7. Anexos
7.3. Anexo III:
Lorsque la fibre musculaire est à l'état de repos, la longueur d'un sarcomère est d'environ
2/im. L'interpénétration des filaments est partielle et la région centrale de la zone A ne
comporte que des filaments de myosine (zone H).
Huxley (1963) a montré que les filaments d'actine et de myosine ont une longueur
constante. Cette longueur est identique chez tous les vertébrés, quel que soit le muscle
examiné, que le muscle soit raccourci ou étiré. La longueur d'un sarcomère, elle, peut
varier entre 1,5/t et 3,5/i en fonction du degré d'étirement de la fibre musculaire (fig.4).
---1.5 yuni--- ►
I (((((( I
--- 2.25 yi» ni---►
I m))) (((((( ]
^---3.5 --- ►
Fig.4 - Variation de longueur d'un sarcomère
En effet, lors d'un changement de longueur de la fibre musculaire (allongement ou
raccourcissement), la longueur de la bande A reste constante; par contre la longueur des Vi
bandes I et la bande H est modifiée.
Lors d'une contraction concentrique, les filaments d'actine glissent entre les filaments de
myosine qui restent immobiles (Huxley, 1957). Le glissement des filaments est provoqué
par la formation et la destruction cyclique de ponts formés entre les molécules de myosine
et les molécules d'actine .
Ce cycle comporte les étapes suivantes:
attachement des têtes de myosine aux molécules d'actine par pliure d'une région
spécifique du filament de myosine ( fig.Sa);
bascule des têtes de myosine entraînant le déplacement des filaments d'actine vers
l'intérieur du sarcomère. Les métabolites (ADP + Pi) fixés sur la tête de myosine
se détachent ( fig.5b);
fixation d'une molécule d'ATP sur la tête de la myosine et hydrolyse de cette
molécule d'ATP en ADP + Pi par action de l'ATPase permettant à la tête de
myosine de se détacher du filament d'actine et de former un nouveau cycle (fig.5c).
L'ensemble de la manoeuvre aboutit à un avancement des filaments d'actine au
sein des filaments de myosine et à un raccourcissement du sarcomère .
actine
myosine
A
C
BFig.5 - Illustration adaptée d’une séquence d'événements produisant le glissement du filameru d'actine lors de la contraction (adaptée d'après Marieb, 1993)
Au repos, les forces d'attraction entre les filaments d'actine et de myosine sont inhibées,
mais le passage d'un potentiel d'action sur la membrane de la fibre musculaire libère
l'ion Calcium ( Ca^^) du RS dans le sarcoplasme entourant les myofibrilles. Celui-ci
diffuse entre les filaments d'actine et de myosine et déclenche leur interaction,
responsable de la contraction.
La myosine, filament épais, est maintenu au centre des sarcomères grâce à l'existence de
filaments connecteurs constimés par des proteines appelées connectines (fig 6). La
connectine est formée d'un mélange de proteines dont la titine est le principal constituant.
11 semblerait que cette proteine présente comme caractéristique principale une importante
flexibilité (Waterman-Storer, 1991).
connecting thin thick filament niameot f4ament
I-briOge A-bridge M-bhdge 43 nm Z-iine
--- I-barvd *4- ■ A-band - — , __1-band______
sarcomère
Fig.6 - Structure d'un sarcomère (d'après Pollack, 1990)
Le filament d'actine est composé de trois éléments: l'actine, la tropomyosine et la
troponine (fig.7). Dans les conditions de repos, les sites d'attachement des têtes de
myosine situés sur les filaments d'actine sont masqués par la tropomyosine.
A c t in e /
Tr opomyosine
Fig. 7 - Structure de la F-actine
Deux chaînes d'unités globulaires de G-actine s'enroulent l'une autour de l'autre. Elles sont intimement liées au complexe tropomyosine et troponine (d'après Ebashi et Endo, 1968)
Un complexe de trois molécules globulaires troponine I, T, C sert à fixer la tropomyosine
à l'actine. La première de ces protéines globulaires (troponine I) a une forte affinité pour
l'actine, la deuxième (troponine T) pour la tropomyosine et la troisième (troponine C)
pour Ca^"^. Lorsque le calcium libéré par le réticulum sarcoplasmique se fixe sur la
troponine C, celle-ci subit un changement de conformation qui entraîne un déplacement de
la molécule adjacente de tropomyosine. Il en résulte un démasquage des sites de fixation
des têtes de myosine sur l'actine permettant ainsi l'interaction des myofilaments
contractiles.
L'activation des protéines contractiles est donc le résultat de la fixation du Ca^^ sur les
sites spécifiques des myofilaments d'actine. Dès que la concentration sarcoplasmique en
calcium (Ca^^) diminue, le complexe troponine C - Ca^''' se dissocie et l'interaction entre
l'actine et la myosine s'arrête.
La relaxation consécutive à la contraction est un phénomène actif consommant de
l'énergie (ATP). En effet une pompe à calcium située dans la membrane de réticulum
sarcoplasmique repompe le calcium du sarcoplasme, la tropomyosine masque à nouveau le
site actif de l'actine, la contraction prend fin et les filaments reprennent leur position
initiale. La diminution du taux de calcium dans les myofibrilles entraîne donc le relâche
ment de la contraction musculaire ou relaxation.
La source instantanée d'énergie pour la contraction musculaire est fournie par l'hydrolyse
de la molécule d'ATP en ADP et phosphate inorganique. La quantité d'énergie dégagée
par cette hydrolyse est suffisante pour assurer la formation de ponts entre les filaments
d'actine et de myosine. Cependant les réserves d'ATP dont disposent le muscle sont
faibles, elles ne permettent de faire un exercice maximal que pendant une à deux
secondes. Cela signifie qu'un mécanisme doit entrer en action pour réaliser une resynthèse
immédiate d'ATP. La phosphocréatine (PC) constitue donc le premier réservoir
d'énergie. Lors de la contraction, une transphosphorylation catalysée par la créatine
phosphokinase génère l'ATP nécessaire aux dépéns de la réserve en phosphocréatine. Ce
mécanisme ne fonctionne cependant que durant quelques secondes, jusqu'à ce que l'apport
de PC soit épuisé. Pour des efforts plus longs, le muscle utilise d'autres substrats
énergétiques comme le glycogène par les voies de la glycolyse aérobie et anaérobie et les
triglycérides.
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O caminho percorrido
(páginas 99-119)