Capítulo II – A educação básica como promotora do desenvolvimento do raciocínio
no 1.º ciclo
12.2. Resolução de problemas
12.2.2. Explicitação escrita do processo de raciocínio
2- présentation de Yasmina Khadra et de son œuvre
Yasmina Khadra est parmi les auteurs algériens contemporains d’expression française, qui se sont taillés une grande place dans le milieu littéraire national et international. Cela, il le doit à son talent et à son style particulier.
Yasmina Khadra, pseudonyme de Mohamed Moulessehoul, est né le 10 janvier 1955 dans une tribu du sud-ouest à Béchar. Il appartient à une famille de lettrés qui manie bien le vers et la langue arabe qu’il maîtrise d’ailleurs, lui aussi dès son jeune âge. Son père (officier de l’ALN) a d’autres ambitions pour lui et l’inscrit à l’âge de neuf ans dans une institution militaire pour cadets où il est très malheureux. Il surmonte ses difficultés et ses états d’âme grâce à la poésie, à l’écriture et à la langue française vers laquelle il s’est tourné par choix. Il publie ses premiers recueils de nouvelles et trois romans entre 1984 et 1989 sous son vrai nom, mais l’institution militaire lui interdit d’écrire et de publier quoi que ce soit. Pour contourner les ordres et la censure de l’armée, il décide de prendre un pseudonyme. Il opte pour les deux prénoms de sa femme Yasmina Khadra. Dorénavant, couvert, il libère son imagination et écrit ce qu’il a sur le cœur. D’une grande sensibilité et fin observateur, il offre au lecteur un large panorama de récits fictionnels, des polars avec des personnages aux profils
psychologiques les plus variés et les plus insolites. Ainsi, il publie Amen, Houria en
1984, La fille du pont, en 1985, De l’autre côté de la ville, en 1988, Le privilège du phénix, en 1989, Le dingue au bistouri, en 1990.
Le dingue au bistouri a été accueilli avec beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme par la critique et les intellectuels algériens :
(…..) Sa première œuvre envoutante et éblouissante ou se mêlent clin d’œil, émotion, sensibilité quasi – féminine, tendresse, drôlerie, poésie et humour ravageur, prête à rire quand elle ne donne pas à pleurer. C’est ce qu’il faut appeler sans forcer les mots, du grand (d) Art. Tant de fraicheur et d’ironie douce – amère, ça ne se fait guère chez-nous. (1)
De son côté Jean Déjeux reconnait sa valeur littéraire, sa pertinence, sa franchise et son honnêteté à couper le souffle « (….) le dingue au bistouri (….) quelle plume ! Enfin, on sort des conventions et des précautions : critique de la société
(1)
Abderrahmane LOUNES, «le polar et la manière» Le dingue au bistouri de commissaire LLOB » in :
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pourrie, style enfiévré, argot savoureux, clins d’œil par ci, par là. De la tendresse aussi. Pour la première fois, voilà donc un « polar » à la hauteur. La pudibonderie et la respectabilité hypocrite y volent en éclats ».(1)
Quand l’Algérie bascule dans le terrorisme intégriste et dans la guerre civile dans les années quatre-vingt-dix, il est officier supérieur de l’armée algérienne et se retrouve par conséquent au premier rang face à l’horreur indescriptible dont est victime le peuple. Pendant huit longues années, il verra des enfants, des femmes, des hommes se faire massacrer sans raison. Le pays est sens dessus-dessous. Il perdra des hommes, des amis, des connaissances. Pour exorciser cette douleur, cette souffrance, cette incompréhension et l’absurdité de cette situation chaotique, il s’adonnera, à l’instar de ses confrères et consœurs écrivains, à la littérature de « l’urgence ». De cet acte
d’écriture naîtront, La foire des enfoirés en 1993, Morituri et double blanc en 1997,
L’automne des chimères et Les agneaux du seigneurs en 1998, A quoi rêvent les loups
en 1999.
Les décors changent, les lieux aussi, quoi que toujours en Algérie. La trame narrative est tissée autour de personnages issus de toutes les catégories sociales du pays. Le thème est unique. L’Algérie dans un immense bain de sang. L’Algérie assassinée par ses propres enfants.
En 2001, Yasmina Khadra dévoile enfin son identité en même temps que la
publication de son roman L’écrivain. Dans cette autobiographie, Mohamed
Moulessehoul dévoile son rapport à la littérature et à l’écriture en général. Il quitte l’armée, l’Algérie et s’installe en famille, d’abord au Mexique, où il restera trois ans, puis s’installera définitivement en France où il trouve un milieu favorable pour cette passion qui l’anime et l’habite depuis son enfance: l’écriture. Avec beaucoup de rire, d’ironie et de profondeur, Yasmina Khadra s’attaque aux tabous de la société dans toute sa complexité. Rien ne lui échappe. Dans un style fluide, drôle, touchant, il rend compte d’une société qui n’a pas fini de se chercher à travers ses multiplicités culturelles, linguistiques et politiques. La situation de l’Algérie et son sort lui tiennent très à cœur, et ils se taillent la part du lion dans ses écritures. Cela ne l’empêche pas de se tourner vers le monde et de s’intéresser aux conflits qui s’y passent. C’est dans cette optique
(1)
Jean DEJEUX, La littérature maghrébine d’expression française, paris, presses universitaire de France. (coll. Que sais-je, 2675), 1992, P.90.
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qu’il écrit sa Trilogie, Les hirondelles de Kaboul en 2002, L’attentat, en 2005, Les
sirènes de Baghdâd en 2006.
Il pénètre une sphère géographique des plus explosives sur le plan politique et sécuritaire, en quête de la vérité sur le drame qui s’y joue sous le régime des talibans, dans un dialogue à sens unique entre l’Orient et l’Occident. A travers son roman, La
dernière nuit du Rais, publié en 2015, il lèvera le voile sur les troubles de la personnalité et sur le comportement schizophrénique de l’ex leader de la Lybie, Maàmar El Guddafi.
La réputation et le talent de Yasmina Khadra ne sont plus à prouver. Son roman
Qu’attendent les singes, publié en 2014, le reconfirme encore, à travers une radioscopie de l’Algérie contemporaine. Les romans de Yasmina Khadra sont traduits dans 42 langues à travers le monde et beaucoup d’entre eux ont été adaptés au cinéma. C’est le