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A OBSERVAÇÃO PARTICIPANTE

No documento Lideranças e cultura colaborativa (páginas 53-58)

PARTE II. Estudo Empírico

4. A OBSERVAÇÃO PARTICIPANTE

La passivité du consommateur des médias et surtout audiovisuels est critiquée aux seins des débats abordés à ce sujet et c’est ce que nous souhaitons éclairer.

Le consommateur des médias audiovisuels est rapproché d’une passivité physique marquée par l’absence de l’effort qui lui permet de les suivre. Ceci veut dire que ce consommateur après avoir eu accès aux dispositifs médiatiques ne fait plus d’efforts pour en profiter et il lui suffît de les mettre en marche et commencer à en exploiter. Si nous comparons ici la pratique de lecture d’un livre à celle de regarder la télévision, nous nous rendons compte que pour lire un bouquin il faut faire tout d’abord, l’effort de le choisir et puis d’aller le chercher et ensuite commencer à le lire. Cela n’est pas de tout le cas de regarder la

1 Cluzel Jean (sous dir)., Jeunes, éducation et violence à la télévision, Paris , 2003, p.27.

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télévision pour laquelle il suffit de l’allumer en toute facilité et commencer à regarder en toute tranquillité et même zapper d’une chaîne à l’autre pour chercher ce qu’il souhaite regarder. Grâce à cette facilité d’utilisation marquée par les dispositifs médiatiques une telle passivité chez le consommateur voit le jour.

Nous pouvons aussi parler d’une autre forme de passivité du récepteur et du consommateur des médias audiovisuels. Il s’agit d’une passivité selon laquelle le consommateur n’a pas le pouvoir ni de critiquer, ni d’évaluer ce qu’est présenté par ces médias et a le sentiment de croire à ce qu’ils offrent plus que de le mettre en doute. Ceux qui avancent cette vision comptent sur la grande capacité des médias d’influencer sur les publiques et de former l’opinion publique et surtout de pouvoir maîtriser la réaction attendue par ces publics et la gérer selon leur intérêt.

En contre partie, nous avançons un autre point de vue opposé à celui que nous venons d’aborder selon lequel cette passivité du récepteur peut se transformer en réaction très influente sur ces médias. Il est évident que les médias possèdent toujours une capacité d’influencer, de séduire, d’attirer et de former ou de manipuler l’opinion publique mais l’individu aujourd’hui n’est pas naïf. En effet, grâce à la diversification de l’offre médiatique, il est capable de réagir et d’avoir un avis personnalisé vis-à-vis de tout ce qui se passe dans le monde.

Les médias ont aujourd’hui plus que jamais de quoi s’inquiéter en ce qui concerne leur capacité d’influencer sur les publics. Ceux derniers deviennent de plus en plus attentifs à ce qu’ils reçoivent et très vigilants en choisissant les médias qu’ils suivent. Une telle capacité de réagir est marquée par les récepteurs par le choix du média et même du programme à suivre. L’audience peut apporter un indicateur très significatif de la réaction du public et faire une grande alerte aux responsables des médias.

Nous soulignons dans ce contexte l’importance indispensable de ce qu’on appelle l’éducation aux médias qui est définie come « une éducation critique à la lecture des médias, quel que soit le support (écrit, radio, télévisé). L’objectif est de faciliter une distanciation par la prise de conscience des fonctionnements des médias, de leurs contenus comme de la mise en perspective des systèmes dans lesquels ils évoluent1 Grace à cette éducation on peut expliquer à tout le monde le fonctionnement des médias et apprendre à l’individu d’avoir le sens de la critique et de l’évaluation de ce qui est présenté par les médias. Certes, cette tâche commence dans la famille où les parents doivent assumer leur responsabilité de ne pas laisser

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leurs enfants seuls affronter les médias. Cette tâche ne doit pas s’arrêter à la famille mais l’école joue un rôle important dans le fait d’expliquer aux élèves comment fonctionnent les médias et leur apprendre à analyser, à discuter et à réfléchir sur les contenus médiatiques qu’ils reçoivent.

Au sujet de l’importance de l’éducation aux médias, nous pouvons rappeler que la France a mis en place à partir de 1979 le programme interministériel « Formation de Jeune Téléspectateur Actif » (JTA) qui a pour but de rendre ce téléspectateur moins passif devant la télévision, en guidant ses choix d’émissions et en le formant à mieux déchiffrer les messages audiovisuels et en favorisant chez l’enfant et ainsi chez l’adolescent la compréhension de l’univers médiatique.

Nous tenons à la fin de cette réflexion à expliquer les raisons pour lesquelles domine un sentiment d’urgence de la nécessité d’une éducation aux médias. L. Masterman évoque sept raisons essentielles1 expliquant l'importance accordée à l’éducation aux médias :

La consommation élevée des médias et la saturation à laquelle nous arrivons. L’importance idéologique des médias, notamment à travers la publicité.

L’apparition d’une gestion de l’information dans les entreprises (agences de gouvernement, partis politiques, ministères, etc.)

La pénétration grandissante des médias dans les processus démocratiques (les élections sont d’abord des événements médiatiques)

L’importance grandissante de la communication visuelle et de l’information dans tous les domaines (hors l’école qui privilégie l’écrit, les systèmes de communication sont essentiellement visuels)

L’attente des jeunes à être formés pour comprendre leur époque (quel sens y a-t-il à marteler une culture qui évite soigneusement les interrogations et les outa-t-ils technologiques de son temps ?)

La montée nationale de toutes les technologies de l’information (quand l’information devient un produit, son rôle et ses caractéristiques changent.)

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