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COMPREENDENDO O CUIDAR PARA CUIDAR DE QUEM CUIDA

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La zone d'étude s'inscrit au sein du paysage de la toundra, soit un milieu généralement uniforme et visu-ellement homogène, où ne subsistent que des affleure-ments rocheux et des cuvettes humides colonisées par les mousses et lichens. La modulation du relief et la présence de plans d'eau sous des formes diverses vien-nent rompre l'uniformité du paysage. De ces caracté-ristiques, sont issues les unités de paysage. L'unité de paysage est définie comme un espace qui, par les caractéristiques de ses composantes, possède sur le plan de la perception visuelle, un degré d'homogénéité et de cohérence. C'est l'identité propre du paysage.

La zone d'étude se subdivise essentiellement en cinq (5) unités de paysage, telles que délimitées au plan d'analyse visuelle, à savoir:

Les rives et la terrasse de la rivière Bérard La rive et la terrasse de la baie d'Ungava Le plateau

Les massifs rocheux Le milieu bâti

- Les rives et la terrasse de la rivière Bérard

La rivière Bérard constitue un des éléments majeurs du paysage de la zone d'étude. Cette unité de pay-sage se définit premièrement par le contraste visuel que crée la rivière dans l'homogénéité du paysage. • Le contraste . est composé par la dépres-sion du relief et les méandres, lesquels forment comme un tracé, une voie dans le paysage. Les ber-ges rocheuses et les rapides consolident cette im-pression de force et la valeur esthétique que dé-tient la rivière. Elle constitue un élément struc-turant et bien représentatif de la zone d'étude.

La terrasse s'avère l'un des sites où l'on dénote la plus grande concentration et diversité des espè-ces végétales arbustives et arborescentes. Ce ca-ractère présente donc une certaine unicité dans un paysage autrement dépourvu d'une végétation dense.

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L'entité visuelle de la rivière et de la terrasse est marquée par la dénivellation d'environ 15 mè-tres entre la terrasse et le plateau. La dénivella-tion encadre et offre une limite visuelle à l'uni-té. Cet encadrement s'avère structurant dans le

paysage et produit un corridor visuel depuis le vil-lage jusqu'au premier grand méandre de la rivière, soit sur une distance de 3 kilomètres. Par la suite, la dénivellation devient moins marquée et le corridor visuel, bien que présent, s'estompe pro-gressivement.

Par ailleurs, cette unité de paysage constitue un site largement utilisé. Un chemin adjacent à la rivière représente la principale voie de communica-tion vers l'intérieur des terres durant l'été.

Durant l'hiver, les chemins se dispersent sur l'en-semble du territoire. Enfin, soulignons la présen-ce de trois (3) gravières actuellement en opéra-tion, à proximité du chemin. Ces gravières facile-ment perceptibles portent atteinte à l'intégrité de

l'unité.

- La rive et la terrasse de la baie d'Ungava

La rive et la terrasse de la baie d'Ungava s'inscri-vent dans la continuité de l'unité de paysage précé-dente. On y trouve le prolongement du corridor vi-suel délimité par le plateau. L'amplitude des champs visuels et la présence d'une grande étendue d'eau différencient toutefois cette unité. De plus, les marées modifient considérablement l'image du paysage. A marée basse, l'estran peut atteindre une largeur d'un kilomètre, laissant le sable et les pierres apparents. En fait, les marées contri-buent à consolider l'aspect de dénudation du paysage.

REPÈRE VISUEL MAJEUR LIMITE DE VISION

On ne peut trop insister sur la représentativité et l'importance, en tant qu'élément visuel structu-rant, de la baie d'Ungava, de sa rive (incluant l'estran) et de sa terrasse. Cette zone est en plus très utilisée comme voie de communication en toute saison et ce, autant sur terre que sur mer.

L'embouchure de la rivière joue un rôle de jonction entre deux unités de paysage, un carrefour visuel dans l'organisation spatiale de la zone, donc un

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site privilégié. Incidemment, on y retrouve la piste d'atterrissage existante, laquelle a grande-ment atteint l'intégrité naturelle du site en élimi-nant une bonne part de la végétation riveraine.

- Le plateau

Le plateau correspond à l'unité de paysage qui en-globe la .plus grande partie de la zone d'étude.

C'est l'espace à l'ouest de la terrasse citée plus haut et compris approximativement entre les niveaux de 30 et de 100 mètres d'altitude. Cette unité se définit par une suite d'affleurements rocheux et de cuvettes humides et dont le relief est légèrement ondulé. C'est en fait le paysage type de la toundra et aucunement spécifique à la zone d'étude.

Puisqu'il ne supporte aucune unicité visuelle de la zone d'étude, le plateau détient un rôle secondaire au niveau de la représentativité de la zone. De plus, il s'avère peu structurant dans l'organisa-tion spatiale et dans la percepl'organisa-tion de la zone.

C'est un espace utilisé de façon sporadique et irré-gulière lors des excursions de chasse et pêche.

Enfin, on y dénote aucune voie de communication

majeure, les circulations se dispersant à travers toute la zone durant l'hiver. Bref, le plateau se définit comme une entité détenant peu de particula-rités, peu utilisée et peu accessible visuellement depuis les concentrations d'observateurs.

Les massifs rocheux

Les massifs rocheux représentent les prédominances du relief au sein du plateau ondulé. Cette unité correspond en fait â la partie du territoire supé-rieure à l'altitude de 100 mètres. Deux grands en-sembles se détachent. Un premier, dont le sommet à 152 mètres d'altitude, se localise à approximative-ment deux kilomètres au nord-ouest du village. Le deuxième possède un sommet à une altitude de 137 mè-tres et se localise à approximativement trois kilo-mètres et demi à l'ouest du village.

Ainsi, les. massifs rocheux, de par leur présence prédominante, jouent un rôle au niveau de la spéci-ficité et de la représentativité du paysage.

Compte tenu de leur volume, ces collines structu-rent l'organisation spatiale de la zone d'étude.

Enfin, les sommets élevés favorisent l'orientation et le repérage visuels des observateurs lors des

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excursions. Il faut souligner que les versants sud et est sont les plus exposés à l'accessibilité visu-elle des habitants, donc les plus sensibles à toute modification majeure éventuelle.

En somme, les massifs rocheux s'avèrent prépondé-rants au niveau de la spécificité du paysage et de l'orientation des observateurs.

- Le milieu bâti

Le milieu bâti se définit essentiellement par le village. Celui-ci s'étend de façon linéaire depuis la piste d'atterrissage actuelle au sud jusqu'aux réservoirs de carburant au nord, sur une longueur d'approximativement 800 mètres et ce,. sur la rive de la baie d'Ungava, à l'embouchure de la rivière.

Le village s'organise de part et d'autre d'une rue principale. Aucune barrière physique ne limite vraiment l'expansion du village. En fait, celui-ci• se situe en bordure de la terrasse. Ainsi, le champ visuel offert aux observateurs se prolonge jusqu'au plateau à l'ouest.

Les extrémités de la rue principale définissent les principales percées visuelles depuis le village.

Ainsi, à l'extrémité sud, la rue est Orientée vers l'embouchure de la rivière, soit exactement sur le site de la piste d'atterrissage actuelle. En fait, celle-ci s'inscrit plus dans un prolongement du village que comme un nouvel élément en soi.

Par ailleurs, l'extrémité nord de la rue principale est orientée vers la rive de la baie et sur la terrasse.

Dans un autre ordre d'idée, le village se compose en majorité d'habitations unifamiliales et bifami-liales. Celles-ci, compte tenu de leur disposition spatiale et de leur architecture, pourraient être comparables aux maisons-modèles de banlieue de la région métropolitaine. Le redtement est constitué d'aluminium prépeint de couleur vive et de bois.

Il est étonnant d'observer un revêtement de bois dans un paysage où aucun arbre ne subsiste. On dénote de plus, une présence prépondérante de poteaux et de câbles aériens d'alimentation électri-que. Bref, à l'exception des vieux bâtiments secon-daires qui persistent, on y dénote une connotation architecturale (et visuelle) tout à fait "du sud"

et peu orientée vers une réflexion architecturale locale. Il en va de même de l'organisation spa-tiale du tissu urbain.

A plusieurs endroits, on remarque la présence de détritus variés, dont les carcasses .de motoneiges et autres objets divers. De plus, on dénote peu de Souci en rapport avec l'ordre et la propriété tel qu'il est traditionnellement admis dans le "sud".

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