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5. Departamento de Logística

5.1 Armazém de Matérias Primas

5.1.2 Implementação da metodologia 5S e Gestão Visual

Des travaux réalisés par Ismaili et al. (1995) ont montré que les cellules B qui

expriment les idiotypes et les anti-idiotypes coexistent dès l’ontogénèse du système

immunitaire. Ces interactions contribueraient au développement du système

immunitaire à l’état adulte.

Dans le but d’induire une tolérance à l’arsonate très tôt dans la vie de l’animal, Ryelandt

et al. (1995) ont injecté à des mères A/J de l’arsonate couplé aux gammaglobulines

humaines désagrégées (ARS-dHGG) immédiatement après l’accouchement. On sait en

effet que l’injection de dHGG seul à la mère, au moment de l’accouchement induit la

tolérance à l’HGG chez les souris néonatales via le lait maternel. Curieusement, lorsque

les souris sont traitées à la naissance avec l’ARS-dHGG et immunisées à l’âge adulte

avec l’ARS-KLH, on n’observe pas de tolérance: la réponse anti-arsonate reste

quantitativement normale. Par contre, on note une modification qualitative spectaculaire

des anticorps anti-arsonate: les anticorps anti-arsonate synthétisés par les souris traitées

à la naissance n’expriment pas les idiotopes E3, E4 et H8 et le taux d’idiotope 2D3

diminue dans le sérum. Ces anticorps sont globalement de faible affinité.

Le nombre de précurseurs CRIA"^ dans les souris tolérogénisées et non traitées était

identique, suggérant que les clones CRIA"^ n’étaient pas tués mais inactivés.

L’injection d’Ab2 polyclonal de lapin (anti-CRIA) aux deux types de souris induisait la

synthèse de faibles quantités d’Abl CRIA^ même avant tout contact avec l'antigène

sous forme immunogène.

Après immunisation avec ARS-KLH des souris traitées par l’Ab2, les quantités

d’anticorps anti-arsonate CRIA^ étaient très semblables dans les souris tolérogénisées et

les témoins. Ceci pourrait suggérer que l’AbZ sélectionne parmi les cellules

nouvellement issues de la moelle, des clones CRIA"^.

D’autre part, Ismaili et al., (1995) ont traité à la naissance des souris A/J avec des

anticorps polyclonaux de lapin anti-anti-idiotype (Ab3). Dans ce cas également le

répertoire idiotypique à l’âge adulte est modifié: en réponse à l’ARS-KLH, ces souris

manipulées à la naissance produisent un taux normal d’anticorps anti-arsonate mais la

dominance de l’idiotype CRIA est perdue.

La perte de la dominance idiotypique a aussi été investiguée dans d’autres systèmes

antigéniques:

- Victor et al. (1983) ont montré la suppression de l’idiotype crossréactif J558 IdX chez

des souris CAF (A/J x Balb/c) Fl nées de mères A/J préalablement immunisées contre

la protéine monoclonale J558.

- Dans le système T15, il a été montré que la dominance de l’idiotype récurrent T15 en

réponse à la phosphorylcholine était perdue à l’âge adulte lorsqu’on traite les souris

Balb/c nouveaux-nés avec des anticorps anti-T15 (Accolla et al., 1977)

Tous ces résultats suggèrent que les idiotypes et anti-idiotypes coexistent au sein du

répertoire immun et que ces interactions idiotypiques et anti-idiotypiques très tôt lors du

développement néonatal jouent un rôle déterminant dans l’expression du répertoire

adulte.

Le répertoire primordial est constitué par la combinaison de gènes germinatifs. De ce

répertoire, va être sélectionné le répertoire anergique des lymphocytes B tolérants,

Urbain et al. (1990) supposent que chez les souris A/J, ces lymphocytes B anti-soi

peuvent sélectionner de manière positive les lymphocytes B complémentaires anti-anti-

soi. Ce dernier groupe pourrait contenir des lymphocytes B de mémoire, de longue

durée de vie ou adapton qui, dès lors, préexisteraient avant l’arrivée d’antigènes. Ces

lymphocytes de l’adapton subiront un phénomène d’hypermutation somatique lorsqu’ils

rencontreront des antigènes externes. Cette dernière hypothèse sera décrite dans la partie

expérimentale de notre travail.

Le but de notre travail est de comprendre le choix des répertoires idiotypiques

utilisés par les cellules B d’un individu en réponse à un antigène.

Nous savons que, dans la plupart des cas, les individus d’une même espèce peuvent

synthétiser en réponse à un antigène des anticorps qui portent des déterminants

antigéniques variables, propres à chacun des individus (idiotypie à la Oudin).

Par contre, chez certaines lignées consanguines de souris, l’injection de

certains antigènes induit la synthèse d’anticorps ayant des spécificités antigéniques

identiques (idiotypie récurrente).

Nous avons tenté de comprendre les bases des mécanismes qui permettent l’émergence

de répertoires idiotypiques identiques (similaires) chez différents individus.

Les souris de la lignée A/J, rappelons le, synthétisent en réponse à l’antigène arsonate

des anticorps anti-arsonate qui portent des déterminants antigéniques similaires,

caractérisés par une seule combinaison de gènes: VHidcrll, DFL16.1 et JH2 pour la

chaîne lourde, VKIO et JKl pour la chaîne légère, c’est l’idiotype récurrent CRIA.

Les raisons de la dominance de l’idiotype CRIA ne sont pas clairement élucidées.

Plusieurs explications non exclusives peuvent être proposées:

- Le modèle minimal de la sélection clonale

Les lymphocytes B expriment à leur surface des Ig qui sont caractérisées par

une certaine affinité pour l’antigène et ce dernier sélectionne dans le répertoire potentiel

et disponible, les clones B dont les récepteurs lui sont complémentaires.

Sur base de la théorie de la sélection clonale, Manser et al. (1984) suggèrent que parmi

les clones B qui participent à la réponse immune, ceux qui présentent une forte affinité

pour l’antigène sont préférentiellement sélectionnés pour dominer la réponse immune.

Ainsi, dans le système arsonate, Manser et al. suggèrent que la dominance des anticorps

CRIA chez les souris A/J serait due à des forces antigéniques sélectives agissant sur les

cellules B au cours de l’immunisation. Ces forces sélectionneraient préférentiellement

les clones qui expriment le segment VHidcrll parmi une multitude d’autres clones anti-

arsonate.

Le répertoire preimmun d’une souris A/J est caractérisé par l’utilisation stochastique de

plusieurs segments de gènes d’immunoglobulines. L’immunisation contre l’arsonate

stimule dans un premier temps des clones B qui portent le segment VHidcrll associé

aux différentes pièces D et JH. Au cours du temps, seuls les clones de haute affinité qui

expriment la combinaison canonique VHidcrll-DF16.1-JH2 seront sélectionnés pour

dominer la fin de la réponse primaire et toute la réponse secondaire. Ces clones

subiraient des mutations somatiques et seraient les plus aptes à générer des mutants de

haute affinité: c’est la notion d’adaptabilité (Manser et al., 1987).

En conclusion, Manser suggère que la sélection clonale médiée par l’antigène

serait responsable de la récurrence de l’idiotype CRIA et l’affinité pour l’antigène

jouerait un rôle primordial dans la progression de la réponse immune. En début de

réponse, seule l’affinté germinative (la forme non mutée) interviendrait. Par la suite, la

capacité intrinsèque de certains segments de gènes à produire des mutants somatiques de

haute affinité serait primordiale dans la dominance d’un idiotype.

La dominance de la structure canonique ne s’établirait donc pas avant l’immunisation

mais plutôt durant la transition entre la réponse primaire et les étapes secondaires.

-La théorie du réseau

Cette théorie repose également sur la sélection clonale mais stipule que la

sélection des clones B qui participent à une réponse immune ne dépend pas uniquement

de la spécificité antigénique mais aussi des interactions idiotypes-anti-idiotypes. C’est le

modèle régulateur du réseau idiotypique.

Des expériences faites dans le laboratoire ont mis en évidence des faits qui ne

sont pas facilement explicables par une théorie selon laquelle l’antigène serait le seul

agent régulateur des réponses immunes.

Ryelandt et al. (1995), ont essayé d’induire la tolérance à l’arsonate chez des

souris A/J nouveaux-nés via le lait maternel en injectant de l’arsonate couplé aux

gammaglobulines humaines désagrégées aux mères dès la naissance des souriceaux.

Après immunisation de ces souris à l’âge adulte contre l’arsonate couplé au KLH, les

auteurs n’observent pas de modification quantitative majeure de la réponse anti-

arsonate. Le taux d’anticorps est normal. Cependant, ces anticorps présentent des

particularités curieuses: une perte de l’expression de l’idiotype majeur CRIA et une

diminution modeste de l’affinité des anticorps anti-arsonate.

L’arsonate présenté à la naissance n’a donc pas induit de tolérance des clones B anti-

ARS. Néanmoins, le répertoire idiotypique exprimé à l’âge adulte a été modifié suite à

ces manipulations tôt dans l’ontogénèse des souris. Il résulte de ces expériences que le

choix de l’expression de l’idiotype CRIA se ferait lors de l’ontogénèse du système

immunitaire.

L’hypothèse du réseau idiotypique fonctionnel stipule que les idiotypes (Abl),

les anti-idiotypes (Ab2), les anti-anti-idiotypes (Ab3) ... coexistent au sein d’un

individu. Les interactions entre ces partenaires idiotypiques pourraient réguler et

influencer le répertoire d’un individu adulte. Dès lors, on peut inactiver l’un des

constituants du réseau et étudier ses effets sur ses partenaires. C’est dans cette optique

que Ismaili et al. ont tenté d’inactiver l’expression de l’auto-Ab2 (Ab2 du même

individu) en injectant des anticorps anti-anti-idiotypiques ou Ab3 (anti-CRIA) à des

souris A/J nouveaux-nés.

A l’âge adulte, en réponse à l’ARS-KLH, ces souris manipulées â la naissance

produisent des taux d’anticorps anti-arsonate identiques aux souris témoins. Cependant,

ces anticorps sont dépourvus de l’idiotype dominant CRIA. Ces résultats suggèrent que

les anticorps Ab3 injectés agissent sur les lymphocytes auto-Ab2 qui reconnaissent les

lymphocytes Abl du même individu. L’effet inhibiteur de l’injection d’Ab3 sur

l’émergence de l’idiotype CRIA suggère que les interactions Abl-Ab2 pourraient être à

l’origine de l’établissement du répertoire idiotypique CRIA chez la souris A/J adulte.

Willems et al. (1990), ont irradié des souris de la lignée A/J à 650 rads. Les

auteurs ont reconstitué le système immunitaire de ces souris par injection de cellules

syngéniques de rate ou de moelle naïve. D’autres souris ont été partiellement protégées

lors de l’irradiation, leurs fémurs étaient recouverts de feuilles de plomb afin de

permettre une autoreconstitution de leur système immunitaire. Toutes ces souris ont été

immunisées contre l’arsonate. Les analyses des sérums ont montré que la réponse anti-

arsonate de ces souris est quantitativement normale. Cependant, ces anticorps

n’expriment pas l’idiotype récurrent CRIA. De plus chez ces souris, on n’observe pas de

maturation d’affinité des anticorps, qui est l’une des caractéristiques de la réponse de

mémoire.

En outre, des analyses récentes de séquences de chaînes lourdes d’hybridomes anti-

arsonate provenant de cellules de rate de souris A/J irradiées et autoreconstituées ont montré

que le répertoire utilisé par ces souris lors d’une réponse secondaire présente des

caractéristiques d’une réponse primaire de souris A/J normales. En effet, dans le plus grand

nombre de séquences de chaînes lourdes étudiées, le segment de gène VHidcrll est associé

avec différentes pièces D et JH et présente très peu de mutations somatiques. Un faible

pourcentage d’hybridomes seulement (3/27) utilisent la combinaison canonique VHidcrll-

DFL16.1-JH2.

Brait et al. (1994), ont montré que l’injection de cellules B J11D'° naïves en

grandes quantités (4x10^ cellules/receveur) ou de cellules de foie foetal permettait de

récupérer dans les souris A/J irradiées l’expression du CRIA et la maturation d’affinité.

Toutes ces expériences suggèrent que la perte de l’idiotype CRIA et l’absence

de maturation d’affinité observée chez des souris A/J irradiées pourraient être dues en

partie à l’absence de la sous-population de cellules B J11D'° (cellules B de mémoire) et

que la sélection de l’idiotype récurrent dépendrait des interactions qui se déroulent tôt au

cours de l’ontogénèse du système immunitaire.

PREMIERE PARTIE: LE CHOIX DU REPERTOIRE

CRIA CHEZ LES SOURIS DE LA LIGNEE A/J

La théorie minimale suppose l’existence d’une seule lignée cellulaire B. Après

activation par l’antigène, quelques clones sont sélectionnés pendant la réponse primaire

et sont ensuite amplifiés au cours de la réponse secondaire.

Actuellement quelques groupes d’immunologistes ont proposé que les cellules B

conventionnelles comprendraient deux sous-populations;

• Les cellules B qui expriment des taux élevés du marqueur HSA (reconnu par

l’anticorps monoclonal JllD) et qui après une seule stimulation antigénique,

sont capables de synthétiser des anticorps. Ce sont des cellules B de réponse

primaire (cellules B JllD*” ou B HSA*”).

• Les cellules B J11D*° (B HSA*°) expriment faiblement le marqueur HSA et

sont stimulables après une seconde immunisation. Ce sont des cellules B de

réponse secondaire ou de mémoire.

Les souris de la lignée A/J, rappelons le, synthétisent l’idiotype dominant CRIA en

réponse à l’arsonate. Cet idiotype apparaît pendant la deuxième moitié de la réponse

primaire et domine toute la réponse secondaire. On le considère comme un idiotype

typique de mémoire chez les souris A/J.

De plus, l’immunisation des souris A/J contre l’arsonate induit également la synthèse, tout au

long de la réponse, d’idiotypes mineurs (présents en faible concentration) mais aussi

récurrents: par exemple l’idiotype CRIC. Cet idiotype est récurrent et majeur chez les souris

de la lignée Balb/c et apparaît au début de la réponse primaire, en même temps que les

premiers anticorps anti-arsonate synthétisés.

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