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-1
*
w 1 ,u > conjectures, lors snr-
tontque nous a'des preuves
convaincantes
que mime dansletat
dedomeslirit
é il fontployer beaucoup
d art pour parvenir à ces acconplements illicites ployer heaueoup d art pour parvenir à cesacconplements
illicitesrepousse
la nature,
et dont les suites, si elles avoient lieu,
tendroienlrepousse
. . . ..
more,
ei oont les suites, si elles avoient lieu,
tendroienlnécessairement à
bouleverser
I’ordrc établi par eile pour la conservation de cet univers.
I O I
admettant
desDaprès tout ce que nous venous de dire
,
et ce que nous aurions pu y ajouter, si ce?
sobservations
netoient en quelquesortedéplacées ici,
il suitqueticilési
,
!ilestdoitfacileètredeauconstatercontrairelestrêsracesdifficiledunedeespeeeles determinerdans letatdans letal dededomes
-nature
,
en supposapt, contre toute probability,
qu’elles y aient lieu.
Ainsi tout ce qu’on peut dire elconclure à cet ègard,
en décrivant un oiseau quia
quelques
rapports avec un autre oiseau,
ne peut ètre que conjectural.
II n’y a done poiut, il ne peut y avoir d inconvénienl à donner en cas de doute un oiseau qui differe par des caracteres essentielsdun autreoiseau
auquel
il ressemble d’ailleurs par les couleurs; il ne peut,
dis-
je, y avoirdmconvénient à donner un tel oiseau pour une espeee pardculiere; et s’il y en avoit
,
il y en auroit encore moins qu’a ne le considérer quecomine une variété;car toutes les variationsque subissent les
especes
dansles climats les plus oposés se réduisent à quelquesdifferences legeresdans les nuances des couleurs
,
1’oiseau varié neperdant
jamais Hen des formescaracté
ristiques
de son espeee: tel est <lu moins le résultat de toutes les observations que j’ai été à portée de fairepar
des comparaisons suivies despeces de clinials les plus opposés. Revenonsà celle dont il est question dans cet article.
Le petit rolle est moitié moins fort de taille que le
grand
:on le dis¬tingue aussi à sa
queue , proportionellement
plus courtc.
On ne m’ol.
jcc-tera pas
,
je pense, que laqueue
de cet oiseau n’avoit peut-
ètre pasencoreacquis toute sa longueur;objection qui m a souveiit et
.
foil.
' u p.
u<et qui prouve le peu dexpérience dc ceux
qui
me la foisoient: car nennest plus facile que de distinguer an
p r e m i e r p u n
-.
J.
’ . . i o... .
:,Jí.
I ieai done constate ce caractere du petit rolle violet, el je l
.
n'
passur un seul
individu ,
mais sur cinq,
dont fun, celu.
queja.
figuré.
>0 2
la science et satisfait mon ambition.
HISTOIRE NATURELLE
,fait partie de mes collections
.
Onremarquera
encoreque
laqueue
dupetit
rolle violet n’est pas settlement plus courte,
maisquelle
est aussi plus fourchueque
celle dugrand
: nous observeronsque
toutes ces diffe¬rences sont trop
legeres
pour conslituer meme deux races de ces oiseaux; mais le bee dupetit
rolle est très different de celui de l’autre,
en ce qu’au
lieu d’etre é
pais
comme chez ce dernier,
11 sapliftit cliez lui toujours davantage à mesurequ
’il s’alongc.En comparant lesfiguresque
nous don-nons de ces deux oiseaux
,
le lecteur saisira trop facilement tout cequ
il y a de different entre fun et 1’autre pour qu’il soit nécessaireque
nousnous y arretions
plus
long-
temps: il y verra aussi,
quant aux couleurs,
qu’elles sont absolument les meines dans les deux oiseaux
.
Nous
terminerons done cet article encHsant que
lepetit
rolle violet se trouve auSenegal
, d’oii les cinq individus que j’en ai vus avoient étérap
-portés: mais le climat du Senegal et celui de
Madagascar
sont-
ils assezdifférents
,
et la difference des climals a-
t-
elle assez d’influence sur lescaracteres des oiseaux pour avoir
op
éré desebangements
telsque
ceuxque
nous venons de voir,
dans la forme du bee sur-
tout, lorsque
nousavons tant de fois prouve que des temperatures les
plus
contraíres n’ehavoient produit absolument aucune sur d’autres especes? je laisse le lec¬
teur prononcer lui
-
ineme sur ces questions.
En faisantconnoitre
ces deuxrolliers
,
et enindiquant
les differencesqu
’il y a entre l’un et l’aiitre,
j’a pli à cet égard la täche que je me suis imposée en ecrivant 1’histoire des oiseaux.
Je rassemble des faits,
et laisse de cóté tout cequi
n’estque
theorie et Systeme:si ces faits sont un jour de
quelque
utilité,
jaurai servi'
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DES ROL LIE
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L E R O L L E À G O R G E B L E U E
.CE
rolle a le bee pluslarge
à sa base,
et par consequent la bouchc plus ample encore que celui deParticle
precedent,quoique
les formes de cettepartie
soienl absolument les niemes chez eux.
Le rolle à gorge bleue dif-fere encore du rolle violet par la
distribution
de ses couleurs et par plus de longueur dans les ailes,
qui, iorsqu
elles sont ployées, se portent chez lifi jusqu’au bout de la queue, qu
’il a aussi un peufourchue
: mais Ie peu dedifference qu’il y a entre ces deux oiseaux dans les caracteres que nous venons d’indiquer
nous a determines à placer celui dont il est ici question dansla division que nous avons faite des rolles; division que Buffon avoit aussi déja faite,mais danslaquelle
il a ad mis desespeccs
qui n’
appartien-nentpoint au
genre
rollier; carson rolle de la Chine nest qu’une pie des mieux caractérisées,
ainsi qu’on pent sen convaincre en consultant memo le n0,62o de ses planciies,
ou il a figure cet oiseau,
que j’ai eu dans roon cabinet,
et que j’ai bien reconnu pourappartenir
au genre de la pie.
Quantau grivert
, ciont
Buffon-
a fait aussi un de ses rolles, cet oiseau est dugenre de celui que Ie meine auteur a deceit sous le nom de tangara des grands bois dc Cayenne
,
et n’appartient pas plus au genre tangara qua celui des rollicrs. II suit dê tout celaque
Ie genre ou la division'desrolles de Buffon se trouve détruit; et, par une de ces bizarreries si com¬ munes dans l’
ouvrage
de cet auteur,
on voit dans ses planches enluxninéesle nom de rollier
applique
à fun des rolles de ses descriptions,
landis que fun des rolliersde ses descriptions porte dans ses planches le nom de rolle(
planches
enluminées,
n" 620et 5oi). Cependant
les erreurs dc cette na¬ture sont un peu tropfrequentes chez ce naturalisle pour quoh puisse les regarder comme des fautes d’
irnpression
; et on pent en conclure, quoiqu’il disc en parlant de son livre que les figures enluminéesout etc faites pour Son
ouvrage ,
que celui-
ci n’a pas du moins été fait pour les figures,mais il n’est malheureusement encore
que
trop vraipour
la science que lesdescriptions
de Buffon n’ont été faitesque
d’apres
de mauvaises enlu-minures ,
et jamaisd’apres les oiseaux eux-
mêmes;cequi a éccssaiiemtntbcaucoup
contribué au peu d’exactilude qu on trouve dans ses < < M Iiptionslorsqu
’on les compare à la nature.
Revenonsà notre rollt • •* I 1 Ibleue
qui couvre lagorge
et unepartie
du devant du tou ( e‘
ttIo
4 HISTOIRE NATURELLE
caractérise dune maniere si
partjculiere , que
nous avons cru devoir entirer la
denomination
de rolleàgorge
bleueque
nous lui donnon«, plutot
qUe«de lui conserver le nom de rollier des Indesquil porte chez lesnomen
-clateurs
,
etqui
ne convient pas mieux â cetteespece
qua toutes cellos quise trouvent aussi dans cette
partie
du monde.
La tête et le derriere du cousont dans le rolle à
gorge
bleuedun brim terreux nuancede verdbrunâtre,
quisur le manteau
approche
plus decettedernierecouleur
,et tire à l’aigue-marinèsur les bordslatéraux des
scapulaires
; le b’as du.cou par-
devant,
lapoitrine
,
le ventre,
les plumes des jambos,
les couvertures du dessus et du dessous dolaqueue ,
tout ledessous du corps,
et meme lescouvertures du revers des ailes sont aigue-
marine,
mais un penplus
terne que chezles autres rolliers;la
queue
est à sa naissance et on- dess
us.de cette meinecouleur
, qui
s’éclaircit sur son milieupour
se changer en noir brun ver-dissant vers la pointe; le dessous de la
queue
est d’un verd d’eau; les cou¬vertures supérieures des ailes sont verd ‘aigue
-
marine teinté d’irn brun plusprononce
sur lespoignets
; les petitespennes qui
couvrént lepied
d<5sgrandes pennes
alaires.sont bleues; cellesrci sont on-
dessus et en-
dessousverd aigue
-
marine à leur naissance, puis
bleues,
eteniin
toutes noicesextérieurement ; le bee est d’ un rouge
orange
; lespieds
sonl d un jaunebrun
,
et lesongles
noirs.
Le bei individu que nous venons de décrire
,
et qú^
nous avóns faitfigurer
,
faitpartie
des collections du museum d’histoire naturelle de Paris,
oil il a été depose
depuis
peu: celui qu’on y voyoit auparavant a élé entiè-rement détruit tant par les
fumigations
de soufre que par les insectes rongeurs: nous avons aussi vu 1’espece
dansplusieurs
autres cabinets.
Nous terminons ici l histoire des rolliers et des rolles
, quoiqae
les natu-ralistes aient
parl
é debeaucoup
d’autr.esespeces
que nous n’avons jamais vues en nature,
et que,
pour cette raison,
nous nereproduiroas
pas danscet ouvrage
.
Nous voyons,
par lesexemples
du rolle de la Chine,
et decelui
surnommé legrivert,
qu’ilpst trèsprudent
de n’admettreque
d’apres de bonnes autorités lesespeces
d ungenre quelconque
qu’on ne connoit pás par soi-
même. Je crois done qu’il estsage
de supprimer de la liste desoiseaux du genre dont nous venons de nous
occuper
tous ceux dont lexis-tence nous paroit tout au moins douteuse. Quelle foi
,
parexemple ,
peut-on ajouter à tous ces rolliers decrits par Latham sur des
dessins qu
’il atrouvés rassemblés dans des collections
, lorsqu
’il n’a jamais vu en nature les oiseaux qui y sont representes? ne seroit-
ce pas chercber à introduire la plusgrande
confusion dans une science dont l’exactitudedoit
être la premiere base? Et comment se fier à des dessins faits par des peintresqui
n’attacbent ordinairement aucune
importance
aux caracteres,
dont la connoissance estcependant
si nécessaire auxnaturalistes
? Quelle peinen’avons
-
nous pas nous-
mêmes à faire saisir ces caracteres aux artistesqui
travai(lent sous nos yeux et guides par nos