent dans les investissements directs.

Jusqu’ici, les crédits transfrontières entre sociétés sœurs dont la société mère avait son siège à l’étranger ne figuraient pas dans les données publiées par la BNS sur les investissements directs.

Cette lacune est maintenant comblée. Depuis 2005, toutes les créances et tous les engagements trans- frontières entre sociétés sœurs sont ainsi inclus dans les investissements directs.

Fondements méthodologiques et statistiques Définition

Celui qui effectue un investissement direct veut influer directement et durablement sur l’acti- vité d’une entreprise à l’étranger. Habituellement, il y a investissement direct à l’étranger quand un investisseur participe pour au moins 10% au capital (avec droit de vote) d’une entreprise sise à l’étran- ger ou fonde une filiale ou une succursale à l’étran- ger. La statistique suisse des investissements directs repose sur les directives du FMI (Manuel de la balance des paiements, 5e édition) et de l’OCDE (Définition de référence de l’OCDE pour les investis- sements directs internationaux, 3eédition).

Enquêtes

La Banque nationale suisse recueille chaque année et chaque trimestre des données sur les par- ticipations transfrontières, en d’autres termes sur les investissements directs suisses à l’étranger et sur les investissements directs étrangers en Suisse.

Ces enquêtes portent sur la situation en fin d’année et de trimestre. Environ 1100 entreprises ou groupes participent à l’enquête annuelle. Des don- nées sont recueillies auprès des entreprises dont les stocks d’investissements directs dépassent 10 mil- lions de francs.

Objet des enquêtes

L’enquête annuelle porte sur les stocks d’in- vestissements directs (participations aux fonds propres et crédits au sein de groupes), sur les flux financiers enregistrés au cours de l’année en rap- port avec les participations aux fonds propres (fon- dations, acquisitions, ventes, augmentations de capital, etc.) et les crédits au sein de groupes ainsi que sur les bénéfices réinvestis. Ceux-ci représen- tent la part du résultat d’exploitation qui n’est pas distribuée. Ils permettent à l’investisseur direct de renforcer sa position sans avoir à exporter, au sens strict, des capitaux. En outre, des données sont demandées aux entreprises sur l’effectif de leur per- sonnel en Suisse ainsi que dans les filiales et suc- cursales à l’étranger. Les données sur l’emploi en Suisse dans les filiales qui sont en mains étran- gères, mais n’entrent pas dans les enquêtes de la BNS sur les investissements directs proviennent de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

(16)

Les données sur les revenus transférés pro- viennent de l’enquête trimestrielle sur les investis- sements directs. Elles tiennent compte non seule- ment des revenus transférés qui sont tirés des capitaux d’investissements directs à l’étranger (dividendes), mais aussi du solde des intérêts dans les crédits au sein de groupes. Les contributions versées par des investisseurs directs en vue d’assai- nissements ainsi que les impôts à la source non récupérables sont portés en déduction.

Evaluation des stocks d’investissements directs en fin d’année

Les montants en fin d’année reposent sur des valeurs comptables. Ces valeurs sont en général inférieures aux valeurs marchandes.

Rapport entre la variation des stocks d’investissements directs et les flux de capitaux

Bien que les flux de capitaux se répercutent sur les stocks d’investissements directs, on ne peut, à partir d’une variation des stocks, tirer des conclu- sions immédiates en ce qui concerne les flux de capitaux et inversement. Les variations des stocks proviennent aussi de facteurs qui n’apparaissent pas dans les flux de capitaux. Ainsi, les stocks peu- vent varier à cause de l’évolution des cours de change, d’une modification dans la méthode comp- table (adaptation aux normes comptables interna- tionales, par exemple), etc. Lors d’une acquisition, le good-will ou survaleur (différence entre le prix d’achat et la valeur comptable de l’entreprise) conduit à des flux de capitaux qui peuvent être supérieurs à l’augmentation des stocks d’investisse- ments. D’un autre côté, les acquisitions qui sont financées à l’étranger ne donnent pas lieu à des sor- ties de capitaux. Des écarts peuvent découler de la prise en compte, dans la statistique, d’entreprises nouvelles (extension du cercle des entreprises appelées à fournir des données) si celles-ci avaient déjà procédé à des investissements directs. Dans un tel cas, la statistique n’indique aucun flux expli- quant l’accroissement des stocks d’investissements.

Effectif du personnel

Sont considérées comme faisant partie du per- sonnel toutes les personnes travaillant au moins 6 heures par semaine, y compris les apprentis, les auxiliaires et les personnes du service externe. Les données proviennent de la BNS et de l’OFS. Dans les enquêtes de la BNS, l’effectif du personnel est recensé dans toutes les participations, qu’elles soient majoritaires ou minoritaires. Il est indiqué au prorata de la part du capital qui est détenue par l’investisseur direct. En revanche, les données recueillies par l’OFS portent sur la totalité de l’ef- fectif du personnel dans les entreprises qui sont majoritairement en mains d’investisseurs étrangers;

elles ne sont donc pas établies en fonction de la part du capital qui est détenue par l’investisseur étranger.

Répartition géographique

Dans les investissements directs suisses à l’étranger, on tient compte autant que possible du pays du bénéficiaire final (last beneficial owner).

Dans la pratique toutefois, ce principe ne peut être suivi dans chaque cas. Les investissements directs étrangers en Suisse sont publiés selon une réparti- tion faite en fonction du pays de l’investisseur immédiat. En outre, les stocks d’investissements directs étrangers en Suisse et l’effectif du personnel dans les entreprises étrangères en Suisse sont répartis également selon le pays de l’investisseur exerçant le contrôle final.

Répartition par branches

La répartition par branches est faite selon l’activité principale de l’entreprise en Suisse.

(17)

Fondements juridiques

Les enquêtes sur les investissements directs reposent sur la loi du 3 octobre 2003 sur la Banque nationale suisse (loi sur la Banque nationale) et sur l’ordonnance du 18 mars 2004 relative à la loi sur la Banque nationale. En vertu de l’annexe à l’ordon- nance relative à la loi sur la Banque nationale, les personnes morales et les sociétés sont tenues de fournir des données si leurs investissements directs à l’étranger dépassent 10 millions de francs au moment de l’enquête et si des investisseurs directs étrangers détiennent plus de 10 millions dans leur capital.

(18)

Définition des pays

France Y compris la Guyane française, la Guadeloupe, la Martinique, Mayotte, Monaco, la Réunion ainsi que Saint-Pierre-et-Miquelon.

Portugal Y compris les Açores et Madère.

Espagne Y compris Ceuta, Melilla, les îles Baléares et les îles Canaries.

Royaume-Uni Englobe l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord.

Norvège Y compris Svålbard et Jan Mayen.

Etats-Unis Y compris Porto Rico et Navassa.

Nouvelle-Zélande Y compris les îles Chatham, Kermadec, Three Kings, Auckland, Campbell, Antipodes ainsi que Bounty et Snares, sans la dépendance de Ross (Antarctique).

Malaisie Malaisie péninsulaire et Malaisie orientale (Sarawak, Sabah et Labuan).

Taiwan Territoire douanier distinct de Taiwan, Penghu, Kinmen et Matsu.

Inde Y compris les îles Laquedives, l’île Minicoy, les îles Amindivi, Andaman et Nicobar.

Indonésie Y compris le Timor-Leste jusqu’en 2003.

Emirats arabes unis Aboû Dabî, Doubaï, Chârdja, Adjmân, Omm al Qaïwaïn, Ras al Khaïmah et Foudjaïrah.

Maroc Y compris le Sahara occidental.

Définition des régions

UE UE à 15 pays jusqu’en 2003 et à 25 pays à partir de 2004. Comprend,

en plus des pays indiqués individuellement, Malte, la Slovénie et Chypre depuis 2004.

Reste de l’Europe Y compris, en plus des pays mentionnés dans les tableaux: Albanie, Andorre, Bélarus, Bosnie-Herzégovine, îles Féroé, Islande, Macédoine, Moldavie, Saint-Marin, Serbie et Monténégro ainsi que Saint-Siège (Vatican). Jusqu’en 2003, y compris Etats baltes, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie, République tchèque, Hongrie et Chypre, mais sans le Liechtenstein qui est rattaché à la Suisse pour ce qui concerne les statistiques.

Centres financiers offshore d’Europe Gibraltar, Guernesey, Jersey et l’île de Man.

Amérique du Nord Y compris, en plus des pays mentionnés dans les tableaux, le Groenland.

Asie Y compris, en plus des pays mentionnés dans les tableaux: Afghanistan, Arménie, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bhoutan, Brunei, Territoires palestiniens occupés, Géorgie, Irak, Iran, Yémen, Jordanie, Cambodge, Kazakhstan, Qatar, Kirghizistan, République populaire démocratique de Corée, Koweït, Laos, Liban, Macao, Maldives, Mongolie, Myanmar, Népal, Oman, Syrie, Tadjikistan, Timor-Leste, Turkménistan et Ouzbékistan.

Amérique centrale et du Sud Y compris, en plus des pays mentionnés dans les tableaux: Aruba, Cuba, République Dominicaine, îles Falkland, Guyana, Honduras, Haïti, Nicaragua, Paraguay, Suriname, El Salvador ainsi que Trinité-et-Tobago.

Centres financiers offshore Iles Vierges des Etats-Unis, Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, d’Amérique centrale et du Sud Bermudes, îles Vierges britanniques, Dominique, Grenade, Jamaïque, îles Caïmans,

Montserrat, Antilles néerlandaises, Panama, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines ainsi qu’îles Turks et Caicos.

Afrique Y compris, en plus des pays mentionnés dans les tableaux: Algérie, Angola, Guinée équatoriale, Ethiopie, Bénin, Botswana, Territoire britannique de l’océan Indien, Burkina Faso, Burundi, Djibouti, Erythrée, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée- Bissau, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Congo, République démocratique du Congo, Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Rwanda, Zambie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Zimbabwe, Somalie, Sainte-Hélène, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo, Tchad, Ouganda et République centrafricaine.

Océanie (et régions polaires) Y compris, en plus des pays mentionnés dans les tableaux: Antarctique, Samoa améri- caines, île Bouvet, îles Cocos (Keeling), îles Cook, île Christmas, Fidji, Etats fédérés de Micronésie, Géorgie du Sud et îles Sandwich du Sud, Guam, îles Heard et McDonald, Kiribati, îles Marshall, îles Mariannes du Nord, Nouvelle-Calédonie, île Norfolk, Nauru, Niué, Polynésie française, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pitcairn, Palaos, îles Salomon, Terres australes françaises, Tokelau, Tonga, Tuvalu, îles mineures éloignées des Etats- Unis, Vanuatu, Wallis et Futuna ainsi que Samoa.

Définition des pays et des régions dans la statistique des investissements directs

1 La définition des pays et des régions correspond à la Géonomenclature d’Eurostat.

(19)

Investissements directs suisses à l’étranger

Tableau 1.1 Répartition par pays des exportations de capitaux Page 20 Tableau 1.2 Répartition par pays de l’état à la fin de l’année Page 22 Tableau 1.3 Répartition par pays de l’effectif du personnel à la fin de l’année Page 24 Tableau 1.4 Exportations de capitaux, par branches et par secteurs Page 26 Tableau 1.5 Etat à la fin de l’année, par branches et par secteurs Page 27 Tableau 1.6 Effectif du personnel à la fin de l’année, par branches et par secteurs Page 28 Tableau 1.7 Revenus de capitaux, par branches et par secteurs Page 29 Tableau 1.8 Exportations de capitaux selon le type de capital et par groupes de pays Page 30

Investissements directs étrangers en Suisse

Tableau 2.1 Répartition par pays des importations de capitaux Page 32 Tableau 2.2 Répartition par pays de l’état à la fin de l’année Page 33 Tableau 2.3 Répartition par pays de l’effectif du personnel à la fin de l’année Page 34 Tableau 2.4 Importations de capitaux, par branches et par secteurs Page 37 Tableau 2.5 Etat à la fin de l’année, par branches et par secteurs Page 37 Tableau 2.6 Effectif du personnel à la fin de l’année, par branches et par secteurs Page 38 Tableau 2.7 Revenus de capitaux, par branches et par secteurs Page 40 Tableau 2.8 Importations de capitaux selon le type de capital et par groupes de pays Page 40

Explication des signes r chiffres révisés p chiffres provisoires

. donnée non connue, confidentielle, non pertinente,

plus demandée ou aucun établissement déclarant (donnée manquante)

Les différences dans les totaux et les soldes viennent du fait que les chiffres ont été arrondis.

Tableaux

(20)

2001 2002 2003 2004r 2005p

1. Europe 13 462 10 274 9 437 14 554 29 440

UE4, dont 11 698 7 841 6 524 14 915 25 778

Etats baltes5,6 . . . –14 79

Belgique –545 2 036 2 634 786 –4 200

Danemark –29 69 485 220 –431

Allemagne 5 696 247 304 98 7 714

Finlande 99 –8 16 405 –25

France –1 582 985 –1 873 3 197 1 876

Grèce 167 241 369 108 277

Irlande –4 713 175 33 –511 1 451

Italie 1 958 773 –1 877 154 882

Luxembourg 7 825 –2 557 4 352 –302 –2 443

Pays-Bas 167 1 505 583 3 785 14 749

Autriche 399 455 595 627 608

Pologne6 . . . 340 470

Portugal 270 75 –266 45 –75

Suède –165 3 002 401 737 –2 015

Slovaquie6 . . . 93 31

Espagne 1 382 480 27 472 2 684

République tchèque6 . . . 368 818

Hongrie6 . . . –65 565

Royaume-Uni 769 363 741 4 598 2 706

Reste de l’Europe7,dont 1 763 2 433 2 912 –361 3 662

Etats baltes5,8 –4 79 7 . .

Bulgarie 2 1 37 29 78

Croatie 21 7 64 50 50

Norvège . . . –1 975 262

Pologne8 209 –152 117 . .

Roumanie 139 –45 86 108 153

Fédération de Russie 684 148 –21 294 880

Slovaquie8 9 52 –4 . .

République tchèque8 274 55 –496 . .

Turquie –158 249 51 213 713

Ukraine 28 39 69 180 187

Hongrie8 172 28 132 . .

Centres financiers offshore9 –242 –246 2 855 660 1 243

2. Amérique du Nord 9 679 3 642 6 769 8 878 22 429

Canada 108 307 353 3 141 5 952

Etats-Unis 9 571 3 336 6 416 5 737 16 476

3. Amérique centrale et du Sud,dont 6 254 –1 162 3 753 3 283 6 456

Argentine 533 –542 345 62 406

Bolivie 6 8 10 3 7

Brésil –808 –615 163 444 657

Chili –163 –8 –14 31 92

Costa Rica 13 17 85 38 476

Investissements directs suisses à l’étranger Tableau 1.1

Répartition par pays des exportations de capitaux1,2,3en millions de francs

(21)

1 La répartition géographique est faite en fonction de la Géonomenclature d’Eurostat.

2 Le signe moins (–) indique un rapatriement de capitaux vers la Suisse (désinvestissement).

3 En 2004, extension du nombre des entreprises participant à l’enquête.

4 UE à 15 jusqu’en 2003 et à 25 depuis 2004.

5 Estonie, Lettonie et Lituanie.

6 Jusqu’en 2003, inclus dans «Reste de l’Europe».

7 Jusqu’en 2003, y compris Etats baltes, Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie, République tchèque, Hongrie et Chypre.

8 Pays membres de l’UE depuis 2004.

9 Gibraltar, Guernesey, Jersey et l’île de Man.

10 Iles Vierges des Etats-Unis, Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Bermudes, îles Vierges britanniques, Dominique, Grenade, Jamaïque, îles Caïmans, Montserrat, Antilles néerlandaises, Panama, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines ainsi qu’îles Turks et Caicos.

2001 2002 2003 2004r 2005p

Equateur 55 42 14 15 50

Guatemala –8 –8 13 1 0

Colombie –70 –214 –19 12 118

Mexique 941 184 –61 155 91

Pérou 36 –42 –61 100 –33

Uruguay 90 152 33 80 135

Venezuela 176 –239 178 97 87

Centres financiers offshore10 5 595 –440 3 943 2 084 2 387

4. Asie, dont 1 416 86 128 5 180 6 494

Bangladesh 6 0 0 19 –3

Chine (Rép. pop.) 181 –64 –188 196 787

Hong Kong 5 –363 101 –144 710

Inde 139 76 140 164 248

Indonésie 156 37 –32 2 105

Israël 45 –23 44 47 79

Japon 741 –481 –165 1 045 108

Corée (Sud) 162 26 6 22 657

Malaisie 67 –34 209 –3 –75

Pakistan 42 18 21 220 184

Philippines 98 –272 –62 –212 774

Arabie saoudite –6 7 –18 –19 109

Singapour –519 1 050 –202 3 687 2 162

Sri Lanka –13 –2 –14 6 9

Taiwan 34 31 45 55 190

Thaïlande 206 167 180 124 284

Emirats arabes unis 55 –52 –22 4 –59

Vietnam –19 –40 25 8 –22

5. Afrique, dont 143 –489 –248 –372 1 947

Egypte 82 48 31 28 274

Côte d’Ivoire –6 –93 4 –16 –1

Kenya 4 –1 –2 11 12

Maroc 37 26 34 6 58

Nigéria 8 1 26 3 –7

Afrique du Sud 54 –238 –243 –72 1 088

Tunisie 5 –10 –9 4 6

6. Océanie, dont –37 433 957 1 150 860

Australie –66 437 992 1 138 480

Nouvelle-Zélande 22 –7 –54 9 359

Ensemble des pays 30 916 12 785 20 795 32 672 67 625

Referências

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Zurich, le 16 décembre 2016 Communiqué de presse Page 4/4 INVESTISSEMENTS DIRECTS EN 2015: APERÇU 2014 2015 Investissements directs suisses à l’étranger Flux