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CAPÍTULO II REVISÃO DA LITERATURA

3. Atividade Física

3.2. Atividade Física e Funcionamento Cognitivo

Le problème du passage direct de la PSD du processus s{t) au comptage des cycles rainflow

a ensuite été résolu par une théorie rigomreuse basée, d’une part, sur la définition d’un cycle

rainflow proposée en 1987 par Rychlik [30] et d’autre part, sur la théorie des chaînes de Markov.

En effet, un cycle rainflow, tel qu’il est illustré Fig. 2.15, peut être mathématiquement caractérisé

de la façon smvante :

Considérons la contrainte s{t) où t G [0,T] et le maximiun de la contrainte M, de niveau k se

produisant au temps U. Nous pouvons définir les étendues (m[". Mi) et {Mi, ml) où :

- m~ est le minimum de s{t) qui se trouve entre le dernier passage à pente négative de s{t) par

le niveau k et le maximum Mi. Ce minimum se trouve à gauche de Mi et se produit au temps

^r-- mf est le minimum de s{t) qui se trouve entre Mi et le premier passage à pente positive de

s{t) par le niveau k. Ce minimum se trouve à droite de Mi et se produit au temps tf.

S’il n’existe pas de passage de s{t) par le niveau k avant ou après le temps U, alors respectivement

t~ — 0 ou tl = T. Le cycle rainflow extrait au temps U est alors déflni, soit comme l’étendue

{mH'/'^,Mi), soit {Mi,ml^^). Ce minimum est déterminé en apphquant la condition :

= 7 = 1 “ax(m“,mt) si t~ > 0

F

ig

. 2.15 - Caractérisation mathématique d’un cycle rainflow

L’implémentation de cette définition donne des résultats identiques à ceux obtenus en appüquant

la procédure décrite au § 2.1.4 (voir Rychlik [30]).

Ensuite, nous supposons que le processus des extrema peut être modélisé par une chaîne de

Markov. La contrainte est alors discrétisée en un nombre M de niveaux, le processus des extrema

devient alors un processus discret. Si rijk représente le nombre de transitions arrivant à un

extremum de niveau k partant d’un extremum de niveau j, la probabihté conditionnelle tjk

d’observer une transition vers un niveau k sachant que l’extremum précédent est de niveau j

peut s’écrire :

M

tjk — f^jkf ^ ^ (2.39)

m=l

Le nombre de transitions peut être observé sirr une réaüsation du processus s{t), mais également

être déterminé théoriquement à partir d’une PSD, comme nous le verrons par la suite. La matrice

T = tjk peut être divisée en deux matrices triangulaires, la matrice triangulaire supérieure

U = Ujk et la matrice triangulaire inférieure D = djk définies par :

U = Ujk = P{Mn = k\m,n-i = j) D = djk — P{mn = k\Mn-i = j) (2.40)

où l’indice n est le rang de l’extrema.

Selon la théorie des chaînes de Markov à un pas de mémoire, que suit le processus des extrema

de s{t), la probabhhté conditionnelle de transition vers un extremum de niveau k sachant que

le précédent est au niveau j est indépendante des niveaux des extrema précédents. Il est alors

possible de déterminer par manipulations matricielles sur U et D, la probabilité d’observer

un cycle rainflow (k,j) d’un maximum de niveau k vers un minimum de niveau j. Selon la

définition illustrée Fig. 2.15, elle est égale à la probabilité d’observer une transition, à droite,

d’un maximum de niveau k au x-ième maximum de niveau supérieur à k tel que le plus petit

minimum intermédiaire est au niveau j, alors qu’à gauche le plus petit minimum situé entre le

précédent maximum de niveau supérieur à fc et le maximum considéré est inférieur k j. Il est

également possible de calculer la configuration inverse à savoir le cas où rrfP = j est à gauche

du maximum considéré, la somme des deux donnant une matrice de probabilité rainflow. Cette

démarche et les calculs matriciels correspondants sont par exemple développés par Olagnon [23].

2 Calcul des cycles rainHow à partir d’une PSD 29

La validité de cette méthode de Markov à partir d’une matrice de transition observée sur des

historiques de la contrainte a été établie par Rychlik [31] en 1989.

F

ig

. 2.16 - Méthode de Markov apphquée au processus rmimodal pour e = 0.03 : (a) matrice

de transition observée, (b) matrice rainflow observée, (c) matrice de transition théorique, (d)

matrice rainflow théorique.

Mais comme nous l’avons mentionné ci-dessus, le problème se situe dans l’étape intermédiaire

qui est le calcul de la matrice de transition rijk à partir d’un spectre donné. Dans l’une des

premières études montrant un calcul complet des cycles rainflow à partir d’une PSD à l’aide de

la méthode de Markov, Bishop & Sherratt [4] utilisent, pour calculer la matrice de transition,

la formule de Kowalewski [16] basée sur les moments spectraux :

Tijk = 2 T E[M

t

] ^-3 ^ ^-ü^+fc"+2jfc(27^-i))/(8ah^(i-7^))

(2<T

s

7)2 (Ja^2-K{\ - 7^) (2.41)

T est la durée de la séquence de chargement et E[M

t

] le nombre de maxima par unité de

temps du processus s{t). Toutefois cette approximation n’est pas très performante, sintout dans

le cas des processus large bande (Pitoiset et al. [26]).

Une méthode alternative, dite méthode de régression, donnant la matrice de transition exacte

à partir d’une PSD a ensuite été développée par Lindgren & Rychlik [19]. L’utilisation de cette

méthode de régression et son apphcation à l’analyse rainflow sont illustrés dans Prendhal &

Rychlik [14], Rychhk et al. [34].

Notons enfin que la méthode de Markov peut être appliquée dans le sens inverse, c’est-à-dire pour

reconstruire des séquences de chargement à partir d’une matrice rainflow donnée. Un comptage

rainflow sur l’une des séquences reconstruites donne alors la matrice rainflow initiale (Rychlik

[33], Dressler et al. [11]).

Afin de montrer les résultats qui peuvent être obtenus en appliquant la méthode de Markov,

nous avons traité le cas d’un processus bande étroite et d’un processus large bande. A titre

d’exemple, il s’agit respectivement du processus unimodal avec un amortissement Ç = 0.03 et du

processus bimodal avec un amortissement modal ^ = 0.03 et une distance entre les fréquences

propres donnée par a = 0.8. Pour ces deux processus, les simulations rainflow (décrites au §

2.4.1) ont alors été utilisées afin d’établir d’une part la matrice de transition, appelée matrice

de transition observée (à partir des historiques de la contraintes), et d’autre part la matrice

rainflow, appelée matrice rainflow observée.

.400 (a) 0 min (MPa) 400 400 max (MPa) 0 -400 -400 (b) 0 min (MPa) 400 400 max (MPa) -400 -400

(c)

0 min (MPa) 400 400 max (MPa) ° -400 -400 (d) 0 min (MPa) 400

F

ig

. 2.17 - Méthode de markov apphquée au processus bimodal pour a = 0.8 et e = 0.03 : (a)

matrice de transition observée, (b) matrice rainflow observée, (c) matrice de transition théorique,

(d) matrice rainflow théorique.

Quant à la contrepartie théorique, la méthode de régression citée plus haut est implémentée

dans la ”toolbox” MATLAB appelée WAFO. Cette ”toolbox” contient des fonctions MATLAB

spécifiques à la résolution des problèmes statistiques fiés aux processus aléatoires et plus par­

ticulièrement à l’analyse de la houle et la fatigue uniaxiale, voir The WAFO group [37]. Elle

a été employée pour le calcul des matrices de transition théoriques. Le calcul de la matrice

rainflow à partir de la matrice de transition a été effectué selon l’algorithme de Olagnon [23]

(notons qu’une telle routine existe également dans la toolbox WAFO). La Fig. 2.16 montre les

quatre matrices. La simihtude entre les deux matrices théorique et les deux matrices observées

est flagrante. Le dommage théorique est de D

t

2.0 x pour une durée T = 2 s, le calcul

2 Conclusion 31

est effectué en environ 30 s contre un dommage de D

t

= 1.9

x

10“^° obtenu par simulations

rainflow en 130 s. Des résultats équivalents sont illustrés dans le cas du processus large bande

Fig. 2.17. Le dommage théorique calculé est de D

t

1.4 x 10“^° alors que le dommage obtenu

par simulations rainflow est de D

t

= 1.2

x

10~^®.

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