Diagramme 1 : Environnement politique de qualité pour la mise en œuvre du contrôle financier de la Cour des comptes. L'analyse de la culture de la Cour des Comptes permet de déterminer le cadre de l'étude. 2 Analyse de la situation, mise en œuvre et élaboration de la politique de qualité de l'audit de la Cour des Comptes.
Le cadre méthodologique
Autrement dit, la distinction entre une politique qualité en deux points (contrôle qualité et assurance qualité) et le formalisme des méthodes et instruments représentent les éléments centraux et les points communs de toutes les plus hautes institutions de contrôle comparées. Le positionnement de cette recherche est celui de l'observation participante et ne peut être assimilé à celui de la recherche-action en raison d'un manque de rôle explicite dans la structure (actions transversales) et surtout en raison d'une très faible influence du chercheur sur les acteurs de la mise en œuvre. du système qualité (David 2000). L'opérationnalisation de l'observation participante s'est déroulée selon des notes quotidiennes ou régulières selon la temporalité de la recherche et sous forme de carnet de recherche ainsi qu'à travers la création d'une base de données à partir de la documentation interne et des archives disponibles.
L'approche longitudinale nécessite la rédaction d'une monographie selon Forgues et Vandangeon-Derumez (2007), dans laquelle les évolutions du phénomène étudié sont discutées plus ou moins en détail. La définition des données présentée par Stablien (1993, p. 514) et citée par Baumard et Ibert (2007) permet de prendre en compte un large éventail d'informations collectées lors de l'étude de cas : « la donnée peut être définie comme une représentation qui la rend possible d'entretenir une correspondance bidirectionnelle entre une réalité empirique et un système symbolique. Les données utilisées sont donc constituées de données primaires qui offrent la possibilité de se confronter directement à la « réalité du terrain », mais qui peuvent aussi introduire des limites comme, selon Thiétart (2007), la nécessité de comprendre le système complexe des interactions maîtresses. domaine, voire l'introduction de distorsions dans l'analyse des données produites.
C'est pourquoi la collecte des données inclut également des données secondaires à caractère bibliographique ou issues des archives de la Cour des comptes afin d'assurer une complémentarité entre les données primaires et secondaires. Les données bibliographiques servent à décrire le fonctionnement de la Cour des comptes et sont croisées avec les données.
D’une étude longitudinale à l’étude de changements et évolutions pour la Cour des comptes
La procédure de contradiction a donc été adaptée à la mise en œuvre du contrôle financier et peut donc constituer un processus clé dans la politique qualité de la Cour. Les parties les plus importantes de cette note sont celles de la norme internationale ISQC1 (les composants du système de contrôle qualité). Le schéma ci-dessous montre l'organisation du guide de certification de la Cour des Comptes et permet ainsi de positionner la politique qualité.
À l’instar des exigences des normes internationales d’audit, le guide de certification divise la politique qualité selon les deux piliers de la norme ISQC1, le contrôle qualité et l’assurance qualité. La dernière partie du guide sur la politique de qualité de la Cour décrit l'assurance qualité. La vision générale de la politique qualité s'intitule désormais « Système de contrôle qualité pour la certification des comptes de l'Etat » et cette nouvelle appellation fait l'objet d'une fiche précisant que ce système qualité comprend le contrôle qualité et l'assurance qualité.
Pour ce deuxième exercice de certification, deux documents internes présentent la politique qualité de la Cour. En conclusion, le graphique suivant résume la politique qualité de la Cour des comptes à fin 2008.
Analyse de la mise en place de la politique qualité de la Cour des comptes
Le diagramme ci-dessous illustre l'évolution de la politique qualité de la Cour des comptes dans les étapes de changement institutionnel, en soulignant en noir les étapes franchies. Les étapes du changement institutionnel selon l'approche institutionnelle « structurelle » adaptée au cas de la politique qualité de la Cour des Comptes. Dans cette étape de changement institutionnel présentée par Greenwood et al. 2002), nous n'avons pas encore observé de changements concernant les outils et les procédures de la politique de qualité de la Cour.
Après le premier exercice de certification, la Cour des comptes a défini ce qui constituait sa politique qualité et l'a détaillée et formalisée notamment dans son guide de certification. Ces deux points permettent de conclure qu'il n'y a aucune justification à la politique de qualité de la Cour et qu'il n'y a aucune légitimité nécessaire pour parvenir au stade de la théorisation des changements institutionnels. Cette dernière étape chronologique de l'étude de cas est celle de la théorisation selon l'approche de Greenwood et al.
En effet, l'examen de la documentation et des pratiques a montré que la politique qualité de la Cour évolue vers une plus grande adaptation à l'institution et donc vers une appropriation de cette politique par la Cour. L'examen de la documentation et des pratiques révèle une stabilisation de la politique de qualité de la Cour, ainsi qu'une meilleure définition des rôles et des responsabilités (hiérarchie), permettant de caractériser la mécanique d'ajustement.
A ce stade de changement institutionnel, la réponse de la Cour des Comptes à l'introduction d'une nouvelle mission, la certification, et donc de nouvelles pratiques en matière de qualité, est proche de l'adaptation mécanique développée par Hernes (1995). Plus généralement, la mise en place et le développement de la politique qualité de la Cour peuvent être assimilés à un modèle convergent de changement, puisque le contrôle qualité et l'assurance qualité de l'audit financier intègrent des paramètres déjà présents dans l'institution, tels que la collégialité ou la contradiction. Le mimétisme se produit au niveau de la définition des rôles ainsi qu'au niveau de la modélisation des relations (Fogarty, 1992).
Lors de la première phase temporelle d’étude de la politique qualité de la Cour des comptes, le concept de qualité n’est pas développé, mais l’institution qui cherche une légitimité normative se retrouve au cœur d’un isomorphisme normatif parce qu’elle tente de s’adapter culturellement. nouvel environnement créé par l’apparition de la mission d’audit des comptes de l’État. Le choix d’adopter des normes internationales d’audit conduisant à la mise en œuvre d’une politique qualité s’inscrit donc pleinement dans cet isomorphisme normatif dû à la pression normative exercée par le normalisateur et les associations professionnelles, également qualifiée de pression globaleviii par Welch et Wong (2001) . En effet, lors de la deuxième phase de l'étude de cas, la Cour des Comptes doit se conformer aux pratiques de son environnement afin d'obtenir une légitimité morale ou cognitive et pour cela sa politique qualité doit être identique à celle des plus hautes institutions de contrôle. tous ont adapté leurs pratiques aux standards internationaux.
L’élaboration et la formalisation de la politique qualité en phase de pré-institutionnalisation répond donc à un isomorphisme forcé accompagné d’un isomorphisme normatif. On constate cependant qu'à ce stade l'isomorphisme mimétique semble limité du fait de la volonté de la Cour des Comptes de s'approprier sa politique qualité en renommant ses principales composantes.
Implications et conséquences de la normalisation internationale
Le tribunal est influencé par les politiques de qualité et recherche une légitimité morale ou cognitive pour se conformer à son environnement normatif. Deuxièmement, dans la phase de théorie, la politique de qualité de la Cour a la priorité sur le cadre normatif international. En effet, la politique qualité de la Cour a été renommée selon une nouvelle terminologie et intègre pleinement les outils et méthodes spécifiques à la Cour des comptes (par exemple collégialité et contradiction).
On observe donc une double influence sur la politique qualité de la Cour des Comptes. La deuxième influence est celle des spécificités liées au contexte, à l'histoire et aux méthodes de travail de la Cour des comptes, qui permettent à l'institution de s'approprier et d'adapter sa politique de qualité en matière de contrôle des comptes publics. Cette influence mutuelle est cohérente avec la logique institutionnelle de la Cour (Townley 1997), construite à travers les pratiques institutionnelles ainsi que l'expérience et l'histoire de l'institution.
L'adoption d'une politique qualité standardisée selon un cadre normatif international crée ainsi un syncrétisme pour la politique qualité de la Cour entre ses outils traditionnels (comme la collégialité et le contradictoire) et les nouveaux outils issus de la standardisation internationale (phases successives de revues de travaux). ou par exemple structurer le travail d'équipe). Le schéma suivant présente une synthèse de l'étude sur l'évolution de la politique qualité de la Cour des comptes.
Conclusion
Enfin, l'introduction de la certification et sa politique de qualité ont conduit la Cour à repenser son mode de fonctionnement et à adopter de nouveaux outils qui ont conduit à la modification de la structure institutionnelle. La mise en place de la nouvelle mission de certification et plus particulièrement de la politique qualité de certification a ainsi mis en œuvre un processus d'amélioration continue résultant des questions posées par les membres de la Cour des Comptes et de l'application de la normalisation internationale. Cette recherche, tout en donnant une image des évolutions observées sur une certaine période, s'inscrit dans un processus continu d'adoption des normes internationales d'audit.
Une extension tacite de cette recherche consisterait donc à étudier les développements ultérieurs pour déterminer si la Cour des comptes adoptera pleinement le modèle prescrit par le cadre normatif international.
Sources professionnelles utilisées pour la comparaison des pratiques de politiques qualité
Les données secondaires : Principaux rapports internes utilisés
Manuel dédié aux rapporteurs de notes d'évaluation comptable dans les ministères, 4ème édition. Rapport sur l'application par le tribunal des normes internationales d'audit pour la certification des comptes de l'État. Rapport présentant la première version du guide d'exercice de certification et les modalités de mise à jour.
Instruction n° 627 du premier Président Objet : Certification des comptes de l'État 2008 en application de l'article 58-5° de la LOLF. Manuel destiné aux rapporteurs des notes d'évaluation comptable des ministères, 5ème édition. Note du ministère public, procureur général près la Cour des comptes, au premier président de la Cour des comptes.
Objet : Certification des comptes de l’État – Document de discussion sur le contrôle qualité et l’assurance qualité.