CAPÍTULO III Apresentação e Análise dos Dados
4. Contributos da Documentação dos Cuidados de Enfermagem
Prata (1989b) utilisa la méthode de AT pour détecter le panache de l'éruption du Galunggung en 1982. L'observation de l'image T4-T5 (13 juillet 1982) révèle que les valeurs de AT négatives qui varient de -OK à -4K, apparaissent sur le côté oriental du panache volcanique et à environ 400Km au sud du volcan (fig.2.7). Le reste du panache est caractérisé par une large zone de valeurs de AT positives.
Toutes les valeurs AT du panache ont été reportées sur un graphique en fonction de la température T4. A l'exception de la présence de valeurs de AT négatives pour des températures variant de -15C à -40C, la forme du nuage de points (fig.2.9) est comparable à celle décrite par Inoue (1985; fig.2.8), Saunders et Kriebel (1988) pour un nuage de vapeur d'eau.
Pour Prata, les valeurs de AT négatives associées aux températures élevées résultent d'un enrichissement en gouttelettes d'acide sulfurique (‘effet d'absorption inverse’) ou bien de particules de cendres recouvertes d'acide sulfurique, plutôt qu'à des cendres volcaniques seules (‘effet de Reststrhalen’). Par contre, les valeurs positives reflètent une proportion élevée en vapeur d'eau et/ou de cristaux de glace par rapport à la concentration de cendres dans le panache.
Le panache de l’éruption de faible intensité (30 juillet 1983), enregistré quinze jours plus tard, est principalement caractérisé par des AT positifs et est comparable à un cirrus dans le visible. Seule la partie centrale du panache présente des AT négatifs qui sont associés aux températures les plus froides.
Le diagramme des valeurs de AT de l’entièreté du panache (fig.2.10) présente une forme en "u" identique à celle d’un cirrus semi-transparent.
Tout comme pour le panache initial, il attribue les quelques valeurs négatives à la présence de gouttes de H2SO4 ou bien de particules de cendres recouvertes d'acide sulfurique.
LONGITUDE (*E)
Figure 2.7: carte des contours des valeurs de T4-T5 de l’imagerie NOAA-7 AVHRR de l’éruption du Galunggung en 1982 (Prata, 1989a).
Figure 2.8: diagramme représentant les valeurs de la différence des températures (T4-T5) en fonction de la température T4 pour un nuage de vapeur d’eau (Inoue, 1985).
Figure 2.9; diagramme représentant les valeurs de la différence des températures (T4-T5) en fonction de la température T4 pour le panache dense de l’éruption du 13 juillet 1982 du Galunggung (Prata, 1989b).
Figure 2.10; diagramme représentant les valeurs de la différence des températures (T4-T5) en fonction de la température T4 pour le panache dispersé de l’éruption du 30 juillet 1982 du Galunggung (Prata, 1989b).
En utilisant la même technique, Barton et al. (1992) ont détecté le panache de l'éruption du Mont Hudson, entre le 12 et le 15 août 1991 et ont suivi son extension vers le SW juste au-dessus de l'Australie.
Les diagrammes (T4 vs T4-T5) de deux parcelles identifiées dans le visible comme appartenant à un nuage de vapeur d'eau et au panache volcanique montrent que (fig.2.1 la et b);
- le nuage de vapeur d'eau est caractérisé par des valeurs positives qui forment une arche semblable à celle d'un nuage de vapeur d'eau (Paroi, 1991; Yamanouchi, 1992). La base de l'arche est limitée, d'un côté par des températures très faibles correspondant au nuage le plus épais et de l'autre, par des températures élevées reflétant la transparence du nuage.
- le panache volcanique est nettement différent car les températures T4 sont comprises entre 4 et 14°C et tous les pixels ont un AT <0. L'association des valeurs de différences négatives à des températures élevées implique que le panache est relativement transparent et qu'il transmet la chaleur émise par le continent sous-jacent (Australie).
Tout comme Prata (1989a), ils attribuèrent les valeurs négatives de AT du panache volcanique à la présence de gouttelettes d'acide sulfurique plutôt qu’à de la cendre volcanique. Leur hypothèse fut d'ailleurs appuyée par des témoignages de pilotes de l’aviation civile, qui lors de vols commerciaux, ont décrit la présence d’un nuage sulfureux en altitude, de même que par la détection du SO2 au travers des données du TOMS.
2.2.2.3) Eruption de VAugustine en mars 1986, Alaska
Holaseck et Rose (1991) ont délimité le panache de l'éruption de l'Augustine en utilisant le rapport des canaux en radiance brute R4 sur R5 plutôt que la différence des canaux calibrés en températures (T4 et T5). En effet, l'image R4/R5 fournit une meilleure composition pseudocolorée que l'image T4-T5. En combinant le canal R4/R5 avec les canaux originaux, ils ont surveillés l'activité du volcan durant plusieurs jours.
L'éruption de l'Augustine était sensiblement différente de celles du Galunggung et du Mont Hudson car elle était plus riche en cendres fines (SiOi) et
plus pauvre en concentration d'acide sulfurique adsorbé (Rose et ai, 1988). Dès
lors Holaseck et Rose (1991) attribuèrent les valeurs de rapport faible des canaux R4/R5 à la présence de particules de cendres, plutôt qu'à de l'acide sulfurique.
L'application de la méthode AT à la combinaison des 9 images NOAA-11 AVHRR de l'éruption volcanique du Mont Spurr, a pennis de suivre et de cartographier une fois de plus, le déplacement d'un panache volcanique pendant plusieurs jours (fig.2.12). Le contrôle du trajet du panache sur le continent nord- américain domia une meilleure vision du danger pour le trafic aérien (Riehle et al.,1994).
2.2.2.4) L'éruption du Mont Spurr en septembre 1992, Alaska
1704 Z V n/92 1 1240 2 ' 9/20/92 0700 Z 9/17/92 UOO Z 9/17/92 2244 X 9/ 18/92 ItOO Z { 9/18/92 J 204S 2 9/19/92 \ 18S3 Z I d 9/19/92 *1] 0900 Z mmlm ■12 C
Figure 2.12: trajectoire du panache volcanique du Mt Spurr (1992) établie à partir de la combinaison de 9 images NOAA-11 AVHRR.
Rose et al. (1995), décrivent l’éruption de Rabaul comme étant un cas unique où le panache volcanique dispersé, en forme d’éventail, n’est caractérisé que par des valeurs de T4-T5 positives (fig.2.13).
Ils attribuent ces valeurs positives à la présence de glace dans le panache qui recouvraient probablement de fines particules de cendres. Cet enrichissement en glace résulterait d’un apport externe en eau de mer dans le cratère au moment de l’éruption.
Ils comparent la distribution de ces valeurs positives avec les valeurs négatives de l’éruption du Klyuchevskoi (1®^ octobre 1994) qui d’après eux, le panache est représentatif de la plupart des éruptions volcaniques étudiées jusqu’à présent. En utilisant la méthode de Wen et Rose (1994), ils ont estimé que les particules de glace devaient avoir un rayon situé entre 9 et 40 pm, et que la masse totale de glace devait atteindre 2 à 3 Mégatonnes dans la partie transparente du panache (optical depth<4). Mais en réalité, la masse totale injectée devait être probablement 100 fois plus élevée si l’on considère que les particules dispersées représentent moins d’un pourcent de la masse totale de cendres injectées.
T4 (C)
Figure 2.11: diagramme représentant les valeurs de la différence des températures (T4-T5) en fonction de T4 pour l’éruption du Mt Hudson en 1992: (a) nuage de vapeur d’eau, (b) panache volcanique (Barton et al., 1992)
TEMPERATURE Î4 (K) 10 -; ® 0 ---10 ---20 --120 -30 -200 I I I I 1 I I I I I I 1 I . |-i—1—1— 220 240 260 280 300 TEMPERATURET4(K)
Figure 2.13: diagramme représentant les valeurs de la différence des températures (T4-T5) en fonction de la température T4 des panaches volcaniques des éruptions de Rabaul ((a), le 19/09/94 à 09h00GMT) et du Klyucheskoi ((b), le 01/10/94 à 06h30GMT), superposées aux valeurs théoriques simmulées (courbes sur la figure) à partir de la méthode de Wen et Rose (1994), d’après Rose et al. (1995).