3. ESTUDO EXERCÍSIO PRÁTICO
3.2. Proposta de marca
Comme nous l'avons déjà mentionné, notre système n'est pas idéal du point de vue
spectral. La formule II, utilisée pour le calcul des pKa, nécessite pour son emploi que les spectres
présentent des points isosbestiques; or, nous observons qu'au fur et à mesure que l'acidité
augmente, les spectres présentent dans leur partie la plus significative, c'est-à-dire celle offrant les
plus grandes variations d'absorbance en fonction de l'acidité, une bande dont la largeur augmente
et dont le maximum d'absorbance varie en intensité et se déplace vers les grandes longueurs
d'onde d'environ 20 nm. Nous n'observons pas de points isosbestiques bien qu'il semble possible
d'en déceler à certaines longueurs d'onde. Leur absence en d'autres points de croisement des
spectres à différentes acidités montre que les premiers ne sont pas de réels points isosbestiques.
Spectres d'absorption de la 3-benzoyl-2-phénylindolizine (E en L/moI.cm) à düTérentes
concentrations (mol/L) en acide chlorhydrique à 20°C
L'emploi de la formule II engendre donc une erreur qui est à l'origine de la dispersion
relativement grande des valeurs de pKa aux différentes longueurs d'onde et acidités, dispersion
caractérisée par les écarts-type. Trois méthodes sont renseignées dans la littérature pour
rendre possible le traitement de spectres ne présentant pas de points isosbestiques. Nous ne
pouvons pas les appliquer parce qu'elles nécessitent que les spectres présentent certaines
particularités que les nôtres ne possèdent pas.
Analysons les facteurs qui peuvent expliquer les erreurs sur les pKg et l'obtention de
spectres tels que les nôtres, c'est-à-dire sans points isosbestiques.
A.6.1. L'effet du milieu
Un facteur important est l'effet du milieu sur la longueur d'onde et l'intensité de
l'absorption. Dans notre cas, cet effet peut se faire ressentir par l'intermédiaire de la force ionique:
la solvatation d'une molécule peut être différente en la présence ou en l'absence d'ions, cette
différence dépendant du fait que la molécule présente un dipôle ou non. Ce changement de
solvatation peut influencer la stabilité des niveaux électroniques et de ce fait les longueurs d'onde
de transition entre ces niveaux.
Pour étudier l'effet de la force ionique sur nos spectres, nous avons relevé celui de la 3-
benzoyl-2-phénylindolizine dans des milieux de force ionique différente: des solutions à
concentration croissante jusqu'à 4 mol/L en bromure et en iodure de lithium. Les deux sels ont
donné les mêmes résultats. On observe un déplacement batochrome du maximum d'absorbance de
la bande la plus caractéristique d'environ 2 nm par mol/L de sel, accompagné de variations
d'intensité de l'absorption. La force ionique peut donc être considérée comme la cause d'une partie
importante du déplacement observé des spectres dans les milieux d'acidité croissante et de
l'absence de points isosbestiques.
Pour neutraliser cet effet, nous avons relevé des spectres de cette même 3-acylindolizine à
force ionique constante, c'est-à-dire qu'au fur et à mesure que nous augmentions la concentration
en acide au sein de la solution, nous diminuions celle en sel, de manière à garder une
concentration globale en ions constante. Dans ces conditions, nous n'obtenons toujours pas de
points isosbestiques. L'acide doit avoir un effet différent ou, en tous les cas, plus important que les
sels sur la longeur d'onde et l'intensité de l'absorption.
A.6.2. Les absorptions multiples
Le problème que nous observons peut ne pas être dû à l'effet de solvant uniquement mais
également au fait que plus que deux espèces (molécule protonée sur oxygène et molécule non
protonée) aient absorbé. Les seules espèces présentes qui pouvaient absorber dans la région
spectrale qui nous intéresse sont les indolizines acylées protonées sur l'atome de carbone 3 100
(bien que d'après le mécanisme réactionnel
finalement adopté pour la désacylation et détaillé
plus loin (cf p.81), les concentrations en ces
espèces aient dû être quasi nulles puisqu'elles
interviennent après l'étape déterminante). Les
spectres de ces molécules protonées sur l'atome de carbone peuvent être simulés par la
superposition des spectres de la 2-méthyl- ou 2-phénylindolizine protonée et de l'acétone ou de
l'acétophénone. Or, ni les indolizines substituées en position 2 protonées, ni les cétones libres
n'absorbent dans la partie la plus significative de nos spectres. Notons de plus que les valeurs de
pKa calculées sont indépendantes de la longueur d'onde. Des valeurs équivalentes sont obtenues
dans la région spectrale où les indolizines acylées protonées sur l'atome de carbone 3 100
pourraient absorber et à plus grandes longueurs d'onde. Nous considérons donc que les
acylindolizines protonées sur le carbone 3 n'ont pas interférer dans nos spectres.
A.6.3. L'échelle d'acidité
Après avoir discuté des effets influençant directement les spectres et donc les pKg, nous
pouvons également critiquer la validité de l'échelle d'acidité dont nous nous sommes servi, bien
que ce choix semble le plus judicieux. Il nous fallait une échelle d'acidité s'étendant sur une large
gamme d'acidité et établie dans un solvant dans lequel les indolizines étaient solubles, donc ne
contenant pas trop d'eau. Ces deux critères ont suffi pour sélectionner parmi les fonctions d'acidité
existantes, celle de Nahlovsky établie à 20°C avec des indicateurs dérivant majoritairement de
l'aniline. Or, l'aniline n'est pas l'indolizine et encore moins l'aniline protonée 101 qui présente une
charge positive relativement ponctuelle n'est l'indolizine
protonée 102 dans laquelle la charge positive est délocalisée
dans le système aromatique. Les répartitions de charge sont en
effet fort différentes. Et comme nous l'avons déjà signalé, dans
les milieux non aqueux, les échelles d'acidité dépendent du ^
NH,
choix des indicateurs à partir desquels elles sont établies. L'idéal aurait été d'utiliser une fonction
d'acidité basée sur des indicateurs indoliziniques. Une telle fonction n'existe pas. De ce fait, pour
toutes les concentrations en acide chlorhydrique auxquelles nous avons travaillé, un écart existe
entre les acidités annoncées par la fonction d'acidité basée sur les anilines et les acidités ressenties
par les indolizines. Cet écart engendre une imprécision sur les valeurs des pKg obtenues. De plus,
Nahlovsky a établi son échelle d'acidité à 20°C alors que nous avons travaillé également à 35
et 50°C. Il a été montré pour des solutions aqueuses d'acide sulfurique, qu'aux très hautes
concentrations, l'acidité diminue avec la hausse de la température. Cependant, aux concentrations
auxquelles nous avons travaillé, ce facteur semble négligeable.
A.7. Conclusion
Diverses critiques ont été apportées tant à la validité de l'analyse spectrale qu'à celle de
l'échelle d'acidité. Bien que fondées, ces critiques n'enlèvent pas toute leur valeur à nos résultats.
Simplement, il faut en tenir compte et savoir que ceux-ci ne sont pas des valeurs précises mais de
bons ordres de grandeur.
Il est clair que la force ionique a une grande influence sur les spectres. Néanmoins, elle
n'est pas suffisamment importante pour expliquer l'ensemble des changements spectraux. Aux plus
hautes acidités, les acylindolizines doivent être fortement protonées sur carbone, ce qui entraîne
que l'équilibre de protonation sur oxygène soit quasiment complètement déplacé vers la forme
protonée. Ces acidités sont donc plus élevées que celles correspondant aux pKg. De plus, aux
faibles acidités (en dessous de 1 mol/L), les changements spectraux sont minimes. Dans l'optique
raisonnable où nous supposons que les 3-acylindolizines protonées sur oxygène et non protonées
possèdent des spectres d'absorption différents, les acidités correspondant à la moitié des
molécules protonées doivent être intermédiaires à ces deux acidités extrêmes, précisément dans la
gamme d'acidité où les spectres varient le plus, qui coïncide avec les valeurs de pKa obtenues.
No documento
A portugalidade associada a uma marca de iluminação
(páginas 71-78)