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Atividade 1 “Brincar com a pasta de farinha”

CAPÍTULO II- O ESTUDO

4. Descrição, Análise e interpretação dos resultados

4.1. Atividade 1 “Brincar com a pasta de farinha”

La construction d’un discours visuel (affiche) fait appel à une structure composée de langages hétéroclites (iconique, plastique et linguistique). Ainsi, le message à transmettre se fait en combinant divers paliers du texte visuel. Par conséquent, la notion d’isotopie doit être introduite ici, car elle nous permet de mieux appréhender l’organisation textuelle sous l’égide thématique et sémantique.

« Un thème générique est défini par un sème ou une structure de sèmes génériques récurrents. Cette récurrence définit une isotopie ou un faisceau d'isotopies génériques (c'est-à-dire un groupement de sèmes génériques co-réccurrents). Les isotopies génériques, et particulièrement domaniales, déterminent le « sujet » (topic) du texte, ou plus précisément elles induisent les impressions référentielles dominantes. » (Rastier 1996 : 22)

Face à de nombreux signes, l’isotopie est employée dans le regroupement de l’ensemble des termes qui véhiculent une racine sémantique commune et possédant la même importance du point de vue du contenu. L’isotopie fusionne ainsi la totalité des termes quelle que soit leur nature, de transmettre une idée commune et afin de maintenir la cohérence d’une affiche. Cette notion permet ainsi une organisation cohérente des signes en rendant l’affiche homogène.

L’isotopie est donc « cette homogénéité de niveau que crée la reprise, l’itération d’une même unité de sens tout au long d’un texte ou d’un propos. » (Floch 2005 : 29)

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L’articulation de plusieurs niveaux à travers une répétition immanente rend le discours harmonieux et corrélé. Plusieurs catégories sémantiques s’entremêlent pour établir une représentation unifiée et enrichissante du sens du message.

Niveau profond - Carré sémiotique

Le carré sémiotique décrit d’une manière synthétique l’articulation logique de transformation du sujet d’actant basé sur une même catégorie sémantique dans un discours, il met ainsi en relation dynamiquement une dramaturgie des positions du sujet. Par ailleurs, le carré sémiotique appartient au niveau profond des structures sémio-narratives et constitue une structure centrale sur le plan sémantique de la construction. Le carré sémiotique révèle un micro-univers sémantique et se compose d’isotopies. Selon le principe du binarisme de catégorie, le point de départ est à l’origine d’une relation tout naturellement logique, d’une opposition de contrariété ou de présupposition, comme le sont par exemple les termes contraires « vivant/mort ». Selon l’axe sémantique le terme « vivant » ne se comprend que par rapport au terme « mort », et où chaque état implique l’autre. Cette relation peut évoluer et s’approfondir à travers une relation de contradiction ou de subcontraire avec la mise en négation de chacun des termes primitifs de la catégorie sémantique, tels que respectivement « vivant/pas vivant » et « mort/pas mort ». Les termes « vivant/pas mort », « mort/pas vivant » établissent une relation de complémentarité. Voici l’exposé ci-après du carré sémiotique relatif à « vivant/mort », visualisant les relations hiérarchisées entre les termes :

Schéma 12° Carré sémiotique vivant/mort

Horizontal : Relation de contrariété - vivant/mort (termes contraires)

Oblique : Relation de contradiction – vivant/pas vivant, mort/pas mort (termes subcontraires)

Vertical : Relation de complémentarité – vivant/pas mort, mort/pas vivant La projection de la catégorie sémantique « vivant/mort » dans le carré sémiotique nous permet d’identifier le micro-univers associé : les deux termes primitifs, les deux autres termes avec la négation respective des primitifs et même des termes complexes

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composés « mort - vivant» et « pas mort-pas vivant ». Nous pouvons par exemple analyser les termes ainsi :

Pas mort : Etat comateux Pas vivant : Etat végétatif

Vivant-mort : « Vivre comme un robot » Pas mort-pas vivant : Robot

Le carré sémiotique « fait reconnaître quatre termes isotopes : quatre positions de sens interdéfinies par trois types de relation et par deux types d’opération. » (Floch 1995 : 147).Les quatre positions de la même catégorie sémantique aboutissent réciproquement l’une à l’autre grâce à trois relations et établissent ainsi un micro-univers homogène. Le carré sémiotique est une topographie des relations autant statique que dynamique : il met en relation des positions (statut : état ou action) totalement différentes d’un parcours selon des règles. Ce modèle simple et économique (deux opérations et trois relations) établit un réel parcours dans la visualisation de la mise en mouvement de la signification, « des conditions minimales de sa production ou de sa saisie » (Floch 1995 : 29).

Dans le schéma de Basso Fossali, le statut est une équivalence du légisigne symbole rhématique qui insiste sur le rhème par rapport aux deux autres expressions légisigne symbolique argument et légisigne symbolique dicent. S’opposant au thème désignant l’objet (l’intentionnalité) d’un texte, le rhème renvoie au propos d’un texte dévoilant un statut (état/position) particulier et possible à un moment donné du parcours narratif.

Figure 17

Transcription : La prevención del VIH-SIDA reponsabilidad de todas y todos Traduction : Prévention du VIH/sida, responsabilité de toutes et tous

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Au niveau du statut social de l’affiche, cette dernière (figure 17) est avant tout informative en véhiculant un message incitant à l’utilisation du préservatif. Elle est aussi ludique à travers cette approche comique en présentant par une narration des tentatives infructueuses du personnage.

Ce texte narratif raconte une action d’utilisation du préservatif par un rôle actant. Le personnage en tant que sujet d’état ignore, dans un premier temps, l’utilisation correcte du préservatif à travers l’énoncé d’état figurant dans la première vignette, puis procède à des essais infructueux comme par exemple d’en habiller par la suite successivement plusieurs parties de son corps dans les énoncés de faire sous l’égide de la modalité de vouloir-utiliser-le-préservatif (acte volontaire) ou devoir-utiliser-le-préservatif (acte imposé) cependant disposant de ne-pas-savoir-comment-utiliser-le-préservatif, avant de découvrir finalement, tout émerveillé, l’emplacement adéquat du préservatif sur son propre sexe (performance) via la dernière vignette de l’énoncé d’état. Dans ce contexte, le positionnement « correct » du préservatif présuppose des statuts (position) actantiels dans un procès de « fausse » utilisation. Ces statuts actantiels révèlent que l’utilisation adéquate du préservatif est le thème central du discours. En tant que possibilité de manifestation de ce thème, chaque statut est rhématique.

Dans ce discours visuel, le sujet de faire est ambigu. Nous émettons l’hypothèse que le personnage prend lui-même l’initiative d’utiliser un préservatif lançant une action autonome et volontaire, il assume ainsi à la fois le rôle de sujet de faire et de sujet d’état (épreuve décisive). Cependant, nous ne pouvons pas exclure l’existence possible d’une intervention extérieure. Les essais successifs, avant la réussite finale, sont considérés comme étant la disjonction entre le sujet et son objet, parce que le sujet d’état ne dispose pas de la modalité du savoir-comment-utiliser-le-préservatif en tant que compétence requise (épreuves qualifiante). Lors du dernier essai, le sujet réalise la performance (la conjonction) et atteindre son objectif (épreuve glorifiante) après plusieurs tentatives. Nous pouvons formuler un programme narratif (PN) ci-après résumant l’ensemble du discours :

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Le programme narratif que nous retenons présente tout simplement la quête de l’objet par le sujet, mais il ne montre pas les différentes phases de transition. Cette syntaxe narrative minimale ne suffit pas à dévoiler tous les statuts de transformation au cours de la quête de l’objet ni les modalités à suivre. Ainsi, nous pouvons déduire un carré sémantique « savoir/ignorer » à travers les statuts actantiels développés dans l’affiche :

Schéma 13° Carré sémiotique savoir/ignorer

Horizontal : Relation de contrariété - savoir/ignorer (termes contraires)

Oblique : Relation de contradiction – savoir/pas savoir, ignorer/pas ignorer (termes subcontraires)

Vertical : Relation de complémentarité – savoir/pas ignorer, ignorer/pas savoir La projection de la catégorie sémantique « savoir/ignorer » sur le carré sémiotique nous permet de reconnaître le micro-univers de l’attitude face à l’utilisation du préservatif : les deux termes primitifs (savoir/ignorer) et leurs négations (pas savoir/pas ignorer). « Savoir » signifie avoir la connaissance requise sur l’utilisation du préservatif lors de relation sexuelle. « Ignorer » désigne le fait de ne pas être informé de l’utilisation du préservatif ainsi que son rôle. « Pas savoir » indique une connaissance incomplète ou incorrecte relative au préservatif. « Pas ignorer » signale le fait de savoir mais d’oublier de l’utiliser sciemment (négliger) ou non ou même de le rejeter. Ces quatre attitudes cohabitent dans la réalité, l’affiche penche plutôt sur le parcours en allant du statut de « ignorer » l’utilisation du préservatif jusqu’à la performance de le « savoir ».

Du fait des contraintes liées à la surface disponible de l’affiche, cette dernière relate souvent la jonction entre le sujet et son objet ou sélectionne un statut narratif important

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du sujet en tant que scène iconique, et cela afin de rendre immédiatement compréhensible la scène pour le lecteur. En même temps, le plan linguistique et le plan plastique complètent la scène iconique présentée et permettent de créer un dynamisme du discours en donnant un développement à l’évènement raconté.

Ces trois expressions légisigne symbolique argument (rhétorique), légisigne symbole dicent (genre) et légisigne symbolique rhématique (statut), sont des corrélations du principe électif et du principe dissimilatif. Ces trois légisignes symboliques mettent l’accent sur la loi de constitution et de signification fournissant une norme, mais varient en argument, en dicent et en rhématique au niveau de l’organisation textuelle. La loi de la configuration textuelle vise à transmettre les messages de l’énonciateur, ce qui nous conduit à aborder l’assertion (légisigne indexical dicent) et l’assomption (légisigne indexical rhématique) en tant que stratégies énonciative et narrative.