RECONHECIMENTO DA NECESSIDADE DE HARMONIZAÇÃO – O CASO DO JULGAMENTO NA AUSÊNCIA
2. O T RATADO DE L ISBOA E A D IRECTIVA 2016/
2.1. Art 8.º, n.º 2, al a), da Directiva
I
g=|G~|,
I
t= 0 (2.28)
En utilisant la dérivée partielle première, nous vérifions que le contour est alors défini par le
lieu des maxima de la norme du gradient dans la direction du gradient, remarque déjà notée
auparavant.
En dérivant à nouveau l’équation (2.27) pour l’obtention des dérivées secondes partielles
rela-tives aux équations du système (2.26) :
(
I
gg=I
xxcos
2(θ
G) + 2I
xycos(θ
G)sin(θ
G) +I
yysin
2(θ
G),
I
tt=I
xxsin
2(θ
G)−2I
xycos(θ
G)sin(θ
G) +I
yycos
2(θ
G) (2.29)
avecI
gg=
∂∂22Ig,I
tt=
∂∂22It,I
xx=
∂∂22xI,I
yy=
∂∂22IyetI
xy=
∂x∂y∂2I.
Comme cela est indiqué précédemment, l’utilisation de la dérivée seconde permet de faire
cor-respondre les contours au passage par zéro de cette dérivée, ce qui revient à écrire l’équation
ci-dessous :
I
gg= 0 (2.30)
Donc en remplaçant les termescos
2(θ
G)etsin
2(θ
G)par leurs expressions, l’équation du contour
devient :
I
xxI
x2+ 2I
xyI
xI
y+I
yyI
y2= 0 (2.31)
Contrairement au gradient, la dérivée seconde n’est pas une grandeur vectorielle, sa
manipula-tion est donc lourde. De plus, pour extraire le contour il faut calculer cinq dérivées partielles
(voir 2.31). Pour simplifier alors le calcul, il est souvent fait appel à une grandeur scalaire telle
que le laplacien. Invariant par rotation, le laplacien est donné par la somme des dérivées
par-tielles secondes :
∆I =I
xx+I
yy(2.32)
Dans le repère local(g, t), en faisant la somme des deux composantes cette égalité suivante est
obtenue :I
gg+I
tt=I
xx(cos
2(θ
G) +sin
2(θ
G))) +I
yy(cos
2(θ
G) +sin
2(θ
G))). A partir de cette
dernière, il est facile de déduire que le laplacien peut alors être donné par :∆I =I
gg+I
tt. La
composanteI
ttreprésente la dérivée seconde calculée dans la direction orthogonale au gradient
qui correspond à la courbure du contour au niveau du point considéré. Donc si cette courbure est
faible alors la composanteI
ttpeut être négligée, ce qui permet d’obtenir∆I =I
gg. En utilisant
cette hypothèse, le lieu des maxima du gradient dans la direction du gradient peut être assimilé
par le lieu des passages par zéro du laplacien∆I = I
gg= 0. Cette propriété est utilisée dans
les approches de détection de contours dites par passage de zéro du laplacien.
Nous présentons dans les sous-parties qui suivent un certain nombre de techniques utilisées pour
la détection de contour afin de parvenir à effectuer une étude comparative entre ces algorithmes
classiques et celui défini par les modes glissants adaptatifs d’ordre supérieur. Nous pouvons
classer ces techniques en trois catégories : approche différentielle, approche analytique,
ap-proche via les modes glissants adaptatifs. Pour la dernière apap-proche, une simple extension des
résultats du chapitre 1, pour un signal bidimensionnel sera expliquée.
2.3.2 Approche différentielle
Un très grand nombre d’opérateurs de détection de contours est disponible dans la littérature,
chacun étant conçu pour être sensible à certains types de contours. Nous décrivons dans cette
2.3. Application 2D : détection de contours 87
approche uniquement les techniques locales différentielles où l’estimation des dérivées
par-tielles du premier et du deuxième ordre sera considérée. En fait, ces méthodes se fondent sur
l’estimation du gradient et du laplacien en chaque point de l’image. Or l’image étant par nature
discrète, il est alors nécessaire d’utiliser des approximations discrètes de ces opérateurs
dif-férentiels. Selon l’approximation à effectuer, un masque de petite dimension sera alors défini,
avec lequel l’image considérée sera convoluée. Dans le cas de la dérivée première, nous nous
limitons uniquement à la description du masque de gradient et celui de Prewitt.
Pour chaque opérateur deux masques sont définis de façon à pouvoir estimer le gradient de
l’image dans les deux directions orthogonales.
Dans le domaine discret, nous pouvons approximer les dérivées partielles premières de l’image
en chaque point par la façon la plus simple :
I
x(i, j)≈I(i+ 1, j)−I(i, j) = (I∗G
x)(x, y),
I
y(i, j)≈I(i, j)−I(i, j−1) = (I∗G
y)(x, y),
(2.33)
où ∗ représente le symbole de convolution. Cette approximation revient à convoluer l’image
par deux masquesG
xetG
yqui représentent respectivement une estimation du gradient suivant
l’axe horizontal et vertical et qui sont définis par :
G
x= [−1 1], G
y= [1 −1]
T(2.34)
Cette approximation de base définie deux masques à deux éléments. Elle est connue sous le nom
de masque de gradient. De fait, il s’agit d’un filtre passe-haut permettant d’estimer la dérivée
par tout simplement une différence finie discrète, ce qui rend ce type d’opérateur très sensible
au bruit.
Pour s’affranchir du bruit, d’autres opérateurs existent comme l’opérateur de Prewitt. Pour ce
dernier, le calcul du gradient est mené par l’intermédiaire d’une paire de masques de convolution
(3 ×3) (voir figure 2.10), le premier estimant un gradient vertical et le second un gradient
horizontal. Comme le premier opérateur, le deuxième masque se déduit du premier par une
rotation de−
π2
.
(a) Gradient vertical (b) Gradient horizontal
F
IGURE2.10 – Masque de Prewitt.
Par rapport au précédent, ce masque a l’avantage de produire deux effets. Outre le calcul du
gradient dans une direction, cet opérateur effectue un lissage dans la direction orthogonale. Ce
lissage rend ce masque un peu moins sensible au bruit que celui du gradient. Donc convoluer
une image avec l’un des masques de Prewitt (par exemple par celui donné par la figure 2.10(b))
équivaut à la succession de deux filtres : un filtre intégrateur de masque [1 1 1]
Tdans une
di-rection et un filtre dérivateur de masque [−1 0 1]dans l’autre direction. En effet, l’action de
filtrage est opérée en moyennant selon une direction sur trois pixels sur les lignes au dessus et
au dessous du pixel central tandis que l’action de dérivation s’effectue par un calcul du gradient
entre les deux lignes.
Mise à part les opérateurs locaux déjà cités, il existe aussi des méthodes globales de détection
de contour qui consistent en l’utilisation de masque ayant un noyau de plus grande taille. Ces
opérateurs globaux ont pour intérêt de réduire le bruit mais en contre partie diminue la
préci-sion, [83].
Une fois l’approximation locale du gradient de l’image effectuée via les opérateurs décrits
pré-cédemment, la norme du gradient est alors calculée pour chaque pixel. La détermination des
extréma locaux du module fournit alors l’ensemble des points contour de l’image.
Comme nous avons signalé auparavant, la discontinuité en luminance qui marque la présence
d’un contour peut être détectée en effectuant des mesures des dérivées partielles de second ordre
de la fonctionI. A la base de ces mesures, les détecteurs de passage par zéro du laplacien ont été
proposés en 1976, [102]. Ce type de méthode utilise le fait que le passage par zéro du laplacien
permet facilement de mettre en évidence les extrémums de la dérivée. En effet, comme nous
l’avons déjà indiqué en l’absence de forte courbure, le passage par zéro du laplacien correspond
au maximum du module du gradient dans la direction du gradient.
Différentes approximations discrètes du laplacien par différences finies peuvent être utilisées.
Nous pouvons approximer le laplacien par une différence finie centrée associée au 2D :
∆I ≈I(i+ 1, j) +I(i−1, j) +I(i, j+ 1) +I(i, j−1)−4I(i, j) (2.35)
A partir de l’équation précédente, un noyau de convolution peut être donné alors par la
fi-gure 2.11.
(a) Pour la direction horizon-tale
(b) Pour la direction verticale