3.2 A NÁLISE DOS S TAKEHOLDERS
3.2.1 Stakeholder – O Conceito
3.2.3.1 Justificação da opção metodológica e identificação de objetivos
3.2.3.3.1. Conceito de biomassa e o seu contributo para um desenvolvimento
Un grand nombre de cytokines sont impliquées dans la régvdotion de la prolifération et différenciation des lymphocytes B. Les cellules B normales répondent à divers stimulants tels que les activateurs polyclonaux (pokeweed mitogène (PWM), le staphylocoque oureus Cowan 1 (SAC)) et les anticorps anti-/j, à l'IL-2, l'lL-3, l'lL-4, riL-10, riL-13, l'IFN-gamma, le TNF-a et les esters de phorbol (Bancherau et al, 1994). A l'inverse, la majorité des cellules B leucémiques sont à l'état quiescent et répondent peu ou pas aux signaux stimulant classiquement la prolifération des cellules B normales (Nilsson et al, 1992). Quand ils y répondent, c'est d'une manière hétérogène et leur taux de prolifération est nettement inférieur à celui des cellules normales. Cette faible réponse cmx stimulants pounait être responsable de l'accumulation des cellules leucémiques en phase GO du cycle cellulaire. De même, des anomalies d'activités autocrines ou poracrines pourraient être impliquées dans l'accumulation de ces cellules in vivo.
En effet, les lymphocytes B produisent un grand nombre de cytokines capables d'influencer leur prolifération et accumulation (tableau 4) et des boucles autocrines et paracrines régulant la prolifération ont pu être mises en évidence dans la LLC-B (Hoffbrand et al, 1993). Le fait que les lymphocytes B leucémiques produisent du TNF- a, expriment les récepteurs pour le TNF-a et que cette cytokine stimule leur prolifération seule ou en association avec d'autres stimulants tels que les esters de phorbol ou TIL-2 démontrent que cette cytokine est un régulateur autocrine de la prolifération des lymphocytes B leucémiques (Cordingley et al, 1988; Trentin et al.
1993).
Le TNF-a semble aussi associé dans la progression de la pathologie puisque la production de TNF-a par les cellules B est nettement supérieure chez les patients de stade 0 en comparaison aux stades plus avancés III et IV (Foa et al, 1990). L'IL-2, riL-4 et riL-6 sont également capables de moduler la prolifération des lymphocytes B leucémiques. Ceux-ci expriment les récepteurs à l'IL-2 de haute affinité et leur synthèse d'ADN est stimulée par riL-2 (Touw et al, 1987). L'effet de l'IL-4 sur les lymphocytes B dépend essentiellement de lem stade d'activation et de différenciation; l'IL-4 stimule la prolifération des lymphocytes B leucémiques activés par les esters de phorbol mais inhibe leur synthèse d'ADN lorsque l'activateur est l'IL-2 (Carlsson et al,
1989). Comme l'IL-2, l'IL-4 agit sur la prolifération en modulant les productions autocrines et paracrines de cytokines telles que le TNF-a et l'IL-6 (Van Kooten et al,
1992) . Le CD23, surexprimé dans la LLC, est régulé par l'IL-4 et la forme soluble du CD23 semble impliquée dans la prolifération des cellules leucémiques (Sarfati et al,
1988; Fournier et al, 1992). Le rôle de l'IL-6 en tant que facteur de croissance et de différenciation dans la LLC est encore controversé : certains auteurs ne démontrent aucun effet de l'IL-6 sur la prolifération des lymphocytes B leucémiques alors que d'autres mettent en évidence un effet inhibiteur (Aderka et al, 1993; Van Kooten et al,
1993) .
Cytokines CD5^CD19^ normaux CD5^CD19^ leucémiques IL-la - -IL-ip + + IL-2 - -IL-3 - -IL-4 -/+ -/+ IL-5 - -IL-6° -/+ -/+ IL-7° - + IL-8 -/+ + IL-10° + -/+ IL-13 ND -1-TNF-a° -/+ -1-IFN-y - -TGF-P° +
-l-Détection par RT-PCR. D'après Schena et al, 1992 et Plate et al, 1993.
° Détection par ELISA, résultats personnels.
Tableau 4 : Expression des cytokines par les lymphocytes B normaux et
leucémiques.
Les lymphocytes B leucémiques sont capables de produire de l'IL-6 mais une diminution de la production d'lL-6 par les monocytes et les cellules B a été décrite dans la LLC (Stryckmans et al, 1988; Aderka et al, 1993).
L'IL-7 est un régulateur de la croissance des cellules B précoces mais n'a aucune action sur la prolifération des cellules B différenciées. A l'opposé, nL-7 est capable d'induire un effet stimulant sur la prolifération des lymphocytes B leucémiques, probablement par un effet direct, indépendant de l'lL-2, bien que l'lL-7
caigmente l'expression des récepteurs à l'IL-2 (Digel et al, 1991). Plusieurs auteurs ont démontré par PCR l'expression de l'IL-7 dans les lymphocytes B leucémiques, alors cpae cette cytokine n'est pas exprimée par les cellules B normales et suggèrent un lien entre l'expression de l'IL-7 et la transformation leucémique des cellules B (Frishman et al, 1993; Long et al, 1995).
L'IL-10, par contre, agit de la même manière sur les lymphocytes B normaux et leucémiques : elle stimule la prolifération et la différenciation des cellules B activées via leurs immunoglobulines de surface ou leurs antigènes CD40. L'IL-10 agit également en synergie avec l'IL-2 pour induire la croissance des cellules B normales ou leucémiques et ce en augmentant l'expression des récepteurs à l'IL-2 (Rousset et al, 1992; Fluckiger et al, 1993).
Deux autres cytokines, l'IL-13 et l'IL-15, ont récemment été décrites comme régulateurs de la prolifération des lymphocytes B leucémiques. L'IL-13 a des effets comparables à l'IL-4 sur les lymphocytes B normaux : eUe stimule leur croissance et induit l'expression du CD23 (Zurawski et al, 1994). Le rôle de l'IL-13 dans la prolifération des cellules B leucémiques est différent de celui observé povir les cellules normales : l'IL-13 n'a aucune action sur la prolifération lorsque les cellules B sont ou non activées par engagement de leurs Ig de surface ou des Ag CD40. Après activation par l'IL-2, l'IL-13 est néanmoins capable d'inhiber la prolifération de ces cellules (Chaouchi et al, 1996). La chaîne gamma du récepteur à l'IL-2 compose également les récepteurs à l'IL-4, l'IL-7, l'IL-9, l'IL-13 et l'IL-15 et cette association fonctionnelle entre les récepteurs à l'IL-2 et l'IL-13 pourrait expliquer les effets de l'IL- 13 sur la prolifération des cellules B leucémiques induite par l'IL-2 (Zurawski et al, 1993). Des données récentes ne confirment pourtant pas cette hypothèse (Obiri et al, 1995).
A l'opposé des données de Chaouchi et al, Fluckiger et al démontraient une synthèse d'ADN par les cellules B leucémiques après traitement par riL-13. Cependant, cette activité était faible et observable uniquement chez 2 des 6 patients
testés et après culüire des cellules en présence d'un anticorps monoclonal onti-CD40 (Fluckiger et al, 1994a).
L'effet prolifératif de l'IL-13, comme celui de l'IL-4 semble dépendre du signal d'activation des lymphocytes B.
L'lL-15 a des propriétés communes avec l'IL-2 bien qu'elle ne présente aucune homologie avec celle-ci. Ces 2 cytokines se lient aux chaînes P et a du récepteur à l'IL- 2 et stimulent la prolifération et différenciation des cellules B normales préactivées par des anti-IgM ou des esters de phorbol (Armitage et al, 1995). Par contre, l'IL-15 est capable de stimuler la prolifération des lymphocytes B leucémiques non préalablement activés et les chaînes a et P du récepteur de l'IL-2, exprimées par ces cellules, sont également impliquées dans l'induction de la prolifération par l'IL-15. Cette prolifération est néanmoins plus importante lorsque les cellules sont préactivées et un effet additif entre l'IL-2 et l'IL-15 a été observé (Trentin et al, 1996).
Ces diverses études ont démontré que dans la LLC-B, les lymphocytes B produisent un grand nombre de cytokines et possèdent des réceptems pour celles-ci. Ces cytokines sont capables d'influencer le microenvironnement dans lequel les cellules B s'accumulent et de moduler l'activité proliférative de ce clone malin (Rgure 9). Il fout toutefois noter que les réponses des cellules B leucémiques aux signaux d'activation sont généralement inférieiores à celles observées pour les cellules normales et fréquemment hétérogènes.
De plus, aucune de ces cytokines n'a pu lever complètement le bloc GO observé pour ces cellules leucémiques ou du moins pas d'une manière aussi effective que pour les cellules normales.
Bien que les cytokines régulant la prolifération des cellules leucémiques puissent jouer un rôle important dans leur expansion, leur accumulation in vivo pourrait également être la conséquence d'anomalies ou niveau du processus de mort
cellulaire programmée ou apoptose.
Dans ce contexte, Delmer et al ont mis en évidence dans la LLC-B une surexpression de la cycline D2, un des régulateurs du cycle cellulaire. Cette surexpression pourrait jouer un rôle dans la pathogénie de la LLC en prévenant l'apoptose des cellules B leucémiques (Delmer et al, 1995).