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liza sobre os princípios orientadores e m obili-zadores dos movimentos sociais atuais que de-notam o estágio de compreensão das principais frentes de luta locais e internacionais na cons-trução de um a sociedade verdadeiramente de-mocrática. Concordo também com a avaliação de Am in , adotada pelos autores, sobre as ex-pressões atuais da “n ova fase de luta social”, mas me parece excessivamen te otimista a con-clusão dos autores de que esteja “surgindo um novo super-poder global”, pelo fato de que ve-nha crescendo nos movimentos sociais a
capa-cidade e força para propor alternativas de paz,
desenvolvimento e democracia em todo o mundo.
A m eu ver, sobre esse últim o ponto, a questão cen tral reside com o desafio à capacidade dos movimentos sociais apresentarem estratégias e táticas que redundem na transformação do pa-pel do Estado e em form as de alin ham en to e in tegração region al fren te ao esgotam en to do modelo neoliberal e às imposições dos grandes globalizadores.Referências bibliográficas
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Mondialisation et mouvements
"altermondialistes":
contribution au débat
Globalização e m ovim en tos
“alterm ondialistas”:
contribuição ao debate
Annie T hébaud-M ony
1Dans leur article, C. E. Siqueira; H. Castro & T. Araújo présen ten t un e revue bibliographique très complète d’analyses critiques de la
globali-zação
n éolibérale et de ses effets san itaires et sociaux. Ils explorent aussi de façon approfon-die l’ém ergen ce d’un e con testation m on diale de cetteglobalização
à travers un foisonnement d’initiatives et de luttes visant à résister à cette form e nouvelle de l’im périalism e. En particulier, ils font apparaître une dimension très im -portan te de ces “n ouveaux m ouvem en ts so-ciaux”, à savoir l’organisation en “réseau” et le recours aux form es m odernes de com m unica-tion, en particulier internet.En cohéren ce avec l’an alyse proposée par les auteurs, ce com m en taire revien dra sur ce double processus historique de la fin du XXe et du débu t du XXIe siècle: la
globalização
(en français:mondialisation) et les contre-pouvoirs
qui tentent de s’organiser non seulement pour résister à la destruction sociale mais aussi pour élaborer des alternatives opposant la légitimité des droits fon dam en taux à la dom in ation par le “marché”.Les contradictions de la
globalização
corporativa neoliberal
Dans la prem ière partie de leur article, les au-teu rs m on tren t la con stru ction de ce qu i est bien plus que l’unification du champ économi-que à l’échelle mondiale, à savoir une nouvelle form e de l’im périalism e capitaliste am éricain fondé sur un système idéologique qui consacre la légitimité de la “dolarisation ” de l’économie, la réduction du rôle de l’état national dans les choix politiques et sociaux de développem ent et l’internationalisation de l’économie de cha-que pays au profit de la “com munauté” des ac-tion n aires des plu s gran des m u ltin aac-tion ales mondiales.
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Cette analyse rejoint celle de P. Bourdieu (2002). Au cours d’une conférence donnée à l’université Keisen, à Tokyo, le 3 octobre 2000, il in sistait n otam m en t su r le dou ble sen s de la
globalização.
Dans son sens descriptif laglobali-zação
désigne l’unification du marché mondial. Dans son sens prescriptif elle est une politique écon om ique visan t l’élim in ation de toutes les régulations nationales considérées com m e un obstacle à l’expansion des entreprises multina-tionales. P. Bourdieu met en évidence comment ce n ouveau visage politique de la dom in ation est “l’universalisation des caractéristiques par-ticulières d’une économ ie im m ergée dans une histoire et un e structure sociale particulière, celles de la société américaine […] modèle qui se trouve institué à la fois en destin inévitable et en projet politique de libération un iverselle” (Bourdieu, 2001).Il insiste aussi sur les avanta-ges compétitifs permettant aux Etats-Unis d’im-poser au monde leur propre modèle (avantages fin an ciers, écon om iques, culturels et lin gu is-tiques, et enfin symboliques).Dan s la m ise en application de cette poli-tique, le travail et les règles qui le régissent oc-cupen t un e place cen trale. Or le droit du tra-vail et de la protection sociale connaît une his-toire bien différente aux Etats-Unis et en Euro-pe. Les Etats-Un is n ’on t jam ais con n u l’Etat-providence, à savoir un “bien-être social” fon-dé sur la solidarité et garanti par l’Etat-nation. En revanche, c’est l’Etat-providence qui a per-mis en Europe l’émergence de formes durables de sécurité économique et de protection socia-le pou r presqu e tou tes socia-les catégories sociasocia-les (les travailleu rs m igran ts en ayan t été cepen -dant le plus souvent exclus de manière plus ou moins explicite selon les pays). En effet, même si les inégalités sociales sont une des caractéris-tiques des sociétés industrielles du “vieux con-tin en t”, l’Etat-providence a été, en Europe, le garan t d’un e certain e redistribution effective de la richesse et surtout l’instauration de nor-m es du travail in clu an t des garan ties sociales durables attachées au con trat de travail. Au nom de la
globalização, sous couvert de
compé-titivité des en treprises européen n es et sous la pression des plus puissan tes d’en tre elles, les Etats-nation de l’Union Européenne ont accep-té de ren on cer aux acquis de plus d’un siècle d’histoire sociale pour s’inscrire dans le “m o-dèle” américain: chômage, érosion des droits à la santé, à la retraite, à un revenu décent…Un choix politique d’organ isation du tra-vail est au cœ u r de la destru ction de
l’Etat-providence. Il s’agit de la généralisation des re-lations de sous-traitance –ce que les brésiliens appellent la
terceirização
(Druck, 1999) –qui a en traîn é en Eu rope u n e rem ise en cau se très profonde des droits des travailleurs en m atiè-re de salaire, de protection sociale et de négo-ciation. Divisant les travailleurs entre eux, elle a érodé les capacités de m obilisation du sala-riat européen également fragilisé par le recours m assif au travail tem poraire (Thébaud-Mony, 1993, 2000).La contradiction majeure de la
globalização
néolibérale est celle-ci: “aujourd’hui, l’Europe est u n con tin en t en voie de sou s-développe-ment”. De la Suède à l’Espagne, de l’Angleterre à la Grèce, les inégalités se creusent, la m isère s’étend, les infrastructures routières, ferroviai-res, urbaines s’usent, la pollution atm osphéri-qu e ren d u n e ville com m e Paris irrespirable, des centaines de m illiers de friches industriel-les polluantes constituent une m enace perm a-nente pour la santé des populations… Pendant ce temps, Coca-Cola, Mac-Donald et Microsoft règnent comme autant de symboles du modèle am éricain de production et de consom m ation que laglobalização
a universalisé.Les “nouveaux mouvements sociaux”: force et fragilité
Les nouveaux m ouvem ents sociaux qui se dé-veloppent en contestation de cette
globalização
sont bien ce que disent les auteurs de l’article: souvent développés en réseau, pauvres en mo-yen s m ais u tilisan t in tern et pou r déclen cher d’un bout à l’autre de la planète des actions en faveur de la justice, de la santé, de la citoyenne-té. A l’heure où le Forum Social Européen se réu-n it à Paris du 12 au 15 réu-n ovem bre 2003, “pour u n e Eu rope des droits dan s u n m on de san s guerre”,l’expansion de tels mouvements amè-ne à réfléchir à ce qui fait leur force et leur fra-gilité. L’exem ple du réseau in tern ation al Ban Asbestos perm ettra ce regard critique (Websi-te: www.lkaz.demon.co.uk).871
l'amiante (Giannasi, 2002). Dans le cadre de ce réseau, le développement des échanges et la dif-fusion des informations par internet ont rendu possibles l’organisation et la réalisation du Con-grès Mondial de l'Amiante à Osasco, lieu sym-bolique de la genèse de la lutte contre l'amiante au Brésil et prem ière com m un e de ce pays à prendre une décision d’interdiction en décem-bre 2000. Ce congrès a rassemblé des représen-tants du m ouvem ent associatif de lutte contre l'amiante, du mouvement syndical et des scien-tifiques de trente six pays différents.
Le réseau international Ban Asbestos tire sa force de deux types de coopération. La premiè-re concerne le partage des connaissances issues de l'expérien ce des victim es et de celle des scientifiques indépendants de l'industrie, con-duisan t, par exem ple, à dégager de n ouvelles priorités de recherche en fonction des besoins des victimes. La toxicité de l’amiante n’est plus à démontrer. Le mouvement Ban Asbestos dé-nonce le gaspillage de moyens accordés par les états et la recherche publique à des recherches centrés sur cet unique objectif. Des structures de vigilance sanitaire pour l’accom pagnem ent médical des exposés à l’amiante, une recherche clinique perm ettant l’am élioration des condi-tion s m édicales et sociales de prise en charge des m alades, l’évaluation des systèm es d’in -demnisation sont quelques uns des thèmes pri-oritaires ayan t ém ergé des débats en tre victi-mes, scientifiques et professionnels de la santé présents à Osasco et mobilisés pour le dévelop-pem en t d’un e recherche scien tifique orien tée par les besoins des malades et de la prévention.
Le second type de coopération est le parta-ge d'expériences entre les collectifs de victimes ou de soutien aux victim es des différents pays participant au réseau. Dans ce partage, les nations dom inant le systèm e économ ique m on -dial n 'on t pas de leçon à don n er: les USA on t pratiquement cessé d'utiliser l'amiante mais ne l'on t pas in terdit; le Can ada se pose toujours com m e défen seur de la lutte des in dustriels pour le m ain tien du m arché m on dial de l'a-miante. Les luttes qui se développent au Brésil, en In de, au Pérou ou en Afrique du Sud son t exem plaires pou r les victim es et m ilitan ts du Québec qui, tout récem m ent, ont créé une as-sociation des victimes de l’amiante.
Le réseau in tern ation al Ban Asbestos per-met la socialisation des actions menées dans les différen ts pays, n otam m en t devan t la justice. La légitim ité des stratégies de “dou blestan -dard” et l'impunité des industriels responsables
de la maladie et de la mort de millions de victi-mes dans le monde sont radicalement mises en cause devant les tribunaux. Les avocats de mil-liers de mineurs sud-africains ont ainsi plaidé à Lon dres con tre la firm e m ultin ation ale Cape Asbestos qui exploitait les m ines d’am iante en Afrique du Sud. Ils ont obtenu gain de cause de-van t les tribun aux an glais (Meeran , 2003). Il s'agit de la reconnaissance par la justice de la lé-gitimité des droits défendus par les victimes de l'amiante, quel que soit leur pays d'origine, con-tre la légitimité à tuer d'une encon-treprise occiden-tale, quelle que soit sa puissance.
Un e certain e fragilité des m ouvem en ts al-term on dialistes persiste cepen dan t. Les partis politiqu es tradition n ellem en t de gau che et le m ouvem en t syn dical son t len ts à pren dre la m esu r e d es ch an gem en ts n écessair es, r ésis-tant au caractère subversif de ces mouvements. Jusqu’à présent, les questions de santé au tra-vail sont le plus souvent prisonnières de la con-tradiction en tre em ploi et san té, en traîn an t une certaine crainte syndicale face à la radicali-té d’un e m esure telle que l’in terdiction totale de l’am iante. Le rêve socialiste et syndical de-m eu re de récon cilier san té des travailleu rs et productivité. Les m ouvem ents sociaux contre la
globalização
refusent de continuer la fuite en avan t gén érée par ce rêve au xqu els partis et syndicats traditionnels adhèrent toujours.Co nclusio n
H istoriqu em en t, la tran sform ation sociale a toujours émergé de mouvements de résistance aux formes établies de la domination. Seattle… Porto Alegre… mais aussi ces multiples réseaux tissant leur toile autour de la planète sont au-tan t de raison s d’espérer qu’un autre m on de devienne possible.
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Os autores respondem
The authors reply
Globalização e movimentos sociais:
novos elementos para a discussão
Globalization and social m ovem ents:
new elem ents for discussion
Em prim eiro lu gar gostaríam os de agradecer aos debatedores do nosso artigo, que o enrique-cem com suas pertinentes observações e críti-cas. Trataremos de respondê-las sem pretender discutir todos os tem as abordados, porque ré-plica de tal magnitude demandaria maior espa-ço e, talvez, até um outro artigo.
Os comentários de Heleno Rodrigues Cor-rêa Filho e Guilherm e Franco Netto resum em vários dos principais conceitos e questões apro-fu n dadas n o artigo e apresen tam su as visões sobre os aspectos que consideram mais impor-tantes. Consideram os que am bos apontam de form a clara e sucin ta as prin cipais idéias que, no nosso entender, merecem debate contínuo e aprofun dado en tre profission ais da área de saúde pública no início deste novo milênio. Os com en tários feitos por Lilian Maga-lhães, Paulo Pena e Annie Thébaud-Mony adi-cion am im portan tes con tribuições ao debate, proporcionando redimensionamento das ques-tões abordadas e construção de novos olhares. No comentário intitulado “Enfrentando a glo-balização: construindo o novo, muito além dos protestos”, Lilian suscita relevante reflexão so-bre o caráter da estruturação atual de uma no-va ordem social. A perspectino-va apon tada pela autora recupera a dim en são de pro cesso, ressaltando que, no m om ento atual, encontram -se em disputa muitos e variados interes-ses, -seja na esfera de antagonismo extremo (como entre os grupos que defendem e os que combatem o neoliberalismo), seja no âmbito de confluência de in teresses (com o n o caso dos m ovim en tos sociais de enfrentamento ao neoliberalismo).
Con sideram os que esses processos con sti-tuem, de fato, espaços de conflitos, por um la-do, e espaços de coesão por outro. Nesse senti-do, processos m ais am plos ainda estariam por serem definidos e consolidados; ou na perspec-tiva de fortalecim en to da apreen são das dife-renças a partir de um sistema ancorado na sua desqu alificação (operan do n a perspectiva da massificação de comportamentos e valores), ou n a direção de afirm ação das diferen ças com o elemento estruturador das relações sociais plan etárias, fuplan dado plan a diversidade e plan a dim eplan -são humanizante das relações.
Os aspectos trazidos à discussão nos permi-tem pensar as possibilidades postas e resgatam o papel dinâmico da ação coletiva como impulsionadora da realidade social. Ao mesmo tem -po, trazem um importante alerta sobre os limi-tes que os movimentos de enfrentamento e re-sistên cia ao n eoliberalism o podem en sejar. A conformação social que a história humana de-sen volveu ao lon go dos an os, especialm en te sob a égide do capitalism o, estruturou am plo processo de segregação social, racial, sexual e religiosa. Portanto, o movimento de resistência ao neoliberalismo, embora tenha sido capaz de incorporar m últiplos atores, deve tam bém es-tar aten to para a diversidade em seu in terior, fortalecen do um con tín uo m ovim en to de re-flexão sobre esses aspectos.
No comentário “Por um agenda global para m ovim en tos sociais” é discutida um a outra vertente dos problem as enfocados: os poderes paralelos, como aquele gerado pelo processo de expansão do narcotráfico. Os aspectos trazidos à discussão são desenvolvidos a partir do con-ceito de exclusão social (ou de desfiliação so-cial, com o propõe Castells), revigorado pela reestruturação dos processos produtivos e a con stituição do cham ado “desem prego estru -tural em massa”. A avaliação dessa situação, de fato, é de gran de im portân cia para a com -preensão da conform ação social atual do Bra-sil, contexto no qual o autor focalizou sua aná-lise. A “guerra social” referida revela os efeitos perversos da n ova organ ização das relações econômicas, culturais e sociais, que faz emergir estruturas paralelas de poder. A reflexão sobre essa “n ova” e crescen te parcela de excluídos, sem dúvida, represen ta n ovo desafio, para o qual também se fará necessária a busca de for-mas alternativas de enfrentamento.