CAPÍTULO 5. RESULTADOS E DISCUSSÃO
5.3 METALOGRAFIA QUANTITATIVA
Dans le but de mieux comprendre la perception des différences culturelles par les éducateurs sociaux ainsi que leur manière de gérer la diversité culturelle dans leur pratique au quotidien, des entretiens semi-directifs ont été réalisés une année après la passation du questionnaire. Les propos utilisés pour parler des personnes aux références culturelles diverses et des différences culturelles, de même que leur expérience dans l’accompagnement des usagers aux références culturelles diverses et leur entourage ont été identifiés, codés et analysés à l’aide du modèle de développement de la sensibilité interculturelle (Bennett, 2011 ; Hammer, 2007) (Chapitre 3, point 4.2). Cette analyse a permis de repartir 15 éducateurs sociaux sur 24 sur le continuum de développement interculturel (Annexe 14) : 8 professionnels (ES1, ES3, ES8, ES10, ES12, ES15, ES16, ES21) se situent au stade de minimisation, 6 (ES7, ES9, ES11, ES17, ES18, ES20) en acceptation et 1 (ES19) en adaptation. Aucun des témoignages recueillis dans les entretiens ne permet de repartir les perceptions, attitudes et comportements des professionnels face à la différence culturelle dans les stades de déni, polarisation ou intégration.
Les opinions et comportements caractéristiques de chaque stade sont illustrés ci-dessous sur la base du récit des professionnels. Les portraits individuels de la sensibilité interculturelle des 24 éducateurs sociaux réalisés à partir des propos et modes de comportements exprimés dans les entretiens sont présentés dans l’Annexe 14.
1.3.1 Les éducateurs sociaux au stade de minimisation
Des entretiens, il ressort que plusieurs éducateurs sociaux au stade de minimisation pensent que, tout en étant différentes les unes des autres, les personnes partagent et se rapportent à un cadre de référence similaire. Dans cette perspective, ils insistent sur les points communs et sur les valeurs universelles et mettent en avant les similitudes entre les individus (par exemple, valeurs, vision du monde, comportements) comme l’emportant sur les différences (par exemple, rites, traditions, rituels).
« […] tout le monde n’est pas identique mais on sait qu’il y a des similitudes dans la manière
d’appréhender le monde ou les gens, après, ça se décline.. ». (Entretien ES21)
« […] les valeurs sont communes ; ensuite il y a les rites et les façons de les célébrer autour qui sont
différentes mais on se retrouve. (…) la culture est souvent l’emballage des traditions d’où on vient mais que finalement les valeurs d’êtres humains sont souvent les mêmes quoi…et la culture c’est la façon…la façon de les exprimer voilà. » (Entretien ES8)
« Et puis je trouve que c’est tellement naturel à partir du moment où on accepte « Tout le monde est
égaux » par exemple [rires] voilà, c’est fini, le sujet est clos. Et après tu t’intéresses et puis là tu peux découvrir pleins de choses. » (Entretien ES12).
« Je pense que les points de vue sont forcément différents. […] C’est un point de vue différent, des
manières d’être et manières de faire différentes, des rites différents et puis des règles différentes, mais après, derrière ça, on est des êtres humains, on peut se retrouver. Je veux dire, intrinsèquement on est les mêmes. » (Entretien ES16)
Une éducatrice sociale estime que chaque personne est unique et possède ses spécificités, le rôle de la culture n’étant pas central.
« Je pense que chacun a ses particularités et ce n’est pas forcément une histoire de culture. » (Entretien ES3)
Une autre précise que les différences interindividuelles ou intergénérationnelles sont plus importantes de celles culturelles, tout en ne se rendant pas compte que celles-ci sont liées au cadre de référence de chaque individu.
« […] ce n’est pas parce que ma collègue est camerounaise qu’elle n’a pas les mêmes idées que moi
alors qu’un collègue qui est suisse qui aura des idées totalement différentes et quand on regarde…il n’est pas de la même génération non plus, ce qui fait que ça change. (Entretien ES3)
Au niveau de la pratique, plusieurs éducateurs sociaux au stade de minimisation indiquent, de manière plus ou moins explicite, qu’ils interviennent de la même manière auprès de tous les usagers quelle que soit leur origine culturelle.
« On travaille de la même manière, ça ne change pas... » (Entretien ES21) « Non, je n’ai pas l’impression que ça se passe différemment. » (Entretien ES15)
« […] on est dans une maison où on ne fait pas trop de différence parce qu’on a des activités, on a un
traitement tout le monde la même chose pour ne pas faire d’injustices ou des choses comme ça qui…chaque fois que tu commences à faire…Bien sûr que dans le suivi éducatif on fait un peu individualisé parce que certains ils ont besoins de plus de ci, plus de ça, plus d’attention, plus de…[…] Enfin on a des choses comme ça mais plus par rapport à la personnalité plutôt ou au caractère ou au comportement plutôt que par rapport à la culture, moi je dirais… » (Entretien ES10)
Une autre professionnelle estime que les procédures, règles et sanctions devraient être les mêmes pour tous les usagers, quelles que soient leurs origines, à condition de leur donner le même
bagage de connaissances (linguistiques, éducatives, civiques, etc.) afin que tout le monde ait les mêmes chances de s’en sortir, s’accepter et se faire accepter.
« Ben c’est quelque chose à leur transmettre, oui mais…voilà, « t’es comme ça, tu as fait ça, il y a une
acte qui est posé c’est ta responsabilité en fait. Si tu voles, ben t’es puni, mais je crois que ça n’a rien à voir avec ton origine… » […] Moi je trouvais que toute personne qui arrive en Suisse, ce n’est pas dans l’esprit de ghetto, vraiment pas, mais c’est de leur donner un maximum de chance. C’est qu’ils arrivent en Suisse et que 6 mois ils vivent…dans un ghetto où on leur apprend nos coutumes et puis qu’ils aient la possibilité de découvrir notre histoire, notre langue un petit peu parce que combien de femmes étrangères ne parlent pas en 20 ans un mot de français. » (Entretien ES12)
D’autres participants déclarent accompagner de manière individualisée les usagers, leur origine culturelle étant prise en compte comme un facteur parmi d’autres.
« Après, qu’est-ce qu’on met en pratique plus spécifiquement ? En fait on fait de l’accompagnement
individualisé donc peu importe la culture finalement. Quand on rencontre la personne ça va être à voir s’il demande quelque chose, s’il a besoin d’un coup de pouce ou pas, comment ça marche dans la relation, comment il fonctionne aussi et puis c’est individualisé mais pas spécialement en fonction de la culture….beh de toute manière, comme un autre facteur en fait… » (Entretien ES21)
Un participant estime que les familles aux références culturelles diverses doivent s’adapter au style de vie suisse quitte à leur imposer une vision de l’éducation ou de la religion qui n’est pas la leur.
« On doit mettre les enfants dans un cadre un peu plus…il faut carrément le dire, un peu plus européen
et rappeler à la mère que les choses ne se passent pas, ne peuvent pas se passer ici comme elles se passent là-bas [en Afrique]. » (Entretien ES8)
« Je tiens à préciser que l’aspect religieux chez nous n’est que manifesté trois fois par jour avant les
repas avec une courte prière…c’est uniquement là… [Et si la personne est laïque ?] On lui demande simplement d’être silencieux à ce moment-là et moi personnellement dans ma pratique je trouve du sens à ce moment-là…c’est juste un petit moment où l’on se pose avant de manger… » (Entretien ES8) Finalement, la majorité des éducateurs sociaux au stade de minimisation estiment que les compétences à posséder dans le travail avec des personnes aux références culturelles diverses sont communes à celles qui sont utilisées avec tous les usagers (par exemple, ouverture, compréhension, disponibilité).
« Et bien dans l’absolu pas, en fait, puisque justement c’est pris en compte comme un autre facteur,
c’est juste dans l’ouverture, dans la compréhension, donc voilà. […] Nous pas, parce qu’on est ouvert vraiment, sinon, si on devait se spécialiser dans tout on devrait tout faire, mais effectivement selon le lieu, oui. » (Entretien ES21)
« Alors je pense justement qu’il faut être ouvert à…si les familles ont envie d’amener des choses qui
C’est important pour eux donc pour moi c’est aussi important pour le résident même si chez nous il ne peut pas l’exprimer, en tous cas, je pense qu’il faut accueillir ça dans la mesure du possible. »
(Entretien ES1)
En ce sens, une participante suggère qu’une personne qui exerce le métier d’éducateur social ne peut pas être fermée aux différences culturelles.
« Enfin, je pense que je suis…je suis assez suisse en fait [rires] mais je ne suis pas suisse fermée…
Effectivement, je suis très ouverte aux autres aussi. Je ne suis pas non plus à écouter des chansons…non pas tellement. Déjà je suis éducatrice donc je ne suis pas tellement UDC déjà. »
(Entretien ES3)
1.3.2 Les éducateurs sociaux au stade d’acceptation
Les témoignages mettent également en lumière que les éducateurs sociaux au stade d’acceptation reconnaissent les différences culturelles dans les valeurs personnelles (par exemple, conceptions de l’éducation, de la maladie, du handicap) et acceptent le fait que des personnes puissent avoir des cadres de référence culturels différents des leurs.
« Bon après c’est plus un mot mais c’est accepter…en sachant qu’on a qu’une connaissance partielle
de la réalité que je vois donc c’est… c’est relativiser notre vision des choses. Et puis…du coup l’importance de donner le plus de place possible à la vision qu’ont les gens de leur propre réalité… »
(Entretien ES11)
« Une grande qualité je pense c’est d’accepter que la personne est différente, je pense que c’est
énorme si on arrive à accepter que la personne en face est, peut être différente, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas discuter, je pense que c’est déjà beaucoup. » (Entretien ES17)
De même, ces professionnels semblent être conscients du rôle que la culture joue sur la façon de penser, d’agir et d’être d’une personne.
« Si on ne met pas [une collègue, un usager] dans le contexte aussi la culture, on le destitue de tout ce
qui le porte. […] Il faut prendre une personne vraiment dans son intégrité, qu’une personne vient avec sa propre culture et puis qu’elle est régit par sa propre culture, qu’on doit prendre en considération sa culture pour pouvoir justement comprendre cette personne-là dans un contexte donné, dans un environnement donné, dans une situation donnée. […] Je crois que la culture a un impact sur notre manière de penser. » (Entretien ES18)
Ce qui caractérise également les personnes en acceptation est la reconnaissance des différences culturelles dans la communication et l’interaction (par exemple, les gestes, la mimique, la langue).
« […] Moi je vois par rapport aux signes aussi physiques quand on s’adresse à quelqu’un dans
certaines cultures on va se regarder dans les yeux, dans d'autres pas, donc, moi je dirais que je suis assez sensible à ça. De pas tout de suite mettre une interprétation derrière parce que justement souvent
la culture d'où la personne vient, certaines choses sont plutôt perçues comme de la politesse ou non. Ou alors dans la gestuelle, moi je dirais qu'il y a, qu'il y a…quelque chose, il y a au niveau de l'habillement, il y a au niveau de la langue bien sûr, mais il y a surtout une façon d'interagir en général, avec les personnes. » (Entretien ES9)
« C’est plus la façon de s’approcher, la convivialité, l’approche aussi corporelle qui est nettement
différente. » (Entretien ES17)
De même, elles manifestent de l’intérêt à découvrir d’autres manières de penser, communiquer, se comporter et perçoivent les différences culturelles comme quelque chose d’agréable dans la rencontre, voire comme une source d’apprentissage et de remise en question personnelle.
« Une autre manière de vivre, peut-être, mais aussi une richesse par rapport à découvrir quelque
chose de nouveau, découvrir une autre manière de vivre, de fonctionner. Je trouve aussi très intéressant de travailler avec certaines cultures parce qu’on doit travailler d’une manière différente avec eux. […] qui peut nous apporter quelque chose en tout cas, je pense. » (Entretien ES7)
« Je trouve qu’une relation interculturelle même dans la vie quotidienne c’est une ressource. On
n’arrête pas d’apprendre, d’apprendre sur l’autre, d’apprendre sur la manière d’agir, d’autant plus dans le travail […] dans le travail dans lequel on est tout le temps en train de travailler en relation je trouve que c’est énorme. » (Entretien ES18)
« Je pense que ça m’a appris pas mal de choses, de moi aussi justement, de ma personne, ma façon de
fonctionner, mes limites, ma façon de réagir dans certaines situations, oui, je pense que j’ai appris beaucoup. » (Entretien ES17)
Toutefois, elles sont aussi conscientes du fait que les différences culturelles peuvent être sources d’incompréhensions et malentendus qui interfèrent dans la communication et la relation.
« […] les usages ou les comportements des personnes qui viendraient d'ailleurs, qui sont compris aussi
par nous et interprétés, pas forcément de la bonne manière ou avec peut-être des nuances qu’on ne saisit pas complètement. » (Entretien ES20)
« J’avais beaucoup de collègues qui venaient de différentes cultures. Et puis je voyais aussi que ça
causait aussi des problèmes juste au niveau de la compréhension mais juste sur un sujet anodin, ça peut exploser et puis ça fait…ça provoque quand même des disputes, des conflits, après des clans qui se créent mais juste à cause d’incompréhensions et de différences culturelles, c’est tout. » (Entretien
ES18)
« Ce résident [qui vient d’un pays de l’Est] pose le plus de problèmes quant à la compréhension, au
niveau relationnel quant avec sa famille et aussi avec les éducateurs. » (Entretien ES18)
Au niveau de la pratique, les éducateurs sociaux au stade d’acceptation tiennent compte du cadre de référence des usagers et de leur famille afin de les impliquer et d’adapter l’intervention. Toutefois, leurs témoignages mettent en lumière qu’il s’agit soit d’une intention ou d’une
modification très prudente de leur propres modes de communication ou d’intervention soit d’une injonction de l’institution, plus que d’une adaptation réelle du professionnel.
« En fait, on questionne pas mal la famille sur leur fonctionnement et puis à partir de là, on peut
justement voir un peu quelles sont leurs valeurs, leurs façons de fonctionner, et puis pour moi tenir compte de ce qui est leur culture, c'est adapter l'intervention à ça…» (Entretien ES9)
« La connaissance de la perception de l’autre donc il y a tout un travail de…qui consiste déjà à
imaginer qu’il y a pleins de perceptions possibles pour une même situation donnée chacun la perçoit d’une autre manière et puis essayer de se mettre à la place de l’autre. […] essayer de faire un pas vers l’autre, essayer de comprendre, oui, vraiment essayer de toujours se mettre là où sont les gens, de là où ils…essayer de voir les choses de leur point de vue, de là où les…de leur donner le plus possible l’occasion d’exprimer comment eux voient les choses…» (Entretien ES11)
« Il faut essayer de comprendre aussi ce qui se passe et la façon aussi que eux ont d’appréhender les
choses, leur histoire dans les grandes lignes, essayer de comprendre aussi comment ils fonctionnent et d’aller, voilà, de savoir comment on peut les accompagner au meilleur de ça, en sachant ça. »
(Entretien ES17)
« Mais peut-être à l'autre de dire, explique-moi, toi comment ça fonctionne et ensuite on regarde
comment on peut faire pour que tes codes puissent un petit peu fonctionner avec les nôtres….alors voilà, en posant des questions et ensuite en étant ouvert aux réponses ensuite ça peut être entendu, ça peut être...ou pas quoi…» (Entretien ES20)
Finalement, les éducateurs sociaux en acceptation pensent qu’il faut des compétences spécifiques pour travailler avec des personnes aux références culturelles diverses (par exemple, prise en compte du cadre de référence de l’autre).
« Il faut quand même être un peu ouvert à la différence. Il ne faut pas être trop fermé sur les règles, il
faut les appliquer à la lettre, comme ça, et il y a plus que trois petites différences à faire par rapport à, justement, à la culture de la personne. » (Entretien ES7)
1.3.3 L’éducatrice sociale au stade d’adaptation
En plus de reconnaitre et accepter de manière neutre et respectueuse les différences culturelles…
« Je crois qu’il faut surtout avoir de l’ouverture d’esprit en fait. Je crois que c’est important de se dire
qu’il y a d’autres manières de voir les choses, d’autres manières de faire, que notre manière n’est pas forcément la meilleure et l’unique. » (Entretien ES19)
…l’éducatrice sociale au stade d’adaptation semble être en mesure d’adopter la perspective et la manière de voir les choses (empathie) des personnes aux références culturelles diverses.
« Il était certainement le dimanche en Afrique avec des habitudes, avec…mais même, je ne sais pas,
enfin même visuellement avec des personnes d’une certaine couleur, etc. et puis tout d’un coup il se retrouve parachuté le lundi avec des gens qui ont tous une autre couleur avec…voilà, j’imagine qu’en Afrique il faisait très chaud, il est arrivé au milieu de l’hiver il faisait très froid. Je ne sais pas, il avait
peut-être l’habitude d’évoluer dans une maison, enfin, dans une maison d’un certain type, il arrive ici dans une maison d’un autre type, enfin, j’imagine qu’il y a tout qui a dû être très remuant pour lui. »
(Entretien ES19)
De même, elle tient compte de la dimension interculturelle dans l’intervention aussi bien en sollicitant les usagers et leur famille pour mieux comprendre et prendre en considération leur situation qu’en adaptant son mode de communication et sa pratique.
« […] c’est des parents avec qui j’aime bien tout pouvoir leur dire face à face, parce que je sais que
c’est des personnes qui vont beaucoup mieux fonctionner, soit si je les vois en face que je leur demande personnellement, voire même parfois, vu qu’ils ont des difficultés, d’une part pour le français, mais après c’est peut-être aussi leur fonctionnement un peu d’oublier des choses, je leur écris assez facilement si j’ai besoin de choses ou comme ça et puis comme ça j’ai réussi à trouver une manière qui fonctionne assez bien. » (Entretien ES19)
« J’accompagne cette famille kosovare d’une manière totalement différente que j’accompagne d’autres
familles. […] J’accompagne cette maman assez régulièrement aux rendez-vous médicaux de sa fille
[…] c’est vraiment une aide pour elle et puis à aucun moment elle s’est montrée réticente à ce que je
l’accompagne, au contraire […] pour moi c’est toujours de rester à ma juste place, de ne pas prendre sa place, mais je vois qu’au moment où elle en a besoin ou elle me fait un coup d’œil ou comme ça ou moi je prends la parole…» (Entretien ES19)
1.3.4 La sensibilité interculturelle entre deux stades
Je viens de présenter les résultats concernant 15 éducateurs sociaux ayant participé à l’entretien. Mais qu’en est-il des 9 autres?
Leurs témoignages concernant les perceptions, attitudes et pratiques d’intervention auprès des usagers aux références culturelles diverses ne m’ont pas permis de déterminer clairement à quel stade ces éducateurs sociaux se trouvaient et ce, pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, les propos et récits de pratique de certains d’entre eux étaient plutôt contradictoires, imprécis ou mal définis, indiquant ainsi la possibilité qu’ils puissent se trouver simultanément à différents