C O N T R I B U T I O N C L I N I C O - P S Y C H O L O G I Q U E À L ' É T U D E D E L A S C H I Z O P H R É N I E D E S J E U N E S
M. SCHACHTER *
L ' a f f i r m a t i o n faite p a r E. H a r m s ( 1 9 5 3 ) , prétendant que les etudes de M . T r a m e r ou de Ch. B r a d l e y , s'efforcant de retracer les p r e m i e r s s y m p t o -mes de la s c h i z o p h r é n i e i n f a n t i l e , à partir de " j o u r n a u x " tenus soigneuse-ment par des parents i n t e l l i g e n t s , se sont soldes par des échecs, est certai-nement prématurée et, en tout cas, in juste.
I I nous s e m b l e que les travaux de L . K a n n e r ( 1 9 4 3 - 4 4 ) sur l " ' e a r l y autism", démontrent q u e cette v o i e est p l e i n e de promesses, m ê m e si tous les c l i n i c i e n s ne sont pas e n c o r e fixes sur la p o r t é e de cette entité psychia-t r i q u e . T o u psychia-t r é c e m m e n psychia-t e n c o r e , en nous basanpsychia-t sur des faipsychia-ts p e r s o n n e l s , nous a v o n s , avec E. Stern ( 1 9 5 3 ) , s o u l i g n é Pintérêt p s y c h i a t r i q u e de l'au-tisme i n f a n t i l e , en tant que stade précurseur d'un processus dissociatif pos-s i b l e . T o u j o u r pos-s en relation a v e c la pos-s c h i z o p h r é n i e i n f a n t i l e , noupos-s a v o n pos-s re-late ( 1 9 5 3 ) l ' o b s e r v a t i o n d'un j e u n e h o m m e suivi pendant q u e l q u e s années, p o u r des troubles caractériels et a f f e c t i f s d i v e r s (énurésie, o n y c h o p h a g i e , masturbation, tendance à tyranniser parents et animaux, v o l s domestiques, peurs nocturnes, manies n o m b r e u s e s ) , dont nous n ' a v o n s pas saisi, à cette date, la s i g n i f i c a t i o n p r o n o s t i q u e sérieuse, avertissante, en q u e l q u e sorte. En effet, lentement, au lieu de régresser a v e c le temps, ces troubles ont é v o l u é en des manifestations schizophréniques.
L ' o b s e r v a t i o n que nous désirons presenter plus bas est, à notre sens, un e x e m p l e frappant ou Ton assiste à Pépanouissement lent, mais net, d'un c o m p o r t e m e n t déjà s c h i z o p h r é n i f o r m e , vers un tableau c l i n i q u e de schizo-p h r é n i e manifeste, totale, chez un j e u n e h o m m e . E v i d e m m e n t , dans ce cas, un doute restera quant à Ia pré-existence ( d a n s la phase pré-pubertaire, s u r t o u t ) de perturbation dans le c o m p o r t e m e n t ayant pu f a i r e penser, três p r é c o c e m e n t , à une e v o l u t i o n p o s s i b l e vers une psychose.
O b s e r v o n s e n c o r e que ce doute quant au m o m e n t p r e c i s de l'installa-tion de troubles p o u v a n t être rattachés à la p h é n o m é n o l o g i e dissociative schi-z o p h r é n i q u e , Largo sensu, est p a r t a g é par tous ceux qui ont l'occasion de v o i r ou de dépister des cas de s c h i z o p h r é n i e des jeunes. Dans leur recent m é m o i r e sur la s c h i z o p h r é n i e des adolescents, N e u b a u e r et Steinert ( 1 9 5 2 ) , notent c o m b i e n il est, p a r f o i s , d i f f i c i l e de préciser si les manifestations psy-c h o n é v r o t i q u e s prepsy-copsy-ces de psy-certains enfants sont ou non des stades prepsy-copsy-ces
de leur schizophrénie devenue manifeste plus tard, après la puberté. On saisit aisément combien la connaissance de ces faits est importante non seu-lement pour le diagnostic precoce, mais aussi et surtout pour 1'établissement à temps, d'un pronostic mental chez des jeunes gens consultes pour des soi-disant troubles du comportement.
Observation — Jean Y., agé de 14 ans, est vu pour difficultés dans son travail scolaire, ainsi que pour quelques difficultés dans son comportement. Dernier de 4 enfants, il est né normalement; son développement fut aussi normal; dans ses antecedents pathologiques, il faut signaler quelques "syn-copes" survenues vers 2 ou 3 ans (on aurait parle de convulsions, mais nous n'avons pas eu des données precises); vers 10 ans, une paratyphoido a évolué rapidement, sans determinations neuro-centrales. Le début de Ia scolarité se situe à 6 ans, sans incidents particuliers. À l'âge de 14 ans bon développe-ment somatique; il mesure 155 cms et pese 44 kg; squelette normal; rien au point de vue visceral. Au point de vue psychologique, il s'agit d'un sujet ner-veux, sensible et avec la tendance à rejeter toute autorité externe; il accepte difficilement la compagnie des autres cammarades; le sport est une chose qu'il deteste, préférant se livrer à des petites occupations avec des objets ou instruments domestiques divers. D'autre part, Jean aime lire des romans, des aventures; il freqüente aussi les films d'aventures. On le considere comme un enfant intelligent, éveillé, s'expriment de façon correcte, imagée même.
Un an plus tard, sa mere s'en plaint, en soulignant que son fils n'aime pas la société des jeunes collègues; il serait plutôt hautain, dédaigneux; ma-nifesterait aussi une veritable haine de tout ce qui est étranger; cette xeno-phobie a une base objective (sa sceur ainée avait été séduite par un soldat américain qui l'a abandonnée par la suite, avec un enfant); cependant la xenophobie de Jean se generalise à tous les étrangers, sans aucune distinction. Ayant lu quelque part que les empreintes digitales servent à dépister des crimes ou autres méfaits, Jean commence par presenter un comportement as-sez bizarre: il se plait à saisir certains objets usuels avec un chiffon ou avec la partie latérale des doigts, afin que le dessin dactyloglyphique soit ainsi évité. C'est d'ailleurs depuis un an que Jean se masturbe en cachette; on peut se demander si ce comportement n'est en quelque sorte un moyen de se proteger contre la "découverte" de sa masturbation. Mais une autre expli-cation doit être avancée: Jean couche três souvent dans le lit at- sa mere (cela depuis la mort de son père) invoquant des "peurs" nocturnes; peut-être des "restes" peuvent, par hasard, être découverts; aussi des 'precautions" ne sont-elles pas inutiles.
À l'age de 15 ans, son niveau au Binet-Simon est de 10 ans; cela explique probablement la puérilité du sujet. Soumis alors au test de Rorschach (Mile. S. Cotte), il donne 26 réponses sans refuser aucune planche. Nous retenons dans ce test les faits essentiels que voici: a) intelligence moyenne; b) af-fectivité plutôt vive, mais capable de quelque auto-contrôle; c) adaptabilité pratiquement normale (rapp Vulg/Orig <= 2 / 1 ) ; d) existence d'une note d'ori-ginalité un peu suspecte (réponses aux pi. 2 et 7, oü le sujet semble chercher ce qui est manifestement insolite). Mais en somme, il serait erronné de faire de ce protocole un profil manifeste de type schizophrénique. Eniin, il faut noter le três fort pourcentage des réponses données en "position para-stan-dard" (ou " r P " % ) , soit 36% qui indiquait que Ton se trouve en presence d'un sujet instable, opposant, caractériel.
pas capable de se concentrer, ayant l'air d'etre perdu durant les heures de travail. Un essai chez un relieur donne également un résultat négatif; le patron s'apercoit assez vite que Jean n'est pas capable de se disciplíner, d'exe-cuter soigneusement les consignes données.
Lorsque nous le voyons de nouveau, à 1'âge de 18 ans 9 mois, nous avons devant nous un sujet bien bati, presque athlétique; sa taille dépasse nette-ment les barêmes pour cet âge. L'examen neurologique montre des reflexes rotuliens faibles; un tremblement digital net; les épreuves cérébelleuses sont normales; la motilité et la réflectivité pupillaires sont normales. La sphere sexuelle est bien développée; la pilosité axillo-pubo-abdominale a une disposi-tion rigoureusement virile.
Psychiquement, l'entretien nous montre que nous avons à faire à un su-jet qui est diffus, vague, fantastique; il pretend voulois approfondir la phy-sique pour "la mettre ou l'orienter sur d'autres bases". II pretend que ses lectures y suffisent largement; il lit des lectures consacrées à la physique nucléaire (cela dans des journaux de vulgarisation scientifique). II s'inte-resse aux voyages intersidérales, utilisant un vocabulaire oü fourmillent les termes techniques qu'il ne comprend pas ou qu'il s'avere incapable de definir. II ne sait pas au juste ce qu'il voudrait faire; pretend, de temps à autre, qu'il aimerait s'occuper de transports aériens de marchandises ce moyen étant, selon lui, le plus économique et le plus sür, contre les voleurs. II aimerait également devenir physicien, mais dans un sens personnel, car Jaan estime que la physique officielle est trop étriquée.
Concernant le sexe oppose, Jean est formei: il deteste tout ce qui est féminin; il hait la femme, dit-il, et ajoute que pour lui il n'y a aucune ex-ception à cette regie, même pas sa mere. II est incapable de nous expliquer la raison ou la génèse de cette mysogynie; a nos questions pressantes, il se contente de sourire, un peu naivement. Quant à la masturbation, Jean l'avoue avec une gene manifeste mais il atténue le fait, en voulant nous laire croire que cela lui arrive rarement. Jean nous precise qu'il n'a pas ni ne veut avoir des amis; il se plait à rester seul; d'ailleurs, il estime que les amis qu'il pour-rait avoir ont des idées plates, alors que lui, il se considere comme un être évolué. II reconnait toutefois, qu'il n'a pas encore assez de culture, mais il croit que l'auto-instruction peut y rémédier.
1'élément puérile et immature est represente, dans ce test, par lapparition à deux reprises d'interpretations de type "forme-mouvement", F K , aux plan-ches 7 et 10; h) il faut, enfin, mentionner à cet endroit que chez ce sujet qui se masturbe nous ne percevons qu'une seule interpretation anatomique
(pl. 10) assez banale ("genre d'amygdales") à moins qu'avec les psychanalys-tes on admette le phénomène de déplacement "en haut", d'une preoccupation concernant un segment situe, de fait, "plus bas". Nous nous refusons cepen-dant d'accepter cette interpretation trop facile.
Si Ton regarde globalement le protocole rorschachien obtenu, nous devons reconnaitre qu'il comporte des anomalies indiscutables. Mais peur on parler d'un protocole de schizophrénie? Aurait-on posé ce diagnostic en l'absence des données cliniques ci-dessus détaillées? II est difficile de l'affirmer. Nous laissons de côté le fait qu'aucune des réponses données par notre sujet n'a trait à des faits de separation, de coupure, de segmentation, de "Spaltung", selon la designation de Fr. Minkowska; bien au contraire, nous soulignons 1'interprétation donnée à la pl.X (ou de sujet voit "des petits singes qui s'ap-puient contre un objet") qui selon les vues de la même clinicienne, exprime-rait la notion de "lien" (Bindung) "spécifique", soit-disant de la constitution épileptique ou épileptoide ("glyschroide" de Minkowska).
On sait que récemment encore Piotrowski et Lewis (1950), étudiant le Rorschach dans les schizophrenics, avaient insiste sur l'apparition de quatre "signes spécifiques", à savoir: 1) des perceptions inductives, du type suivant: "cela est un ceil, done e'est une tête"; 2) des perceptions de grandeurs, du type suivant: "cela est nez long"; 3) des perceptions de fragmentation, de type: "e'est coupe en deux, etc."; 4) des jugements émotionnels de type: "cela est grotesque, complique, etc.". Or, dans notre 2e protocole, nous ne trou-vons qu'une seule fois une interpretation du type inductif (à la pl. V I , notre patient dit: "e'est une peau, une descente de lit plutôt", en prenant en con-sideration la forme et les nuances de lumière).
Pour revenir à notre discussion, nous pouvons, done, affirmer que tout en contenant des anomalies indiscutables et des alterations nombreuses, ce 2e test ne peut pas être considere comme typiquement schizophrénique. Or, cliniquement, nous avons vu comment est dissocie ce jeune homme, incapable depuis de três longs mois, de faire quelque chose de socialement acceptable. Devant ces constatations, il nous a semblé plus que tentant de le sou-mettre au test projectif de D. J. van Lennep, connu sous la designation de "Four picture test". Voilà, effectivement, la raison qui nous a dicté cette tentative: nous nous sommes dits que s'il est indéniable que chez notre jeune homme un processus dissociatif est en train de désorganiser sa personnalité, 11 doit s'averer incapable de passer valablement ce test; que par consequent, nous devons nous trouver dans ce cas, non pas devant une performance pue-rile, originale ou bizarre, mais à quelque chose de plus spécifique. Or, quelle ne fut pas notre surprise de voir se confirmer, au dela même de notre attente, notre supposition.
E n s o m m e , dans le test de v a n L e n n e p , nous avons, de façon indiscutable, a la l u m i è r e des procedes psychologiques projectifs, un fait plaidant pour la n a t u r e schizophrénique de la perturbation de base dont est a t t e i n t n o t r e patient.
N o u s ne v o u l o n s pas discuter ici la v a l i d i t é du test de Rorschach ou
de van L e n n e p , dans le diagnostic des s y n d r o m e s s c h i z o p h r é n i q u e s en gene-r a l . N o u s pensons le f a i gene-r e une autgene-re f o i s , en a p p o gene-r t a n t l ' e n s e m b l e de
no-tre m a t e r i e l . N o u s nous contentons, p a r consequent, à 1'exposé de nono-tre cas, sans aucune autre discussion s u p p l é m e n t a i r e .
N o u s devons ajouter e n c o r e un court c o m m e n t a i r e concernant la
con-duite thérapeutique. On nous a v a i t d e m a n d e , en nous adressant, dernière-ment, notre j e u n e patient, s'il y avait lieu de suivre le conseil donné par un j e u n e p s y c h i y t r e , et d ' e n v i s a g e r une cure de S a c k e l . N o t r e r é p o n s e a été de nous o p p o s e r f o r m e l l e m e n t à cette thérapeutique. N o u s n'a-v o n s , e f f e c t i n'a-v e m e n t , aucune raison de c r o i r e que ce traitement i n s u l i n i q u e
( o u tout autre choc b i o l o g i q u e ) d o n n e le succès désiré. N o u s sommes, c'est 1'évidence m ê m e , devant un cas l é g e r , m a i s i n v é t é r é , et 1'expérience est assez riche, qui nous m o n t r e le peu de résultats solides que ces cures permettent d e réaliser. P a r contre, nous nous s o m m e s p r o n o n c é s en f a v e u r d'une cure p s y c h o t h é r a p i q u e , c o m b i n é e avec une instruction p r o f e s s i o n n e l l e p r a t i q u e ,
en donnant la p r e f e r e n c e à un metier en r a p p o r t a v e c les capacites intel-lectuelles, m o y e n n e s , de notre patient. N o u s ne nous cachons pas du tout 1'énorme d i f f i c u l t é qui consiste à t r o u v e r un artisan qui soit en m ê m e temps le m a i t r e et le soutien affectueux de notre jeune patient. D e plus, nous ne nous cachons, pas, non plus, le fait que ce g e n r e de t r a v a i l c o m b i n e avec
la supervision p s y c h o t h é r a p i q u e , d e m a n d e beaucoup d e temps et beaucoup de patience. M a i s , ne s'agit-il pas, dans des cas c o m m e le notre, de tout mettre en ceuvre p o u r obtenir, au p r i x de toutes ces d i f f i c u l t é s , une reinte-g r a t i o n , m ê m e p a r t i e l l e .
R É S U M É
N o u s présentons l ' o b s e r v a t i o n c l i n i q u e et p s y c h o l o g i q u e d'un j e u n e h o m ¬
m e atteint d'un s y n d r o m e s c h i z o p h r é n i q u e ; l'étude m o n t r e qu'à la puberté il présentait déjà une série de manifestations rentrant dans la sphère du c o m p o r t e m e n t s c h i z o p h r é n i f o r m e . A l o r s , l ' e x a m e n c l i n i q u e laissait la por-te ouverpor-te à des inpor-terpretations l i b é r a l e s , quant à la v a l i d i t é du d i a g n o s t i c ; o n aurait pu c o n s i d é r é r a l o r s le j e u n e p u b e r t a i r e c o m m e un caractériel ou
c o m m e un sujet plus ou m o i n s o r i g i n a l . A u test de R o r s c h a c h pratiqué à ce m o m e n t , l'ensemble des constatations faites d é m o n t r a i t l'existence indis-cutable d'un attachement net avec l ' a m b i a n c e . P a r contre, à l ' â g e de 18 ans 9 m o i s , l e tableau s c h i z o p h r é n i q u e est c l i n i q u e m e n t indiscutable. A u R o r s c h a c h on note des m o d i f i c a t i o n s três nombreuses, três s i g n i f i c a t i v e s (sur¬
S U M M A R Y
C l i n i c o - p h y s i o l o g i c a l r e p o r t o f the case o f a y o u n g man w i t h p h r e n i c s y m p t o m s ; the study s h o w e d that this patient e x h i b i t e d some
schizo-p h r e n i f o r m manifestations at the schizo-p u b e r t y but at this m o m e n t the d i a g n o s i s w a s not ascertained, b e i n g considered as o f neurotic o r i g i n . T h e R o r s c h a c h ¬ test then p e r f o r m e d was n o r m a l and e x h i b i t e d syntonic patterns. C o n v e r s e l y , at 18 y e a r s 9 months, the c l i n i c a l picture is o f s c h i z o p h r e n i c f r a m e ; the Rorschach-test shows m a n y a b n o r m a l i t i e s w i t h the f a d i n g o f syntonic
symp-t o m s ; h o w e v e r , symp-the pasymp-tsymp-tern w a s nosymp-t " s p e c i f i c a l l y " s c h i z o p h r e n i c . A symp-t symp-the v a n L e n n e p " f o u r picture test" there w a s a picture o f a dissociative distur-bance in the sense o f s c h i z o p h r e n i a .
B I B L I O G R A P H I E
H A R M S , E. — E s s e n t i a l s o f A b n o r m a l C h i l d P s y c h o l o g y . T h e J u l i a n P r e s s , P u b l i s h e r s , N e w Y o r k , 1953. K O R N F E L D , M . — T h e d e v e l o p m e n t o f s c h i z o p h r e n i c s y m p t o m s in y o u n g c h i l d r e n . T h e N e r v o u s C h i l d . , 10:112, 1952. M A R G U L I E S - M E H R , H . — T h e a p p l i c a t i o n o f p s y c h o l o g i c a l t e s t s a n d m e t h o d s t o s c h i z o p h r e n i a i n c h i l d r e n . T h e N e r v o u s C h i l d . , 10:63, 1952. M U L L E R - H E G E M A N N , D . — D i e P s y c h o t e r a p i e b e i s c h i z o p h r e n e n P r o z e s s e n . E d i t . S. H i r z e l , L e i p z i g , 1952. N E U B A U E R , P . B . — S c h i z o -p h r e n i a in a d o l e s c e n c e . T h e N e r v o u s C h i l d . , 10:129, 1952. P I O T R O W S K I , Z . A . e t L E W I S , N . D . C. — A n e x p e r i m e n t a l R o r s c h a c h d i a g n o s t i c a i d f o r s o m e f o r m s o f s c h i z o p h r e n i a . A m . J. P s y c h i a t . , 107:360, 1950. S C H U L T Z H E N C K E , H . — D a s P r o -b l e m des S c h i z o p h r e n i e . G e o r g T h i e m e , S t u t t g a r t , 1952. T R A M E R , M . — L e h r -b u c h d e r a l l g e m e i n e n K i n d e r p s y c h i a t r i e , ed. 3. E d i t . B . S c h w a b e & C o . , B a s e l , 1949.