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Capítulo II Revisão da Literatura

3. Consumo Energético

3.1. Determinantes Comportamentos Alimentares dos Adolescentes

Aussi ambigu que soit l’environnement dans lequel évoluent un individu ou une organisation, il faut malgré tout pouvoir prendre les bonnes décisions au bon moment. L’information joue dans cette tâche un rôle primordial (154, 219). C’est elle qui permet d’envisager, avec plus ou moins de certitude, les conditions qui entourent la prise de décision. Cette connaissance du contexte permet de réduire l’ambiguïté et d’interpréter les situations afin de prévoir les conséquences des actes et ainsi de tenter d’atteindre l’objectif recherché. Il est important de préciser que la connais­ sance du contexte ne sera jamais parfaite, et que seul l’avenir pourra valider la pertinence de la décision. Quoi qu’il en soit, il ne pourrait y avoir de décision efficace sans les informations sur l’environnement. C’est dans ce sens que les auteurs, traitant du rôle de l’information, insistent sur l’importance que prend cet élément. Huber, O’Connel et Cummings synthétisent le propos de manière très claire :

The effect of information load on perceived uncertainty is subject to contrasting interpréta­ tions. Individuals through a variety of systematic information Processing behaviors, tend to reduce the uncertainty associated with their personal environment. [165]

On retombe ici sur la notion d’incertitude, au sens de l’approche contingente et fonctionna­ liste. Les auteurs s’accordent pour soutenir l’idée selon laquelle l’information permet aux indivi­ dus et aux organisations de réduire l’incertitude de leur environnement et de les guider dans leur processus de prise de décision [229, 151, 85). Bulinge propose une synthèse très pertinente à ce sujet :

Le besoin d’information a un caractère universel : toute équipe dirigeante, qu’elle soit poli­ tique, économique, industrielle ou scientifique doit pouvoir disposer d’informations fiables pour constmire des projets ou pour prendre des décisions. L’information fiable conditionne le succès d’une action aussi sûrement que l’absence d’information condamne le décideur à l’aveuglement,-à l’incertitude et,-parconséquentrau risque insensé ou à l’immobilismeforcé. (64|---On perçoit ici le positionnement fortement comparable à celui de la théorie de la contingence structurelle. Ainsi, Tushman est également très clair sur ce point :

In order to survive and grow, organizations must be able to cope with work related uncertainty. In order to deal with both internai and external sources of uncertainty, organizations must be able to gather information from the environment, process information within the organiza- tion, and then export information back into the environment (279).

Dès lors que la légitimité de l’adoption de ce point de vue peut être suggérée par la comparai­ son avec les propos de Bulinge, je propose de continuer à exploiter la contribution de Tushman. Ce qu’il appelle information Processing est clairement décrit ici comme ce qui sera appelé dans cette thèse la médiation de l’information et est pointé comme l’une des principales solutions pour faire face à cette complexité (279, 280|. Ce concept, selon Tushman et Nadler [280], consiste en ”la collecte, l’interprétation et la synthèse d’information dans le contexte de la prise de décision par

1.1 Contextualiser la Gl

les organisations". Comme je l’ai mentionné dans la section consacrée au cadrage théorique de cette thèse, le concept d’information Processing est central et très porteur car il offre au chercheur une conceptualisation qui intègre à la fois le processus central de la Gl (la médiation) et le contexte dans lequel ces activités sont déployées (l’incertitude de l’environnement). Choo, Detlor et TurnbuU parlaient de human information seeking qu'ils ont conceptualisé en intégrant les éléments évoqués ici ainsi que des notions sociopsychologiques et cognitives |77].

Dans une étude expérimentale très utile, Huber et ses collègues 1163], déjà cités plus haut, ap­ portent une idée claire de certaines variables qui peuvent être liées à la perception de l’incertitude de l’environnement des individus : la quantité d’information dont on dispose, la structure de l’or­ ganisation, le passé et l’expérience des individus. Le traitement de l’information est ici considéré comme le processus central pour le rétablissement de l’équilibre et la réduction de l’incertitude. Weick ne manque d’ailleurs pas de les reprendre [286]. Il est généralement admis que les techno­ logies de l’information et de la communication (TIC) sont des outils qui ont permis aux individus de communiquer sans limite de temps et d’espace, mais aussi d’interagir les uns avec les autres et de collaborer avec des équipes éloignées. Ces changements dans la façon dont les profession­ nels travaillent ont amené à reposer la question de la valeur des rôles liés à l’information pour l’organisation |1). Dans un article très intéressant, Abell et al. insistent sur le rôle de l’information dans le paysage informationnel électronique (e-landscape) en mettant en avant les défis que ce dernier engendre ainsi que l’importance pour l’organisation de disposer de spécialistes qui soient capables de l’appréhender.

Un mot sur l’information

Le concept d’information a lui aussi fait l’objet d’une grande attention dans la littérature et la recherche au sujet de la Gl et mérite sans doute quelques clarifications. C’est d’ailleurs un concept fondamental qui est bien trop souvent pris pour acquis. Il est généralement défini en contraste avec la notion de donnée et de connaissance.|31| La richesse des définitions qui évoluent autour du concept d’information constitue une ressource particulièrement utile pour une étude telle que celle-ci. Mais cette caractéristique comporte aussi un risque qu'il ne faudrait pas négliger. Devant la profusion de la littérature à ce sujet, il convient donc d’adopter une attitude prudente.

Parmi toutes les approches possibles, l’information peut être utilisée dans une acception ci­ blée sur les aspects documentaires, stratégiques et, dans une certaine mesure, médiatiques. On a coutume de l’inscrire au cœur d’une typologie composée par trois éléments : la donnée, l’information et la connaissance, comme c’est le cas ici dans l’exemple ci-dessous 1146], tiré d’une source trai­ tant de la gestion des connciissances : ^

La donnée Elle est brute et hors de tout contexte. En outre, elle ne subit aucune interprétation

et est recueillie par des moyens techniques. En informatique par exemple, on la considère comme une représentation conventionnelle permettant d’en faire le traitement.

L’information II s’agit de données qui ont acquis de la signification en étant insérées dans un

contexte.

La connaissance C’est une information à laquelle s’ajoute la compréhension et les capacités de

l’individu qui se l’approprie. ®

Au travers de ces définitions, on peut percevoir un processus évolutif au cours duquel une représentation du monde est construite. Cela suggère que le concept de connaissance n’est pas incompatible avec celui de sens, qui est considéré par Weick comme le lien entre l’individu et son "monde". Mais cette distinction est très utile, ceci dit, elle ne pourrait suffire à elle-seule pour of­ frir une définition de l’information qui soit pertinente pour ce uavail. Les approches de ce genre

5. Knoweldge Management

CHAPITRE 1. Vers une conceptualisation de la gestion de l'infornnation

sont assez fréquentes. Une initiative des plus abouties est sans doute celle de Goria qui, en annexe de sa thèse, à rassemblé un nombre impressionnant de typologies de ce genre, rassemblant don­ née, information et connaissance 1139, p.562-580!. Malgré le fait que je tente ici de ne pas limiter l’approche de l’information à ce trio, j’attire l’attention sur l’exemple de Hannula et Pirttimaki qui ont soutenu l’idée selon laquelle la business intelligence peut être considérée comme un processus dont les ”inputs" sont des données et des informations qui sont afinées pour créer de la connais­ sance et de l’intelligence. On comprend bien ici l’utilité qu’elle peut avoir pour soutenir les efforts des chercheurs sur la GI. Il est d’ailleurs fréquent que la GI soit présentée comme une boîte noire transformant les information. ^

Bien que j’insiste sur l’utilité de ce genre de typologies, je regrette cependant qu’elles ne rendent pas compte de l’articulation des dimensions en jeu dans le concept d’information. Dès lors, il semble judicieux de recourir à une approche plus conceptuelle. Bulinge expliquait dans sa thèse que l’information peut être considérée comme une donnée mais aussi comme un bien, une quan­ tité physique ou un processus social, selon qu’il est abordé en sciences économiques, de gestion, informatiques ou humaines [64). À l’issue d’une discussion circonstanciée sur ces différentes ap­ proches, l’auteur propose une définition de l’information que je reprends ici :

Une information est le résultat d’un processus intelligent de mise en forme d’une représenta­ tion factueile (événement), dont la communication est sensée dénouer une incertitude (élé­ ment de connaissance) ou résoudre une alternative environnementale (aide à la décision). 164, p.38]

Encore une fois, le monde complexe, l’interprétation ou l’ambiguïté ne sont pas absents de cette définition. Je justifie le recours à la définition de Bulinge pour plusieurs raisons. La première raison tient au fait que le cœur même de sa recherche traite d’intelligence économique. 11 ne s’agit donc pas d’une transposition de concepts mais bien d’un emprunt direct entre deux recherches traitant du même sujet. En outre, la principale motivation s’explique plutôt par le fait que Bulinge ne se contente pas de compiler les définitions ayant cours dans les différents domaines scienti­ fiques. 11 ose faire le pas de proposer une définition spécifique au domaine de l’intelligence écono­ mique. L’auteur part de la définition de Brouste et Cotte de 1997, et la complète avec des éléments tirés de Morin (1995), Le Moigne et de Mayère (1990). La vue systémique que suggèrent les constats présentés ci-dessus est d’ailleurs bel et bien en accord avec les choix de Bulinge. 11 ne manque pas d’intégrer la notion d’évènement en tant que phénomène complexe, caractérisé par sa probabilité d’occurrence et son importance. Bulinge ajoute que de cette dernière dépend l’attention néces­ saire à la prise en compte du processus informationnel [64, p.39j. De la sorte, la définition reprise ici permet de lier directement le concept d’information au contexte de la GI en la décrivant ex­ plicitement comme un élément de réduction de l’incertitude. Du reste, cette approche n’est pas _incompatible_avec.le.positiormement,dans.le_sillage_de_Weick et.le.recours au sensemaking.^La_

formulation "processus intelligent de mise en forme de représentation factuelle" y fait fortement écho. Et même s’il est fait mention ici d’incertitude plutôt que d’ambiguïté, on comprend bien que l’approche met bel et bien l’individu au centre de la définition, plutôt qu’un quelconque élément immatériel qui existerait indépendamment des individus.

Je terminerais en mettant en avant une typologie de l’information développée dans un contexte professionnel mais qui a le mérite de mettre en valeur l’importance que prend l’information dans un contexte de gestion de l’information. Jakobiak [167] suggère de différencier les informations sur base des critères suivants :

L’information fatale Ce qualificatif ambigu est utilisé par l'auteur pour décrire la foule d’infor­

mations affluant en permanence, et qui ne produisent qu’un écran pour les informations

7. Quoi que très mécanique, cette métaphore s'avère utile, en particulier quand il sera question d’aborder les travaux

de courant comme ceux de la Dota Quality Research. Boydens, par exemple, convoque cette image de la boîte noire pour

parler des bases de données et des systèmes d’informations [49]. Bien que les objets étudiés dans ce courant soient différents de la GI. ils pourront néanmoins être mis en perspectives par l’intermédiaire de ce genre de rapprochement. Voir section 2.2.2.

1.1 Contextualiser la Gl

réellement importantes. Le terme "fatal" se base sur le double sens du mot : fatalité des flux, dont le débit devient incontrôlable et risque " fatal" de manquer l’information pertinente. Derrière l’emploi de ce terme, on peut identifier ce que Huber appellait l’information load. Le Coadic [188] parlait d’une "explosion de l’information", qu’il identifie comme "le processus dû à la capacité de multiplier et mémoriser, à faible coût, une quantité toujours plus grande de savoirs".

L’information utile II s’agit de la catégorie d’informations qui font gagner du temps, de l’argent

ou de la conneiissance pour prendre une décision ou qui, à défaut, permettent de ne pas en perdre.

L’information critique II s’agit du noyau dur de l’information utile. On peut parler d’informations

critiques si elles sont tout à fait fondamentales pour agir ou décider. En insistant sur cette caractéristique, Jakobiak distingue ainsi les informations en l’absence desquelles la péren­ nité de l’organisation serait mise en péril.

Cette typologie renforce l’idée que recevoir la bonne information au bon moment est de­ venu d’une importance capitale. La plupart des auteurs traitant de l’information aujourd’hui ne manquent pas de justifier cette caractéristique de capital intangible de l’information. Il est impor­ tant de noter enfin que l’aspect utile ou critique de l’information ne devient effectif que si elle est exploitée. Au-delà de la connaissance qu’elle apporte, un de ses rôles principaux consiste à ser­ vir de support d’aide à la décision. A ce propos, et pour conclure ce paragraphe, notons ce que Francart [124] explique à propos de l’information comme ressource. Il indique que détenir de l’in­ formation apporte une valeur de connaissance, donnant ainsi un certain pouvoir à celui qui la détient. 11 ajoute qu’en plus de la possession de l’information, il faut pouvoir tenir compte de sa valeur financière (puisqu’elle se vend) et surtout décisionnelle (puisqu’elle permet d’agir). C’est aussi ce qui transparaît au travers de la notion de environmental information, mise en évidence par Hayward et Broady (154|. Les auteurs expliquent qu’elle est utilisée pour construire une éva­ luation de l’environnement externe, dans laquelle le rôle du spécialiste est de tenter de créer un lien avec le fonctionnement interne de l’organisation.

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